Lea Carpenter

Lea Carpenter
LEA CARPENTER est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d'écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu'elle a commencé à écrir... Voir plus
LEA CARPENTER est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d'écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu'elle a commencé à écrire après la mort de son père, espion dans l'Army Intelligence en Chine et en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lea Carpenter vit à New-York.

Avis (5)

  • Couverture du livre « Onze jours » de Lea Carpenter aux éditions Gallmeister

    Sandrine Tosti sur Onze jours de Lea Carpenter

    Pas vraiment emballée par cette histoire un peu longue où il ne se passe grand chose. Le personnage de Sara m’a paru un peu fade et passif face à sa vie, je l'ai trouvé plutôt molle. Quant à Jason, plus intéressant, il m’a laissé un goût de trop peu.
    Même si le thème principal du livre n’est...
    Voir plus

    Pas vraiment emballée par cette histoire un peu longue où il ne se passe grand chose. Le personnage de Sara m’a paru un peu fade et passif face à sa vie, je l'ai trouvé plutôt molle. Quant à Jason, plus intéressant, il m’a laissé un goût de trop peu.
    Même si le thème principal du livre n’est pas ça, j’aurai aimé en savoir davantage sur les SEALS.
    Donc bof. Comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux bandeaux des livres... j'aurai aimé mais malheureusement, je n'ai pas été envoûtée du tout !

  • Couverture du livre « Onze jours » de Lea Carpenter aux éditions Gallmeister

    Mylene Colas sur Onze jours de Lea Carpenter

    Quand Léa du Picabo river book club a proposé le partenariat avec les éditions GALLMEISTER, comme toujours, j’ai été emballée. En revanche, quand j’ai lu le thème du roman de Léa CARPENTER, j’ai plutôt été sceptique parce que moi, les commandos spéciaux, les armes et autres, on ne peut pas dire...
    Voir plus

    Quand Léa du Picabo river book club a proposé le partenariat avec les éditions GALLMEISTER, comme toujours, j’ai été emballée. En revanche, quand j’ai lu le thème du roman de Léa CARPENTER, j’ai plutôt été sceptique parce que moi, les commandos spéciaux, les armes et autres, on ne peut pas dire que cela soit ma tasse de thé !

    Bref, comme c’est une nouveauté GALLMEISTER, je me suis laissée tentée. Et j’avoue que j’ai été agréablement surprise par ce premier roman bien que mon ressenti soit mitigé.

    Sara était très jeune quand elle a vécu une passion fulgurante avec le père, aujourd’hui décédé, de son fils unique Jason. Devenu mère alors qu’elle poursuivait des études brillantes, elle a tout sacrifié à son histoire d’amour et surtout à ce fils qu’elle a élevé seule et avec lequel elle entretient une relation quasi fusionnelle. Alors quand Jason, au lendemain du 11 septembre 2001, lui annonce sa décision de ne pas étudier à l’université où il est voué à un brillant avenir mais sa volonté de s’engager dans les forces spéciales américaines, Sara est désemparée et incrédule. Jason prend son destin en main et devient, au fil des entrainements et des services commandés un membre des SEAL, reconnu pour son professionnalisme et sa dévotion au corps armé. Sara accepte et comprend les choix de Jason mais vit avec la boule au ventre de voir son fils chéri blessé voir tué au cours d’une mission.Jusqu’au matin de mai 2011 où elle reçoit le terrible appel qui lui annonce la disparition de Jason….

    Dans ce premier roman, Léa CARPENTER alterne les chapitres consacrés à Sara, son interminable attente, ses souvenirs et les chapitres relatant la vie de commando de Jason, son engagement et ses convictions. Elle réussit à construire un récit haletant qui nous entraîne aussi bien aux côtés de Sara qu'en cours de mission avec Jason et la tension monte au fil des chapitres et des jours qui s’égrainent.

    Ce qui m’a avant tout plu ou plutôt émue dans ce récit est la belle relation mère-fils que l'auteur nous décrit. Cette relation d’autant plus compliquée et profonde que Jason, le fils, n’a pas de référent paternel puisque son père a disparu lorsqu'il était enfant et que Sara a élevé son fils seule. Dés les premières pages, on fait la connaissance de Sara, femme forte, qui attend avec courage des nouvelles de son fils.En tant que lecteur, on est immédiatement posté à ses côtés pour connaître l’issue de cette terrible attente. A travers les souvenirs de Sara, ses échanges avec son fils via internet pendant ses missions, on découvre une mère dévouée et attentionnée, qui a su respecter le choix de son enfant tout en redoutant le pire. Ces chapitres et ses évocations intimes ont su émouvoir mon cœur de maman et j’ai été vraiment très touchée par la dignité et la confiance que garde Sara tout au long de ces onze jours.

