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Pierre Loti

Pierre Loti
Pierre Loti de son nom Louis Marie Julien Viaud (1850, Rochefort-1923, Hendaye) a mené une double carrière, celles d'officier de marine et d'écrivain. En 1870, année du décès de son père, il prend la mer comme aspirant de première classe et participe sur une corvette de la marine à la guerre cont... Voir plus
Pierre Loti de son nom Louis Marie Julien Viaud (1850, Rochefort-1923, Hendaye) a mené une double carrière, celles d'officier de marine et d'écrivain. En 1870, année du décès de son père, il prend la mer comme aspirant de première classe et participe sur une corvette de la marine à la guerre contre l'Allemagne. Il exerce cette fonction pendant quarante ans et voyage ainsi à travers le monde. De Tahiti à l'Extrême-Orient, en passant par l'Afrique du Nord et la Turquie – le pays adoré, les pays traversés servent de cadres à ses intrigues romanesques. Il est élu à l'Académie française le 21 mai 1891. Pierre Loti s'affirme comme le plus grand écrivain exotique. Il est l'auteur entre autres de : Aziyadé et Pêcheur d'Islande, Matelot (édit. La Découvrance).

Avis sur cet auteur (17)

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    Couverture du livre « Japoneries d'automne » de Pierre Loti aux éditions Omnia

    LALIE.01 sur Japoneries d'automne de Pierre Loti

    Un écrivain français, Pierre Loti (1850-1923), connu pour ses voyages, a été en même temps, officier de marine et a parcouru le monde : un écrivain – voyageur.

    Il a écrit de très nombreux ouvrages et il m'a suffi de piocher dans ce que je possède de lui pour prendre « Japoneries d'automne «...
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    Un écrivain français, Pierre Loti (1850-1923), connu pour ses voyages, a été en même temps, officier de marine et a parcouru le monde : un écrivain – voyageur.

    Il a écrit de très nombreux ouvrages et il m'a suffi de piocher dans ce que je possède de lui pour prendre « Japoneries d'automne « car, ne serait-ce que le tire évoquant le Japon (ce fameux Pays du Soleil Levant), il m'avait attirée.

    C'est à bord du vaisseau « La Triomphante », que Pierre Loti a débarqué au Japon, une seconde fois.
    Il assiste à des scènes comme le bal de l'Impératrice – il décrit avec beaucoup de précision et d'humour (mais souvent sans complaisance), ce Japon de la fin du XIXème siècle. Nous lisons la description rurale du pays ainsi que celle des villes en pleine mutation – l'auteur évoque la modernisation spectaculaire de ce pays qui était fermé, jusque-là, aux étrangers, un paradoxe puisque ce pays dont on connaît le raffinement traditionnel, se lance à corps perdu dans des transformations radicales de la société.

    Il faut aussi bien voir le voyage en lui-même car il nous entraîne (dans ce recueil aux multiples facettes), à Kyoto (la ville sainte) - Nagasaki, Kamakura, Edo, Nikko (la Sainte Montagne)…
    Il nous livre aussi des réflexions sur les Samouraïs, quand il se rend sur la tombe de quarante-sept d'entre eux, ce qui m'a rendu la lecture encore plus attrayante : j'ai une passion pour ce qui touche à ces Samouraïs, qui, en cas d'échec, devait laver leur honneur en commettant le » seppuku » (et ne pas dire « hara-kiri »).

    Un témoignage étonnant (quoique avec Pierre Loti..) et très instructif pour celui qui ne le connaît pas.
    J'avais d'abord lui de lui le fameux « Pêcheurs d'Islande », un ouvrage qui m'avait passionnée.

    « Japoneries d'automne » de Pierre Loti, malgré le décalage du temps, reste un beau guide de voyage avec ses descriptions et un bon dépaysement.

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    Couverture du livre « Les désenchantées » de Pierre Loti aux éditions Actes Sud

    Chantal YVENOU sur Les désenchantées de Pierre Loti

    Immersion au coeur de Stamboul, au début du vingtième siècle, alors que des petits fantômes noirs tentent de franchir les barrières qui les condamnent à la réclusion dans des prisons dorées.

    Elle sont trois Djénane, Zeyne et Melek, soeurs de coeur et d’infortune.

    Lorsque l’histoire...
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    Immersion au coeur de Stamboul, au début du vingtième siècle, alors que des petits fantômes noirs tentent de franchir les barrières qui les condamnent à la réclusion dans des prisons dorées.

    Elle sont trois Djénane, Zeyne et Melek, soeurs de coeur et d’infortune.

    Lorsque l’histoire commence, Djénane ose, lors de ses derniers instants de relative liberté, avant le mariage que sa famille a organisé, écrire une lettre à André Lhéri un écrivain admiré par la jeune fille. Le romancier et diplomate, s’il éprouve une attraction profonde pour la ville, vient aussi sur les terres qui abritent le souvenir d’un amour passé, une douce jeune fille qu’il ne peut à présent honorer qu’en lui rendant visite au cimetière, devant la stèle défraîchie.

    Djénane et ses amies parviendront à rencontrer l’homme au cours d’escapades interdites et risquées, pour de brefs échanges discrets, qui scelleront cependant une amitié profonde.

    Djénane convaincra André d’écrire son histoire, celle que le lecteur découvre à travers ces pages…


    Pierre Loti nous fait part avec conviction de son amour pour la ville turque, nous décrit avec passion sa beauté, le charme de ses monuments et l’ambiance unique qui l’anime. Le souvenir de son amour défunt contribue à cet attachement. Et pourtant l’attrait pour ce lieu ne l’empêche pas d’en signifier les aberrations, et de dénoncer la prise en otage à vie de ces jeunes femmes mariées de force et condamnées à masquer leur silhouette et leur visage sous de lourds costumes de fantômes.

