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Capucine Delattre

Capucine Delattre
Née à Paris en 2000, Capucine Delattre est étudiante à Sciences Po. Les Déviantes est son premier roman.

Articles en lien avec Capucine Delattre (1)

Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Les déviantes » de Capucine Delattre aux éditions Belfond

    Delphine de Du calme Lucette sur Les déviantes de Capucine Delattre

    Ce roman, c'est le premier d'une auteure de 19-20 ans qui m'a éblouie par sa maturité, par l'expérience de vie que personne n'est censé avoir à cet âge-là. C'est comme si Capucine Delattre avait déjà vécu mille et une souffrances, mille et une résurrections. Comme si elle avait déjà tout...
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    Ce roman, c'est le premier d'une auteure de 19-20 ans qui m'a éblouie par sa maturité, par l'expérience de vie que personne n'est censé avoir à cet âge-là. C'est comme si Capucine Delattre avait déjà vécu mille et une souffrances, mille et une résurrections. Comme si elle avait déjà tout compris. C'est merveilleux de réalisme et de justesse. Et cette écriture...


    Dès les premières lignes, je suis tombée sous le charme des mots choisis, de cette façon qu'elle a de raconter la vie dans toute sa dureté, et sa force aussi. Elle met en lumière des femmes qui, dans leur furieuse envie de vivre, dévient. Cela demande du courage, cela demande d'affronter des frayeurs, d'écouter profondément son cœur, d'oser.

    Il y a tout d'abord Anastasia qui va soudainement apprendre qu'elle est malade et que c'est grave. Cancer du sein. Lors d'une telle épreuve, deux chemins s'offrent aux yeux du patient : celui qui mène au désespoir le plus total, et celui qui invite à vivre plus intensément et dans le vrai. La déviante finit par choisir le deuxième, et, dans le cas présent, entraîne dans son sillon son amie Iris et sa sœur Lolita. Pour des raisons différentes - qui résonnent certainement en beaucoup d'entre nous -, ces trois jeunes femmes agrippent les rennes de leur vie et abandonnent leur zone de confort, celle-là même qui empêche de faire éclater les absolus, les rires à gorge déployée qui effacent la lassitude et les larmes, celle qui entrave la liberté que nous possédons tous de vivre pleinement, à l'écoute de nous-même et de nos envies les plus sincères.

    Oui, c'est en apercevant la mort probable que se dévoilent nos certitudes.

    "Face à l'horreur, au vestige en lequel la tumeur transforme son corps, elle n'aurait plus d'autre choix que de s'arracher à son ancienne enveloppe pourrie dans une mue exceptionnelle, pour tendre vers un idéal qu'elle se moquerait bien de ne jamais atteindre, pourvu qu'elle ait essayé, au moins une fois, pour de vrai."

    On en ressort avec la confirmation que la déviance est nécessaire, afin que le réveil ne devienne pas plus pesant jour après jour. Si tant est que l'on ait besoin d'elle ou que l'on ait l'honnêteté de se rendre compte de sa nécessité.

    Les déviantes est un roman qui révèle la vie à travers l'éventualité de la mort. Il embarque son lecteur dans une force vive féminine, contagieuse, contée avec beaucoup de beauté et d'ardeur. C'est l'éclosion d'héroïnes du quotidien qui nous entraînent dans leur renaissance et qui nous confirment que tout est possible si nous le décidons. 

    Un grand merci à Lecteurs.com pour cette lecture dans le cadre du Cercle livresque ainsi qu'aux Éditions Belfond.

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    Couverture du livre « Les déviantes » de Capucine Delattre aux éditions Belfond

    Despagesetdeslettres sur Les déviantes de Capucine Delattre

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    Couverture du livre « Les déviantes » de Capucine Delattre aux éditions Belfond

    Sophie Songe sur Les déviantes de Capucine Delattre

    À 29 ans, l'avenir d'Anastasia est ébranlé par l'annonce par un médecin d'un terrible cancer. Il devient l'occasion et le temps de se poser les questions essentielles, existentielles. En pleine tempête, elle n'ignore pas que ses vacillements vont déclencher peut-être, d'autres désirs, d'autres...
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    À 29 ans, l'avenir d'Anastasia est ébranlé par l'annonce par un médecin d'un terrible cancer. Il devient l'occasion et le temps de se poser les questions essentielles, existentielles. En pleine tempête, elle n'ignore pas que ses vacillements vont déclencher peut-être, d'autres désirs, d'autres espoirs, et bien d'autres chamboulements pour son entourage proche...

    Ce roman est avant tout l'histoire d'Anastasia, pour qui un jour tout dérape, de sa vie professionnelle à sa vie personnelle. La maladie l'exclut du monde normal qui se déplace, s'active dans un but déterminé et précis. Elle ne fait plus partie de ces gens au rythme effréné, à l'ambition démesurée.

    Elle se soumet au vide, à la peur, à l'ivresse qu'elle construit autour d'elle. Et puis il y a Iris, l'amie depuis toujours, qui ne se reconnaît plus dans un bonheur qui l'étouffe. Et Lolita, la demi-sœur en rupture avec ses parents.

    Ces trois brins de femme vont dire et crier leurs envies de vivre, de générer leurs rêves et les rendre accessibles.

    "La maladie ne serait pas soustraction des possibles, mais un défi, une provocation, une épreuve à relever chaque jour."

    On apprécie ses personnages en proie au doute, mais prêts à livrer leur plus grand combat. Chacune a sa part d'ombre, de révolte et de sublime légèreté. Elles animent toutes les trois ce feu qui nous irradie de l'intérieur. On aime cette intimité sujette aux épanchements directs, aux délires obsessionnels, déliquescents.

    L'écriture est infiniment mature et révèle des coins d'âmes inexplorés. C'est un roman tendre, vibrant, fourmillant d'émotions. On capture des instants rares, intenses, délicats. La volonté de ce trio est remuante. Les suivre dans cette aventure nous demande une énergie, une capacité à s'extraire des codes sociaux usuels. Elles nous offrent une parenthèse assoiffée, nous invitent à vivre en toute sincérité, sans jugement de l'autre.

    Une ébauche "d'en-vies" à dévorer, gourmand !

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    Couverture du livre « Les déviantes » de Capucine Delattre aux éditions Belfond

    NADIA D'ANTONIO sur Les déviantes de Capucine Delattre

    # Rentrée littéraire 2020

    Un premier ouvrage d’une jeune écrivaine parisienne, Capucine Delattre, pour cette rentrée littéraire 2020 : « Les Déviantes » (Éditions Belfond).

    Mais qu’est-ce qu’une « déviante ? » C’est une personne qui s’écarte des lois, des règles …
    Dans ce roman, il...
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    # Rentrée littéraire 2020

    Un premier ouvrage d’une jeune écrivaine parisienne, Capucine Delattre, pour cette rentrée littéraire 2020 : « Les Déviantes » (Éditions Belfond).

    Mais qu’est-ce qu’une « déviante ? » C’est une personne qui s’écarte des lois, des règles …
    Dans ce roman, il s’agit de trois femmes : Anastasia – Iris et Lolita, qui sont ces « déviantes. »

    Celle qui domine tout ce roman est Anastasia Brachant - c’est la principale héroïne avec son cancer et là, en effet, ce cancer va être évoqué tout au long de l’ouvrage. Pour les soins, elle ne portera qu’un numéro, un avatar : Ana0888.
    Dommage, car Anastasia aime beaucoup son prénom : « Un patronyme de princesse russe, d’héroïne maudite, comme si ses parents avaient voulu la pousser dès la naissance à être autre chose que l’adolescente raisonnable qu’elle s’est avérée devenir.  Au fond, il lui va bien, ce prénom» (p.18)

    Anastasia et Iris sont des jeunes femmes à qui la vie souriait ;
    Lolita, demi-sœur d’Anastasia, ressent de la culpabilité pour faire ses choix – c’est elle qui représente l’impatience, l’innocence et l’espoir : tout lui sourit – les portes lui sont grand-ouvertes, des portes que veulent défoncer Anastasia et Iris.

    On suit ainsi leurs vies avec leurs moments de petits bonheurs, de peines …. cette maladie qui envenime tout : les relations, la vie professionnelle, le désir de s’enfermer mais aussi le désir de rencontres, besoin d’amour, de tendresse ...

    Moment de tendresse et d’humour avec la grand-mère,Jeanne (Nani), qui finit par leur raconter sa vie, celle qu’elle a toujours cachée : « Quelque chose de sacré, de légendaire.
    Quelque chose qui n’appartient qu’à elle.
    Et elle conclut :
    - Je me dis que c’était quand même sacrément doux, ma vie. (…)
    Trois jeunesses qui ne se laisseraient pas briser, trois vocations en marche, trois déviances assumées. » (p.257)

    Outre ces trois destins, le style de Capucine Delattre est à remarquer : des phrases courtes qui claquent – une sorte d’énumérations tout au long de « Les Déviantes. » Une écriture qui, au début, m’a surprise mais je me suis prise au jeu pour ne faire qu’une bouchée de cette lecture. Celle-ci ne peut pas laisser indifférent et on se reçoit une bonne claque mais ça ne fait rien, au contraire, car tout est bien décrit.

    Je préfère en rester là car si vous n’avez pas encore lu « Les Déviantes » c’est le moment puisque ce livre est paru tout récemment.

    Un éloge relevé en quatrième de couverture : « D’une écriture vibrante et incarnée, Capucine Delattre nous entraîne dans l’étonnante odyssée de trois jeunes femmes et signe à 19 ans, un premier roman à réveiller les vivants. » Voilà qui résume bien tout ce livre. J’aurais pu l’utiliser comme critique …. Petit clin d’œil.

Bibliographie de Capucine Delattre (1)

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