Jean Giono

Jean Giono

Jean Giono, né le à Manosque et mort le dans la même ville, est un écrivain français. Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de...

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Jean Giono, né le à Manosque et mort le dans la même ville, est un écrivain français. Un grand nombre de ses ouvrages ont pour cadre le monde paysan provençal. Inspirée par son imagination et ses visions de la Grèce antique, son œuvre romanesque dépeint la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et métaphysiques et possède une portée universelle.

Avis (35)

  • Couverture du livre « Un roi sans divertissement » de Jean Giono aux éditions Gallimard

    Elizabeth Neef-Pianon sur Un roi sans divertissement de Jean Giono

    Paru en 1948, ce livre ne date pas d’hier.
    Et pourtant l’écriture n’a pas vieilli et le charme opère toujours.
    Je n’ai pas très bien compris quand ça se passait, certainement début du siècle.
    Je n’ai pas très bien compris qui racontait cette histoire, à part quand elle était reprise par un...
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    Paru en 1948, ce livre ne date pas d’hier.
    Et pourtant l’écriture n’a pas vieilli et le charme opère toujours.
    Je n’ai pas très bien compris quand ça se passait, certainement début du siècle.
    Je n’ai pas très bien compris qui racontait cette histoire, à part quand elle était reprise par un des personnages principaux.
    Je n’ai pas très bien compris le comportement de Langlois
    Bref, je n’ai pas compris grand-chose, mais je me suis complue dans cette ambiance de villageois mêlés à de bien étranges histoires pas toujours très claires (enfin, pour moi du moins)
    Je me suis laissée portée par les mots, par l’atmosphère, par la poésie, par l'imaginaire.....et ce fut bien agréable.

  • Couverture du livre « Un roi sans divertissement » de Jean Giono aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Un roi sans divertissement de Jean Giono

    Avec Jean Giono, dans Un roi sans divertissement, il y a les arbres, la nature, plus des hommes et des femmes qui vivent dans des contrées montagnardes au climat rude, tentant de comprendre des événements dramatiques : meurtres, disparitions…

    C’est un hêtre, très vieux, dans un village de...
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    Avec Jean Giono, dans Un roi sans divertissement, il y a les arbres, la nature, plus des hommes et des femmes qui vivent dans des contrées montagnardes au climat rude, tentant de comprendre des événements dramatiques : meurtres, disparitions…

    C’est un hêtre, très vieux, dans un village de montagne, en hiver, sous la neige et Marie Chazottes qui a entre 20 et 23 ans, disparaît sans laisser de trace. La peur s’installe dans le village mais le printemps arrive et l’auteur nous régale avec un déluge de vocabulaire toujours riche et précis.
    Lors de cette première disparition, nous sommes en 1843 mais, l’hiver suivant, c’est au tour de Bergues de disparaître. On ne s’en aperçoit que quatre ou cinq jours après et des hommes vont chercher les gendarmes à Clelles. Nous sommes dans le Trièves, entre Vercors et Dévoluy.
    Les gendarmes arrivent à cheval, dans la neige avec un certain Langlois qui prend les choses en main : « J’aime mieux, avait dit Langlois, me déranger vingt fois pour rien plutôt que de rater la fois qui compte. » Hélas, c’est au tour de Callas Delphin d’être « rayé de la surface du globe. » Au passage, l’auteur nous gratifie d’un portrait d’Anselmie, son épouse. Quel portrait ! « Corps incompréhensible dans des jupons, corsages, tournures, ceintures, qui le gigotent, le fagotent et l’entourloupent de tous les côtés à contresens ; tête de chèvre, des yeux de mammifère antédiluvien, une bouche en trait de scie et deux trous de narines tournés vers la pluie. »
    Plus tard, Langlois revient… en bourgeois, au Café de la route, chez Saucisse, mais Dorothée est morte. Celui que Giono appelle Frédéric II et qui a vu le meurtrier, suit cet homme dans la neige par monts et par vaux jusqu’à Chichiliane. Le mystère s’épaissit encore.
    Plus tard, Langlois revient au village en Commandant de louveterie, parle peu et mène une vie monacale, militaire. S’il est austère et cassant, son cheval est très sympa ! Entre en scène le procureur royal et « son ventre bas qu’il portait devant lui à pas comptés comme un tambour. » Il s’agit d’éliminer ce qu’on appelle les nuisibles…
    On parle d’ours au col du Rousset et dans la forêt de Lente et de loups un peu partout. Urbain Timothée de Saint-Baudille est nommé capitaine de louveterie. Il revient du Mexique avec quelques pesos et « Sa femme, plus âgée que lui, était une créole toujours belle et lente comme une après-midi de fin juin. » C’est Madame Tim. Il faudrait citer tellement de passages savoureux…
    Cette battue générale au loup dans le bois de Chalamont est un moment fort du livre qui se poursuit dans ces contrées montagneuses aux hivers très rudes. Les moments de vie se succèdent. Langlois veut se marier. Il a 56 ans et veut une femme de 30 ans. Avec Saucisse, ils prennent la patache jusqu’à Grenoble, mangent au restaurant place Grenette et trouvent Delphine qui fait l’affaire : une fille de Voiron ! « Ça n’est pas quelqu’un de rare ! »

