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Le doorman

Couverture du livre « Le doorman » de Madeleine Assas aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330144272
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Quand on lui propose un poste de doorman, de portier dirions-nous à Paris même si ces fonctions ne se ressemblent pas d'une rive à l'autre de l'Atlantique, Ray est déjà intégré, attaché à New York. Ce poste lui est proposé par une femme, propriétaire au 10 Park Avenue, cette tour de Babel qui... Voir plus

Quand on lui propose un poste de doorman, de portier dirions-nous à Paris même si ces fonctions ne se ressemblent pas d'une rive à l'autre de l'Atlantique, Ray est déjà intégré, attaché à New York. Ce poste lui est proposé par une femme, propriétaire au 10 Park Avenue, cette tour de Babel qui fut à l'origine un grand hôtel. Et c'est là que cet homme passera cinquante ans de sa vie, au coeur d'une ville où il ne cessera de se promener et d'observer ce qui ne se passe nulle part ailleurs tant il s'agit du reflet d'un imaginaire collectif incomparable.

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Avis (6)

  • Février 2017. Il y a un peu plus de 4 ans.
    Nous débarquons à New-York sous un soleil magnifique. Quelques jours plus tard, tempête de neige et New-York revêt son habit blanc. Saint-Valentin, nous fêtons l'anniversaire de ma fille à Bryant Park et la ville semble s'être mise en fête pour...
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    Février 2017. Il y a un peu plus de 4 ans.
    Nous débarquons à New-York sous un soleil magnifique. Quelques jours plus tard, tempête de neige et New-York revêt son habit blanc. Saint-Valentin, nous fêtons l'anniversaire de ma fille à Bryant Park et la ville semble s'être mise en fête pour nous.
    Depuis, je rêve d'y retourner et de découvrir New-York au printemps cette fois. Mais ça semble mal engagé pour l'instant...

    Alors en attendant des jours meilleurs, j'ai voyagé avec Le doorman de Madeleine Assas.
    Le doorman, c'est Ray, venu d'Oran à New-York en passant par Marseille, portier d'un immeuble de Park Avenue durant quarante ans.
    À ses côtés, j'ai parcouru la ville au gré de ses balades avec son ami Salah, j'ai rencontré ses amis, les résidents de l'immeuble où il travaille et vit.

    Au travers de morceaux choisis de sa vie, on partage ses bonheurs et ses blessures, qui sont aussi parfois celles de New-York.
    C'est beau, poignant, et ça fait du bien.

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  • Dans « le doorman », New-York (où se passe le roman) et Ray, le héros, sont indissolublement liées. La ville-monde où près de 40% des habitant.e.s n’ont pas la nationalité américaine a accueilli le jeune immigré oranais fuyant la guerre d’Algérie et l’a gardé. Il y est devenu portier d’un bel...
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    Dans « le doorman », New-York (où se passe le roman) et Ray, le héros, sont indissolublement liées. La ville-monde où près de 40% des habitant.e.s n’ont pas la nationalité américaine a accueilli le jeune immigré oranais fuyant la guerre d’Algérie et l’a gardé. Il y est devenu portier d’un bel immeuble dans un beau quartier de Manhattan.
    Tout au long des presque 50 ans du récit, Ray s’approprie la ville et apprend à vivre au milieu de cette immensité urbaine depuis son point d’ancrage : ce 10 Park Avenue où il travaille et où il vit, nouant des amitiés indestructibles avec toutes sortes de personnes habitant l’immeuble et ses alentours.
    J’ai beaucoup aimé ce livre à l’écriture délicate, que j’ai lu avec une carte de New-York à portée de main, pour suivre les parcours de Ray à travers les quartiers de la ville et retrouver dans ses pérégrinations et ses pensées un peu de cette ville que j’aime tant.

    Ce livre a été sélectionné par les 68 premières fois et voyage auprès des lecteurs/lectrices engagé.e.s dans l'aventure.