    A l’opposé, les chapitres consacrés à l’armée et aux missions du jeune Jason n’ont pas trouvé écho chez moi. Même si j’ai tout à fait intégré la difficulté et les épreuves que doit traverser Jason, j’ai été peu sensible à cette partie du roman qui cependant est nécessaire car elle explique l’engagement du jeune homme, les enjeux de celui-ci, son évolution tant psychologique que physique et surtout ce milieu très particulier que constituent ces commandos spéciaux. Pour expliquer toutes les spécificités de ce monde, Léa CARPENTER a été obligée de citer acronymes et autres abréviations ce qui a rendu ma lecture plus laborieuse étant totalement inculte concernant l’organisation des forces spéciales américaines mais aussi en matière d’armes. Et même si j’ai pu toucher du doigt ou même comprendre les motivations de Jason à s’engager, je suis restée en dehors de ces chapitres.

    Tout en étant bouleversée par ce roman, j’admets donc avoir souvent été perdue au cours de ma lecture, de cette attente, surtout lorsqu’il s’agissait du récit de missions armées. C’est bien dommage car le portrait de femme que nous dresse Léa CARPENTER en la personne de Sara est très réussi et poignant. Ma lecture a donc été en demi-teinte ce qui ne m’a pas empêchée d'avoir les larmes au bord des yeux à la fin du roman lors des retrouvailles de Sara avec son fils.



    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2018/09/07/36686270.htmlMYMY

  • Couverture du livre « Onze jours » de Lea Carpenter aux éditions Gallmeister

    Madame Tapioca sur Onze jours de Lea Carpenter

    « Onze jours » où quand la guerre devient philosophique.
    
Sara tombe sous le feu des projecteurs lorsque son fils Jason, soldat dans les SEAL, disparaît en Afghanistan, lors d'une opération classée secrète. Il lui faudra onze jours avant d'apprendre ce qui est arrivé à son enfant. Ces onze...
    Voir plus

    « Onze jours » où quand la guerre devient philosophique.
    
Sara tombe sous le feu des projecteurs lorsque son fils Jason, soldat dans les SEAL, disparaît en Afghanistan, lors d'une opération classée secrète. Il lui faudra onze jours avant d'apprendre ce qui est arrivé à son enfant. Ces onze jours vont lui servir à remonter le cours de leurs vies et de leur relation. Dans une série de flash-back, alternant la narration par la mère et la narration par le fils, on découvre l'histoire de la naissance de Jason, son engagement dans l'armée, sa formation militaire. Sara parle, Jason parle. Les deux volets narratifs mènent inexorablement à la mission au cours de laquelle il va disparaître.
    
Cet enfant brillant, élevé par une mère célibataire mais entouré de « parrains » haut placés, destiné à intégrer Harvard, décide aux lendemains du 11 septembre d'intégrer l'Académie navale, marquant le début d'une quête sacrificielle
    
Commence alors le récit des années d'entraînement de Jason dans les forces d'opérations spéciales et des jours douloureux dans la vie de Sara, sans nouvelles de lui. Pour mieux comprendre son enfant, Sara s'est familiarisée avec les questions militaires et à travers les courriers de Jason pendant sa formation, elle le voit se transformer en un leader fort et bienveillant. Jason, lui, s'interroge sur la guerre, sur le combat contre le terrorisme, sur son destin, sur l'engagement. Ses pensées se transforment en véritables réflexions philosophiques, avec pour références la mythologie, la littérature et la poésie qui l'ont bercé dans sa jeunesse.
    
Ce livre est impeccablement structuré et soulève de nombreuses questions : Pourquoi les nations envoient-elles des fils à la guerre et comment les mères peuvent-elles le supporter? Est-ce que faire partie de l'armée oblige l'individu à se transformer en un outil irréfléchi ? Est-ce que être soldat c'est anéantir sa personnalité ou au contraire affiner son caractère en devenant acteur de son époque ? Qu'est-ce qui a tant changé entre la guerre version 39/40 et les guerres contemporaines ?
    Le réalisme du sujet de traité, associé aux méditations profondes de ses personnages sur la nature de la guerre, donne lieu à une réflexion fine sur le combat bien loin du manichéisme, et au-delà de l'image touchante du lien entre une mère et un fils, Léa Carpenter offre un regard unique sur la formation, l'histoire et la culture d'une des plus prestigieuses forces d'élite au monde.
    
Je ne suis nullement férue de guerre, je n'y connais rien en armée, j'ai même un petit côté antimilitariste (ce qui n'est pas très tendance en 2018) et pourtant j'ai réellement apprécié ce livre car ce roman montre les mutations qui se produisent lorsqu'un individu très intelligent s'engage volontairement dans une cause beaucoup plus grande que lui.
    
Merci infiniment au Picabo River Book Club (groupe Facebook spécialisé en littérature nord américaine, si jamais vous ne connaissez pas encore) pour cette découverte. Si j'apprécie les parutions des Éditions Gallmeister, je ne pense pas que je serais allée naturellement vers ce livre en raison du sujet, ce qui aurait été une grande erreur.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !