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Blandine Rinkel

Blandine Rinkel

Née en 1991, Blandine Rinkel écrit pour divers médias (Le matricule des anges, France Inter, Citizen K, Gonzai.) et collabore au mouvement Catastrophe. L'abandon des prétentions est son premier roman.

Crédit photo : Blandine Rinkel, 2017. Mathieu ZAZZO/PASCO POUR LE MONDE

 
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Née en 1991, Blandine Rinkel écrit pour divers médias (Le matricule des anges, France Inter, Citizen K, Gonzai.) et collabore au mouvement Catastrophe. L'abandon des prétentions est son premier roman.

Crédit photo : Blandine Rinkel, 2017. Mathieu ZAZZO/PASCO POUR LE MONDE

 

Articles en lien avec Blandine Rinkel (2)

Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « Vers la violence » de Blandine Rinkel aux éditions Fayard

    Nathalie Chartier sur Vers la violence de Blandine Rinkel

    C’est l’histoire d’une relation quasi exclusive père-fille entre Gérard et Lou, un père exigeant voire violent, à la fois craint et adoré qui n’hésite pas à l’éloigner de ces amis, à la soustraire à toute influence venant de l’extérieur, un père toxique en réalité.

    Ce père a vécu une histoire...
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    C’est l’histoire d’une relation quasi exclusive père-fille entre Gérard et Lou, un père exigeant voire violent, à la fois craint et adoré qui n’hésite pas à l’éloigner de ces amis, à la soustraire à toute influence venant de l’extérieur, un père toxique en réalité.

    Ce père a vécu une histoire douloureuse puisqu’il a perdu tragiquement ses deux enfants d’une première union. Il souffre et fait souffrir, il est à la fois touchant et irritant. Lou est dotée d’un caractère exceptionnel grâce ou à cause de Gérard, elle saura prendre en main son avenir.

    « J’héritais de lui l’absence, la joie et la violence ». Surtout cette violence qui rappelle combien une enfance nous façonne à tout jamais dans la vie d’adulte.

    J’ai aimé la première partie, l’adoration de Lou pour son père malgré ses excès et changements d’humeur, ses colères injustifiées.

    La deuxième partie à Londres m’a un peu perdue même si elle est essentielle dans le parcours de Lou, influant sa vie sociale et intime.

    Et enfin la lettre ultime de Lou à son père qui me réconcilie avec le récit. Tout est dit. Le fil est cassé, la magie rompue. Lou a grandi, elle s’est affranchie de ce père « je ne veux plus te voir vivant jamais – et pourtant jusqu’à la fin je te vois ».

    Une lecture qui ne laisse pas indifférent qui pose question sur ce que chacun reçoit et transmets à son tour.

    Lu dans le cadre du Prix Landerneau 2022.

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    Couverture du livre « Vers la violence » de Blandine Rinkel aux éditions Fayard

    Calimero29 sur Vers la violence de Blandine Rinkel

    Ce roman est construit autour d'une relation père-fille toxique et dysfonctionnelle. Lou, petite fille, voue une admiration sans bornes à son père Gérard, policier en Vendée, ex-militaire, affabulateur, menteur mais qui apporte de la magie dans la vie de Lou. Gérard éduque sa fille de façon...
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    Ce roman est construit autour d'une relation père-fille toxique et dysfonctionnelle. Lou, petite fille, voue une admiration sans bornes à son père Gérard, policier en Vendée, ex-militaire, affabulateur, menteur mais qui apporte de la magie dans la vie de Lou. Gérard éduque sa fille de façon virile, il lui apprend à résister à la douleur, à se débrouiller dans et face à la nature. C'est un père dur, violent qui cache ses douleurs et ses faiblesses sous une forfanterie surjouée.
    A l'adolescence, Lou tente de l'imiter dans la dureté, y compris dans la danse qu'elle pratique comme un sport de combat; le jour où elle le découvre lâche, ivre, répugnant, elle s'aperçoit que tout ce qu'elle aimait chez son père était faux-semblants, mensonges. Elle part alors à Londres à 18 ans pour étudier la danse et surtout s'éloigner de lui; elle y rencontre Raphaël, grâce à la douceur duquel, elle peut se libérer de son père tout en continuant à l'aimer.
    Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est le refus d'associer, de façon exclusive, virilité à l'homme et féminité à la femme tel que l'inconscient collectif le fait; ici, Lou a intégré la violence, inculquée par son père et l'exerce contre son chien, dans les relations sexuelles, dans la danse alors que Raphaël incarne la douceur qui finira par apaiser Lou.
    C'est aussi l'ambivalence du sentiment filial; tout aurait été plus facile si Lou avait pu haïr son père, dont elle aurait pu rejeter la violence mais elle l'aime et elle sent qu'il cache des failles derrière le personnage dont il a revêtu l'habit. A noter qu'elle ne dit jamais "papa" ou "maman" mais appelle ses parents par leur prénom "Gérard" et "Annie".
    Cette ambivalence se retrouve dans la danse qui est à la fois discipline qui fait obéir le corps, le blesse, le contraint et liberté et fluidité des mouvements. L'auteure sait de quoi elle parle car elle est elle-même danseuse dans le Collectif Catastrophe.
    Le loup est très présent : sur la couverture bien sûr mais aussi dans le prénom de l'héroïne, Lou et dans le nom qu'elle donnera à la troupe de danse qu'elle crée, la Meute; le roman commence avec un loup qui est tué le jour même de la naissance de Gérard, tout un symbole, comme si un loup mourrait et un autre naissait et finit sur un loup, puissant, libre.
    Un roman fort, percutant, tout en tension, servi par une écriture nerveuse et acérée. Une belle découverte.

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    Couverture du livre « Vers la violence » de Blandine Rinkel aux éditions Fayard

    Catherine Giry-Deloison sur Vers la violence de Blandine Rinkel

    Pendant l'enfance, « la barbichette » est un incontournable, mais quand Gérard et Lou s'y adonnent ce jeu devient un combat. Le premier est le père, la seconde la fille.
    « Vers la violence » va nous raconter l'histoire de ces deux-là.
    Lou est née de la seconde union du père avec Annie. Il a...
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    Pendant l'enfance, « la barbichette » est un incontournable, mais quand Gérard et Lou s'y adonnent ce jeu devient un combat. Le premier est le père, la seconde la fille.
    « Vers la violence » va nous raconter l'histoire de ces deux-là.
    Lou est née de la seconde union du père avec Annie. Il a près de la quarantaine à sa naissance.
    Comme toutes les petites filles, Lou est amoureuse de son géniteur et veut l'épouser quand elle sera grande. Gérard ne dément pas. Bien au contraire, il affirme même qu'il « n'y aurait aucun problème » !
    D'emblée, le lien qui unit le père et la fille est ambivalent et toxique.
    Gérard est policier au commissariat de La Roche-sur-Yon, préfecture très calme de la Vendée.
    Pour pimenter sa vie, il imagine des histoires qu'il raconte à sa fille et s'invente un personnage de type sûr de lui et de gros dur flamboyant à la manière du Belmondo du « Magnifique ».
    Bref, c'est « un mec, un vrai » et un menteur pathologique qui confie « qu'il a travaillé comme espion » ou encore « qu'il a tué des gens ». Sur tous ces bobards, la fille devra faire silence. Son seul confident sera Ardent, le chien malinois que Gérard s'ingénie à maltraiter.
    Pour que Lou soit aussi forte que lui, il l'éduque comme un soldat, l'embarquant dans ses délires, entre amour et violence, à la vie à la mort.
    Il l'encourage à pratiquer des sports de combat, à manger du cheval, « potion magique pour les vrais hommes » à propos duquel elle écrit, dans une lettre ultime à son géniteur : « une bête qui pouvait rêver, a fortiori debout, n'était pas une bête qu'on pouvait manger ».
    « Magicien », « sorcier de l'univers », « homme-fiction » qui fait sien cet aphorisme d'Einstein : « l'imagination est plus importante que le savoir », c'est ainsi que la gamine baptise son père.
    Dans ses yeux, elle devient l'héroïne d'un film d'aventures. Une belle et joyeuse enfance dans un monde merveilleux !
    Pourtant, tout n'est qu'imposture. Ou presque, car il y a toujours du positif à tirer d'une telle expérience. Même si on s'en aperçoit beaucoup plus tard.
    L'enfant, devenue adolescente, prendra en effet conscience de la malignité de son père et cherchera à quitter cet ogre qui la dévore. La reconstruction passera par la pratique de la danse, art de la maîtrise du corps, par la fuite et par l'amour, moyen de mettre à distance le spectre d'un père obsédé par la mort de ses aînés dont il est responsable.
    Mais, malgré son éloignement, Lou ne peut se soustraire complètement à son empreinte. Elle va même jusqu'à reproduire les mêmes manies, les mêmes colères, la même appétence pour la bagarre, la douleur physique ayant la vertu de lui faire oublier son passé.
    « J'appris la méchanceté » dit-elle, avouant d'avoir donné des coups dans la gueule du chien.
    Plus loin, elle confie que l'empathie lui est étrangère. Plus loin encore, elle confesse des conduites sexuelles à risque, expression d'un rapport au corps mortifère.
    Quelle que soit sa souffrance due à une jeunesse entre une mère maltraitante et un père alcoolique ainsi qu'à la culpabilité qu'il tait dans la mort de ses enfants, l'adulte qu'est Gérard n'a pas le droit de mentir à son enfant, de la manipuler, de dicter ses moindres faits et gestes, de la prendre pour un pote auquel on peut tout raconter, de lui interdire de venir à son enterrement, de trahir sa confiance, de mettre sa vie en danger sous le prétexte de l'aguerrir ou encore de lui tordre le bras pour un regard réprobateur.
    Pourtant, comme Lou, on ne parvient pas à détester complètement cet homme frustré qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions, qui a projeté sur sa fille sa volonté de puissance et qui fait tout pour qu'elle soit invincible afin ne pas finir dans un cercueil comme sa demi-sœur et son demi-frère.
    Gérard est en fait un pauvre type, un médiocre incapable de dominer ses pulsions, un trouillard voulant donner le change, un lâche capable de laisser une jument agoniser sans rien faire, un homme dont Lou a honte. Reste la joie qu'il sait si bien infuser dans ses moments d'euphorie.
    À l'instar de la relation ambiguë entre le père et la fille, « Vers la violence » n'est pas un livre simple et manichéen. Il souligne combien la vie peut-être complexe et combien les chemins ne sont pas tout tracés.
    Avec des phrases tels des uppercuts, le fond et la forme ne font qu'un.
    Récit de la transmission et du poids de l'enfance dans la construction de l'adulte, le dernier roman de Blandine Rinkel, à la puissance évocatrice, se lit en apnée comme un parfait thriller.

    EXTRAITS
    La génération des boomers occidentaux serait composée en grande partie d'idéalistes et d'égocentriques. Gérard était assurément l'un et l'autre.
    Est-ce qu'une partie de ma mémoire est coupable de sympathiser avec mon propre père tandis que la seconde serait innocente, victime du même homme ?
    Suis-je coupable d'être la fille de mon père ?
    Gérard, je ne le réaliserais qu'adulte, vivait dans un huis clos avec ses enfants décédés.
    Cette joie, cruelle mais contagieuse, irradia ma petite enfance. […] Cette joie aurait fait passer la violence pour de l'extase.
    On ne se remet jamais de la violence qu'on inflige aux autres, fût-ce à un animal. Les coups qu'on donne sont avant tout à soi-même.
    Ma candeur prit fin le soir où mon père se mit à me répugner.
    La danse, pour moi : une technique de survie.

    http://papivore.net/litterature-francophone/critique-vers-la-violence-blandine-rinkel-fayard/

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    Couverture du livre « Vers la violence » de Blandine Rinkel aux éditions Fayard

    charlene_bzh sur Vers la violence de Blandine Rinkel

    Je découvre Blandine Rinkel avec ce très beau roman.

    C'est l'histoire d'une relation père-fille. C'est l'histoire d'une enfance confrontée à un passé terrible. C'est l'histoire d'une petite fille qui idéalise son père.

    Un roman très beau sur l'enfance, sur la différence entre la réalité...
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    Je découvre Blandine Rinkel avec ce très beau roman.

    C'est l'histoire d'une relation père-fille. C'est l'histoire d'une enfance confrontée à un passé terrible. C'est l'histoire d'une petite fille qui idéalise son père.

    Un roman très beau sur l'enfance, sur la différence entre la réalité d'une petite fille et celle d'un père violent. Oui cette histoire est violente, une violence psychologique, une violence contenue, une violence cachée mais qui n'est sans avoir des conséquences. comment notre enfance construit l'adulte de demain. Commt se que nous avons vécu conditionne nos comportements futurs.

    Une plume précise et incisive très agréable à lire. Une très belle découverte.

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