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  • Le doorman, c’est quarante ans de la vie de New-York, entre le point fixe du 10 Park Avenue et les déambulations à la découverte de la diversité de la ville. Diversité des quartiers, qui sont autant de villages avec une identité propre, et diversité temporelle, qui modifie les murs et les...
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    Le doorman, c’est quarante ans de la vie de New-York, entre le point fixe du 10 Park Avenue et les déambulations à la découverte de la diversité de la ville. Diversité des quartiers, qui sont autant de villages avec une identité propre, et diversité temporelle, qui modifie les murs et les populations.

    Il a fait partie des migrants algériens qui ont laissé derrière eux biens et familles. Après un court passage en France, c’est l’Amérique qui l’accueilli, et une belle rencontre lui vaudra cet emploi de portier, sur la grande avenue. Un poste en or pour cet observateur discret, qui n’ignore rien des histoires qui s’écrivent derrière les portes des quarante étages de la tour.

    Malgré la force de l’amitié qui le lie à Salah, son compagnon de marche, il est seul, sans le regretter, peut-être en raison des liens solides que les confidences de résidents ont créés.

    Ce roman est aussi celui de cette ville, si démesurée et si cosmopolite, et qui pourtant se décline en une multitude de villages où quiconque peut se sentir à la maison. Little Italy, que grignote peu à peu Chinatown, Harlem, Roosevelt Island, Staten Island, autant de sites si différents les uns des autres.

    Les années passant, surgit la crainte de voir écrit une fois de plus l’effroyable agression qui a terrassé la ville. 2001, et la fin du colosse aux pieds d’argile comme le dit la chanson.


    C’est un très bon moment de lecture, parce que j’aime cette ville de tous les excès, mais aussi parce que la discrétion et le sens de l’observation du narrateur font de ce premier roman un voyage plaisant.

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  • "New-York, tu la prends comme elle est mais tu la fais également tienne à ton arrivée : elle était différente avant, aussitôt après elle changera encore, et tout ce que tu écris sur elle vieillit immédiatement, l'encre n'a pas eu le temps de sécher que c'est déjà daté. C'est un instantané de...
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    "New-York, tu la prends comme elle est mais tu la fais également tienne à ton arrivée : elle était différente avant, aussitôt après elle changera encore, et tout ce que tu écris sur elle vieillit immédiatement, l'encre n'a pas eu le temps de sécher que c'est déjà daté. C'est un instantané de quand tu y étais, ni plus ni moins." - Paolo Cognetti, Carnets de New York

    "J'ai quitté ma jeunesse le 8 août 1961 quand - du pont du bateau, accroché au bastingage, résistant les poings serrés autour de la barre rouillée à la poussée des passagers agglutinés derrière moi qui se tendaient de tout leur chagrin, pour un ultime regard vers Oran, j'ai vu s'éloigner petit à petit dans la brume de chaleur, la coupole blanche de Santa Cruz."

    Pour son 1er roman, le Doorman aux Éditions Actes Sud, la comédienne Madeleine Assas a choisi de donner la parole à Raymond dont nous faisons la connaissance alors qu'il est tout jeune garçon, à Oran où il vit seul avec sa mère depuis que son père a été raflé. Des amitiés d'enfance aux débuts de la guerre d'Algérie à l'arrivée des Américains, Raymond grandit, devient adulte avant d'embarquer pour la France, seul. Ce sera Marseille, puis Paris, ville qui tire en arrière et freine l'élan. New York, enfin.

    Si je décide de tourner assez vite les pages oranaises du roman, n'allez pas en déduire qu'elles manquent d'intérêt. J'ai tout de même l'intuition que Raymond n'est pas homme à se retourner volontiers sur un passé qu'il a laissé de l'autre côté de l'océan, en Algérie. La suite dira, peut-être, que je me trompe.

    "Ne plus avoir de famille était un grand soulagement, une immense liberté."

    Profitons donc nous aussi de cette liberté pour abandonner Raymond et mettre nos pas dans ceux de Ray, à New York.

    "Je laisserai bientôt ces lambeaux de vieille Europe, moi Raymond de trente ans, déjà vieux d'errances, de chagrins, pour m'inventer Ray tout neuf."

