Françoise Sagan

Françoise Sagan
Issue d'une famille de la grande bourgeoisie, Françoise Quoirez, dite Sagan, passe une enfance épargnée par les pénuries de la Seconde Guerre mondiale. Les années défilent et le triomphe se profile grâce à son roman 'Bonjour tristesse', écrit à l'âge de dix-huit ans. Bien que le public et la crit... Voir plus
Issue d'une famille de la grande bourgeoisie, Françoise Quoirez, dite Sagan, passe une enfance épargnée par les pénuries de la Seconde Guerre mondiale. Les années défilent et le triomphe se profile grâce à son roman 'Bonjour tristesse', écrit à l'âge de dix-huit ans. Bien que le public et la critique soient séduits, cette oeuvre suscite la polémique. Traitant du désir sexuel d'un point de vue féminin, les remarques le concernant sont quelque peu acerbes. Françoise Sagan adopte par la suite un style de vie des plus décalés, tant sur le plan de l'avoir que de l'être. Ses oeuvres s'en inspirent et mettent en exergue l'ennui et la fuite dans l'alcool. Elle incarne une insolence et une fraîcheur qui ne peuvent que choquer les étouffantes années 1950. Tentée par la scène, elle s'essaye à quelques pièces de théâtre : 'Château en Suède', 'la Robe mauve de Valentine', 'L' Excès contraire'... Malgré le succès de ses oeuvres, elle ne reçoit que peu de prix littéraires, mais se voit tout de même décerné en 1985 le prix Monaco, qui vient saluer l'ensemble de son oeuvre. Si l'on peut toujours discuter de sa véritable place dans le panthéon littéraire, Françoise Sagan était avant tout un être vrai et libre. Elle restera dans l'histoire comme un personnage, sans doute plus important que ses livres, un mythe dont la notoriété dépasse les frontières de l'Hexagone, le totem d'une époque faite de liberté et d'insouciance.

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Avis sur cet auteur (44)

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    Couverture du livre « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan aux éditions Pocket

    EmilieG sur Bonjour tristesse de Françoise Sagan

    A l’heure où sort le dernier roman de Françoise Sagan, lors d’une publication posthume qui remet sur le devant de la scène cette auteure, moi, je me replonge dans le roman qui a fait de Françoise Sagan une figure de la littérature française, Bonjour Tristesse.
    Voici la présentation des...
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    A l’heure où sort le dernier roman de Françoise Sagan, lors d’une publication posthume qui remet sur le devant de la scène cette auteure, moi, je me replonge dans le roman qui a fait de Françoise Sagan une figure de la littérature française, Bonjour Tristesse.
    Voici la présentation des éditions Pocket :
    La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
    Je me suis posée la question de proposer ce roman à mes élèves de première en complément de l’étude de La Princesse de Clèves. Le regard que Françoise Sagan portait sur le monde petit bourgeois avait bouleversé le monde littéraire lors de la publication de Bonjour Tristesse. Mais aujourd’hui ce roman aurait-il le même impact ? la même force sur les lecteurs adolescents que j’ai chaque jour en face de moi ?
    Je ne pense pas… Qui pourrait se reconnaître dans l’histoire de Cécile, dans l’ambiguïté de la relation qu’elle entretient avec son père ? Mais je peux comprendre que ce roman ait pu avoir un parfum de scandale lors de sa sortie. Une jeune auteure, du flirt, un stratagème pour briser un mariage, une relation entre amour et haine, la découverte des plaisirs du corps, autant d’éléments qui ont pu il y a quelques années bouleverser le paysage littéraire. Mais aujourd’hui, on regarde ce roman avec distance et on se laisse bercer par une sorte de nostalgie littéraire…
    En résumé : un roman qui fut scandaleux et qui est devenu patrimonial.

