Tim Willocks

Tim Willocks
Tim Willocks est né en 1957. Grand maître d’arts martiaux, il est aussi chirurgien, psychiatre, producteur et écrivain. Scénariste, il a travaillé avec Steven Spielberg et Michael Mann. Souvent comparé à James Ellroy ou Norman Mailer, il est l’auteur de six romans, parmi lesquels Bad City Blues (... Voir plus
Tim Willocks est né en 1957. Grand maître d’arts martiaux, il est aussi chirurgien, psychiatre, producteur et écrivain. Scénariste, il a travaillé avec Steven Spielberg et Michael Mann. Souvent comparé à James Ellroy ou Norman Mailer, il est l’auteur de six romans, parmi lesquels Bad City Blues (Éditions de L’Olivier, 1999). Il vit en Irlande.

Articles en lien avec Tim Willocks (1)

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « La mort selon Turner » de Tim Willocks aux éditions Sonatine

    Anita Millot sur La mort selon Turner de Tim Willocks

    Le Cap, Afrique du Sud. Après une soirée trop arrosée, Dirk, un gosse de riche parti en week-end avec des copains rugbymen, écrase en marche arrière une adolescente noire contre un container poubelle. Complètement ivre, il n’en garde aucun souvenir. Jason, son ami gay et Hennie son beau-père -...
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    Le Cap, Afrique du Sud. Après une soirée trop arrosée, Dirk, un gosse de riche parti en week-end avec des copains rugbymen, écrase en marche arrière une adolescente noire contre un container poubelle. Complètement ivre, il n’en garde aucun souvenir. Jason, son ami gay et Hennie son beau-père - qui joue également le rôle de “baby sitter” auprès des jeunes adultes - détalent au lieu de venir en aide à la jeune fille qui agonise.
    Turner, un flic noir aux yeux verts va prendre l’affaire en charge, profondément ému devant le corps sans vie, atrocement supplicié et bouleversé par ce manque total d’empathie des coupables. Policier efficace, il n’hésite pas une seconde à donner de sa personne dans les quartiers les plus misérables, contrairement à son collègue blanc, Venter, qui a bien du mal à dissimuler la jalousie et l’aversion éprouvées à son égard.
    Ce zèle ne sera pas du goût de Margot Le Roux, la mère de Dirk, qui refuse que la carrière d’avocat de son fils nouvellement diplômé puisse être remise en cause. Elle est prête à tout pour éviter un procès, même le pire. S’engage alors une lutte sans merci entre les divers protagonistes … Plutôt que d’accepter les conséquences d’un homicide involontaire aggravé par un délit de fuite et de non assistance à personne en danger. Plutôt que de s’en remettre à la justice sud africaine.
    Un roman particulièrement prenant qu’on n’a pas envie de lâcher avant son épilogue, tant son auteur a le chic pour nous tenir en haleine ! Percutant et captivant !

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    Couverture du livre « La religion » de Tim Willocks aux éditions Pocket

    Lisa_D sur La religion de Tim Willocks

    L’Iliade maltaise

    La Religion, c’est l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Installés à Malte depuis 1530, ils harcèlent les bateaux ottomans en Méditerranée. C’est ainsi qu’en 1565, Soliman le Magnifique décide d’envoyer son armée contre l’île. Démarre alors « le Grand Siège »,...
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    L’Iliade maltaise

    La Religion, c’est l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Installés à Malte depuis 1530, ils harcèlent les bateaux ottomans en Méditerranée. C’est ainsi qu’en 1565, Soliman le Magnifique décide d’envoyer son armée contre l’île. Démarre alors « le Grand Siège », quatre mois durant lesquels 10 000 chrétiens (500 chevaliers, 2500 soldats, 7000 insulaires) vont résister à une armée turque trois fois supérieure en nombre avant de recevoir des renforts.
    C’est dans ce contexte historique que Matthias Tannhauser, mercenaire et marchand d’armes, se retrouve sur l’île pour aider une comtesse française, Carla de la Penautier, à la recherche de son fils qu’elle a abandonné douze ans plus tôt. Au même moment, la papauté y envoie un inquisiteur afin qu’il intègre les rangs de l’ordre et en prenne le contrôle.

    850 pages qui ne se survolent pas. On suit les différentes batailles du siège parallèlement aux intrigues politiques, contexte dans lequel se débattent les personnages. Cet ouvrage est vraiment d’une intensité, c’est une épopée dantesque, c’est un monument !
    Une intensité que j’ai hâte de retrouver dans la suite des aventures de Matthias Tannhauser, Les douze enfants de Paris !

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    Couverture du livre « La mort selon Turner » de Tim Willocks aux éditions Sonatine

    isav sur La mort selon Turner de Tim Willocks

    C’est en Afrique du Sud que nous conduit ce polar de Tim Willocks, des ghettos du Cap au Sud, aux déserts de sel de Langkopf au Nord. Une traversée du pays de la Soif, sous une chaleur écrasante, à la recherche du meurtrier d’une jeune fille des rues, écrasée devant un bar de nuit, contre un...
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    C’est en Afrique du Sud que nous conduit ce polar de Tim Willocks, des ghettos du Cap au Sud, aux déserts de sel de Langkopf au Nord. Une traversée du pays de la Soif, sous une chaleur écrasante, à la recherche du meurtrier d’une jeune fille des rues, écrasée devant un bar de nuit, contre un container à poubelles.
    L’adjudant Turner, un flic d’origine Zoulou, profondément intègre mais totalement incontrôlable, entre en guerre avec une riche propriétaire de mines de manganèse, qui exerce une emprise totale sur les institutions et l’économie locales. Et cette lutte de personnalités se transforme en un combat contre l’injustice et l’inégalité raciale, dans un pays où l’apartheid a laissé de profondes blessures.
    Ancien soldat, inspiré par la sagesse chinoise, Turner est un personnage hors du commun, qui sous des apparences de calme maîtrisé, possède une violence intérieure qui le submerge et terrorise ses adversaires.
    Un polar où les affrontements prennent l’allure d’un western moderne et qui s’achève en apothéose, dans la chaleur, le sel et le sang.
    Grandiose !

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    Couverture du livre « Doglands » de Tim Willocks aux éditions Pocket

    NADIA D'ANTONIO sur Doglands de Tim Willocks

    Avec ce titre de « Doglands » de Tim Willocks, son cinquième roman, malgré sa catégorie dans le roman jeunesse, j'ai été tentée de le lire : un chien, (un lévrier) « Furgul » … ma foi, à la lecture de la quatrième de couverture (elle m'est souvent utile), mon choix a été définitif.
    Le livre...
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    Avec ce titre de « Doglands » de Tim Willocks, son cinquième roman, malgré sa catégorie dans le roman jeunesse, j'ai été tentée de le lire : un chien, (un lévrier) « Furgul » … ma foi, à la lecture de la quatrième de couverture (elle m'est souvent utile), mon choix a été définitif.
    Le livre débute avec l'épigraphe suivante :
    « Les Doglands sont partout et nulle part
    Parce que les chiens sont partout et nulle part
    Ils vivent dans un monde qu'ils ne dirigent pas
    Mais parfois
    Suivant le souffle des vents
    Un chien se met à courir…
    Voici son histoire... »
    Dans ces "Doglands", les chiens « voient en rêve depuis l'aube des temps ». Cela fait penser à : « Il était une fois… un chien nommé Furgul » (qui signifie ici « Brave »), né de Keeva, un lévrier, dans l'abominable Fosse Dedbone. Cette fosse, hélas, était un élevage où les conditions de vie de ces pauvres « bêtes » n'étaient certainement pas des plus agréables, loin de là. J'ai pensé que je risquais de ne « pas tenir le coup » car il m'est arrivé d'abandonner des livres où les animaux n'étaient pas des plus heureux mais j'ai tenté de poursuivre d'autant plus que cet ouvrage est également destiné à la jeunesse, alors pourquoi pas moi ? Et puis il y a des choses qu'il faut lire et ne pas faire l'autruche ni se voiler la face.
    J'ai donc bien accroché mon cœur et c'était parti.
    J'ai d'ailleurs bien fait car j'y ai vu des chiens qui parlent !? Mais, oui il y a un « mais » : Furgul n'était pas un chien de pure race car son père n'était pas un lévrier. Sa mère lui demanda alors de fuir en compagnie de ses sœurs et on se dit : « cours Furgul, cours ! »
    Avec ce roman d'aventures mais aussi un récit initiatique, c'est un combat de chaque instant où l'action ne manque pas. Bien entendu, rien de crédible puisque c'est plutôt un conte (ou qui sait, peut-être une sorte de western ?).
    On suit à toute allure l'épopée de notre cher Furgul où on trouve tout de même une certaine poésie et beaucoup d'humour, heureusement. En effet, on pleure mais on rit aussi, fallait le faire !
    En regardant les humains, les chiens nous font ressentir leurs sentiments – leurs jugements…
    Évidemment, on ne manque pas de penser à cette satanée maltraitance animale (finira-t-elle un jour ?).
    Dans cette quête vers la liberté, c'est « un bel hommage à la race canine, soumise à la folie des hommes » (lu il y longtemps dans un article de presse et noté dans mon ébauche de chronique de l'époque).
    #Tim Willocks, ancien médecin psychiatre et grand écrivain anglais (son premier roman « Bad City Blues » a été adapté au cinéma – puis il y a eu entre autres « La Religion » et ne pas oublier que « La Mort selon Turner » publié en 2018, a reçu le Prix le Point du Polar Européen remis au cours de la quinzième édition des « Quais du Polar), a avoué qu'il avait écrit cet ouvrage en pensant à son chien « Feargal » qu'il avait réussi à sauver de la fourrière où, qui sait ce qui aurait pu lui arriver…
    En conclusion, autant je n'ai pas réussi à reprendre certaines lectures « animalières » comme « Cheval de guerre » de Michael Morpurgo (ce livre m'attend toujours), autant j'ai pu lire jusqu'à la fin #Doglands que j'ai trouvé bouleversant et si juste car ils sont bien malins ces chiens !
    Est-ce parce cela parle de chiens, nos chers compagnons à quatre pattes et aux nombreux abandons que l'on connaît de la part des « maîtres » inconscients et assassins ? Entièrement dévouée à la cause animale, adolescente ou pas, je ne peux que recommander ce livre paru en 2012 aux #EditionsSyros (ça fait un bail mais peu importe car c'est toujours, hélas, d'actualité).
    Et pourquoi ne pas finir sur les dernières lignes d'espoir ?
    « Et Furgul était parti.
    Et malgré sa tristesse, Keeva était heureuse.
    Car elle savait que Furgul courait vers le lieu qui lui appartenait.
    Là où les chiens pourraient toujours le trouver.
    Nulle part et partout.
    Courant, toujours, avec les vents.
    Dans les Doglands. »
    Nota : l'excellente traduction de #Benjamin Legrand : on ne cite pas assez souvent les traducteurs.