Tanguy Viel

Tanguy Viel
Tanguy Viel est né à Brest en 1973. La Disparition de Jim Sullivan, son sixième roman, est paru en 2013.

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Avis (88)

  • Couverture du livre « L'absolue perfection du crime » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    Parisienne sur L'absolue perfection du crime de Tanguy Viel

    Un style sec et nerveux et si intelligent. Un livre à ne pas lâcher.

    Un style sec et nerveux et si intelligent. Un livre à ne pas lâcher.

  • Couverture du livre « Le Black Note » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    Dominique JOUANNE sur Le Black Note de Tanguy Viel

    "Le Black Note" est le premier roman publié par Tanguy Viel, auteur de Paris-Brest, Article 353 du Code Pénal, etc.) par lequel il nous plonge dans l’univers de personnes marquées par la fatigue et le sentiment de l’échec.
    Le titre « Le Black Note » fait référence à ‘Blue Note records’, le...
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    "Le Black Note" est le premier roman publié par Tanguy Viel, auteur de Paris-Brest, Article 353 du Code Pénal, etc.) par lequel il nous plonge dans l’univers de personnes marquées par la fatigue et le sentiment de l’échec.
    Le titre « Le Black Note » fait référence à ‘Blue Note records’, le label que John Coltrane a rejoint fin de l’année 56.

    C’est l’histoire de 4 musiciens de jazz.
    A l’exception du narrateur (le trompettiste) qui n’a pas de surnom parce qu’il ne joue pas de piano, deux ont été baptisés 'Jimmy' et 'Elvin', clin d’œil au ‘classic quartet’ fondé par Coltrane (Jimmy Garrison /Bass et Elvin Jones/Batterie) et 'John' pour le 3eme, en référence à Coltrane.
    « Et il (Paul alias John) s’entrainait à reprendre les morceaux de Coltrane, il espérait qu’un jour on les jouerait devant le public, en concert, qu’un jour on serait assez frais pour faire un concert. Mais à cause de moi, disait Jimmy, ça resterait toujours impossible, parce qu’on ne reprend pas le quartette de Coltrane avec une trompette, mais avec un piano. John me demandait de me mettre au piano, il disait que si je me mettais au piano ils pourraient me surnommer Thelonious, comme Thelonious Monk. Mais en tant que trompettiste, me disait John, décidément t’appeler Miles c’est impossible … Ils n’ont jamais voulu m’appeler Miles comme Miles Davis, ni Monk comme Monk Thelonious. »

    Ces 4 jeunes provinciaux de bord de mer rêvent de succès et se défoncent beaucoup. Ils habiteront ensemble, une maison sur une toute petite île, qu'ils appelleront le Black Note.. Cette maison brûlera entrainant la mort de Paul. Paul (alias John) était le meneur de la bande. Le récit, concentré sur les circonstances de cet accident, est traduit par un monologue en perpétuelle tension, le monologue du trompettiste au cerveau dérangé et que Tanguy Viel va radiographier. La plume de Tanguy Viel va dessiner la personnalité disjonctée du narrateur en hachurant ses phrases, en accumulant des répétitions, des répétitions épinglant ainsi l’indécision et l’incapacité de dire la vérité, cette terrible vérité enfermée dans le narrateur qui lui-même évolue dans un lieu restreint qu’on imagine être un hôpital psychiatrique sans que jamais ce ne soit dit. Les âmes peuplent son esprit… Visibles et invisibles. Il raconte l’histoire du groupe. Il sait. Il se tait. Il ment. Il ne dira jamais. Il racontera tout. Une histoire dans laquelle les 4 garçons liés par l’amour du jazz et par le projet commun de devenir célèbres, d’enfin vivre pour de bon, se seront aimés, détestés, agacés, griffés et écorchés, enfoncés dans l’alcool et la cocaïne. Tanguy Viel, comme une marque de fabrique, fait miroiter un ascenseur social qui restera portes fermées pour des personnages enlisés.

    Avec une écriture déliée, simple, incisive et un rythme soutenu, ce livre a connu un succès phénoménal tout à fait mérité. Tanguy Viel photographie, filme en zoomant, colore, estompe, incise, aime entrainer le lecteur dans des décors resserrés où on s’englue. Des phrases qui ont commencé à m’entortiller jusqu’à me ligoter au livre, lu d’une traite, en écoutant Coltrane. En écoutant Coltrane, bon sang, je l’ai bien entendu le piano de McCoy Tyner…

    « … comme les musiciens du quartette de Coltrane, comme les vrais des années 60, ils ne peuvent pas être amis, parce qu’amis on peut se fâcher, et plus rien n’est jamais comme avant, et on s’oublie. Il y a toujours la brouille qui peut avoir lieu, entre amis mais pas entre frères. Entre frères, on peut se tuer même, mais toujours il y a quelque chose qui résiste, on ne se quitte pas, jamais. Voilà la vérité sur nous dans mon idée… Même morts, on se surprend encore à s’aimer. Ce n’est pas un fantôme dans ma chambre, debout sur la fenêtre. … C’est seulement un homme mort qui me salue, ça n’a rien à voir. »

  • Couverture du livre « Article 353 du code pénal » de Tanguy Viel aux éditions Minuit

    Musemania sur Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

    Le lecteur se retrouve plongé dans un huit-clos entre deux hommes que tout oppose : Kremeur, ruiné à la suite de l’arnaque immobilière de Lazenec et un juge qui doit l’entendre suite au meurtre commis. On revient petit à petit sur la genèse qui a mené à ce drame. Il est facile de s’attacher au...
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    Le lecteur se retrouve plongé dans un huit-clos entre deux hommes que tout oppose : Kremeur, ruiné à la suite de l’arnaque immobilière de Lazenec et un juge qui doit l’entendre suite au meurtre commis. On revient petit à petit sur la genèse qui a mené à ce drame. Il est facile de s’attacher au personnage principal, paumé par de nombreuses « tuiles » survenues dans sa vie.

    En tant que juriste, le titre me parlait et cela faisait un petit temps que je voulais lire ce livre, assez court (174 pages) mais suffisant. Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre par son aspect très réaliste d'une histoire somme toute banale qui peut arriver à n’importe qui. Toutefois, je n’ai pas vraiment aimé le style d’écriture car les phrases sont très (trop) longues à mon goût. A côté de ça, l’auteur m’a donné envie de découvrir sa ville natale de Brest de par ses descriptions.

    Malgré les nombreuses critiques élogieuses récoltées par ce roman, il n’est pas un de mes coups de cœur de 2017.

    Chronique complète : http://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/01/article-353-du-code-penal-de-tanguy.html

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