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    Couverture du livre « Un profil perdu » de Françoise Sagan aux éditions Lgf

    Christine GAZO sur Un profil perdu de Françoise Sagan

    Josée, la narratrice, se sépare dans la douleur de son mari maladivement jaloux. Elle a vécu un enfer pendant les derniers jours de cette relation, recluse, et elle doit son « sauvetage » à un richissime homme d’affaires, qu’elle vient de rencontrer. Ce dernier s’occupe alors de lui trouver un...
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    Josée, la narratrice, se sépare dans la douleur de son mari maladivement jaloux. Elle a vécu un enfer pendant les derniers jours de cette relation, recluse, et elle doit son « sauvetage » à un richissime homme d’affaires, qu’elle vient de rencontrer. Ce dernier s’occupe alors de lui trouver un appartement, un boulot. Elle croit ainsi être enfin maîtresse de sa vie, mais sa naïveté et son manque d’expérience l’empêchent de réaliser dans quelle nouvelle dépendance elle se retrouve...
    L’écriture est élégante et efficace, la fin et la résolution arrivent un peu vite soudainement . Ça n’en reste pas moins un bon moment de lecture et une bonne occasion de se frotter à la plume de Sagan.

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    Couverture du livre « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan aux éditions Pocket

    Anne-Charlotte Belon sur Bonjour tristesse de Françoise Sagan

    Cela fait longtemps que je vois les livres de Françoise Sagan dans la bibliothèque et j'avoue avoir été légèrement déçue à la fin du livre et finalement moins avec le recul. Remis dans le contexte que, pour mes parents, le livre en plus d'être écrit par une jeune fille de 18 ans est sorti alors...
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    Cela fait longtemps que je vois les livres de Françoise Sagan dans la bibliothèque et j'avoue avoir été légèrement déçue à la fin du livre et finalement moins avec le recul. Remis dans le contexte que, pour mes parents, le livre en plus d'être écrit par une jeune fille de 18 ans est sorti alors qu'ils étaient enfants, je comprends que je n'ai pas retrouvé l'émotion qu'ils en avaient.
    Ce roman est court, très fluide et la description tellement parlante, qu'on imagine très bien les scènes. L'analyse des personnages est très poussée et l'auteure exprime un va-et-vient intéressant entre l'amour et la haine qu'elle leur porte, entre la logique et l'illogique, ce qui est conventionnel et ce qu'elle défend.

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    Couverture du livre « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan aux éditions Pocket

    Léa Colett sur Bonjour tristesse de Françoise Sagan

    J'ai bien aimé l'histoire de Cécile. Ce pouvait être Françoise Sagan à cet âge. Cet ouvrage se lit gentiment. Il est presque à l'eau de rose mais on se dit que le stratagème peut tourner au vinaigre, et c'est là tout le talent de cette toute jeune auteure qui a publié ce premier livre en 1954....
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    J'ai bien aimé l'histoire de Cécile. Ce pouvait être Françoise Sagan à cet âge. Cet ouvrage se lit gentiment. Il est presque à l'eau de rose mais on se dit que le stratagème peut tourner au vinaigre, et c'est là tout le talent de cette toute jeune auteure qui a publié ce premier livre en 1954. Je possède la première édition (le 300 e/1000 livre) imprimé par Blondin à Paris, qu'on vendait à l'époque 390 frs. Les tranches ne sont pas massicotées. Je puis vous le céder, s'il vous intéressait ! Faire offre, port compris. J'allège ma bibliothèque et je suis pour le partage. C'est l'occasion aussi d'investir dans d'autres titres.
    Oui, Françoise Sagan aurait pu être cette fille qui pensait à 17 ans avoir déjà tout compris des aléas que la vie nous sert, au hasard de ses chemins épineux, fleuris d'églantines. J'ai eu l'impression que je revivais un peu mes dix-sept ans. L'écriture révèle l'âge de l'auteure. Le style est frais et attachant, à travers une certaine désinvolture inconsciente qui amène les regrets, d'où le titre prend toute son importance. Je ne vous en dirai pas plus à ce propos. Je donne juste un avis.
    Son attachement à son papa volage va la pousser à concocter un plan machiavélique pervers.
    Ce livre n'est pas triste, ne croyez pas cela. Il a la fraîcheur de la jeunesse et même si la vérité et l'intégrité que je prône n'est pas au rendez-vous, il vaut le coup de le lire et de reconnaître le talent de cette auteure. Cette œuvre a connu un succès de scandale foudroyant et a été récompensée du prix des Critiques la même année. Son titre est tiré du deuxième vers du poème « À peine défigurée » du recueil La Vie immédiate de Paul Eluard.

    Je vous le recommande vivement.
    Léa Colett (Auteure de Bon grain, mal grain - Primé Vice Finaliste Prix Fondcombe en 2014).