à la grâce des hommes

Couverture du livre « à la grâce des hommes » de Hannah Kent aux éditions Pocket

4

6 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266253864
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 446
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Islande, 13 mars 1828. Agnes Magnúsdóttir est reconnue coupable de l'assassinat de Natan Ketilsson, son amant, et condamnée à mort. En attendant son exécution, la prisonnière est placée comme servante dans une ferme reculée. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier,... Lire la suite

Islande, 13 mars 1828. Agnes Magnúsdóttir est reconnue coupable de l'assassinat de Natan Ketilsson, son amant, et condamnée à mort. En attendant son exécution, la prisonnière est placée comme servante dans une ferme reculée. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur ispire autant de peur que de dégoût. Au fil des mois, elle devra apprendre à vivre au sein de cette famille hostile. Malgré leurs peurs réciproques, la violence, les préjugés, les colères et la mort annoncée.
Et la vérité qu'Agnes voudrait pouvoir faire entendre alors que personne ne semble prêt à l'écouter.

« Construit comme un suspense psychologique, ce premier roman est noir comme le chagrin et les corbeaux qui surplombent les sommets enneigés. » Olivia de Lamberterie - ELLE « Un roman touchant, historiquement fouillé et très bien écrit. » Ouest France

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Les derniers avis

  • 0.25

    J'avais très envie de découvrir ce roman. L'histoire prend en effet place en Islande, pays que j'affectionne tout particulièrement.
    Je connais l'Islande actuelle, sa nature sauvage splendide, ses grandes étendues, ses champs de lave, ses cascades, son sable noir, ses habitants qui savent se montrer chaleureux... Mais finalement, j'ignore tout des siècles précédents. J'étais donc curieuse de découvrir cette Islande du 19è siècle au travers de ce roman basé sur des faits réels.

    L'Islande de cette époque s'avère moins accueillante que de nos jours. La vie que l'on y mène, le climat hostile, les fermes délabrées, la pauvreté, le travail rude... Tout cela peut s'avérer bien lourd pour ses habitants. On y découvre toutefois des personnages qui, malgré ces conditions de vie difficile, peuvent finalement faire preuve d'humanité, tandis que d'autres demeurent froids et conservent leurs regards réprobateurs.

    Le récit, intelligemment construit, alterne entre un point de vue extérieur, et un point de vue interne, celui d'Agnès. Au fur et à mesure que celle-ci dévoile son histoire, sa vérité, on s'attache à son personnage et on veut en savoir toujours plus.
    L'histoire de cette condamnée est entraînante, aussi bien par le réalisme des scènes de vie dans cette Islande ancienne que par le voile qui se lève peu à peu sur les événements. L'écriture est fluide, j'ai dévoré ce livre captivant en peu de temps.

    Un roman passionnant du début à la fin, bouleversant, l'émotion est à son comble dans les dernières pages. Une injustice terriblement bien narrée.

    http://www.faimdelire.com/2016/03/a-la-grace-des-hommes-de-hannah-kent.html

  • 0.25

    Inspiré d’une histoire vraie, ce roman nous plonge dans une Islande austère du XIXème siècle qui a vu sa dernière exécution avoir lieu en 1829. Celle d’Agnes Magnúsdóttir, condamnée pour sa participation au meurtre de Natan Ketilsson et Pétur Jónsson en 1828 au nord de l’île, à Illugastadir.

    C’est une histoire extrêmement bien fouillée par l’auteure qui nous est relatée, c’est un récit historiquement riche, un pan sombre du passé islandais. Nous sommes immergés dans cette ambiance âpre et rude. Les corbeaux tournoient, le froid envahit les maisons et les cœurs, la neige engloutit les paysages. Hannah Kent, à travers une écriture séduisante et des passages poétiques, a complètement su m’embarquer dans ce tableau ténébreux islandais.

    Nous vivons quelques mois avec cette femme qui est condamnée à mort et qui va raconter sa vérité au fil des pages. Transférée dans une ferme isolée de la vallée de Vatnsdalur – car la contrée ne disposait d’aucune structure publique permettant d’accueillir des prisonniers -, Agnes sera d’abord confrontée au mépris et à la peur de ses hôtes d’héberger en leur sein une meurtrière. Elle fera appel à un pasteur, le sous-révérend Þorvardur Jónsson, pour l’accompagner et se libérer de ce poids. Pour qu’on l’écoute enfin. Ce dernier aura en charge de mener sa fidèle au repentir avant son exécution. Le côté religieux est donc assez présent et apporte une dimension spirituelle au récit. Nous découvrons également l’amour terrible de cette femme pour Natan, une des deux victimes, qui était un homme controversé et irascible. En parallèle, Agnes va travailler pour le fermier Jón, Margrét et leurs deux filles Lauga et Steina, comme une servante l’aurait fait. Les fermiers embauchent en effet régulièrement des filles de ferme, des servantes, pour aider au dur labeur. Nous suivons donc la lourdeur de leur quotidien dans l’attente de la date qui annoncera le couperet final.

    « Dans les premiers temps, j’avais le sentiment que nous bâtissions quelque chose de sacré. Nous choisissions nos mots avec soin et les empilions en veillant à combler les espaces vides. Deux tours se sont élevées, deux phares semblables à ceux qui se dressent le long des routes pour guider le voyageur dans le mauvais temps. Nous n’avions qu’à y monter pour nous entrevoir sous la répétition étouffante du quotidien. »

    C’est aussi la condition de la femme, abaissée au rang de domestique, qui est relatée, ainsi que le caractère bourru et méfiant des habitants de cette contrée reculée. Le temps aussi, peu lumineux et glacial, contribue à l’ambiance pesante du roman. Pour ainsi dire, cette histoire très intéressante mais aussi accablante se savoure dans la pénombre de l’hiver, accompagné(e) de la chaleur et de la douceur d’un plaid. Je vous recommande vivement sa découverte, pour la richesse des écrits mais aussi la capacité de l’auteure à nous mener avec elle au plus profond des terres glacées islandaises, méditant sur les faits assassins d’une femme qu’une population s’évertuait à faire passer pour malfaisante et cruelle. Mais peut-être que leur vérité n’est pas aussi certaine et évidente qu’il n’y paraît. Les dernières pages, touchantes et émouvantes, referment l’histoire d’une vie féminine difficile passée à la faveur des hommes.

    Ma chronique sur mon blog ici : https://ducalmelucette.wordpress.com/2016/07/26/lecture-a-la-grace-des-hommes-de-hannah-kent/

  • 0.2

    Quelle terrible histoire que ce roman de fiction noire mais tiré de faits réels.
    Roman ou l'on va suivre la condamnation à mort de deux personnes pour le meurtre sanglant d'un fermier, dont Agnès qui sera la protagoniste principale.
    Cette période terrible se déroulera au cœur de l'hiver en Islande en XIX siècle, dans le froid glacial et des conditions de vie précaire du à l'époque, Agnès sera reconnue coupable du meurtre de son amant et en attendant son exécution à la hache, elle sera placée chez un couple de fermiers comme servante.
    Au fil des mois elle va s'habituer à cette famille au début hostile à sa venue jusqu’à arrivée à se confier à la fin.
    J'ai adoré la narration toute particulière ou à travers le récit on est plongé directement dans les pensées d'Agnès ce qui apporte une force émotionnelle tout au long des chapitres.
    Plongé dans ces paysages sombres, glacials et brumeux vous ressentirez cette ambiance si dérangeante ou l’espoir sera nourri jusqu’à la dernière ligne.
    Une œuvre qui ne laissera aucun de nous de glace et qui continueras dans nos mémoires un bon moment ou la cruauté de la vie et la grâce des hommes prend tout son sens.

  • 0.2

    A la grâce des hommes est le premier roman de Hannah Kent. Il se déroule dans l'Islande du XIXème siècle et raconte les derniers mois d'une femme, Agnes, condamnée à mort, et vouée à vivre auprès de fermiers pendant sa détention.
    Ce récit est un témoignage romancé de la dernière personne à avoir été mise à mort en Islande. Une femme accusée du meurtre d'un homme et qui doit, faute de moyen, vivre avec une famille qui ne l'aime pas, la craint et la repousse.
    Au fil des pages, Agnes se révèle être une personne extrêmement attachante, qui raconte sa vie et les faits simplement, auprès du révérend et de la maîtresse de maison. Le récit est touchant. Au delà du roman, l'auteur nous décrit les conditions de vie des Islandais et particulièrement les fermiers du XIXème siècle. La vie est rude et les hivers difficiles. La mort est omniprésente et pourtant la vie est belle, magnifique.
    La vie de tous les jours se fait dans la promiscuité avec les habitants de la ferme, le couple mais aussi leurs filles. Il apparaît que les Islandais sont accueillants, travailleurs et heureux, malgré la misère. En revanche, il est choquant de découvrir l'appartenance d'une servante à son maître, qui a le droit de s'opposer à son mariage par exemple. L'époque permettait certainement ce genre de réaction, que nous retrouvons malgré tout de nos jours dans d'autres régions du monde. Mais dans l'ensemble, les Islandais ont l'air d'être des gens très respectueux des autres, et la condition féminine avait l'air d'être en avance sur son temps.
    Les différents personnages qui gravitent autour d'Agnes sont les membres de la famille et le révérend. Il est facile d'arriver à se les représenter autant physiquement que sur le plan psychologique.
    Enfin, l'écriture de l'auteur est fluide sans lourdeur.
    C'est une très belle histoire qui se raconte dans ses pages, bien qu'elle finisse de manière tragique, c'est un bel hommage à la dernière condamnée à mort en Islande.

  • 0.05

    On retrouve dans ce roman la nostalgie d'une Islande passée mais cette nostalgie se révèle d'une manière différente que dans les autres romans que j'ai lus puisque ceux-ci se passaient toujours au présent avec des retours dans le passé. On sent l'importance du récit oral, qui est ici opposé aux textes bibliques. Je n'ai pas été charmée par ce roman pour une raison très simple, je n'ai pas trouvé qu'il possédait un style. Je l'ai même abandonné à la page 134, sans connaitre la vérité d'Hannah sur son meurtre.

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