Andre Brink

Andre Brink

Ecrivain sud-africain, André Brink est né le 29 mai 1935 à Vrede, d'expressions afrikaans et anglaise. En 1980, il obtient le prix Médicis étranger pour son roman Une saison blanche et sèche adapté au cinéma par Euzhan Palcy en 1989.

Il poursuit ses études en littérature comparée en France (1959...

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Ecrivain sud-africain, André Brink est né le 29 mai 1935 à Vrede, d'expressions afrikaans et anglaise. En 1980, il obtient le prix Médicis étranger pour son roman Une saison blanche et sèche adapté au cinéma par Euzhan Palcy en 1989.

Il poursuit ses études en littérature comparée en France (1959-1961), à la Sorbonne, où il rencontre pour la première fois des étudiants noirs traités sur un pied d'égalité sociale avec les autres étudiants. Il prend alors conscience des effets néfastes de l'apartheid sur ses concitoyens noirs.

Lors d'un second séjour en France (1967/1968), il durcit sa position contre la politique d'apartheid.
Il devient docteur ès lettres de l'université Rhodes en 1975, puis en 1985 docteur honoris causa ès lettres de l'université du Witwatersrand à Johannesburg.

De 1980 à 1990, il est professeur d'anglais à Rhodes, et depuis 1991, professeur d'anglais à l'université du Cap.

Son dernier ouvrage, Philida est paru chez Actes sud en septembre 2014.

André Brink est décédé le 6 février 2015.

Articles (2)

  • Eté 2015, les 10 romans à lire absolument !
    A redécouvrir : été 2015, les 10 romans à lire absolument !

    Chaque année révèle ses surprises et bien heureusement les pépites foisonnent !Un bon cru que celle-ci où les auteurs confirmés nous ont surpris, d'autres ont acquis leur notoriété en recevant de nombreux prix, certains sont carrément époustouflants par leur talent ou leur œuvre colossale. Prenez le temps de les lire, vous ne serez pas déçus !

  • Philida d'André Brink
    Philida d'André Brink, le dernier ouvrage du grand auteur sud-africain

    Écrivain sud-africain d'expression afrikaans et anglaise né en 1935, André Brink est descendant de colons. À l'occasion d'un séjour en France, fin des années soixante, il prend conscience de l'horreur de l'apartheid et fait de son œuvre littéraire le porte-voix de son engagement. Récompensé du prix Médicis pour son roman Une saison blanche et sèche, en 1980

Avis (15)

  • Couverture du livre « Un instant dans le vent » de Andre Brink aux éditions Lgf

    Sy Dola sur Un instant dans le vent de Andre Brink

    Très beau roman sur une époque (longue) de ce pays rongée par la question raciale où se confronte deux cultures, deux approches de l'autre bien différentes.
    Très belle épopée à travers l'Afrique du sud mais aussi introspection.
    Mais surtout et avant tout c'est vraiment dans l'adversité que...
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    Très beau roman sur une époque (longue) de ce pays rongée par la question raciale où se confronte deux cultures, deux approches de l'autre bien différentes.
    Très belle épopée à travers l'Afrique du sud mais aussi introspection.
    Mais surtout et avant tout c'est vraiment dans l'adversité que l'on se découvre et que l'on fait fi de tout ce qui a pu nous être transmis par notre culture.
    C'est aussi une bouffée d'optimisme et un beau pari sur l'avenir.

  • Couverture du livre « Philida » de Andre Brink aux éditions Actes Sud

    VIRGINIE TRIPHON sur Philida de Andre Brink

    Quelle force! Une écriture à la serpe qui ne lache rien ,tout comme son incroyable héroine que nous suivons , en apnée pour l'accompagner au bout de sa quête.

    Quelle force! Une écriture à la serpe qui ne lache rien ,tout comme son incroyable héroine que nous suivons , en apnée pour l'accompagner au bout de sa quête.

  • Couverture du livre « Une saison blanche et sèche » de Andre Brink aux éditions Lgf

    NADIA D'ANTONIO sur Une saison blanche et sèche de Andre Brink

    Pour continuer dans ma série de choix de livres lus mais pas encore chroniqués, cette fois le tirage au sort a élu gagnant : « Une saison blanche et sèche » d’André Brink. Un livre qui avait été interdit dès sa parution en Afrique du Sud mais qui avait été ensuite adapté au cinéma par Euzhan...
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    Pour continuer dans ma série de choix de livres lus mais pas encore chroniqués, cette fois le tirage au sort a élu gagnant : « Une saison blanche et sèche » d’André Brink. Un livre qui avait été interdit dès sa parution en Afrique du Sud mais qui avait été ensuite adapté au cinéma par Euzhan Palcy.
    Un livre d’abord interdit mais qui a tout de même fini par recevoir le Prix Médicis étranger en 1980 quand il a été publié chez Stock.

    André Brink est né lui-même dans ce pays. Auteur d’une douzaine de romans ainsi que d’essais, il a été traduit dans une dizaine de langues. On le place au premier rang des grands écrivains contemporains et actuellement il vit à Cape Town.

