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Salome Kiner

Salome Kiner

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Grande couronne » de Salome Kiner aux éditions Christian Bourgois

    Passemoilelivre sur Grande couronne de Salome Kiner

    Une famille ordinaire en banlieue parisienne qui se désagrège par le départ du père et une mère fragile qui a beaucoup de mal à assumer la nouvelle situation, c’est le cadre de vie de la jeune fille de quatorze ans qui constitue la colonne vertébrale de ce roman dur, direct et à fleur de peau....
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    Une famille ordinaire en banlieue parisienne qui se désagrège par le départ du père et une mère fragile qui a beaucoup de mal à assumer la nouvelle situation, c’est le cadre de vie de la jeune fille de quatorze ans qui constitue la colonne vertébrale de ce roman dur, direct et à fleur de peau. L’aînée Rachel, 18 ans abandonne le foyer, les deux jeunes garçons, dont un handicapé ont besoin qu’on s’occupent d’eux et la jeune fille se sentant responsable du maintien de la cohésion familiale seconde sa mère défaillante tout en essayant de rester une collégienne normale avec ses envies et ses rêves. Tout cela n’est pas facile et elle cède aux sirènes du réseau Magritte qui lui permettent d’accéder à des vêtements de marque et de découvrir de façon frontale et brutale une sexualité plus contrainte que désirée. Les mots crus dévoilent une désinvolture apparente de l’adolescente dans ses relations avec les « zguègues » qui est adoucie par un humour rendant l’atmosphère plus supportable. Un roman abrupt dans les scènes de sexe, qui décrit néanmoins un univers social de façon très réaliste.

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    Couverture du livre « Grande couronne » de Salome Kiner aux éditions Christian Bourgois

    Rose Chambon sur Grande couronne de Salome Kiner

    J'ai découvert ce livre et cette autrice grâce à l'intime festival de Namur.
    C'est un premier livre et l'autrice est une journaliste fort sympathique qui a su défendre son livre.
    Il est, ici, question d'une jeune adolescente des années 2000, elle ne vit ni très bien l'adolescence, ni très bien...
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    J'ai découvert ce livre et cette autrice grâce à l'intime festival de Namur.
    C'est un premier livre et l'autrice est une journaliste fort sympathique qui a su défendre son livre.
    Il est, ici, question d'une jeune adolescente des années 2000, elle ne vit ni très bien l'adolescence, ni très bien la séparation de ses parents et la "disparition" des parents en qualité de représentation adulte solide.
    Rien de de ce qui est décrit n'est impossible, tout est plausible et si j'osais, je dirais "so what ?". Effectivement, on entre dans la prostitution des adolescentes, dans les affres de la drogue, dans la banalisation du consumérisme mais j'ai suivi les personnages un peu "de loin" comme dans un reportage.
    Le choix de ne pas livrer le nom de notre "héroïne" a pu jouer dans ce détachement qui m'a dérangé.
    Le livre est bien écrit, l'histoire est cohérente et intéressante mais il m'a manqué quelque chose de fondamental pour basculer.

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    Couverture du livre « Grande couronne » de Salome Kiner aux éditions Christian Bourgois

    Chantal YVENOU sur Grande couronne de Salome Kiner

    Elle a quatorze ans, une mère dont la dépression ne s’arrange pas lorsque le père les quitte, une soeur rebelle, deux frères, l’un obsédé par la guerre et l’autre handicapé.
    Mais ce qui lui pèse le plus, ce sont les habitudes de consommation de la mère, qui refuse de tomber dans les pièges...
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    Elle a quatorze ans, une mère dont la dépression ne s’arrange pas lorsque le père les quitte, une soeur rebelle, deux frères, l’un obsédé par la guerre et l’autre handicapé.
    Mais ce qui lui pèse le plus, ce sont les habitudes de consommation de la mère, qui refuse de tomber dans les pièges grossiers posés sur sa route dans les rayons des magasins (et en 1990, c’est moins tendance qu’en 2020, et carrément craignos de s’exhiber avec des sous-marques, qu’elles concernent des vêtements ou des compotes).
    Comment réaliser ses rêves de Reebock, ou de sac Vialhero ? C’est Nelly, une fille du collège qui lui propose de se faire de l’argent de poche facile : elle intègre le réseau Magritte…

    L’histoire met mal à l’aise, les mots sont crus, émis par une gamine de quatorze ans pour décrire ce qu’elle vit au quotidien auprès des « zguègues » qui la reçoivent dans leur voiture le temps d’une gâterie ! Et la désinvolture apparente de l’adolescente est édifiante. Et pourtant il y a derrière le récit explicite, un art de manier l’humour qui détend un peu l’atmosphère glauque du roman.

    Cependant, même si elles ont un sens dans l’histoire, les scènes de sexe sont un peu trop insistantes, et il existe une certaine complaisance à en rajouter.

    Avis mitigé donc pour ce roman qui a malgré tout de dénoncer la prostitution adolescente.

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    Couverture du livre « Grande couronne » de Salome Kiner aux éditions Christian Bourgois

    ines.morin sur Grande couronne de Salome Kiner

    Explorateurs de la rentrée littéraire 2021

    Comment parler d’un sujet grave en nous laissant le sourire aux lèvres? C’est l’exploit qu’a réussit Salomé Kiner. Son premier roman, « Grande couronne », malgré le ton très noir, nous séduit par sa fraîcheur et son humour.