    Une 2e naissance à 30 ans que rend possible cette ville "sacrément, salement et merveilleusement humaine. […] brutale, dure, âpre, hautaine". Ray est un vrai New Yorkais, comprenez un immigré qui gardera toujours la trace de là d'où il vient.

    Dans cette ville où le fantasme le dispute à la réalité, après avoir vécu de petits boulots, Ray est devenu doorman au 10 Park Avenue, l'une des adresses les plus huppées de l'Upper East Side au centre de Manhattan. Son emploi et son studio exigu au 22e et dernier étage, il les doit à la gigantesque panne d'électricité qui a paralysé la ville le 9 novembre 1965 et à Hannah Belamitz, sa bienfaitrice et l'une des résidents de cet immeuble cossu où tout est soumis à l'approbation du board.

    "Je suis frappé par la familiarité que cette femme me témoigne. [...] elle est la seule avec qui, même aux portes de l'immeuble, j'oublie que je suis le doorman, et à son service en quelque sorte."

    Les chapitres racontent trois temps - le passé des souvenirs oranais, la vie dans le macrocosme new yorkais et celle du microcosme du 10 Park Avenue - que Madeleine Assas tisse ensemble pour offrir à la simplicité apparente de l'histoire une trame ambitieuse et dense. le maillage des récits, leur porosité, font écho au quadrillage de la ville dont

    "[l]a géométrie, les lignes droites et les angles constituaient une trame qui permettait une anarchie de créations complexes et ciselées qui, mises bout à bout, superposées, juxtaposées, sculptaient l'écheveau magnifique d'une humanité flamboyante."

    Le dynamisme de la construction narrative vient en contrepoint d'un récit à la lenteur contemplative, celui d'une déambulation dans cette ville qui, comme Ray souvent de service la nuit, ne dort jamais.

    Le Doorman raconte des rencontres éphémères

    "Les rencontres étaient faciles à New York, le contact simple, immédiat. Mais je restais profondément européen, français, dans mon comportement. J'abordais les autres avec timidité, une réserve polie, presque sauvage à l'étalon de la cordialité américaine, directe et bruyante."

    ou, à l'opposé, des amitiés au long cours, dont la rareté fait le prix. Celle de Bentzion, de Claudius ou encore de Salah Waahli, guide hors-pair, avec qui Ray aime arpenter les pavés new yorkais et s'abandonner au hasard des rues :

    "Quand je ne travaille pas, je marche, je marche. New York c'est le monde, c'est chez moi et c'est une terre étrangère, les territoires, les peuples, tous différents."

    C'est Salah qui le dit, ce pourrait tout aussi bien être Ray, ou vous, ou moi, tant ne pas marcher dans New York est un non-sens.

    Le Doorman est une déambulation new yorkaise qu'accompagnent quelques femmes, celles qui restent à peine quelques semaines, quelques mois ou Holly qui jettera l'éponge au bout de 3 ans. Sans oublier quelques amies de toujours, telle Alma que Ray a connue alors qu'elle n'était qu'une enfant du 10 Park Avenue.

    Le Doorman est traversé de manière éphémère par les vies que Ray invente aux passants qui vont et viennent au-delà du dais ou à ceux croisés au gré de ses errances de Chinatown à Central Park et, plus durablement, par celles des résidents du 10 Park Avenue qu'il sert avec une discrétion et une prévenance exemplaires. le portier n'est-il pas aussi un veilleur ?

    Pourtant, malgré les amitiés sincères et l'effervescence de la ville, ce roman dit sans conteste une solitude

    "Quand, peu à peu, moi et New York était devenu New York et moi, j'ai senti que, sujet minuscule avalé par le monstre, il me fallait respirer, prendre des pauses. J'ai compris que si je ne voulais pas être digéré par l'énergie colossale de la ville et rejeté comme un débris par sa mécanique sans pitié, je devais me construire, ou plus exactement, me reconstruire."

    qui se frotte à d'autres solitudes, le temps de s'y réchauffer. D'ailleurs, quand ils ne sont plus là, qu'ils soient partis ou morts, les amis ne sont guère remplacés, tout au plus de nouveaux résidents, plus jeunes, viennent poser leurs cartons dans l'appartement qu'un déménagement ou un décès a libéré.