    « Une saison blanche et sèche » (« White and Dry Season ») peut être considéré comme un témoignage accablant de l’apartheid, raison pour laquelle il a été interdit.

    L’histoire ? Je ne vais pas, bien entendu, la dévoiler mais juste donner quelques indications pour la situer.
    Le héros, « Ben Du Toit », un Afrikaner blanc, professeur d’histoire, né en Afrique du Sud, marié et père, semble loin de tout ce qui se passe autour de lui.
    Mais un jour, une émeute éclate à Soweito et le gouvernement instaure l’état d’urgence. Parmi les nombreuses personnes Noires arrêtées et torturées, se trouvent le jardinier de son école, Gordon Ngubene et son fils de onze ans, Jonathan. Ce dernier, suite aux tortures est assassiné. Voulant lever le voile sur cette mort atroce, Gordon fait appel à Ben mais il est également torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive mais la police déclare qu’il s’est pendu… Ben qui n’est pas dupe, va effectuer son enquête pour en avoir le cœur net et réconforter Emily, la veuve de Gordon. C’est ainsi qu’il découvre des complots et cherche à rendre justice aux opprimés sans défense devant une justice qui ne fonctionne que dans un sens, celui des Blancs.
    Il devient ainsi « la bête noire » de la Section Spéciale qui cherche à le supprimer.

    Là s’arrêtent les indications promises car ce serait trop en dévoiler.
    Le talent de l’auteur réside dans son écriture, son engagement pour la justice dans son pays afin de lutter contre la ségrégation raciale.
    Un très beau polar, « un grand classique sud-africain à redécouvrir » car avec cet ouvrage, l’auteur avait « préparé les fondations de la littérature policière de son pays ».

    Évidemment, on pense aussi à de grands noms tels que Frederick de Klerck qui fut Président de la République en 1989 et avait noué des relations avec Nelson Mandela (un autre grand nom). D’ailleurs, tous deux avaient reçu le Prix Nobel de la Paix.
    Une autre grande figure contre les injustices de l’apartheid, a été Desmond Tutu, évêque, ami lui aussi de Nelson Mandela, également Prix Nobel et qui avait dit « œuvrer à la construction d’un monde de paix, sa nation arc-en-ciel ».
    Voici donc des défenseurs des droits de l’homme. André Brink (qui a reconnu avoir été influencé par Camus) y a joint sa voix avec un grand succès et à la fin de son récit, il écrit : « Tout ce que l’on peut espérer, tout ce que je puis espérer, n’équivaut peut-être à rien d’autre que ça : écrire, raconter ce que je sais. Pour qu’il ne soit plus possible de dire encore une fois : Je ne savais pas. »

    « Un grand livre, d’une écriture généreuse et courageuse, qui se lit d’une traite ». (Femme Pratique).
    C’est exactement ce qui s’est passé dans mon cas parce que la lecture commencée, il est difficile de s’arrêter tellement l’intrigue est passionnante, émouvante. Elle remue les tripes et malgré la noirceur des faits, comment laisser tomber un si puissant ouvrage devant tant d’injustice et cette lutte qu’a connue l’Afrique du Sud pendant si longtemps ?
    Une fois le livre refermé, il ne faut pas oublier la misère qui continue à régner dans ce pays où tout n’est pas encore tout blanc et où les pauvres sont encore relégués dans cet endroit du monde considéré comme le plus pauvre. On continue à y trouver des ghettos noirs et des ghettos blancs, vingt ans après l’apartheid.

  • Couverture du livre « Philida » de Andre Brink aux éditions Actes Sud

    Pascale Pay sur Philida de Andre Brink

    André Brink nous livre ici une page de son histoire familiale à l'époque où les colons avaient droit de vie et de mort (et tous les autres droits) sur les noirs, leurs esclaves. Sans concession pour les blancs ni la terrible dureté de l'époque, il nous plonge dans l'horreur de l'esclavage et de...
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    André Brink nous livre ici une page de son histoire familiale à l'époque où les colons avaient droit de vie et de mort (et tous les autres droits) sur les noirs, leurs esclaves. Sans concession pour les blancs ni la terrible dureté de l'époque, il nous plonge dans l'horreur de l'esclavage et de la dépossession des peuples d'Afrique par les colons catholiques venus d'Europe.
    L'histoire est racontée par plusieurs protagonistes, l'esclave Philida, son maître, le fils de celui-ci, François, etc. chaque narrateur se reconnaît aisément à la façon dont il parle. Elle débute en 1832 pour se terminer en 1833, année de la proclamation de l'esclavage.
    Hier, un ami m'expliquait avoir récemment passé des vacances en Afrique du Sud et qu'à plusieurs reprises, il avait eu le sentiment de ne pas être le bienvenu en tant que blanc. Je dois dire que la lecture de Philidia permet de comprendre aisément ce rejet. Des dizaines d'années d'asservissement ne se balaient pas d'un simple revers de la main. Après l'esclavage, il a encore fallu attendre 150 ans avant la suppression de l'Appartheid.
    Un roman très fort et bouleversant sur une époque très sombre de l'humanité.

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