    Pierre Loti construit le roman en direct, puisque l’histoire relate le cheminement de Djénane qui voudrait que l’écrivain raconte sa vie et celle de ses compagnes.

    On est tenté de faire le parallèle avec le retour actuel des exigences masculines sous des prétextes religieux, privant les femmes d’une liberté fondamentale, celle de vivre au grand jour.

    Intérêt à la fois historique, révélant s’il le fallait que rien n’est jamais acquis, et littéraire, berçant le lecteur au rythme de la séduisante écriture de Pierre Loti.


    Lecture commune de novembre pour La caverne des lecteurs

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    Couverture du livre « Pêcheur d'islande » de Pierre Loti aux éditions Folio

    LALIE.01 sur Pêcheur d'islande de Pierre Loti

    Un grand classique parmi les classiques que « Pêcheur d'Islande » de Pierre Loti (écrivain français : 1850-1923, de son vrai nom : Louis Marie Julien Viaud – je garde donc Pierre Loti), un livre ancien que je conserve précieusement. Un récit qui a été le plus grand succès de l'auteur.

    J'ai...
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    Un grand classique parmi les classiques que « Pêcheur d'Islande » de Pierre Loti (écrivain français : 1850-1923, de son vrai nom : Louis Marie Julien Viaud – je garde donc Pierre Loti), un livre ancien que je conserve précieusement. Un récit qui a été le plus grand succès de l'auteur.

    J'ai failli débuter ma chronique en chanson : « Il y a le vent, le soleil et la mer… » mais non, il y a la mer (celle qu'on voit danser, parfois…).

    Sérieusement : Petit livre lu il y a longtemps mais dont les souvenirs restent frais.
    Heureusement car cela me permet d'en écrire quelques lignes :
    On y trouve la jeune Marguerite Mével (surnommée Gaud), qui revient avec son père, dans un petit village breton. Il y a également, un jeune pêcheur, Yann Gaos. Entre eux existe, bien entendu, une différence de classe sociale mais de plus, Yann est très timide. Cette « timidité farouche » des Islandais car chaque année, leurs bateaux affrontent pendant de longues semaines, les tempêtes avec les dangers de la mer du Nord. Ce n'est pas mon ami écrivain Islandais qui me dira le contraire.

    Gaud est un peu isolée des autres à cause de sa beauté et de ses airs « de demoiselle ». Malgré cela, au cours d'un mariage au village, elle est invitée à danser par Yann que toutes les filles admirent. En résumé, elles lui courent après.
    Mais un jour, Yann doit embarquer pour la fameuse pêche en Islande. On lit ainsi la vie de ces marins de Paimpol et de sa région, qui partaient pour des campagnes de pêche à la morue pouvant durer plusieurs mois. On trouve plusieurs personnages principaux, d'abord Yann et Sylvestre, ayant embarqué à bord de « La Marie ».
    Yann reste un célibataire endurci tandis que pour Sylvestre, c'est la dernière campagne de pêche car il veut faire partie de la Marine Nationale.
    Quant à Gaud, elle attend le retour de Yann qui, des années plus tard, reste toujours insensible.

    Histoire de voyage certes, mais aussi d'amour et de souffrances. le père de Gaud meurt – l'argent s'enfuit trop vite – et Gaud se retrouve avec une vieille dame qui n'a pas un sou elle aussi. Mais, l'espoir faisant vivre, elle espère toujours.

    Que dire de plus sans trop en dire ? « Pêcheur d'Islande » de Pierre Loti est également et surtout, un roman sur l'attente – un condensé de vie.
    Tiens, pourquoi cela me fait-il penser à Jack London ?

    Au final, une bien belle lecture et un voyage dans les embruns et les vagues de la mer qui m'ont bien éclaboussée (mais j'avais un ciré et des bottes).
    Quel voyage et quel bonheur !

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    Couverture du livre « Pêcheur d'islande » de Pierre Loti aux éditions Folio

    ziggy sur Pêcheur d'islande de Pierre Loti

    J’avais ce livre dans ma bibliothèque depuis quelques décennies mais j’hésitais à l’ouvrir, idée préconçue qu’il ne me conviendrait pas, une histoire de pêcheurs à mourir d’ennui.
    Et pourtant, quel dommage d’avoir autant différé la lecture de ce monument de la littérature française.
    Il se lit...
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    J’avais ce livre dans ma bibliothèque depuis quelques décennies mais j’hésitais à l’ouvrir, idée préconçue qu’il ne me conviendrait pas, une histoire de pêcheurs à mourir d’ennui.
    Et pourtant, quel dommage d’avoir autant différé la lecture de ce monument de la littérature française.
    Il se lit aussi simplement qu’il est écrit, nous partageons les saisons de pêche des hommes de cette Bretagne de pêcheurs ainsi que le quotidien de ces femmes qui attendent le retour de leurs hommes, qui, quelquefois en font des veuves, la mer les ayant gardés pour elle.
    Nous vivons cela de façon intime en suivant le quotidien de la grand-mère Yvonne, de son dernier petit fils Sylvestre, de Yann, son meilleur ami, comme un frère pour lui, de Gaud, la demoiselle de la ville, venue vivre dans ce petit village du bout de Bretagne.
    Tout n’est que délicatesse dans ce livre, il nous fait participer à la vie simple de ces villages de pêcheurs du XIX ème siècle, rythmés par le départ et le retour des hommes les « Islandais », qui partaient pêcher le poisson jusque dans les riches eaux de la mer d’Islande.
    En somme, un vrai coup de cœur, il est dommage que tout comme Gaud et Yann, j’ai perdu tout ce temps, trop fière pour profiter de ce bonheur qui était à portée de main…