Karl Geary

Karl Geary

Né à Dublin en 1972, Karl Gery rejoint les Etats-Unis à l’âge de 16 ans. D'abord mannequin, puis acteur, il s’impose comme scénariste. L’écriture le conduit à un premier roman, Vera, comme un retour aux sources.

Articles en lien avec Karl Geary (2)

Avis sur cet auteur (12)

  • add_box
    Couverture du livre « Vera » de Karl Geary aux éditions Rivages

    Christine Faura sur Vera de Karl Geary

    Ce court roman de l’acteur Karl Geary met en scène l’histoire d’un jeune Irlandais de 16 ans, Sonny, avec les envies de son âge -séduire les filles et échapper à son quotidien affectivement difficile. Son père joue aux courses le peu qu’il gagne, sa mère essaie de faire face. Les relations avec...
    Voir plus

    Ce court roman de l’acteur Karl Geary met en scène l’histoire d’un jeune Irlandais de 16 ans, Sonny, avec les envies de son âge -séduire les filles et échapper à son quotidien affectivement difficile. Son père joue aux courses le peu qu’il gagne, sa mère essaie de faire face. Les relations avec ses frères semblent complexes. Sonny va au lycée mais ne fait aucun effort pour travailler, il aime surtout bricoler les pièces qu’il vole pour construire son propre vélo. Il a une copine sur laquelle il fantasme, Sharon, qui voudrait devenir sa petite amie. Sonny travaille le soir dans une boucherie pour gagner un peu d’argent et accompagne son père le samedi dans quelques chantiers de rénovation dans les quartiers aisés. C’est à l’occasion d’un de ces chantiers à Montpelier Parade (titre orignal du roman) qu’il rencontre Vera, la maîtresse des lieux, une bourgeoise et surtout une femme mûre.
    Pour Sonny, c’est un coup de foudre charnel, qui se transforme assez vite en amour pour cette femme que plus rien ne rattache à la vie.
    Une relation singulière que Sonny va s’acharner à protéger coûte que coûte, y compris lorsque ses vols sont découverts et que ses parents s’en mêlent.

    Tout est quasiment gris dans ce roman : la misère sociale, la fumée de cigarette omniprésente (il faudrait compter le nombre de cigarettes fumées dans cet ouvrage!!!), la misère affective des protagonistes.
    Les seules éclaircies sont dans les instants où Sonny est avec Vera et ceux, rares, où ils semblent communier, car la femme ne s’épanche pas. Et surtout quand il s’évade grâce à la lecture des livres trouvés chez elle. Il découvre avidement des grands auteurs qu’il n’ouvrirait sans doute pas en classe et visite un musée.
    Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages ni à leur histoire, dont la révélation finale me laisse perplexe quant aux intentions de Vera envers Sonny.
    Peut-être est-ce également dû à l’écriture qui, employant la deuxième personne du singulier pour parler de Sonny en lieu et place du « je » ou du « il », ce que je trouve par ailleurs plutôt intéressant dans la construction littéraire, met à distance les émotions.

    lirelanuitoupas.wordpress.com

  • add_box
    Couverture du livre « Vera » de Karl Geary aux éditions Rivages

    Madame Aigre-Douce sur Vera de Karl Geary

    Sonny, adolescent lycéen irlandais, traîne son mal-être entre la boucherie où il donne un coup de main, les rues glauques de la ville, les planques dans le parc avec une copine et sa maison où se côtoient les membres d’une famille déchiquetée. Pas d’avenir en vue, un temps maussade en...
    Voir plus

    Sonny, adolescent lycéen irlandais, traîne son mal-être entre la boucherie où il donne un coup de main, les rues glauques de la ville, les planques dans le parc avec une copine et sa maison où se côtoient les membres d’une famille déchiquetée. Pas d’avenir en vue, un temps maussade en permanence, peu d’espoir pour lui donc d’aspirer à une vie meilleure. Jusqu’à sa rencontre fortuite avec Vera, bourgeoise aux tendances suicidaires bien plus âgée que lui, et avec sa bibliothèque bien fournie en ouvrages d’art et poésie. Plus Sonny en découvre sur Vera, plus il s’émancipe, ose mais aussi se perd dans une relation délétère avec son amante dépressive.
    Le récit, calme et posé, se déroule parfaitement, entre roman d’éducation sentimentale et Billy Elliott ou Le Chardonneret, interrogation sur la différence d’âge, sur l’amour… Il est rédigé à la deuxième personne du singulier, ce qui le rend au départ plutôt déroutant. Un laps de temps important est nécessaire pour s’immerger dans ce roman, qui a du mal à démarrer. Ce « tu » constitue néanmoins un certain tour de force littéraire, car une fois la gêne estompée et l’habitude prise, on se sent très proche de l’esprit de Sonny. Un « tu » d’introspection du personnage principal ? Un « tu » du narrateur qui raconte l’histoire de Sonny ? A l’instar de celles-ci, beaucoup (trop ?) de questions restent ouvertes, en suspens dans ce livre : que s’est-il passé dans la famille de Sonny pour que père et mère ne s’adressent plus la parole ? Que font les frères de Sonny ?
    Je me suis longtemps demandé comment aller se terminer cette histoire d’amour, qu’on sent dramatique dès le début du récit. Et j’ai été séduite par la petite révélation amenée par l’auteur.