    Le Doorman consigne aussi une ville dont la transformation se confond avec celle de Ray : New York, l'autre personnage principal du roman. Au fil de 4 décennies, nous la voyons entamer sa mue. du marasme des années 1970-1980, celles de Times Square en temple de la pornographie et du nombre scandaleux de homeless, à la salubrité revendiquée des années 1990 sous la mandature de Rudy Giuliani.

    "Vue du ciel, New York était confiante, inoffensive, d'une désarmante insouciance. Je ressentis tout à coup sa vulnérabilité poignante."

    Vulnérabilité que le 11-septembre vient confirmer.
    Le chaos au dehors met alors en lumière le champ de ruines intimes qu'est la vie de Ray. Lui toujours prompt à balancer entre deux états incompatibles

    "[…] J'étais euphorique et malheureux. Plein d'espoir et sans illusion."

    prend soudain conscience qu'un changement doit advenir et qu'il lui appartient. Ce sera le retour vers sa terre natale, à 70 ans.

    "À New York j'étais chez moi. Ici c'était chez moi. New York m'appartenait mais j'appartenais à cette terre d'Afrique, j'étais son enfant."

    Madeleine Assas a fait de ce roman un album d'instantanés que j'ai pris plaisir à feuilleter. Je ne voudrais pas clore ce billet sans dire un mot de la douceur délicate de son écriture qui baigne ces vignettes d'une mélancolie palpable et fait du Doorman un moment de lecture hors du temps. Un adage dit que pour qui sait regarder, l'étonnement naît des choses les plus simples. Il en va ainsi des histoires ; les idées les plus simples font souvent les meilleurs romans. Et quand l'un d'eux m'offre une parenthèse de quelques heures en bonne compagnie à New York, ville dont Madeleine Assas a saisi toute l'ambivalence et qui me manque, je ne boude pas mon plaisir. Vous ne devriez pas bouder le vôtre.

    1er roman, lu pour la session 2021 des #68premieresfois
    https://www.calliope-petrichor.fr/2021/02/16/le-doorman-madeleine-assas-actes-su

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  • Madeleine Assas a réussi un premier roman aussi étonnant que passionnant. En suivant Ray, juif d’Algérie française, engagé comme Doorman à New York, elle nous raconte la ville qui ne dort jamais avec un œil d’une acuité exceptionnelle.

    Raymond est un vrai new-yorkais. C'est-à-dire qu'il vient...
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    Madeleine Assas a réussi un premier roman aussi étonnant que passionnant. En suivant Ray, juif d’Algérie française, engagé comme Doorman à New York, elle nous raconte la ville qui ne dort jamais avec un œil d’une acuité exceptionnelle.

