Pukhtu primo

Couverture du livre « Pukhtu primo » de Doa aux éditions Gallimard

4.09090909

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070135523
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

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Le courrier des auteurs

Doa répond à nos questions ! (14/05/2015)

1) Qui êtes-vous ? ! DOA, romancier à la Série Noire, Gallimard. 2) Quel est le thème central de ce livre ? La guerre. La plus classique, l'affrontement militaire, mais aussi celle, plus secrète, des services de renseignements contre le terrorisme, ou de la police contre les trafics, notamment de stupéfiants. Enfin, dans une acception plus intime, la guerre que nous livrons aux autres, en permanence, volontairement ou non, ou que nous nous livrons à nous-mêmes. Le roman commence en janvier 2008 et s'ouvre sur le conflit afghan. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Ils tuent des gens, on tue des gens. On lutte pour le bien, eux contre le mal [...] Ce monde est pas fait pour les humanistes.» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Un air de rock aux paroles acides et tristes, comme «Song seven» d'Interpol ou «Crawl Home» de PJ Harvey et Josh Homme, ou peut-être «Young Americans» de David Bowie. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'écriture est un exercice très intime et c'est dans cet espace d'intimité que se créent parfois des résonances entre le romancier et son lecteur. L'expérience de l'un peut y rencontrer celle de l'autre et venir la compléter ou l'éclairer différemment. Cet espace s'ouvre avec la première page d'un livre et se referme après la dernière, c'est un lieu de partage éphémère, le seul qui m'intéresse réellement. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Pas vraiment, si ce n'est que je ne peux travailler bien que chez moi et que mes journées commencent systématiquement par une revue de presse de deux ou trois heures. Elle constitue en quelque sorte mon «échauffement» cérébral. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Tout dépend du roman, il n'y a pas de règle. «Pukhtu», conclusion d'une trilogie, prend ses racines dans les livres qui l'ont précédé. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? Par désoeuvrement, entre deux boulots. J'avais une appétence pour la littérature - lire est un plaisir vital pour moi - une certaine culture, de l'imagination et la folie égotique nécessaire, cela a sans doute aidé. Mais ce n'est pas une vocation remontant à la petite enfance. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Très bien. 1977, «Le seigneur des anneaux» de JRR Tolkien. 1984, «Paris est une fête» d'Ernest Hemingway. 1991, «American Psycho» de Bret Easton Ellis. 1995, «American Tabloid» de James Ellroy. Enfin, 2009, «Méridien de sang» de Cormac McCarthy. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! Si l'on considère les écrivains comme des artistes, je ne suis pas certain qu'il faille alors qu'ils «servent» à quelque chose. Le geste artistique est spontané, imprévisible, en dehors du temps, de l'espace et donc du monde, comment pourrait-il être «utilitaire» ?

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Les derniers avis

  • 0.2

    DOA, trois lettres pour un personnage mystérieux dont j'ai découvert l'écriture avec le "Primo" de son Pukhtu.
    Je vais commencer par une anecdote, jeudi soir je termine ce livre, et vendredi matin, à l'ouverture du salon Quais du polar de Lyon, je fonce à la rencontre de l'auteur et, là... tout bascule... sans doute par maladresse de ma part (une photo que je n'aurai pas dû prendre...) mon enthousiasme contraste avec son regard noir et son introversion, bref, malgré un échange riche, la rencontre fut ... froide.
    Parlons du livre maintenant. Je ne savais rien de Pukhtu avant de l'ouvrir, polar ? thriller ? aventure ? témoignage ?
    En fait, ce Pukhtu "primo" nous parle de notre monde. Terrifiant.
    Un monde en guerre.
    Un monde de mensonge.
    Un monde d'hypocrisie.
    Un monde de corruption.


    Mercenaires, soldats de tous horizons, policiers (parfois corrompus), religieux extrémistes, journalistes tour à tour viennent enrichir le récit de scènes toutes plus dramatiques et effroyables.
    Non, la guerre n'est pas belle... et, au milieu, les peuples souffrent. Massacre, viols, tortures. Quand ce n'est pas un camp qui agresse, c'est un autre qui, au nom du "Finalement, on ne sait pas de quel côté vous êtes" extermine sans scrupules.
    Hommes, femmes, enfants, familles, villages entiers... d'attentats kamikazes en dégâts collatéraux on vit l'horreur.
    Et, qui condamner ?
    Les extrémistes de tous bords, bien sûr, les politiciens corrompus, évidemment ou.... les trafiquants parce que derrière cette folie meurtrière, il y a l'argent, la drogue, les armes...
    Le constat est simple, mais nous le savions déjà, nous sommes manipulés. Malheureusement, les guerres font des victimes, et si les coupables paient, combien d'innocents y laissent la vie.
    Monsieur Doa, avec ce roman, vous enfoncez un poignard dans le ventre du lecteur, j'ai hâte de découvrir la suite avec votre "Secundo", mais ce sera pour dans quelques semaines, il faut que je me remette de mes blessures...
    Je n'ai peut-être pas su vous le dire vendredi, alors c'est ici que je le fais.... Merci

  • Lechoixdeslibraires.com

    Un polar géopolitique à la frontière pakistano-afghane. Un complexe jeu d'alliances entre paramilitaires, talibans et simples civils.

  • 0.2

    C'est un roman un peu inclassable : roman noir, de guerre, reportage ? La guerre en Afghanistan vue de l'intérieur. On partage le quotidien de personnages qui ne sont jamais des héros, ils essaient juste de s'en sortir dans le chaos de cette guerre du XXI ème siècle, chacun à sa façon. Un roman fort qui se mérite: il faut s'accrocher les 200 premières pages pour ensuite se laisser emporter par l'intrigue.

  • 0.15

    J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération "Explorateurs du polar". Je remercie pour cela le site lecteurs.com ainsi que les éditions Gallimard.

    Pukhtu est un roman foisonnant qui aborde de nombreux sujets, dont les principaux sont la guerre en Afghanistan (l'intrigue se situe en 2008) et la mondialisation des trafics en tout genre. Que ce soit pour l'honneur, par vengeance ou simple appât du gain, pratiquement tous les personnages du roman vont se lancer dans une spirale infernale de violence et d'horreur, bien loin de toute humanité. Et des personnages, il y en a ! Talibans, militaires et paramilitaires, espions, journalistes ou "personnes ordinaires", les destinées se croisent et s'affrontent dans un monde qui semble extrêmement petit. Chaque action, chaque évènement est abordé de différents points de vue, et ça j'ai beaucoup apprécié : DOA ne prend pas partie pour l'un ou l'autre camp, il nous montre juste le résultat d'un enchainement de faits plus ou moins volontaires. Du coup la narration classique (descriptions et dialogues) alterne avec articles de journaux, pamphlets et rapports militaires. Cette narration originale est servie par un style vif et percutant, avec une pointe d'humour noir qui allège un peu le récit.
    Par contre, je dois reconnaitre que j'ai eu du mal à lire Pukhtu : trop de personnages, trop de faits, trop de détails... Pour éviter de se perdre dans toutes ces informations, un important glossaire et une présentation des principaux personnages sont présents à la fin du volume... cela m'a été utile à de nombreuses occasions. Le récit étant extrêmement documenté, j'ai énormément appris sur l'Afghanistan : histoire, géographie, peuplement, us et coutumes, etc., j'ai parfois eu l'impression de lire un article encyclopédique. Dommage, car cela a ralenti le rythme du roman. Malgré cela, je suis contente d'être arrivée à bout de Pukhtu : c'est une lecture que je ne regrette finalement pas, et je pense que si l'occasion se présente je lirai le second volume avec beaucoup de curiosité.

  • 0.25

    DOA nous offre avec « Pukhtu » un OLNI (Objet littéraire non identifié). Passant d’un personnage à un autre, d’un camp à un autre, il se propose de nous faire vivre la guerre en Afghanistan de l’intérieur dans un très gros livre. On découvre alors des scènes toutes plus spectaculaires les unes que les autres, portées par un réalisme à couper le souffle. Mais l’auteur ne nous propose pas d’être seulement spectateur de ces scènes mais nous immerge dans l’intime des acteurs de cette tragédie moderne. J’ai partagé le quotidien de chacun des intervenants comme si c’était un ami ou de la famille. Et là, rien n’est romanesque, pas de héros…juste l’effroyable réalité. Le cercle vicieux du donnant-donnant entraîne ces hommes et ces femmes vers une querelle sans retour. L’injustice humaine qui sévit alternativement, déclenche toujours plus de haines et toujours plus de drames. Toutes ces vengeances en chaîne nous poussent vers une surenchère d’inhumanité et on assiste à des scènes d’une violence abominable. Des événements qui pourraient m’apparaitre avec une brutalité froide, m’ont frappé au plus profond des entrailles.
    Pour être au plus près du terrain, ce roman est foisonnant d’informations. La multitude de personnages et de termes techniques m’a semblé parfois un peu indigeste surtout sur un ouvrage de cette épaisseur. Mais l’objectif de m’ouvrir les yeux est parfaitement atteint. Jusque-là, je regardais tous ces conflits comme un bon film dans mon canapé. DOA a apporté la barbarie à la porte de chez moi. Grâce à un travail sûrement titanesque et sans jamais prendre parti, il a su me dévoiler les dessous de la violence et je ne suis pas ressorti indemne de cette aventure. Je suis assez fier et heureux d’avoir persisté dans la lecture de ce pavé difficilement accessible et lirai sans aucun doute la suite.
    Rencontré aux détours d’une dédicace aux « Quais des polars » de Lyon, j’ai félicité DOA pour son travail de recherche. Avec un sourire en coin, il m’a répondu qu’il avait tout simplement beaucoup d’imagination… Si seulement !

    Merci lecteurs.com pour cette édition des explorateurs du Polar.

  • 0.25

    Dans le cadre des Explorateurs du polar, j'ai reçu Pukhtu de DOA aux éditions La Serie Noire de Gallimard Je remercie infiniment l'équipe de Lecteurs.com ainsi que Gallimard pour cet envoi.
    J'avais pas mal d'appréhension avant de commencer ce pavé de 675 pages TTC (avant propos, roman, annexes). Pourquoi?
    Déjà parce que le sujet est très actuel et donc forcément sensible: parler de la guerre en Afghanistan, de Al Qaida etc... c'est extrêmement compliqué et douloureux. Surtout traité dans le cadre d'un roman noir... on s'attend forcément à de l'horreur inouï et absolu.
    Ensuite à cause de l'épaisseur du pavé: 23 chapitres d'écritures denses à très denses avec très peu de dialogues. Cela risque donc être long à ingurgiter, surtout vu la présence d'un index des personnages et des expressions utilisés en annexe.
    Enfin de part les choix de l'auteur de mélanger des articles de journaux (faits réels) avec son intrigue. Vais-je apprécier ce mélange? Ne vais je pas me perdre?

    Je ne laisse pas de suspens: j'ai énormément aimé ce bouquin! Je le note 5 étoiles (il en vaut un petit peu moins selon moi ce n'est pas un coup de coeur absolu mais on n'a pas à disposition de demi-note).
    DOA, pseudonyme d'un auteur extrêmement mystérieux et souhaitant le rester, manie magnifiquement la plume. Je salue le côté très réaliste de Pukhtu primo et la prose de l'auteur qui a du mener énormément de recherche en documentation pour arriver à un tel chef d'oeuvre (il remercie certains acteurs dans les dernières pages du récit).

    Revenons en au roman en lui même. Sans rentrer trop dans les détails (je n'aime pas cela dans mes critiques), de manière très simplifié et très synthétique vous allez lire les aventures du renard, "Fox le combattant du bien, soldat privé jouant sur plusieurs tableaux" et du lion, "Shere Khan ou Sher Ali le combattant du mal, chef patchtoune". Suite à la mort de son fils et sa fille chérie, Shere Khan jure vengeance. La vengeance est au coeur du roman.