  • add_box
    Couverture du livre « Vera » de Karl Geary aux éditions Rivages

    Madame Tapioca sur Vera de Karl Geary

    Sonny Knolls a seize ans, il vit dans la banlieue ouvrière de Dublin.
    En lutte avec l'école et avec l'adolescence, il rêve de quitter cette ville et d’échapper à la pauvreté.
    La vie n'est pas facile dans la famille Knolls. A la maison, il y a 5 frères, un père accro au jeu et une mère qui ne...
    Voir plus

    Sonny Knolls a seize ans, il vit dans la banlieue ouvrière de Dublin.
    En lutte avec l'école et avec l'adolescence, il rêve de quitter cette ville et d’échapper à la pauvreté.
    La vie n'est pas facile dans la famille Knolls. A la maison, il y a 5 frères, un père accro au jeu et une mère qui ne sait comment faire face sans argent.
    Il travaille le soir dans une boucherie et aide aussi son père sur des chantiers.
    - Oui j’avoue on se croirait un peu dans un film de Ken Loach ! -
    Un samedi, alors qu'il répare le mur du jardin d’une grande maison, il rencontre la propriétaire, une anglaise, belle, plus âgée, éduquée et vivant dans un étrange isolement.
    Elle s'appelle Vera Hatton.
    Vera est riche, sophistiquée et bienveillante à son égard. Mais il y a aussi une part de secret chez cette femme qui vit seule et qui semble terriblement triste.
    Sonny tombe amoureux.
    La relation hors norme qui nait entre ces deux personnages devient essentielle pour Sonny, le coupant de sa famille et remodelant sa vie.
    - Est-ce que les histoires d’amours finissent vraiment toujours mal ? -

    L’une des particularité de ce roman est le fait qu’il soit écrit à la deuxième personne. Style assez inhabituel, j’ai eu besoin d’un peu de temps pour m’habituer à cette écriture. Après quelques pages, je me suis rendu compte que j’aimais assez cette façon de raconter, mettant de la distance avec les événements et avec les émotions de Sonny.
    Sans cette distance, j’aurais sans doute eu du mal à ne pas pleurer car ce premier roman de Karl Geary est l’histoire d’un amour fou et absolu.
    Un beau moment de lecture mais cependant pas de coup de cœur

  • add_box
    Couverture du livre « Vera » de Karl Geary aux éditions Rivages

    Lilia Tak-Tak sur Vera de Karl Geary

    Sonny est un adolescent irlandais de seize ans issu d’une famille très pauvre et dysfonctionnelle : une mère sans tendresse, un père qui dilapide dans les paris le moindre sou gagné, deux frères hostiles avec qui il ne partage rien. Sonny cherche à survivre entre le lycée qu’il cherche à...
    Voir plus

    Sonny est un adolescent irlandais de seize ans issu d’une famille très pauvre et dysfonctionnelle : une mère sans tendresse, un père qui dilapide dans les paris le moindre sou gagné, deux frères hostiles avec qui il ne partage rien. Sonny cherche à survivre entre le lycée qu’il cherche à quitter, ses heures d’homme à tout faire dans une boucherie et ses soirées dans sa famille bancale. Puis un jour il accompagne son père pour effectuer des travaux de bricolage dans une maison des quartiers riches. Là il découvre Vera son aînée de vingt ans et son univers bascule. Tout les oppose, mais entre ces deux âmes perdues et solitaires se nouent une attirance et une relation très spéciale où leurs souffrances se font écho. Vera écoute Sonny mais reste mutique et s’entoure de mystère. Sonny se met à espérer un monde meilleur et surtout à vouloir sauver Vera de sa dépression.
    A travers ce premier roman, Karl Geary nous dépeint une relation fusionnelle, impossible, tout en laissant transparaître la vie âpre des quartiers pauvres de Dublin.
    Un roman d’ambiance aux accents gris. Peu d’évènements sont décrits pour laisser place à l’imagination de ce qui est tu. Karl Geary nous enveloppe dans un cocon, un nuage gris où on se laisse emporter par son écriture mais pas nécessairement par l’histoire.
    Autre élément, le roman de Karl Geary a la particularité d’être tout entier à la deuxième personne du singulier. Un choix qui est généralement déconseillé. Ici, il déroute le lecteur dans un premier temps, puis dans un deuxième temps l’intrigue et capte son attention et finalement le met en attente d’une révélation. Celle de sa relation avec la personne qui se cache derrière le narrateur, un secret partagé.
    J’ai trouvé le roman agréable à lire mais trop dilaté. L’emploi de la deuxième personne du singulier finit par nous éloigner du personnage principal.

Ils suivent Karl Geary

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !