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Jean Hegland

Jean Hegland
JEAN HEGLAND est née en 1956 dans l'État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Caroline du Nord. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l'écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson. Son premie... Voir plus
JEAN HEGLAND est née en 1956 dans l'État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Caroline du Nord. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l'écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson. Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd'hui au coeur des forêts de Caroline du Nord et partage son temps entre l'apiculture et l'écriture.

Avis sur cet auteur (53)

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    Couverture du livre « Dans la forêt » de Lomig et Jean Hegland aux éditions Sarbacane

    Estelleb sur Dans la forêt de Lomig - Jean Hegland

    À la suite d'une crise sans précédent, deux soeurs orphelines et abandonnées de toute civilisation, vont devoir se reconstruire et apprendre à faire confiance à la nature. Un huit-clos en plein coeur de la forêt qui va les isoler, les malmener mais surtout les rapprocher en leur offrant une...
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    À la suite d'une crise sans précédent, deux soeurs orphelines et abandonnées de toute civilisation, vont devoir se reconstruire et apprendre à faire confiance à la nature. Un huit-clos en plein coeur de la forêt qui va les isoler, les malmener mais surtout les rapprocher en leur offrant une nouvelle vie. J'ai complètement été happée par cette bande dessinée qui en fait incontestablement un de mes coups de coeur de cette année ! le scénario est captivant en alternant flashbacks, passages tragiques mais également des scènes plus tendres et parfois très drôles.

    Le graphisme de ce roman graphique est absolument sublime. J'ai d'abord été étonnée de l'utilisation du gris par Lomig, ayant souvenir de l'omniprésence de la couleur dans le cas Fodyl (2017), mais modulé il offre douceur dans certaines scènes ou au contraire beaucoup de noirceur dans d'autres. le trait est parfaitement maitrisé, détaillé, précis et raffiné. Mention spéciale pour les scènes en extérieur où les dessins des arbres et végétaux offre une nature sublimée, luxuriante et accueillante.

    J'avais déjà adoré le roman de Jean Hegland et la bande dessinée reste très fidèle au récit original. Voilà donc une autre façon de (re)faire vivre l'incroyable histoire des deux soeurs, Nell et Eva ! Un thème qui à une résonance particulière pendant cette période de confinement.

    / Bande dessinée lue dans le cadre du prix de la BD Fnac - France Inter 2020

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    Couverture du livre « Dans la forêt » de Jean Hegland aux éditions Gallmeister

    Adeline PAVAGEAU sur Dans la forêt de Jean Hegland

    Un texte impressionnant qui traite de la survie en forêt et des liens compliqués entre soeurs. Nell et Eva, 17 et 18 ans, vivent dans une maison isolée en forêt, comme l'ont choisi leurs parents. Mais leur monde harmonieux se délite : les parents meurent l'un après l'autre. l'électricité et...
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    Un texte impressionnant qui traite de la survie en forêt et des liens compliqués entre soeurs. Nell et Eva, 17 et 18 ans, vivent dans une maison isolée en forêt, comme l'ont choisi leurs parents. Mais leur monde harmonieux se délite : les parents meurent l'un après l'autre. l'électricité et l'essence viennent à manquer. Le pays serait victime d'épidémie, d'émeutes et en proie au chaos. Les deux filles doivent survivre mais aussi choisir leur avenir : rester en forêt ou découvrir le vaste monde. Une très belle évocation de la forêt américaine mais un récit terrifiant et oppressant. La soeur devient à la fois le seul recours humain et l'ennemi.
    Une parabole sur l'adolescence et le difficile passage à l'âge adulte. On ne ressort pas indemne de cette lecture forte.

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    Couverture du livre « Dans la forêt » de Jean Hegland aux éditions Gallmeister

    Sirot-Devineau Gonzague sur Dans la forêt de Jean Hegland

    Deux soeurs se retrouvent à devoir survivre dans la forêt sans leurs parents décédés et sans la civilisation disparue! Nell, passionnée d'écriture et de lecture et Eva, passionnée de danse, vont voir leur quotidien, leur relation, à jamais bouleversés par les événements impromptus!
    Un roman...
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    Deux soeurs se retrouvent à devoir survivre dans la forêt sans leurs parents décédés et sans la civilisation disparue! Nell, passionnée d'écriture et de lecture et Eva, passionnée de danse, vont voir leur quotidien, leur relation, à jamais bouleversés par les événements impromptus!
    Un roman envoûtant, où on est aimantés aux deux soeurs tout au long de l'histoire! A lire indéfiniment!

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    Couverture du livre « Dans la forêt » de Lomig et Jean Hegland aux éditions Sarbacane

    Bd.otaku sur Dans la forêt de Lomig - Jean Hegland

    « Dans la forêt » (« Into the forest ») était le premier roman de Jean Hegland. Originellement paru en 1996, il fut traduit en français, plus de vingt ans après en 2017. Il fait partie du courant de la « collapsologie » (ou littérature post-apocalyptique) dont Barjavel fut l’un des précurseurs...
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    « Dans la forêt » (« Into the forest ») était le premier roman de Jean Hegland. Originellement paru en 1996, il fut traduit en français, plus de vingt ans après en 2017. Il fait partie du courant de la « collapsologie » (ou littérature post-apocalyptique) dont Barjavel fut l’un des précurseurs en France. Lomig, qui avait déjà écrit une dystopie, (« Le Cas Fodyl » dans lequel il imaginait que le travail était devenu obligatoire et que les chômeurs parasites étaient condamnés aux travaux forcés) en est l’adaptateur pour les éditions Sarbacane.

    L’album commence par un flash-back sur l’enfance insouciante et complice des deux sœurs qui passaient leur temps à explorer la forêt près de chez elles. Puis, sans transition, on passe à leur présent. Elles sont seules, le jour de Noël. C’est le mode de narration choisi par Hegland et repris par Lomig : des allers-retours entre passé et présent pour dévoiler peu à peu au lecteur les éléments essentiels : comment le monde en est-il arrivé là ? Que sont devenus leurs parents ? Quelles étaient les aspirations des deux jeunes femmes ? Pourquoi ont-elles pris leurs distances l’une vis-à-vis de l’autre jusqu’à leur cohabitation forcée ? Et l’on s’aperçoit vite que la dimension post-apocalyptique n’est que secondaire.

    Ce qui compte vraiment c’est la relation entre Eva et Nell. D’ailleurs Lomig choisit de nombreux cadrages serrés et s’attarde sur les visages et les regards en les rendant magnifiques d’expressivité. Il reprend également la narration à la première personne (Nell la plus jeune relate leur existence dans un journal intime) et cela accroît l’émotion puisque cela favorise l’identification. Le duo sororal est par deux fois perturbé par des intrusions masculines mais ces personnages ne restent que secondaires : le seul autre personnage qui compte vraiment c’est la forêt qui de décor devient protagoniste. Avec la formation de ce trio, le récit se transforme donc en un récit initiatique. Les adolescentes apprennent à grandir, font l’expérience du deuil et du renoncement à leurs rêves de gloire (la danse et l’écriture), se « reconnectent » à la nature et renaissent. Le dessinateur montre parfaitement dans de grandes pleines pages souvent muettes et extrêmement détaillées l’évolution du rapport à la forêt qui d’hostile devient nourricière puis protectrice. Il varie les angles et les plans, fonctionne en « caméra subjective » et nous fait véritablement ressentir les émotions des deux héroïnes. Nous sommes au cœur de la forêt, en véritable immersion, lorsque nous regardons par exemple cette magnifique contre plongée sur la cime des séquoias centenaires où perce le soleil ( p.107)

    L’album fait 156 pages mais on ne s’ennuie jamais grâce au mode de narration (flashback et première personne), grâce au suspense instauré par les révélations progressives, grâce aux variations de rythme aussi : parfois haletant et angoissant, parfois lent et descriptif toujours subtil et délicat grâce aux non-dits et au trait « esquissé » de Lomig. L’album devait originellement être en couleurs mais l’auteur et l’éditeur ont préféré le laisser au crayon. Au gris de la mine de plomb se mêle un peu de sépia et l’ensemble rend parfaitement la fragilité presque passée de l’existence des héroïnes. On terminera en saluant la beauté de l’album en tant qu’objet : dois toilé de couleur verte et épais papier crème qui créent une harmonie entre la forme et le fond.

    Jean Hegland avait détesté l’adaptation cinématographique qui avait été faite de son roman en 2015 et elle est enchantée de celle de Lomig. On comprend pourquoi : c’est une vraie réussite !