    Démarrant par la description somptueuse d'un attentat dans l’hôtel le plus sécurisé de Kaboul le 14/04/2008 et se terminant par la visite des candidats Obama et Mc Cain à Ground Zero le 11/11/2008, Pukhtu retrace un peu plus de 6 mois de guerre durant l'année 2008 et offre une exploration géostratégique au Moyen Orient.
    Petit bémol: le premier chapitre, la mise en place, est long (trop long...)

    Souvent crus et très difficiles, les scènes de guerre ne sont pas maquillées par DOA. Nous sommes dans un roman noir, toutes les situations sont poussées à l’extrême. Je dirai même qu'il prend un malin plaisir à tout expliciter en maniant les mots et les expressions les plus illustratrices possibles. On est embarqué au cœur des événements. L'utilisation du présent, temps de l'actuel, corrobore cette impression.
    On trouve énormément de descriptions et de détails des différents événements. Tout est expliqué, détaillé, de la scène environnante à l'assassinat ou le viol le plus sordide, des états d'esprits des acteurs aux multiples calculs des chefs. C'est dur à lire mais personnellement je n'ai jamais été choqué ou dégouté. Je n'ai eu aucune envie d'abandonner la lecture, bien au contraire. A de nombreuses reprises, l'auteur utilise le mot suivi de 2 ou 3 ou 4 synonymes ou compléments afin de permettre au lecteur de bien imaginer et comprendre la scène.

    Cette immersion quasi totale (on visualise sans souci croyez-moi) est contre-balancé par la froideur des articles de journaux. Reprenant pour la plupart les événements narrés précédemment par l'auteur, ils offrent une respiration salutaire au récit. C'est finalement une très belle trouvaille de l'auteur qui permet de remettre en perspective les choses (j'ai bien apprécié aussi les aventures du journaliste Peter).

    Ce roman ultra-moderne illustre formidablement la guerre du XXIème siècle, totalement différente de celles du XXème siècle. On le vit très fort.
    La présence de drones, les meurtres gratuits (on tue sans réfléchir!), l'utilisation sans complexes de la drogue, les viols (de femmes ou d'enfants...), les soldats privés mercenaires, les volontés politiques (l'argent de la drogue en Afgha à mettre en parallèle avec le pétrole en Irak)... Rien n'est laissé au hasard, tout est calculé, marchandisé (on comprend que l'auteur le dénonce) cela préfigure les conflits à venir...

    De même, DOA dénonce le traitement réservé aux femmes dans ces pays: des moins que rien. Dans Pukhtu, DOA parle essentiellement de 3 femmes à problèmes:
    - la prostituée Storay, superbe, dont Fox tombe sous le charme
    - Amel, la journaliste aux narines poudrées, aux pensées tourmentées et au coeur plein de rage
    - Chloé, la victime paumée...utilisée...
    Je ne me souviens plus de la phrase exacte que fait dire DOA à un de ces personnages mais en gros, la femme en Afghanistan, c'est comme une vache dans une étable.

    Et cela n'est que le tome 1! Les derniers chapitres ouvrent d'autres perspectives, introduisent d'autres personnages (histoires parallèles qu'ils vont, on le devine, interagir avec le conflit). Et le dernier chapitre laisse le lecteur sur sa faim avec de nombreuses situations en suspens.
    Un vrai scénario de série à la 24h chrono par exemple!

    Pukhtu primo est une très belle découverte!

    Je conclurai avec la dédicace offerte par DOA que j'ai rencontré dernièrement: "Benoît, guerre sans paix au cœur des ténèbres... Amitiés afghanes D.O.A."
    Voila qui résume parfaitement.
    Je ne sais pas si je vous aurai donné envie de lire le livre... mais personnellement je vous le recommande très fortement et lirai le tome 2 sans aucun doute (comme je lirai Citoyens Clandestins du même auteur dans lequel on retrouve Fox et Amel).

    5/5

  • 0.1

    « Plus tard, après la première prière du jour, il est monté au cimetière, perché sur le sommet lépreux d'une colline grise. Son père repose là. Ses frères également. Et ses enfants à présent...Un long bâton souple, surmonté d'un drapeau aux couleurs de l'Islam, est planté devant celle d'Adil. Agité par le souffle froid du petit matin, il est le symbole de la mort de martyr. »

    Un livre de guerre. Comme un reportage romancé avec DAO, l'auteur, comme reporter de guerre. Un envoyé spécial sur tous les fronts.
    DOA (Dead On Arrival) est le pseudonyme d'un auteur anonyme.

    Où il est question d'Al-Qaïda, de CIA, de CNN, de JSF, de CTPT, de DGSE, de...

    Où il est question du peuple pachtoun, de drone américain, d'attentats, de représailles sanglantes, de vengeance et d'honneur...
    Une sorte de documentaire.

    Un livre, un épais et lourd pavé de près de 700 pages, où fourmillent une multitude de figurants à en perdre le fil.
    Un livre parsemés de dépêches et autres articles de journaux répétitifs qui rendent la lecture hachée et ardue.
    Un livre assez audacieux tout de même sur un aujourd’hui terroriste et sanguinaire.

    Un livre réaliste à l’excès où le lecteur devra s'armer de courage pour affronter des pages de tortures et de viols insoutenables.

    Bref un livre de souffrances qui fait mal à lire.
    J'ai vraiment eu du mal à le terminer.

    • Benoit LACOSTE le 07/04/2015 à 14h53

      Il fait mal à lire, il est extrêmement audacieux mais pour moi c'est un très beau livre réussi que je n'ai pas eu de peine à finir et dont je lirai assurément le tome 2.
      Effectivement il y a beaucoup de personnages, mais ils sont tous complémentaires et permettent selon moi d'être immergé intégralement à l'action.
      Entre votre critique et la mienne, les lecteurs auront les deux visions de la lecture de ce livre :)
      Amicalement

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  • 0.2

    En janvier 2008, un responsable d'Al-Qaïda nommé Al-Libi est tué dans un village du Wazistan du Nord par un missile tiré depuis un drone américain. Auparavant, une fine équipe de mercenaires sans foi ni loi avait bien préparé le terrain. Convoqué sur les lieux assez bizarrement avec ses enfants, Sher Ali, un contrebandier pachtoun respecté dans la région, réchappe miraculeusement à cette terrible frappe mais y perd son fils et sa fille. C'est un homme meurtri et rempli de haine qui regagne son clan. Pour retrouver son honneur perdu, il va minutieusement préparer une terrible vengeance qui sera autant dirigée vers les Américains qu'il considère comme des lâches que contre les traitres afghans qui collaborent avec les « croisés ».
    « Pukhtu » est un énorme pavé de près de 700 pages assez indigeste et de lecture un peu laborieuse. DOA (Dead On Arrival), son auteur anonyme (on se demande bien pourquoi) mène de front un grand nombre de personnages et de situations, il tisse et entremêle plusieurs histoires qui semblent ne pas avoir de lien évident entre elles et se maintient sur un registre descriptif type reportage de guerre. L'attention du lecteur finit par se relâcher assez vite d'autant plus que les attentats, combats, enlèvements et autres faits de guerre sont assez répétitifs et souvent doublés par des articles de journaux racontant la même chose. Ce côté foisonnant, dispersé aux quatre coins du monde s'explique peut-être par le fait qu'un second tome sous titré « Secundo » est prévu et permettra certainement de répondre aux questions que le lecteur se pose une fois le livre fermé. Une plongée bien documentée et assez ébouriffante dans un guerre sale et d'une cruauté inouïe ainsi que dans l'univers des trafiquants de toutes sortes sans oublier les coulisses des décideurs, autres arrières cuisines nauséabondes. Un livre à conseiller à toutes celles et tous ceux qui veulent en savoir plus sur cette guerre américaine contre « le terrorisme » avec ce bémol : âmes sensibles s'abstenir car les scènes choquantes (décapitations, égorgements, viols) ne manquent pas !

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