Tim Willocks

Tim Willocks
Tim Willocks est né en 1957. Grand maître d’arts martiaux, il est aussi chirurgien, psychiatre, producteur et écrivain. Scénariste, il a travaillé avec Steven Spielberg et Michael Mann. Souvent comparé à James Ellroy ou Norman Mailer, il est l’auteur de six romans, parmi lesquels Bad City Blues (... Voir plus
Tim Willocks est né en 1957. Grand maître d’arts martiaux, il est aussi chirurgien, psychiatre, producteur et écrivain. Scénariste, il a travaillé avec Steven Spielberg et Michael Mann. Souvent comparé à James Ellroy ou Norman Mailer, il est l’auteur de six romans, parmi lesquels Bad City Blues (Éditions de L’Olivier, 1999). Il vit en Irlande.

Articles (1)

Voir tous les articles

Avis (34)

  • Couverture du livre « La mort selon Turner » de Tim Willocks aux éditions Sonatine

    Marie-Laure VANIER sur La mort selon Turner de Tim Willocks

    41° à l'ombre, ça vous dit ? Alors départ pour l'Afrique du Sud où une pauvre gamine des rues de Nyanga, township du Cap (Afrique du Sud), vient d'être renversée par une grosse voiture, un Range Rover rouge, modèle pas très courant dans le coin ! Le gars très alcoolisé qui la conduit, Dirk, ne...
    Voir plus

    41° à l'ombre, ça vous dit ? Alors départ pour l'Afrique du Sud où une pauvre gamine des rues de Nyanga, township du Cap (Afrique du Sud), vient d'être renversée par une grosse voiture, un Range Rover rouge, modèle pas très courant dans le coin ! Le gars très alcoolisé qui la conduit, Dirk, ne s'est même pas rendu compte qu'elle était au sol et qu'il lui fallait des soins de toute urgence. Non, lui n'a rien vu… En revanche, on ne peut pas tout à fait dire la même chose des autres types présents dans les voitures : Jason, Mark, Chris, Hennie, Simon. Certains d'entre eux ont vu mais préfèrent se taire car le chauffeur est le fils d'une richissime femme d'affaires du Cap-Nord, une certaine Margot Le Roux et elle ne supportera certainement pas que l'on compromette l'avenir de son fils chéri qui s'apprête à embrasser le métier d'avocat. Cette femme a tous les pouvoirs, elle fait peur. Alors, les compagnons de beuverie préfèrent se taire… Avec un peu de chance, le fils de Margot Le Roux aura tout oublié le lendemain (la gnôle à soixante degrés, c'est efficace!) et puis, il faut bien le dire, une fille des rues, malade et dénutrie, zonant dans « la capitale du meurtre du continent », tout le monde s'en fout… elle peut bien crever ! On ne va pas remettre en cause la carrière d'un futur avocat pour une pauvre fille qui n'avait qu'à ne pas fouiller les poubelles à ce moment-là !
    Oui mais… c'est sans compter sur l'arrivée d'un certain Turner, flic noir de la Crim, pro des arts martiaux et des armes à feu, qui ne va absolument RIEN laisser passer et qui décide de se rendre sur place et d'affronter celle que tout le monde craint : la fameuse Margot Le Roux. Et cette dernière fera TOUT pour empêcher l'inculpation de son fils. Elle a de l'argent donc du pouvoir. « Vous savez bien que personne n'ira en prison pour ça » souffle Mokoena, le flic local, lucide sur les magouilles qui régissent le pays. Et puis, cette Margot a sauvé la région de la faillite en découvrant dans le sol des traces de minerai de manganèse. Elle a fait creuser des mines et a sorti toute cette province de la mort économique. Elle a fait bâtir une école, des maisons, elle a créé des centaines d'emplois. « Ce sont des gens bien » ajoute Mokoena pour tenter de convaincre Turner de lâcher cette affaire qui n'aura de toute façon aucune issue. Cette femme, c'est une reine ici. Tous lui obéissent et sont à ses pieds.
    Tous sauf Turner.
    L'affrontement va être terrible.
    Alors là, je vous le dis tout net, on se retrouve dans la pire des tragédies : dans ce monde où la corruption règne, Turner a une très très haute idée de la justice. C'est sa conscience qui le mène. Et autre chose peut-être... Il ne pliera pas, ne fera aucune concession et n'écoutera que lui-même et son intime conviction. Il se mettra en tête d'arrêter le meurtrier coûte que coûte pour les quatre chefs d'accusation suivants : homicide involontaire, conduite en état d'ivresse, délit de fuite, non-assistance à personne en danger. Pas un de plus, pas un de moins. La justice. C'est tout ce qu'il veut. Il ne lâchera rien. Absolument RIEN. Mais à quel prix ? On dit parfois que le mieux est l'ennemi du bien…
    Terrible ! Je vous préviens : cette confrontation entre deux clans déterminés prêts à regarder la mort en face sans aucune crainte et dans un lieu quasi désertique - on est aux portes du désert du Kalahari - qui ressemble à l'enfer est TERRIBLE et mes mots sont faibles ! Il faut même parfois avoir l'estomac bien accroché (certaines scènes sont quasi insoutenables...) ! Quelle force, quelle violence, quelle puissance narrative ! Impressionnant ! Les analyses psychologiques des personnages sont telles que l'on comprend presque les raisons de chacun.
    Comme je vous le disais, c'est digne des grandes tragédies grecques et des plus grands westerns.
    Avec une écriture coup de poing et un rythme haletant…
    Du bon, du très bon même !

    LIRE AU LIT le blog

  • Couverture du livre « La religion » de Tim Willocks aux éditions Pocket

    Christophe GENTY sur La religion de Tim Willocks

    Un chef d'oeuvre addictif et une histoire que l'on est pas prêt d'oublier !

    Un chef d'oeuvre addictif et une histoire que l'on est pas prêt d'oublier !

  • Couverture du livre « La mort selon Turner » de Tim Willocks aux éditions Sonatine

    L'atelier de Litote lalitote sur La mort selon Turner de Tim Willocks

    Un scénario en trois actes digne des plus grands westerns transposé en Afrique du Sud, avec toute l’histoire de ce pays qui même sortit de l’apartheid continue à vivre avec ce lourd passé et un présent à peine esquissé. Turner est notre empêcheur de tourner en rond, il est le justicier fait...
    Voir plus

    Un scénario en trois actes digne des plus grands westerns transposé en Afrique du Sud, avec toute l’histoire de ce pays qui même sortit de l’apartheid continue à vivre avec ce lourd passé et un présent à peine esquissé. Turner est notre empêcheur de tourner en rond, il est le justicier fait homme, policier incorruptible, il mènera sa mission jusqu’au bout peut importe les conséquences, il reste droit dans sa ligne de conduite et intransigeant. Il part du Cap pour retrouver et arrêter l’assassin d’une jeune femme, SDF prise en étau entre un container de poubelles et un 4x4. Le conducteur était complètement saoul et ne se souvient plus de rien. Ce jeune Afrikaner appartient à une famille ayant fait fortune dans les mines de manganèse, c’est sa mère Margot Le Roux qui gère d’une main de fer l’entreprise, les mineurs, la région et même la Police locale. Et ce que Margot veut, Margot l’obtient… elle mettra tout en œuvre pour sauver son fils d’une inculpation avec l’aide de son compagnon Hennie et de Simon son chef de la sécurité. Deux camps vont s’opposer, on assiste à des confrontations écrites comme des duels où la valeur et la force des personnages est évaluées, chacun d’entre eux persuadés de détenir la vérité et aucun ne déviera d’un iota sa position.



    Le personnage de Turner porte littéralement cette œuvre épique, même si on ne sait pas grand-chose sur lui, on sait qu’il est noir, pratique les arts martiaux (tient comme son auteur, il n’y a pas de coïncidence) il sait garder son calme en toute circonstance et mettre à genoux du bout des doigts ses ennemis. Un véritable maître zen qui nous montrera de quoi il est capable lorsqu’il s’agit de survie en plein désert. Sa force intérieure ne peut qu’entraîner empathie et admiration.



    Ce thriller est féroce et très rapidement, nous voilà pris à compter les morts, le sang coule, la poussière l’absorbe et le soleil le fait craqueler. Les pages se tournent à un rythme endiablé sur des moments de suspense intense. Les descriptions deviennent de plus en plus gore, on rentre dans des détails quasi graphiques un peu comme dans The Religion avec Tannhauser. On en apprend beaucoup sur les différents styles d’armes à feu, de couteaux de chasse, techniques de survie etc. J’ai aussi beaucoup aimé l’authenticité des paysages désertiques, moi aussi j’avais envie de brancher la clim. On se dirige imperceptiblement vers un final inoubliable. J’espère pouvoir lire encore la plume de Tim Willocks et si Turner y apparaît encore cela ne sera pas pour me déplaire parce que bon, quel homme ! Bonne lecture.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !