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Gwenaele Robert

Gwenaele Robert
Gwenaële Robert est professeure de lettres. Elle vit à Saint-Malo et a publié plusieurs livres jeunesse sous le nom de Gwenaële Barrussaud. Tu seras ma beauté est son premier roman.

Avis sur cet auteur (14)

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    Couverture du livre « Never mind » de Gwenaele Robert aux éditions Robert Laffont

    fflo sur Never mind de Gwenaele Robert

    C’est un roman, nous sommes prévenus dès le départ. Cependant Gwenaële Robert s’est appuyée sur de solides références historiques. Les attentats contre Bonaparte ont été nombreux et ici elle nous parle de celui de la rue Saint-Nicaise, connu aussi sous le nom de «la conspiration de la machine...
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    C’est un roman, nous sommes prévenus dès le départ. Cependant Gwenaële Robert s’est appuyée sur de solides références historiques. Les attentats contre Bonaparte ont été nombreux et ici elle nous parle de celui de la rue Saint-Nicaise, connu aussi sous le nom de «la conspiration de la machine infernale», alors qu’il était Premier Consul, la veille de Noël 1800.
    L’attentat a été perpétré par d’ancien Chouans dont Joseph de Limoëlan, principal personnage du roman. Nous faisons sa connaissance juste avant et c’est lui qui doit donner le signal pour mettre le feu à la «machine infernale». Ensuite commence la traque des conspirateurs menée par Fouché. Bonaparte préfèrerait que les Jacobins soient accusés plutôt que les royalistes. Qu’à cela ne tienne, avec Fouché les deux mouvances seront punies.
    Cet événement historique est un prétexte pour que Gwenaële Robert nous raconte les anonymes, ceux qui périrent ou furent blessés dans l’attentat, ceux qui furent déportés, souvent sans raison, ceux qui furent exécutés. Sous sa plume alerte tout le petit peuple de Paris revit. Avec elle je me suis promenée dans les ruelles sombres, j’ai vu la misère, les filles, les bains sur la Seine….. . Les jeunes aristocrates qui sont revenus, eux, ont recommencé à faire la fête. Il y a aussi des profiteurs de toute sorte. Fouché décrit dans son intimité est assez étonnant.
    Ce récit est bien rythmé, avec des chapitres courts. Gwenaële Robert passe avec aisance des uns aux autres. La psychologie de Joseph de Limoëlan est fouillée, les répercutions psychologiques de son attentat raté sont bien amenées. Un seul regret ce roman se termine trop vite!
    Il ne faut pas s’étonner de l’étrange titre de ce roman, il faut lire jusqu’à la fin pour comprendre qu’il est tout à fait justifié.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2020/12/14/never-mind-de-gwenaele-robert/

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    Couverture du livre « Never mind » de Gwenaele Robert aux éditions Robert Laffont

    Christlbouquine sur Never mind de Gwenaele Robert

    Napoléon Bonaparte n’est encore que Premier consul lorsqu’un attentat est perpétré contre lui le 3 nivôse de l’an IX, soit le 24 décembre 1800. Il en réchappe miraculeusement mais les simples citoyens qui étaient à proximité de son carrosse ne sont pas épargnés par l’explosion. Parmi eux, une...
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    Napoléon Bonaparte n’est encore que Premier consul lorsqu’un attentat est perpétré contre lui le 3 nivôse de l’an IX, soit le 24 décembre 1800. Il en réchappe miraculeusement mais les simples citoyens qui étaient à proximité de son carrosse ne sont pas épargnés par l’explosion. Parmi eux, une fillette de douze ans, Marianne Peusol.

    Cette tentative ratée va provoquer une chaîne d’événements en cascade. Car Bonaparte et son ministre de la police, l’impitoyable Fouché, entendent bien ne pas laisser ce crime impuni. 

    Leur première cible sera les membres du parti jacobin dont plus de cent seront déportés aux Seychelles alors sous domination française. Mais les véritables responsables, des chouans bretons, défient la police. Deux d’entre eux finissent par être arrêtés mais le principal instigateur, Joseph de Limoëlan, demeure introuvable. Rongé par le remord et les fantômes de ces morts inutiles, Joseph se terre pour échapper à la condamnation. 

