Camille Bordas

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Avis (7)

  • Couverture du livre « Isidore et les autres » de Camille Bordas aux éditions Inculte

    NADIA D'ANTONIO sur Isidore et les autres de Camille Bordas

    Rentrée littéraire 2018 ? Oui, voici un autre livre qui en a fait partie. Un livre lu en dehors des Explorateurs de lecteurs.com :

    Une famille, apparemment tout ce qu’il y a de plus normal, composée du père, de la mère, de six enfants : Isidore et cinq frères et sœurs, qualifiés de...
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    Rentrée littéraire 2018 ? Oui, voici un autre livre qui en a fait partie. Un livre lu en dehors des Explorateurs de lecteurs.com :

    Une famille, apparemment tout ce qu’il y a de plus normal, composée du père, de la mère, de six enfants : Isidore et cinq frères et sœurs, qualifiés de « surdoués » mais où Isidore lui, est « normal ».
    Dans « Isidore et les autres », Camille Bordas nous en raconte l’histoire avec, comme narrateur – fin observateur - le héros, Isidore que l’on surnomme parfois Dory. Il a onze ans et son meilleur ami est… le canapé.
    En parlant de ses proches, il dit : « J’aimais ma famille, je crois. Je n’en connaissais pas d’autre, c’est vrai, et du coup, je ne pouvais pas trop comparer, mais il me semblait que c’étaient des gens bien, corrects. Même s’ils étaient souvent perdus dans leurs pensées. Chacun dans sa bulle. Ils ne prêtaient pas vraiment attention aux autres, à personne en dehors de la famille, même pas à moi, parfois. » (p.6)
    Il est vrai que pour des bulles, chacun a la sienne bien particulière : outre Isidore qui s’attache à faire une interview de sa sœur Simone pour une biographie, on trouve Bérénice (sa grande amie, sa confidente mais elle est suicidaire) et Aurore qui préparent une thèse – Léonard qui travaille sur une thèse portant sur une « approche microbiologique » - Jérémie, toujours collé à son ordinateur, qui écoute sans cesse de la musique et qui est en train de finir deux masters, l’un en physique, l’autre en musicologie.

    Mais un jour arrive un drame, le décès du père et c’est là qu’Isidore se montre capable d’écouter et de réconforter. Seulement, il est fortement titillé par des désirs de fugues, ce qu’il tente plusieurs fois mais se retrouve toujours à nouveau dans son foyer malgré l’aide de Bérénice quand elle quitte le cocon familial. Il arrive tout de même à se faire une amie dans la personne de Rose qui tentera de le soutenir dans ce désir d’évasion.

    Avec « Isidore et les autres », Camille Bordas nous offre un texte tout en tendresse, d’humour, de sensibilité. On y suit le parcours d’un gamin épris de liberté et qui entre petit à petit dans l’âge adulte.
    Mais les adultes de sa famille paraissent l’être moins que lui. Quant à sa mère, il pense que s’il fugue, cela lui ferait plaisir car « elle se plaignait tout le temps » qu’ils n’étaient « pas assez aventureux », réflexion qu’il prenait très à cœur, étant surtout le cadet. Il voulait se démarquer, être différent, unique et donc, pourquoi ne pas la tenter cette aventure en fuguant ? : « J’étais persuadé que si je fuguais, ça ferait plaisir à ma mère. Elle se plaignait tout le temps qu’on n’était pas assez aventureux. Ça ne faisait ni chaud ni froid à mes frères et sœurs, qui étaient indifférents aux opinions d’autrui en règle générale, mais moi, je prenais ça à cœur. J’étais le dernier des six et je ne voulais pas qu’on m’attribue les bizarreries des autres. Je voulais être unique. Moi-même. Différent. En même temps, je n’avais pas trop le choix (j’étais moins beau et moins intelligent que les autres). Mais je n’avais pas non plus d’idée précise de ce que je devais être. Alors je me disais que je pouvais au moins essayer d’être ce que ma mère voulait et donner sa chance à l’aventure. « (P.14).

    L’auteur nous décrit ainsi une jolie fresque familiale, pleine de surprises, attendrissante et on dit d’elle qu’elle est « La fille spirituelle de J.D. Salinger. » (Zadie Smith).
    Ce troisième roman, déjà publié dans dix pays, devrait connaître un joli succès à mon avis.

  • Couverture du livre « Isidore et les autres » de Camille Bordas aux éditions Inculte

    Margot Cotrez sur Isidore et les autres de Camille Bordas

    Isidore, 12 ans, est le petit dernier des Mazal. Il se sent un peu à l'écart car il est le seul à ne pas être surdoué. Il cherche sa place au sein de cette famille composée d'une grande fratrie : trois sœurs et deux frères presque tous thésards, très occupés par les études.
    Tous se consacrent...
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    Isidore, 12 ans, est le petit dernier des Mazal. Il se sent un peu à l'écart car il est le seul à ne pas être surdoué. Il cherche sa place au sein de cette famille composée d'une grande fratrie : trois sœurs et deux frères presque tous thésards, très occupés par les études.
    Tous se consacrent à leur travail de recherche en s'isolant et n'ont aucune vie sociale. Isidore est un enfant sensible et empathique, qui, s'il n'a pas un quotient intellectuel hors du commun, à une très forte intelligence émotionnelle. Il se sent inintéressant et transparent alors, il fugue régulièrement afin de voir si sa famille va s'en rendre compte et le rechercher.