    Seulement l’hiver revient et l’histoire, racontée par plusieurs narrateurs sans que certains épisodes soient solutionnés, se termine tragiquement. Jean Giono conclut en citant Blaise Pascal : « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères. »

  • Couverture du livre « Jean le Bleu » de Jean Giono aux éditions Lgf

    Jean-Paul Degache sur Jean le Bleu de Jean Giono

    Ce n’est pas le livre le plus connu de Jean Giono mais "Jean le Bleu" est un récit très important car il concerne tout simplement l’enfance et l’adolescence de l’auteur, dans sa bonne ville de Manosque (Alpes de Haute-Provence).

    Il égrène ses souvenirs avec sa mère, Pauline, qui tient un...
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    Ce n’est pas le livre le plus connu de Jean Giono mais "Jean le Bleu" est un récit très important car il concerne tout simplement l’enfance et l’adolescence de l’auteur, dans sa bonne ville de Manosque (Alpes de Haute-Provence).

    Il égrène ses souvenirs avec sa mère, Pauline, qui tient un atelier de repassage au rez-de-chaussée, aidée par deux ouvrières, et son père, au troisième étage, qui est cordonnier.
    Très croyante, sa mère l’a inscrit à l’école des sœurs et il se souvient de Louisa, « lisse, douce et blanche comme une dragée » qui le conduisait… Il y eut une Louisa seconde qui menait aussi « le beau petit garçon » à l’école mais Giono précise aussitôt qu’il n’avait de beau que l’habit : « j’avais une ingrate figure allongée et maigre où se voyaient seuls des yeux tendres. »
    Tout au long du livre, il nous gratifie de somptueuses descriptions que ce soit en parlant des gens, des rues de sa ville ou des paysages. Il tient aussi à expliquer pourquoi sa mère l’a mis à l’école couventine… pour les clients : « Mais, à cette époque, pour être sûr de marcher sur du cuir, il fallait être de la « haute ». On lui avait gentiment mis le marché en main. » Il fait preuve ensuite d’un bel humour sur Dieu et la religion.
    On peut voir aujourd'hui, dans la Rue Grande de Manosque, la maison où Jean Giono a passé son enfance.
    Une nuit, arrive un homme qui vient se réfugier chez eux après avoir échappé aux gendarmes et l’on comprend que son père n’hésite pas à s’engager pour soutenir ceux dont les idées déplaisent. Il élève aussi des oiseaux dans cinq cages mais surtout, il cherche un jardin car : « La tranquillité, on ne l’avait qu’en partant de cette maison. »
    Tout au long de son enfance, Jean Giono fait de nombreuses rencontres, vit au contact des animaux très présents un peu partout dans ce centre-ville, ce qui est difficilement imaginable aujourd’hui. Dans la petite cour, derrière sa maison, on élève des moutons puis des cochons.
    Dans cette atmosphère trop confinée, la santé du petit Giono n’est pas brillante. Aussi, il est confié quelque temps au berger Massot qui l’emmène à Corbières, village possédant les meilleures aires de vannage. Là-bas, Mme Massot l’appelle « mon perdreau ». Il reprend des forces mais assiste aussi à des scènes assez violentes et découvre un peu plus « l’odeur des femmes ».
    Un homme lui donne "L’Iliade" à lire et il aime bien Anne à qui il ne peut dire au revoir lorsqu’il revient à Manosque où l’hiver est terrible. C’est quand il travaille dans une banque avec une livrée bleue qu’on le nomme Jean le Bleu. Son père lui confie alors : « Si, quand tu seras un homme, tu connais ces deux choses : la poésie et la science d’éteindre les plaies, alors tu seras un homme. »
    Presque adulte maintenant, avec Marie-Jeanne il apprend à faire l’amour et se lie d’amitié avec Louis David. Hélas, on entre dans l’année 1914 sans s’en apercevoir : « Les hommes trop nourris avaient oublié leurs génitoires ; ils faisaient l’amour avec du pétrole et des phosphates, des choses sans hanches ; ça leur donnait envie de sang. »

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