Ake Edwardson

Ake Edwardson
Åke Edwardson est né en 1953. Diplômé de littérature, il travaille pour de nombreux journaux et enseigne à l'Université. Pour son premier roman, Danse avec l'ange, déjà traduit en quatorze langues, il a été lauréat du Grand Prix du roman policier suédois en 1997. Les enquêtes d'Erik Winter compte... Voir plus
Åke Edwardson est né en 1953. Diplômé de littérature, il travaille pour de nombreux journaux et enseigne à l'Université. Pour son premier roman, Danse avec l'ange, déjà traduit en quatorze langues, il a été lauréat du Grand Prix du roman policier suédois en 1997. Les enquêtes d'Erik Winter comptent aujourd'hui 10 romans.  Åke Edwardson vit aujourd'hui à Göteborg, en Suède.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Rendez-vous à Estepona » de Ake Edwardson aux éditions 10/18

    NADIA D'ANTONIO sur Rendez-vous à Estepona de Ake Edwardson

    Un roman policier venu du froid ? Je cours, je vole… Et « Un Rendez-vous à Estepona » avec Äke Edwardson, ça ne se refuse pas.
    Rencontrer un écrivain suédois, qui est de plus journaliste, professeur de littérature – qui vit à Göteborg (seconde ville suédoise)… ma foi, impossible de dire nonr....
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    Un roman policier venu du froid ? Je cours, je vole… Et « Un Rendez-vous à Estepona » avec Äke Edwardson, ça ne se refuse pas.
    Rencontrer un écrivain suédois, qui est de plus journaliste, professeur de littérature – qui vit à Göteborg (seconde ville suédoise)… ma foi, impossible de dire nonr. Alors en attendant de pouvoir le faire, je me suis plongée dans son roman policier (ou plutôt son thriller politique).

    C'est en 1995 qu'il a créé une série d'ouvrages où apparaît le commissaire Erik Winter (« Danse avec l'ange » : « Dans met en angel »), un livre qui a reçu le Grand Prix de l'Académie Suédoise (« Svenska Deckarakademins Stora Pris »).
    On l'a souvent décrit comme un successeur de Henning Mankell, mais cela est une supposition car, à mon avis, chaque écrivain a sa « marque de fabrique ». D'ailleurs, pour Äke Edwardson, sa vision est moins désespérée, plus modérée.

    Erik Winter est commissaire à Göteborg. C'est un personnage plus complexe que ce que l'on peut penser et c'est au fil de ses enquêtes qu'on le découvre.
    Ici, on se retrouve en Suède, où l'on rencontre un certain Peter Mattéus (avec sa femme Rita – ses deux fillettes et un chien). Tout a l'air de bien se passer : une vie pépère et bien agréable.

    Mais voilà que le passé de Peter refait surface et on se retrouve à Estepona où, apparemment, s'est passé un événement mystérieux, une quinzaine d'années auparavant.

    Avant cela, on lui a fait parvenir les clés d'une consigne où il a trouvé un téléphone portable qui n'a pas tardé à sonner et lui rappeler son passé. C'est la raison pour laquelle il part à Estepona (Costa del Sol) avec Rita, où il retrouve les fantômes de son passé.

    On découvre petit à petit les événements qui l'entraînent dans une mission touchant à l'espionnage ainsi qu'au séparatisme basque. On apprend que Peter portait le nom de Svante Berger. Quant à Rita, elle se rend compte qu'elle ne sait rien de son mari.

    Ce récit est certes, non seulement un thriller politique, mais il traite également de réflexions sur le couple et la question de savoir si on peut recommencer une autre vie (meilleure) dans un autre lieu.

    Mon ressenti ? Il est mitigé. On trouve du terrorisme avec des anciens amis combattants – heureusement que l'on voyage et que c'est assez divertissant.

    C'est le nom de l'auteur qui m'avait attirée mais la lecture et le rendez-vous n'ont pas suffi à me séduire entièrement : d'où un rendez-vous manqué et pourtant j'y étais…

    J'ai tout de même relevé une critique élogieuse (il en fallait bien une) : « le romancier a monté avec précision une histoire à tiroirs multiples dont certains sont à double fond. de surprise en surprise, la tension ne se relâche pas. » (« Le Soir » ).

    Leçon : il en faut pour tous les goûts...

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    Couverture du livre « Marconi park » de Ake Edwardson aux éditions Lattes

    Rem's sur Marconi park de Ake Edwardson

    Que dire ..............
    On tourne un peu en rond.
    On découvre la communauté Kurde de Gotteborg.
    Winter ne nous fera pas oublier Wallander

    Que dire ..............
    On tourne un peu en rond.
    On découvre la communauté Kurde de Gotteborg.
    Winter ne nous fera pas oublier Wallander

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    Couverture du livre « Ce doux pays » de Ake Edwardson aux éditions 10/18

    Sandrine Fernandez sur Ce doux pays de Ake Edwardson

    Après six mois sous le soleil espagnol, le commissaire Erik Winter est de retour à Göteborg, à la tête de son équipe. En ce mois de juin où la chaleur stagne sur la ville comme une chappe de plomb, il est appelé au petit jour sur les lieux d'un crime particulièrement sanglant. Trois hommes ont...
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    Après six mois sous le soleil espagnol, le commissaire Erik Winter est de retour à Göteborg, à la tête de son équipe. En ce mois de juin où la chaleur stagne sur la ville comme une chappe de plomb, il est appelé au petit jour sur les lieux d'un crime particulièrement sanglant. Trois hommes ont été abattus et défigurés dans une supérette ouverte 24 heures sur 24, dans les quartier Nord de la ville. Cette partie de Göteborg est essentiellement peuplé d'africains, de moyen-orientaux, de kurdes. Réfugiés politiques ou économiques, clandestins ou réguliers, ils se méfient tous de la police et Winter a le plus grand mal à faire parler les témoins.

    Une enquête difficile pour Erik Winter qui évolue parmi ceux qu'on ne voit pas, une population qui se fait discrète, gère ses conflits et vit en lisière de la société suedoise. Comme à son habitude, Åke EDWARDSON nous montre l'envers du décor de ce ''doux pays'' souvent érigé en modèle mais dont les failles se font de plus en plus profondes. Winter, flic atypique, humain, empathique, intuitif, inquiet pour l'avenir du monde, s'imprègne de l'atmosphère de ces quartiers Nord sans réussir à les pénétrer vraiment. Impuissant à faire parler une population méfiante, qui souvent a fui des conflits armés, le commissaire cherche à comprendre sans brusquer les choses. C'est là toute l'originalité de ce policier toujours dans l'interrogation et la réflexion, adepte de la méthode douce.
    Cette huitième enquête fait partie des meilleures de la série. Winter y est plus humain et sensible que jamais, enquêteur méticuleux, mari et père aimant.

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    Couverture du livre « Le dernier hiver » de Ake Edwardson aux éditions 10/18

    Sandrine Fernandez sur Le dernier hiver de Ake Edwardson

    Quelques mois se sont passés depuis qu'Erik Winter et son équipe ont dit adieu à leur collègue et ami Lars Bergenhem. Décembre est là, Noël approche, Göteborg s'illumine pour les fêtes. Débarrassé de ses migraines, Winter profite du soleil qui s'attarde sur le pays avec sa famille quand le corps...
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    Quelques mois se sont passés depuis qu'Erik Winter et son équipe ont dit adieu à leur collègue et ami Lars Bergenhem. Décembre est là, Noël approche, Göteborg s'illumine pour les fêtes. Débarrassé de ses migraines, Winter profite du soleil qui s'attarde sur le pays avec sa famille quand le corps d'un noyé s'échoue sur sa plage privée -une intrusion détestable de son travail dans sa sphère privée jusque là protégée. L'homme ayant probablement été étranglé avant d'être jeté à l'eau, le commissaire se charge de l'enquête. Les indices sont minces, aussi Winter prend le temps de s'intéresser à une autre affaire que lui soumet Gerda Hoffner, une auxiliaire de police fine observatrice. Deux femmes sont mortes, deux trentenaires aisées, étouffées dans leur lit, à côté de leurs compagnons qui n'ont rien vu, rien entendu, mais qui sont naturellement suspectés. Gerda a remarqué des similitudes dans les deux affaires, des détails qui laissent à penser qu'un tiers se trouvait sur les lieux. Winter lui fait confiance et enquête dans son quartier, dans un milieu qu'il connait bien, celui des bourgeois de Göteborg qui vivent entre Suède et Andalousie.

    Présenté comme le dernier tome de la série, ce Dernier hiver fait la part belle à celui qui fut le plus jeune commissaire de Suède. Erik Winter, amateur de jazz et de whisky écossais, père de famille aimant, flic impliqué et très cérébral, n'a pas cessé, au fil des années, de s'interroger sur son métier, sa paternité, ses amitiés et la société dans laquelle il évolue. Cette dernière enquête, au rythme lent, le conduit du centre huppé de Göteborg aux villas avec piscine des riches expatriés suédois de la Costa del sol. C'est comme si le crime s'immisçait dans sa sphère privée, l'Andalousie étant son refuge, l'endroit où il envisage parfois de se retirer.
    Très dialogué, introspectif et mélancolique, ce dernier opus a le goût amer de la séparation. Åke Edwardson abandonne son personnage, seul, loin de chez lui, sur les côtes espagnoles. Un adieu difficile pour le lecteur, et sans doute pour l'auteur aussi, puisqu'il n'a pu se résoudre à en finir définitivement avec son commissaire fétiche. Dernier hiver mais pas dernière enquête pour Erik Winter qui a encore de beaux jours devant lui. Ouf !