Tanguy Viel

Tanguy Viel
Tanguy Viel est né à Brest en 1973. La Disparition de Jim Sullivan, son sixième roman, est paru en 2013.
Tanguy Viel est né à Brest en 1973. La Disparition de Jim Sullivan, son sixième roman, est paru en 2013.

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Avis (81)

  • Couverture du livre « Article 353 du code pénal » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    0.15

    Sophie Gauthier sur Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

    Un bateau s'éloigne laissant derrière lui un homme à la mer. Ainsi meurt, au large de Brest, Antoine Lazenec, promoteur véreux. Ainsi, devant le juge d'instruction, se retrouve Martial Kermeur. L'homme raconte. L'arsenal qui licencie, la presqu'île qui agonise, l'attente de la prime de...
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    Un bateau s'éloigne laissant derrière lui un homme à la mer. Ainsi meurt, au large de Brest, Antoine Lazenec, promoteur véreux. Ainsi, devant le juge d'instruction, se retrouve Martial Kermeur. L'homme raconte. L'arsenal qui licencie, la presqu'île qui agonise, l'attente de la prime de licenciement, le rêve d'un bateau à lui, l'argent pour vivre, le désespoir et la honte.

    Le flot tempétueux de paroles déborde le bureau du juge, remonte le fil du temps, charrie les rochers de défaites individuelles, sociales et politiques. Le monologue tente de brasser le chaos pour extraire une cohérence dans l'enchaînement des évènements. Tout se passe comme si la parole était capable, pour Martial, de libérer un sens, comme si cet habituel taiseux renouait avec le langage afin d'organiser sa pensée et de donner à comprendre. Si bien que le récit s'accidente aux rochers de la syntaxe, les séquences s'imbriquent, divergent, retournent sur elles-mêmes, prennent une expansion torrentueuse en se fractionnant aux écueils de la ponctuation. C'est impressionnant de maîtrise et de force ! Tant de thématiques actuelles y sont agitées que le roman de Tanguy Viel devient une sorte de creuset dans lequel on peut puiser matière à s'émouvoir, à réfléchir, à se révolter, à compatir...

    Tout cela je l'ai apprécié et admiré. Ma réserve est en quelque sorte "technique" : cette écriture singulière n'est pas de celles qui me font vibrer. J'en reconnais la force et la virtuosité mais ma lecture en a été entravée. Comme si je ne parvenais pas à trouver mon chemin dans ce flux. Ce n'est pas un rendez-vous manqué car je sais que l'effet restera le même lors d'une relecture. Je crois que c'est tout simplement une incompatibilité entre cette écriture et la lectrice que je suis.git sta

  • Couverture du livre « Article 353 du code pénal » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    0.25

    Valerie Brzechwa sur Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

    Un très bon roman a la fin surprenante qui nous interroge sur nos propres limites et sur ce que nous aurions fait dans cette situation avec une quasi évidence : sans doute la même chose !
    Une histoire simple d'escroquerie assez ordinaire mais avec ceci de particulier ,l'escroc reste au beau...
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    Un très bon roman a la fin surprenante qui nous interroge sur nos propres limites et sur ce que nous aurions fait dans cette situation avec une quasi évidence : sans doute la même chose !
    Une histoire simple d'escroquerie assez ordinaire mais avec ceci de particulier ,l'escroc reste au beau milieu de la scène et pavane presque sans l'ombre d'une culpabilité ; Au fil du récit l'auteur nous permet d'explorer les tenants et les aboutissants d'un fait divers qui nous touche de prés puisqu'il nous renvoie a cette idée simple de transfert largement possible avec le protagoniste principal .
    La fin est tout simplement "délicieuse" !!git sta

  • Couverture du livre « Article 353 du code pénal » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    0.25

    Christophe CORRE sur Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

    L'histoire se déroule dans un village du Finistère nord dans les années 1990. À cause d'une arnaque immobilière, Martial Kermeur (ancien ouvrier de l'arsenal de Brest) a tout perdu : son épouse, la garde de son fils Erwan, un vieil ami, sa prime de licenciement... Durant une partie de pêche en...
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    L'histoire se déroule dans un village du Finistère nord dans les années 1990. À cause d'une arnaque immobilière, Martial Kermeur (ancien ouvrier de l'arsenal de Brest) a tout perdu : son épouse, la garde de son fils Erwan, un vieil ami, sa prime de licenciement... Durant une partie de pêche en mer il décide donc de jeter à l'eau Antoine Lazenec, un promoteur immobilier. Ce dernier se noie. Martial est alors arrêté par la police.
    Kermeur, bouleversé, livre au juge qui l'auditionne une analyse fine des circonstances et des éventements qui l'ont poussé à ce passage à l'acte. Kermeur considère l'homme de loi comme une sorte de "confident", de psychologue ce qui lui permet de se mettre en confiance et de faire ainsi toute la lumière sur cette histoire.

    Dans ce récit, le lecteur s'identifie très vite au juge, personnage relativement effacé qui écoute avec une grande attention la déposition du prévenu. Ses propos et ses rares réactions nous sont fournis par Kermeur. Le lecteur endosse alors le rôle de juge et tente de se faire son intime conviction comme le recommande l’article 353 du code pénal.

    LIEN Internet article 353 (site de Legifrance.gouv.fr) :
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.doidArticle=LEGIARTI000024461707&cidTexte=LEGITEXT000006071154

    Ce livre est une réussite.

    Un face à face captivant où l'intime conviction joue un rôle capital.git sta

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