Maurice Gouiran

Maurice Gouiran
Maurice Gouiran est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres du Rove, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture... Voir plus
Maurice Gouiran est né le jour du printemps au Rove, près de Marseille, dans une famille de bergers. Il passe son enfance à parcourir les collines arides en compagnie des troupeaux de chèvres du Rove, ce qui lui donne à jamais la passion de cette nature rude et généreuse, le respect de la culture populaire et de l'authenticité. Il découvre véritablement Marseille avec le lycée Saint-Charles et entretient dès lors des liens amoureux avec cette ville qui le fascine et qu'il sillonne jour et nuit. Tout en restant fidèle à ses collines et aux bistrots populaires des quartiers, il vit la frénésie des sixties, obtient un doctorat en mathématiques, puis se lance dans l'aventure balbutiante de l'informatique du début des années 70. Devenu spécialiste des systèmes d'information sur les incendies de forêts, il effectue, en tant que consultant pour l'ONU, de nombreuses missions autour de la Méditerranée. Il en récolte la certitude de l'existence d'une entité méditerranéenne forte, ce qui transparaît souvent dans ses romans et fait de lui un auteur davantage méditerranéen que marseillais. Polyvalent dans ses activités annexes qui vont de l'enseignement à la fac au journalisme, en passant par la peinture, la poésie et le sport, il se passionne pour l'Histoire taboue du XXe siècle, ses non-dits et ses incidences sur la vie actuelle. Maurice Gouiran est devenu en quelques années un incontournable du polar hexagonal.

Avis (15)

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    Couverture du livre « Le diable n'est pas mort à Dachau » de Maurice Gouiran aux éditions Jigal

    Damien sur Le diable n'est pas mort à Dachau de Maurice Gouiran

    C’est au détour d’un rayon de la librairie strasbourgeoise Kléber, et donc un peu par hasard, que j’ai découvert Le diable n’est pas mort à Dachau de Maurice Gouiran. Je ne connaissais ni le titre, ni l’auteur et je me suis laissé tenter par la quatrième de couverture.

    L’auteur nous propose...
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    C’est au détour d’un rayon de la librairie strasbourgeoise Kléber, et donc un peu par hasard, que j’ai découvert Le diable n’est pas mort à Dachau de Maurice Gouiran. Je ne connaissais ni le titre, ni l’auteur et je me suis laissé tenter par la quatrième de couverture.

    L’auteur nous propose une immersion dans le domaine de la recherche scientifique et plus précisément, la recherche médicale et les expérimentations qui ont eu lieu dans les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, la vision que l’auteur nous propose n’a pas vocation à dresser un panorama de l’horreur des recherches qui étaient pratiquées sur des déportés. L’intrigue se déroule après la guerre dans un petit village de haute montagne en France. Henri, un natif expatrié aux Etats-Unis, revient dans son village natal pour y enterrer sa mère. Un mois avant l’arrivée d’Henri, le village a été secoué par le massacre d’une famille entière et le mystère qui entoure ce crime n’a toujours pas été élucidé. La curiosité scientifique d’Henri va l’inciter à mener sa propre enquête avec l’aide d’un journaliste de la région. Les deux protagonistes vont vie être emportés dans une affaire aux dimensions internationales qui mêle conspiration d’après-guerre et vieille rivalité de village. L’ouvrage est relativement court. L’auteur va droit au but et le rythme est donné dès les premières pages. J’ai trouvé l’intrigue passionnante. Ce roman amène le lecteur à un questionnement sur l’éthique de l’expérimentation médicale mais aborde également les notions de responsabilités et de bien ou de mal en temps de guerre. Les personnages sont attachants sans être trop complexes ce qui permet au lecteur de s’identifier facilement à ceux-ci. Enfin, le théâtre de l’histoire, un petit village dans les Alpes françaises, ajoute du poids à l’histoire. Sans être perdu dans des descriptions d’ambiance, je me suis senti transporté dans ce petit village perché à plusieurs milliers de mètres d’altitude où tout le monde se connaît mais où subsiste de vieilles rancœurs du passé et où il ne fait pas toujours bon être un étranger au pays.

    Cette première lecture m’a fortement donné envie de poursuivre la découverte d’autres ouvrages de Maurice Gouiran. L’auteur ayant plus d’une vingtaine de livres à son actif, je n’ai plus qu’à m’y mettre !

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    Couverture du livre « Putains de pauvres! » de Maurice Gouiran aux éditions Jigal

    Bagus35 sur Putains de pauvres! de Maurice Gouiran

    Un polar social dans le Marseille cosmopolite

    Un polar social dans le Marseille cosmopolite

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    Couverture du livre « Franco est mort jeudi » de Maurice Gouiran aux éditions Jigal

    Dominique JOUANNE sur Franco est mort jeudi de Maurice Gouiran

    Une intrigue solidement tressée du début à la fin, semble pourtant n’être qu’un prétexte pour nous plonger dans un texte passionnant, portant sur la guerre civile contre Franco et surtout sur l’histoire de l’exode – la retirada – qui s’en suivit. Maurice Gouiran nous livre un écrit historique...
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    Une intrigue solidement tressée du début à la fin, semble pourtant n’être qu’un prétexte pour nous plonger dans un texte passionnant, portant sur la guerre civile contre Franco et surtout sur l’histoire de l’exode – la retirada – qui s’en suivit. Maurice Gouiran nous livre un écrit historique remarquable sur l’exode de ces Espagnols qui après un séjour pénible sur la plage d’Argelès, se retrouvèrent réfugiés en France où ils furent accueillis sans enthousiasme par la population mais restèrent en vie et purent s’y intégrer. En 2007, le gouvernement espagnol va autoriser la réouverture des charniers et de là plonger une famille dans les retrouvailles de Barcelone à Marseille via Madrid. J’apprécie beaucoup cet auteur qui sait toujours tenir le lecteur en haleine tout en lui faisant découvrir les conséquences ou les petites histoires collatérales découlant de la grande Histoire. On apprend beaucoup en lisant Maurice Gouiran. Son écriture est simple, fluide et talentueuse. Il part toujours d’une intrigue mais ce livre classé polar, est à mon avis plus proche d’un récit historique à saluer.

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    Couverture du livre « L'Irlandais » de Maurice Gouiran aux éditions Jigal

    Yves MABON sur L'Irlandais de Maurice Gouiran

    Zach Nicholl, dit l'Irlandais, à peine sexagénaire, peintre travaillant et vivant à Marseille est retrouvé dans son atelier, le crâne fracassé. Sans être un intime de Clovis Narigou, journaliste de son état, ils se connaissaient. Aussi lorsque Aileen, la veuve demande à Clovis de l'accompagner à...
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    Zach Nicholl, dit l'Irlandais, à peine sexagénaire, peintre travaillant et vivant à Marseille est retrouvé dans son atelier, le crâne fracassé. Sans être un intime de Clovis Narigou, journaliste de son état, ils se connaissaient. Aussi lorsque Aileen, la veuve demande à Clovis de l'accompagner à Belfast pour enterrer Zach, celui-ci accepte-t-il avec l'envie de faire un reportage sur les ex de l'IRA, et surtout tenter de comprendre pourquoi l'Irlandais est venu en France et peut-être même élucider les raisons de son assassinat.

    Remarque liminaire à ma chronique. J'aime bien Clovis Narigou que je suis depuis un moment et dont je n'ai appris que récemment qu'il était le "double" de l'auteur, vu que les prénoms se ressemblent et que les deux noms sont des anagrammes, c'est même l'auteur lui-même qui l'a dit alors... et j'aime sa bergerie La Varune, isolée sur les hauteurs de Marseille. Je me suis même pris plusieurs fois à rêver d'y passer du temps, tranquille, sans les bruits de la ville, juste la nature, un feu de bois et des bouquins (en fait, j'ai cherché ce genre de location pour cet été, avec en tête l'image que j'ai de la bergerie de Clovis, sans trouver). La tranquillité, c'est ce qu'a fait le journaliste tout l'hiver qui précède cette histoire. Même Emma la fliquette-punk avec qui il partage son lit et et sans doute plus que ce qu'il veut bien s'avouer n'a pas pu l'en faire sortir, ni même monter à la bergerie. Alors, lorsqu'il sort enfin de son hibernation, la mise en route est un peu longue. C'est un peu mon -petit-reproche : le livre tarde à vraiment démarrer là où Clovis m'avait habitué à prendre ses sujets de reportage à bras le corps dès le début de son aventure, des thèmes souvent durs, complexes qu'il sait parfaitement nous décortiquer (L'hiver des enfants volés, La mort du scorpion, Les vrais durs meurent aussi, Maudits soient les artistes). Là, il tergiverse. Certes, à Belfast le sujet des Troubles est encore chaud (un peu comme si l'on allait parler des "Evénements" en Algérie), mais j'ai senti qu'il était un peu fatigué Clovis. Heureusement, après une première partie un peu molle, l'histoire s'emballe enfin. Je ne regretterai donc pas La Varune dans laquelle Clovis ne sera pas beaucoup présent, car les pubs les paysages irlandais ne sont pas mal non plus. Le suspense monte -néanmoins, on n'est pas dans un thriller pétaradant et haletant- sur fond de guerre IRA- armée anglaise ou même entre les factions de l'IRA.

    Si je connaissais un peu la question irlandaise, j'ai appris encore, notamment sur ces hommes qui peignaient sur les murs la lutte contre les Anglais, qui se faisaient parfois tirer dessus par des snipers du camp d'en face et parfois tuer, mais qui continuaient à peindre ; sur le rôle des femmes irlandaises souvent cantonnées aux tâches ménagères et à l'éducation des enfants et qui, lorsqu'elles se mettaient en tête de faire comme les hommes étaient mal vues, injuriées.

    Pour résumer après un début dans lequel Clovis reprend ses marques tranquillement, le charme du journaliste et de ses enquêtes agit pleinement, encore une fois plongé dans une page de l'Histoire un peu oubliée et pourtant importante, dans un "pays [qui] est une terre de secrets" (p.187) et donc dans lequel il faut donner de sa personne pour se faire accepter et collecter des informations.

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