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Jean Contrucci

Jean Contrucci

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Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « N'oublie pas de te souvenir » de Jean Contrucci aux éditions Herve Chopin

    Philippe G sur N'oublie pas de te souvenir de Jean Contrucci

    Un roman, néanmoins des info sur la résistance marseillaise et les conditions de vie durant la période d'occupation de la deuxième guerre mondiale.

    Un roman, néanmoins des info sur la résistance marseillaise et les conditions de vie durant la période d'occupation de la deuxième guerre mondiale.

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    Couverture du livre « Rendez-vous au moulin du diable » de Jean Contrucci aux éditions Lgf

    jml38 sur Rendez-vous au moulin du diable de Jean Contrucci

    Dans la salle de rédaction du « Petit Provençal », où Raoul Signoret exerce ses talents de journaliste, l'ambiance est plutôt à la morosité à l'heure de boucler l'édition du lendemain tant l'information se fait frileuse. Ce qui oblige l'équipe à « faire suer les pierres », ce qui veut dire en...
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    Dans la salle de rédaction du « Petit Provençal », où Raoul Signoret exerce ses talents de journaliste, l'ambiance est plutôt à la morosité à l'heure de boucler l'édition du lendemain tant l'information se fait frileuse. Ce qui oblige l'équipe à « faire suer les pierres », ce qui veut dire en jargon du métier tenter de transformer des faits anodins en nouvelles sensationnelles.

    Une règle bien établie dans le monde de la presse, « le malheur des uns fait le bonheur des journalistes », se vérifie à l'annonce de l'enlèvement spectaculaire du petit Paul, deux ans, fils de Marius Gauffridy, un des plus gros entrepreneurs de Marseille.

    C'est du coup l'effervescence au journal, mais également à « l'Évêché », siège de la police marseillaise où Eugène Baruteau, l'oncle de Raoul, est commissaire central.

    Le chef suprême de tous les argousins de la ville est dans une humeur exécrable. Il souffre en effet d'une crise de goutte qui décuple sa mauvaise foi proverbiale, et amplifie son irritation contre des collaborateurs dans l'incapacité de trouver une piste pour retrouver l'enfant, sa colère résonnant dans les couloirs de la vénérable institution marseillaise. Son état ne l'empêche cependant pas d'inviter Raoul, qu'il considère comme son fils, à venir déguster en famille le dimanche suivant un des merveilleux plats dont son épouse à le secret, sans en référer bien sûr à son médecin, arguant du fait que ce qu'il lui demande ce sont des ordonnances et pas le menu du dimanche.

    Le couple d'enquêteurs se reforme donc pour faite toute la lumière sur ce rapt dont tout laisse à penser qu'il s'agit d'une classique tentative pour soutirer une rançon auprès d'un des personnages les plus riches de Marseille, ce qui ne convainc pas totalement le journaliste qui n'aime pas se contenter des évidences trop facilement établies.

    C'est l'occasion pour l'auteur de nous proposer une nouvelle image de Marseille et ses environs au début des années 1900, mettant cette fois en exergue toute une industrie de fabrication de tuiles à base de l'argile extraite des carrières des collines avoisinantes.

    L'intrigue est prenante, le plaisir de retrouver le haut en couleur Eugène Baruteau, le fin et perspicace Raoul Signoret, et toute leur petite famille, toujours aussi grand, et le texte, émaillé d'expressions fleurant bon le soleil, le Vieux-Port et la Canebière, toujours aussi coloré.

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    Couverture du livre « N'oublie pas de te souvenir » de Jean Contrucci aux éditions Herve Chopin

    Marie Kirzy sur N'oublie pas de te souvenir de Jean Contrucci

    Ce livre ravira les amateurs de romans historiques de qualité, plus particulièrement ceux férus de récits sur fond de Deuxième Guerre mondiale j'en fais partie ) ou de l'histoire de Marseille. Il s'agit d'un roman, la fiction prend donc une part prépondérante avec de nombreux personnages de pure...
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    Ce livre ravira les amateurs de romans historiques de qualité, plus particulièrement ceux férus de récits sur fond de Deuxième Guerre mondiale j'en fais partie ) ou de l'histoire de Marseille. Il s'agit d'un roman, la fiction prend donc une part prépondérante avec de nombreux personnages de pure invention et des péripéties qui conservent leur liberté d'action.