    Dans la grande...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2021

    Comment parler d’un sujet grave en nous laissant le sourire aux lèvres? C’est l’exploit qu’a réussit Salomé Kiner. Son premier roman, « Grande couronne », malgré le ton très noir, nous séduit par sa fraîcheur et son humour.

    Dans la grande couronne de Paris, dans les années 1990, on rencontre une adolescente qui est en proie aux malheurs de son âge, petits et plus grands. Par sa plume acérée, Salomé Kiner parvient à nous immerger totalement dans la vie de cette héroïne. Pour son plus grand malheur, ses parents refusent de lui acheter des marques. Se sentant mise à l’écart, elle décide d’agir pour trouver un moyen de gagner de l’argent de poche et entre dans un réseau qui propose aux adolescentes d’être rémunérées en échange de faveurs sexuelles. Sujet glacial, abordé par le point de vue de cette adolescente un peu perdue, qui va faire ses premières découvertes sexuelles dans ce contexte.
    Le ton choisi est absolument génial. Cette héroïne est pleine de vie et fait face courageusement aux problèmes qu’elle rencontre avec les moyens qu’elle possède.
    Non seulement elle doit gérer sa participation dans ce réseau, les mésaventures qui en découlent et les pensées qui surgissent après les rencontres qu’elle fait dans ce cadre, mais elle fait face en plus à une situation familiale compliquée: elle fait partie d’une famille nombreuse de quatre enfants. Le père, ayant fait une nouvelle rencontre, part de la maison familiale. La mère se retrouve en dépression totale et notre héroïne doit gérer le quotidien, entre sa soeur aînée en pleine crise de rébellion et ses deux petits frères, dont l’un est handicapé mental.
    L’héroïne doit ainsi jouer le rôle de mère de famille alors qu’elle n’est elle-même qu’une enfant et que ce qui lui importe le plus est d’acheter ces produits de marque qui la rendront désirée, acceptée, intégrée, ce qu’on désire tous à l’âge adolescent.

    Le ton est cru, le vocabulaire également. On peut passer du rire aux larmes, d’une scène d’une brutalité inouïe - racontée de ce ton d’adolescente qui n’a pas conscience de la gravité de la situation et qui arrive à ajouter sa touche d’humour et son regard original sur le monde - à un quotidien banal, aux petites aventures de la vie de tous les jours. Par exemple, sa première mésaventure dans ce réseau va s’avérer être une tentative de viol: et malgré le fait que l’héroïne sait que ce ce qui s’est passé est grave, elle poursuit son chemin et relativise, sans oublier, tout ce qui se passe. En comptant le nombre de services sexuels qui lui permettront de s’acheter tel ou tel objet ou vêtement de marque.

    L’adolescente va vite se rapprocher d’une comparse du réseau, Chanelle. Une référence à la marque, probablement: Chanelle est un personnage également haut en couleur.
    Salomé Kiner réussit à introduire de la beauté au milieu d’actes absolument gravissimes et innommables. Ainsi, à la fin du roman, on peut assister à une conversion entre les deux jeunes filles, où Chanelle parle de sa vie quotidienne d’un ton tout à fait normal, de sa vie amoureuse, de ses envies de futur alors que son copain l’utilise pour faire des vidéos pornographiques.

    Ceci est également un élément central du roman, les envies de futur de l’héroïne. L’envie de partir, l’envie d’un avenir meilleur. Pourtant, sa vie n’est pas désastreuse. Mais elle possède une envie profonde, une grande sensibilité, et un regard absolument unique sur le monde qui l’entoure. Son cynisme et son sarcasme nous désarçonnent, nous touchent, nous font frémir et sourire.

    En bref, un roman que j’ai adoré découvrir, extrêmement original, mêlant horreur et beauté, sensibilité, humour et vie quotidienne déprimante. Le livre se dévore et nous replonge dans ces années 1990, passé pas si lointain mais qui nous paraît presque un autre monde quand nous nous remémorons ce temps-là, avec cette technologie moindre, cette atmosphère différente. Salomé Kiner parvient de manière remarquable à nous immerger dans cette histoire et dans ses couleurs spécifiques. Ses textes sont très forts et extrêmement imagés, profonds sous le ton narratif parfois naïf, parfois désabusé et triste, parfois heureux ou amoureux. On en voit de toutes les couleurs et on suit les péripéties de cette héroïne, cette quête de soi, ces expérimentations qui vont chercher les limites qui nous caractérisent tous à cette période de la vie. Avis de la page 100, Explorateurs de la rentrée littéraire 2021

    J’ai été tout de suite entraînée par le ton de ce livre. Le style d’écriture, rythmé et plein de fraîcheur, sans être caricatural, nous replonge dans notre adolescence et dans les années 90.
    L’héroïne nous emmène avec elle entre les problèmes légers de cette période de vie, où le plus important est de paraître et de s’intégrer, et les drames de son quotidien, la vie de sa mère, femme au foyer qui élève ses quatre enfants tandis que le père décide de s’en aller. Le livre bascule dans la brutalité assez rapidement, quand l’héroïne décide de vivre ses premières expériences sexuelles pour avoir de l’argent de poche. Malgré la noirceur, la
    violence et la gravité de la situation, l’auteure parvient à garder ce style qui raconte cette histoire avec humour et légèreté.

Bibliographie de Salome Kiner (1)

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