    Ce récit retranscrit à merveille cette époque de transition un peu floue où un nouveau régime cherche à s’imposer alors que les braises de la Révolution fument encore. Gwenaële Robert sait rendre étonnamment vivants tous ces personnages pris dans la tourmente et dont les vies vont basculer. Elle sait nous emmener dans les plus sombres pensées de Joseph de Limoëlan et nous faire comprendre toute son ambiguïté, partagé entre ses fidélités royalistes et ses remords d’avoir causé des morts inutiles. Et surtout elle nous fait ressentir la peur et l’angoisse entretenues par Fouché et sa police pour mettre un terme à toute forme de révolte. 

    S’il s’agit d’un roman, les faits semblent néanmoins très précis et provenir des meilleures sources historiques, ce qui donne à l’ensemble de puissants accents de vérité. En mêlant les destins des plus humbles à ceux des plus hauts placés l’auteure démontre bien l’ampleur du pouvoir que Napoléon entendait exercer sur tous et surtout sur ceux qui étaient contre lui sans distinction de leur classe sociale ou de leurs fonctions.

    Pour ceux qui, comme moi, se passionnent pour l’histoire et aiment les romans qui mêlent histoires et Histoire, se livre est une véritable pépite.

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    Couverture du livre « Le dernier bain » de Gwenaele Robert aux éditions Robert Laffont

    Sylvie Belgrand sur Le dernier bain de Gwenaele Robert

    Lu dans le cadre du Prix du deuxième roman de Marche en Famennes (Belgique )

    "Le dernier bain" affiche "roman" sur sa couverture, mais c'est en fait le récit romancé des derniers jours du citoyen Marat, le terrible et sanguinaire révolutionnaire français, à travers les regards croisés des...
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    Lu dans le cadre du Prix du deuxième roman de Marche en Famennes (Belgique )

    "Le dernier bain" affiche "roman" sur sa couverture, mais c'est en fait le récit romancé des derniers jours du citoyen Marat, le terrible et sanguinaire révolutionnaire français, à travers les regards croisés des protagonistes plus ou moins proches du dénouement de sa vie.
    C'est particulièrement bien écrit, dans une langue très élégante, mais ne vous attendez pas à un grand souffle romanesque. C'est une page d'histoire, et il faut aimer l'histoire pour apprécier ce récit. C'est mon cas, et j'ai trouvé le point de vue et la narration intéressants.

    J'attends d'écouter Gwenaële Robert en conférence à Marche en Famennes pour me faire une opinion définitive.

    #LeDernierBain #GwenaëleRobert #RobertLafont #Histoire #lecture #livres #Chroniques

    Le quatrième de couverture :

    Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
    Jane, une jeune Anglaise cachée dans l'appartement d'aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris... Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République.
    Il ignore que certains d'entre eux souhaitent sa mort et qu'il ne lui reste plus que trois jours à vivre.
    Par cette fiction qui nous propulse dans le coeur battant de l'Histoire, Gwenaële Robert détruit l'image sublime et mensongère que David nous a laissée de son ami Marat. Du bout de sa plume, grâce à un dispositif romanesque et à un sens de la reconstitution impressionnants, elle gratte le vernis de la peinture pour révéler la réalité du monstre.

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    Couverture du livre « Le dernier bain » de Gwenaele Robert aux éditions Robert Laffont

    Marie HECKMANN sur Le dernier bain de Gwenaele Robert

    Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
    Jane, une jeune Anglaise cachée dans l'appartement d'aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et...
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    Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
    Jane, une jeune Anglaise cachée dans l'appartement d'aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris... Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République.
    Il ignore que certains d'entre eux souhaitent sa mort et qu'il ne lui reste plus que trois jours à vivre....
    Gwenaele Robert nous relate ici les 3 derniers jours de l'existence de Marat sans fioriture
    Un véritable travail historique où fiction et réalité s'entremêlent.
    L'écriture est fluide, riche et nous transporte à l'époque de l histoire.
    J'y ai appris beaucoup de choses sur cet événement et le lien entre David et Marat dont j'ignorais presque tout.
    Mais ce livre ne m'a pas passionné plus que cela car cette époque n'est pas celle que j'affectionne.