    A travers le regard d'Isidore, l'auteure aborde l’adolescence : la difficulté de trouver sa place tant au collège qu'au sein de sa famille, la construction identitaire mais aussi d'autres thèmes universels comme l'amour, le deuil, l'amitié, les relations familiales.

    J'ai trouvé que l'auteure retranscrit avec beaucoup de justesse les interrogations et les préoccupations des adolescents. La plume de Camille Bordas est touchante, tendre et pleine d'humour. Elle réussit à rendre attachants et sympathiques ces personnages que l'on ne voudrait jamais quitter.
    Ce livre nous montre qu'il n'y a pas qu'un seul type d'intelligence. Même si Isidore n'a pas les mêmes capacités que ses frères et sœurs, il a des dispositions sociales très importantes qui en font un garçon tolérant et empathique. Il va vite se rendre compte que si ses frères et sœurs ont fait de grandes études, ils ne sont pas pour autant plus heureux et ont beaucoup de mal à s'insérer socialement.

    « Isidore et les autres » c'est un roman profondément humain qui met du baume au cœur !

    Un grand merci aux éditions Inculte !

  • Couverture du livre « Isidore et les autres » de Camille Bordas aux éditions Inculte

    Christophe ROBERT sur Isidore et les autres de Camille Bordas

    Comment survivre dans une drôle de famille, quand vous êtes le cadet d’une fratrie avec deux frères et trois sœurs plus intellos les uns que les autres ?

    Comment survivre après le décès de votre père, que votre copine d’école est suicidaire et que vous êtes obligé, à 12 ans, de rédiger la...
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    Comment survivre dans une drôle de famille, quand vous êtes le cadet d’une fratrie avec deux frères et trois sœurs plus intellos les uns que les autres ?

    Comment survivre après le décès de votre père, que votre copine d’école est suicidaire et que vous êtes obligé, à 12 ans, de rédiger la biographie de votre sœur à peine plus âgée que vous ?

    Toutes ces questions (et bien d’autres), Isidore se les pose et arrive, parfois, à y répondre. Il traverse ainsi la vie des autres avec une gentillesse et une fausse naïveté absolument attendrissantes

    Alors Isidore va aller d’aventures en aventures, et découvrir, comme si de rien n’était, la vie, l’attachement, le sexe, la fugue comme un jeu d’aventure, l’alcool, les mensonges d’ados qui blessent, le deuil … tout ce qui fait le quotidien des « adultes », Isidore va l’expérimenter et surtout grandir.

    Et même si, entouré de ses frères et sœurs intellectuels et obsessionnels, il semble être le moins brillant du groupe, il reste le plus armé pour affronter toutes ces expériences nouvelles.

    Camille Bordas avec un attachement, une sensibilité et surtout une bienveillance rare en littérature livre ici le portrait singulier de ce jeune garçon, entre fin d’enfance et début d’adolescence.

    Le style est mordant, vif, enlevé, et en choisissant la narration à la première personne, permet au lecteur d’être au plus près du personnage, d’être dans sa tête. J’ai particulièrement apprécié le ton parfois humoristique et détaché, une forme d’esprit qui fait sourire et rend la lecture très plaisante. Les remarques de Simone, la sœur d’Isidore avec laquelle il partage sa chambre, sont d’une acuité et d’une férocité hilarantes. Simone est LE personnage à ne surtout pas rater (digne du César du meilleur second rôle)

    Par contre, le roman reste déséquilibré. En effet, passé l’effet de surprise du choix littéraire de la narration à la première personne, et une fois compris le mécanisme pour entrer dans la peau d’un pré-ado, l’histoire s’essouffle. J’avais l’impression de « tourner en rond », de lire au final, passé les 150 premières pages, toujours la même histoire sans que le récit n’avance vraiment. D’autant que certains passages sont trop longs, des personnages trop présents et d’autres pas assez. Pourquoi avoir donné tant d’importance au professeur d’allemand et pas assez aux relations qu’Isidore entretient avec ses frères ? (alors que la relation avec les sœurs est du coup bien travaillée) .

    Le livre fait un peu plus de 400 pages et j’ai eu du mal à vraiment entrer dans le roman. A toujours hésiter entre drame et comédie, à vaciller entre psychologie et humour, entre remarque brillantes et banales, j’ai au fil des pages, perdu tout l’attrait, toute l’essence du roman.

    Ce livre reste au final un agréable moment de lecture mais j’ai l’impression de déjà l’oublier, et ne garder que quelques bribes qui sont bien peu de chose, compte tenu de l’ampleur du sujet et des idées traitées.



    Explorateur de la rentrée littéraire 2018 – Mon avis de la page 100

    Isidore est un pré-ado de 12 ans, qui fait ce qu’il peut, coincé au milieu de ses frères et sœurs intellos et surdoués, dans une famille atypique.

    Mais Isidore, a une amie dépressive, a envie de fuguer juste pour vivre une aventure, est peut-être amoureux et doit également écrire la biographie de sa sœur qui sait qu’elle deviendra célèbre.

    Isidore, pense vouloir devenir prof d’allemand, aime regarder les séries policières avec ses frères et sœurs, et porte des bagues dentaires.

    Isidore c’est tout ça et rien à la fois, parfois drôle, parfois sensible ou touchant, Camille Bordas dessine avec tendresse les contours d’un gamin et nous entraine à sa suite avec joie. 100 pages pour découvrir un univers et avoir envie d’aller plus loin.

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