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Eloise Lievre

Eloise Lievre

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Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « La biche ne se montre pas au chasseur » de Eloise Lievre aux éditions D'un Noir Si Bleu

    Geneviève Munier sur La biche ne se montre pas au chasseur de Eloise Lievre

    Eloïse Lièvre, je l’ai rencontrée à la dernière Comédie du Livre de Montpellier en mai dernier. J’étais chargée de l’embrasser de la part d’une amie commune. Pourtant, d’elle, je n’avais rien lu. Notre conversation fut souriante, chaleureuse, amicale. Je suis repartie avec son dernier roman "Les...
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    Eloïse Lièvre, je l’ai rencontrée à la dernière Comédie du Livre de Montpellier en mai dernier. J’étais chargée de l’embrasser de la part d’une amie commune. Pourtant, d’elle, je n’avais rien lu. Notre conversation fut souriante, chaleureuse, amicale. Je suis repartie avec son dernier roman "Les gens heureux n’ont pas d’histoire", gentiment dédicacé. Celui-là, je ne l’ai pas encore lu. Je le garde précieusement pour cet hiver.
    En revanche, je viens de terminer son premier roman. Il raconte l’histoire d’un couple en mal d’enfant, un couple pour lequel tout a toujours bien marché, qui a toujours décidé de tout et obtenu ce qu’il souhaitait. Oui, mais voilà, un enfant… Il ne suffit pas de le vouloir. Les jours passent, les mois passent et malgré les efforts… rien.
    De son écriture très travaillée et pourtant légère, bourrée d’humour et en même temps de sensibilité et de pudeur, l’auteur nous entraîne dans le sillage de cette femme qui passe de gynécologues en radiologues, d’examens intimes en réflexions psychologiques pour se rendre compte que son corps et celui de son mari fonctionnent à merveille.
    De quel côté chercher la raison de cette difficulté à procréer ? Ne comptez pas sur moi pour vous révéler un cheminement délicat dans les méandres de l’existence, une fin particulièrement touchante. Eloïse Lièvre a un don singulier pour vous émouvoir au plus profond, une empathie extrême à l’égard de ses personnages et de véritables qualités de conteuse. Ce roman relate une tranche de vie qui ne peut que toucher ceux qui ont traversé les mêmes affres et même les autres.

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    Couverture du livre « Les gens heureux n'ont pas d'histoire » de Eloise Lievre aux éditions Lattes

    Sophie Gauthier sur Les gens heureux n'ont pas d'histoire de Eloise Lievre

    "Les gens heureux n'ont pas d'histoire" affirme la sagesse (?) populaire. Eloïse Lièvre nous prouve le contraire par ce roman, qui n'est pas tout à fait un roman, par ce récit où vient germer le romanesque, par cette histoire qui - heureuse ou malheureuse - érige une vie en objet littéraire....
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    "Les gens heureux n'ont pas d'histoire" affirme la sagesse (?) populaire. Eloïse Lièvre nous prouve le contraire par ce roman, qui n'est pas tout à fait un roman, par ce récit où vient germer le romanesque, par cette histoire qui - heureuse ou malheureuse - érige une vie en objet littéraire.
    Durant les 40 jours qui précèdent ses 40 ans, l'auteur revisite chacune des années passées en prenant pour déclencheur une photo qui la met en scène. En instituant sa vie en récit, elle coud ensemble des moments qui pourraient sembler disparates, épars, et en fait émerger la cohérence et le sens. Au fil des chapitres, les photos se relient, dessinent une trajectoire et se réunissent pour constituer un être. Certes, il manque sans doute quelques pièces, restées cachées au lecteur, dans ce rassemblement de tout ce qui fait une vie. Mais l'essentiel est là et à mesure que se déroule ce fil du temps, on est happé, attiré dans ce travail de remémoration qui passe par l'écriture. Une écriture d'une richesse fascinante, qui ondule dans des méandres où les phrases s'aventurent, se ramifient, interagissant avec la mémoire dont elles deviennent à la fois source et nourriture, ou bien se replient sur elles-mêmes dans la syncope d'un flash mémoriel. Une écriture qui suit au plus près le travail de la mémoire, qui s'en empare et le figure et le contraint à se fixer dans les mots, dans l'expression des sensations retrouvées ou reconstruites.
    La lecture de "Les gens heureux n'ont pas d'histoire" est une expérience stupéfiante, schizophrénique, qui joue et se joue du terme "avatar" et de ses significations. Aux temps du livre se substituent les temps de la propre vie du lecteur, les images appellent d'autres images différentes, mais si proches et à la narration d'Eloïse Lièvre se superpose notre propre récit. "A cette époque, j'étais... je faisais..." individuel, mais aussi collectif. Des dates qui forment des histoires personnelles ET communes.
    Ce n'est pas tellement l'image de Narcisse qui me vient en évoquant cet étrange ouvrage, mais plutôt celle de Dédale ou celle de Pénélope. Dédale, l'architecte génial qui sut construire un labyrinthe pour y enfermer un monstre. Pénélope qui sans se lasser détruisait son ouvrage chaque nuit pour mieux le reconstruire au matin.
    Quoi qu'il en soit, "Les gens heureux n'ont pas d'histoire" n'a pas fini de me troubler, de brouiller les lignes entre littérature et récit de soi, entre récit de moi et lecture des autres, entre la vie et ce qu'on en fait.

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    Couverture du livre « La biche ne se montre pas au chasseur » de Eloise Lievre aux éditions D'un Noir Si Bleu

    PIERRE DARRACQ sur La biche ne se montre pas au chasseur de Eloise Lievre

    Le sujet, féminin en diable, ne m'est pas forcément destiné, moi mâle égoïste et père de famille.
    La biche du titre est une jeune femme qui veut un enfant, là, tout de suite. Bien sûr, après des années de pilules cela ne marche à la première saillie et l'impatience est grande. Les mois passent...
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    Le sujet, féminin en diable, ne m'est pas forcément destiné, moi mâle égoïste et père de famille.
    La biche du titre est une jeune femme qui veut un enfant, là, tout de suite. Bien sûr, après des années de pilules cela ne marche à la première saillie et l'impatience est grande. Les mois passent et voici la ronde des médecins, des spécialistes, des analyses poussées. Tout est normal, la machine est prête à fonctionner. Mais la fécondation ne se fait point... Et si c'était dans la tête ? Sur un sujet de magazines féminins, Eloïse Lièvre arrive bien à nous faire partager l'attente, l'envie irrépressible de ce bébé, la déception, la froidure des médecins, les salles d'attente sordides et leurs vieux magazines périmés.
    Ce livre, dont je n'attendais pas grand chose, est finalement une agréable surprise. Pas totalement maitrisé mais prometteur par l'acuité du regard de l'auteure et par son écriture qui sait si bien décrire le désarroi de toutes ces jeunes femmes face à la non fertilité dans une société qui rêve les femmes à la fois mères et putains.

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    Couverture du livre « La biche ne se montre pas au chasseur » de Eloise Lievre aux éditions D'un Noir Si Bleu

    Sophie Adriansen sur La biche ne se montre pas au chasseur de Eloise Lievre

    Dans « La biche ne se montre pas au chasseur », Eloïse Lièvre interroge sur les raisons qui font que l’enfant ne vient pas alors que tout, dans le corps, semble le permettre. Elle fouille dans les souvenirs enfouis pour ressortir celui qui, bien caché, parce que bien caché, empêche...
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    Dans « La biche ne se montre pas au chasseur », Eloïse Lièvre interroge sur les raisons qui font que l’enfant ne vient pas alors que tout, dans le corps, semble le permettre. Elle fouille dans les souvenirs enfouis pour ressortir celui qui, bien caché, parce que bien caché, empêche l’accomplissement du désir.
    Par le prisme d’une trajectoire personnelle, c’est une histoire universelle et banale, douloureuse et silencieuse qui se déroule.

    Dans un style inimitable, les phrases d’Eloïse Lièvre s’étirent comme de longs rubans dont les morceaux étincellent de reflets changeants. Il y a un monde entier, parfois plusieurs, dans ces plis et ces replis.
    Premier roman tout en sincérité et, finalement, en pudeur, « La biche ne se montre pas au chasseur » réussit la prouesse de constituer un texte coulant et très accessible sur un sujet a priori délicat, sinon difficile, et peu présent dans la littérature.
    Une découverte doublement prometteuse.