    Raymond est un vrai new-yorkais. C'est-à-dire qu'il vient d'ailleurs. Il a parfaitement assimilé les codes de la grande ville pour l'avoir inlassablement arpentée avec son ami Salah. Mais aussi parce que pendant plus de trois décennies, il a été Doorman dans un building de vingt-deux étages au 10 Park Avenue.
    Son histoire a commencé sous le ciel d'Oran durant la Seconde Guerre mondiale, au moment où la police française rafle son père pour l'envoyer sur le continent. Un voyage dont il ne reviendra pas. Le petit Raymond a pourtant imaginé, quand les Américains ont débarqué, que tout allait rentrer dans l'ordre. Le garçon était loin d'imaginer qu'au début des années 1960, il lui faudrait à son tour monter dans un bateau pour Marseille, rejoindre Paris puis gagner l'Amérique. Comme beaucoup d'immigrés, il a commencé par de petits boulots, s'est retrouvé sur le marché aux poissons où il rencontre Salah qui deviendra son meilleur ami, mais surtout un guide merveilleux. Avides de découvrir leur nouveau pays, les deux jeunes hommes arpentent la ville bloc par bloc et découvrent une «ville aux multiples territoires, aux différentes langues, aux populations diverses, perpétuellement renouvelées, ville mouvante aux transformations permanentes». Une ville qui va devenir la leur.
    Raymond, devenu Ray, va alors faire une seconde rencontre, tout aussi déterminante. Hannah Belamitz va bon seulement lui proposer d'occuper la place vacante de Doorman dans son immeuble, mais également lui offrir d'y loger dans un studio du dernier étage. C’est aussi avec Hannah que Ray va se retrouver coincé dans l’ascenseur lors de la panne d'électricité du 9 novembre 1965. C’est du reste avec cet épisode marquant de la ville que Madeleine Assas choisit d'ouvrir son roman. Immobilisés dans le noir, ils tuent le temps et vont échanger un baiser. «On ne sait pas vraiment quand le baiser commence. Même espéré, même attendu, cet instant fugace est en général oublié. Je pense que c’est elle qui m'a embrassé. D'abord. Ce baiser ne fut ni le début mi la fin de quelque chose. Il s'inscrivit, à l'instar de la panne, comme un soupir, une interruption infinitésimale sur l'échelle du temps, avant que le monde ne reprenne sa course, le chaos urbain son désordre organisé et l’ascenseur, sa montée vers le dixième étage.»
    Ajoutons qu’à compter de ce jour Hannah deviendra une personne à part dans sa vie même si, fonction oblige, il reste très discret sur leurs relations tout au long des années. Une discrétion qui prévaut aussi sur sa vie privée. C’est tout juste si on fait la connaissance de ses petites amies successives comme Rivka la Polonaise ou Lindsay l'Américaine. Car on sent bien que sa famille, ce sont les habitants de l’immeuble qu’il va suivre – pour certains – jusqu’à leur mort ou, pour les enfants, jusqu’à leur envol dans la vie. Avec une tendresse particulière pour Alma.
    Un microcosme, une communauté qui nous donne à vivre et à comprendre New York de l’intérieur, notamment lorsque l’on complète le tableau avec les autres Doormen, Herman, Zacharie et les autres. Autant d’immigrés, autant de destins.
    Madeleine Assas a parfaitement réussi son projet. Ray est effectivement «le guide idoine dans la ville-monde pour raconter, à travers son regard curieux, bienveillant, et ses pérégrinations nostalgiques, notre lien entre un passé qui s’effrite inexorablement, à l’image des entrailles d’une vieille mégapole en constante transformation, et un futur incertain, perpétuellement projeté, tours de verre de nos utopies.»
    https://urlz.fr/f1HI

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  • Originaire d’Oran, Raymond (ou Ray) est portier d’un immeuble cossu de Park Avenue à New York. Pendant près de 40 ans, il ouvre la porte, annonce les arrivées, se lie d'amitiés avec les habitants du 10, devient leur confident et bien plus encore.

    « Je suis frappé par la familiarité que cette...
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    Originaire d’Oran, Raymond (ou Ray) est portier d’un immeuble cossu de Park Avenue à New York. Pendant près de 40 ans, il ouvre la porte, annonce les arrivées, se lie d'amitiés avec les habitants du 10, devient leur confident et bien plus encore.

    « Je suis frappé par la familiarité que cette femme me témoigne. (...) elle est la seule avec qui, même aux portes de l’immeuble, j’oublie que je suis le doorman, et à son service en quelque sorte. » (p 106)

    Le doorman est un roman contemplatif au fil duquel Ray partage ses souvenirs, heureux, mélancoliques et tristes. A travers son regard et au fil de ses déambulations, le lecteur voyage dans New York.

    « La beauté me faisait de nouveau oublier les angoisses et les doutes qui me torturaient souvent au crépuscule. J’étais euphorique et malheureux. Plein d'espoir et sans illusion. J’oscillais entre les deux plateaux d’une balance intraitable dont j’étais le seul maître inconstant. » (p 157)

    Ce premier roman aux aspects poétique et lyrique est très prometteur. Il faut le savourer, et l'apprécier sans précipitation. Et se laisser transporter à New York dans les souvenirs de Ray. Bon voyage littéraire !

    Sortie le 3 février 2021

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