    Mais le cadre est bien réel : Marseille sous l'Occupation allemande, de 1943 à 1944. Jean Contrucci s'est parfaitement documenté pour mettre en lumière un aspect méconnu de la résistance en France : le rôle majeur joué par les services secrets anglais du SOE ( Special operations executive / Direction des opérations spéciales ) créé par Churchill : 1800 agents britanniques sont parachutés en France auprès d'une centaine de réseaux de résistance locaux afin de les instruire ( en vue de diverses opérations de sabotage ), de les armer et de les entraîner dans les maquis.

    L'auteur s'est inspiré du réseau Monk, situé au n°8 de la rue Mérentié à Marseille : en mars 1944, les trois officiers anglais qui dirigeaient clandestinement ce réseau sont arrêtés par la Gestapo, torturés au 425 rue Paradis puis déportés dans des camps nazis où ils sont exécutés. Leur silence sous la torture a permis de sauver les résistants français sous leurs ordres.

    Comme souvent avec ce genre littéraire, l'écriture s'efface derrière le contexte, les personnages, les événements. Elle se veut sobre, classique, simple, discrète sans apprêt, juste au service du récit. Et ça fonctionne très bien, le récit est fluide, efficace et avec le style très inclusif de Jean Contrucci, on entre dans la peau et la psychologie des personnages : les chapitres alternent deux narrations, les souvenirs des résistants Jean et Marguerite.

    Ce roman est avant tout un très bel hommage à ces héros de l'ombre. Le plus beau des personnages est celui d'Hélène Newman, jeune franco-anglais ayant grandi à Marseille, qui revient dans sa ville natale pour la libérer du joug nazi. Tellement vivante, assoiffée d'action avec une intrépidité têtue empreinte de légèreté malgré les risques encourus. Impossible de ne pas l'aimer, de ne pas être emportée par son désir de liberté.

    Au-delà de ces personnages forts, j'ai particulièrement apprécié la reconstitution de Marseille sous l'Occupation. le roman bruisse de mille anecdotes sur la vie quotidienne : les cartes d'alimentation, les épiceries vides, la faim, le marché noir, les dénonciations, la surveillance de la population, l'omniprésence de la Gestapo allemande et de la Gestapo française pour traquer les résistants. Les descriptions sont précises et permettent aisément au lecteur de se projeter dans la ville.

    Un très bon moment de lecture, instructif et touchant lorsqu'on découvre le sort des trois officiers anglais.

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    Couverture du livre « L'affaire de la Soubeyranne » de Jean Contrucci aux éditions Lattes

    jml38 sur L'affaire de la Soubeyranne de Jean Contrucci

    Après un premier chapitre très corrida dans tous les sens du terme, ce douzième mystère de Marseille débute par la découverte de deux cadavres d'enfant dans une grotte qui est déjà une scène de crime fermée depuis la mort d'une fillette quelques années plus tôt.
    Comme souvent l'enquête prend...
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    Après un premier chapitre très corrida dans tous les sens du terme, ce douzième mystère de Marseille débute par la découverte de deux cadavres d'enfant dans une grotte qui est déjà une scène de crime fermée depuis la mort d'une fillette quelques années plus tôt.
    Comme souvent l'enquête prend son temps. Elle débouche cette fois sur une affaire plus sombre et plus sordide que dans les épisodes précédents avec de tristes personnages sans scrupules, le dénouement final s‘avérant relativement inattendu.
    Mais l'intérêt n'est pas que dans l'intrigue et on retrouve avec plaisir les personnages de Jean CONTRUCCI, le journaliste Raoul SIGNORET et toute sa petite famille et surtout Eugène BARUTEAU, oncle de Raoul et commissaire central de la police marseillaise, imposant personnage haut en couleur dont la perspicacité n'a d'égal que son féroce appétit.
    Comme dans les autres opus de la série l'auteur fait revivre pour notre plus grand plaisir le Marseille du début des année 1900 et ses environs, utilisant les noms de rues de l'époque, décrivant de façon imagée des commerces et des industries d'un autre temps pour chaque quartier où se déroule l'intrigue. Il émaille son récit de faits historiques ayant enrichi la vie marseillaise, utilise un langage parsemé d'expressions marseillaises où l'humour a toute sa place et nous enchante avec les magnifiques paysages servant notamment de cadre aux traditionnels repas de la famille BARUTEAU, avec du soleil et des senteurs pour le plaisir de nos sens.