La veille de presque tout

Couverture du livre « La veille de presque tout » de Victor Del Arbol aux éditions Actes Sud

3.142857142

7 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330072667
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 306
  • Collection : Actes noirs
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

Un policier désabusé, poursuivi par les rumeurs autant que par sa propre conscience, est appelé au chevet d'une femme grièvement blessée dans un hôpital de la Corogne. Alors qu'on remonte le temps pour tirer l'écheveau qui a emmêlé leurs vies, leurs histoires (tragiques et sublimes) se percutent... Lire la suite

Un policier désabusé, poursuivi par les rumeurs autant que par sa propre conscience, est appelé au chevet d'une femme grièvement blessée dans un hôpital de la Corogne. Alors qu'on remonte le temps pour tirer l'écheveau qui a emmêlé leurs vies, leurs histoires (tragiques et sublimes) se percutent de plein fouet en une sorte de road movie sur une côte galicienne âpre et sauvage.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Aucune complaisance, vous l’aurez compris nous ne sommes pas un univers rêvé, mais face à une réalité où la noirceur ne semble pas avoir de fond. L’environnement de l’agent Ibarra est triste à en pleurer et sordide à en vomir. Cet inspecteur de police âgé d’une quarantaine d’année enchaine les enquêtes. Une intrigue en amène une autre et avec elles charrient leurs lots de détresse humaine. Le roman est complexe mais pas compliqué. Du point de vue technique, il se lit bien et je n’ai eu aucune peine à suivre l’auteur dans les circonvolutions de ses énigmes à tiroir le ramenant très souvent, voire peut-être un peu trop souvent, aux heures sombres de la torture en Argentine. Rien n’est épargné au lecteur, la description de la folie meurtrière passant par des viols d’enfant et des règlements de compte abjects amenant presque à douter de l’humanité.
    Victor del Arbor a fait de son roman un véritable engrenage et au bout du compte, même si l’histoire défile à un rythme soutenu, j’ai trouvé que cela faisait un sacré concentré de malheurs au même endroit. Question crédibilité, je doute un peu que tout ce vilain monde est réussi à converger et se poser aussi précisément ensemble en temps et en lieu sur cette terre de Catalogne.
    Je suis sortie de cette lecture un peu groggy, hébétée par ces histoires de vie où le bonheur n’a pas sa place et où rien ne laisse pressentir qu’il pourrait y avoir une raison pour que cette déferlante d’horreurs ne cesse.
    Maintenant que vous en êtes avertis, lancez vous sans préjugés dans ce roman, qui a bien des endroits, m’a rappelé les films de d’Alberto Rodriguez et notamment sa « Isla minima » où la Corogne de Galice se serait substituer aux marais du Guadalquivir d'Andalousie.
    Livre lu dans le cadre de l’événement "Explorateur de polars 2017".

  • 0.1

    Il s'agit d'un livre particulièrement noir.
    Tous les personnages principaux ont vécu un ou plusieurs drames dans leur vie: une femmes qui a perdu sa fille, un homme âgé ayant vécu durant la dictature militaire en Argentine, son petit-fils, une femme qui s'est enfermée dans un petit village et un policier au bout du rouleau qui tente de démêler les fils liant ces personnes
    Ces personnages vont se croiser tout au long du livre, permettant à l'auteur de raconter une intrigue policière, tout en racontant simultanément la vie de chaque personnage hanté par sa propre tragédie.
    J'ai eu du mal à rentrer dans le livre, mais au bout d'1/3 j'ai été prise par l'histoire.
    Le livre est agréable à lire, mais il y a trop de métaphores qui alourdissent le livre : ex: "elle choisit soigneusements ses mots, mais ne put les empêcher de retentir comme le bruit d'un fer à cheval tombant sur un sol de pierre", il y en a une autre avec le silence qui collait comme le carrelage poisseux

  • 0.2

    Livre lu dans le cadre de l’événement "Explorateur de polars". "La veille de presque tout" est un livre très noire, où se croisent des personnages à l'histoire tragique. On suit parallèlement plusieurs protagonistes: un policier hanté par une ancienne affaire, à la limite du suicide; une femme qui fuit sa vie après le meurtre de sa petite fille; un vieil argentin, meurtri par la mort de sa femme et des années de prison où il a été torturé; un jeune homme traumatisé par la mort de son frère... Les destins de ces personnages se croisent jusqu'à finalement se rejoindre dans un final bouleversant.

    J'ai beaucoup aimé le style de Victor del Arbol. Les chapitres courts et l'écriture nerveuse permettent de donner à l'intrigue un rythme haletant. Les multiples rebondissements ainsi que le fait de suivre l'histoire des personnages sur plusieurs époques rendent le récit addictif. Malgré leur passé trouble, les personnages cherchent tous le bonheur ou, du moins, une raison de vivre. Victor del Arbol réussit le tour de force d'être poétique, en dépit de la noirceur des actes décrits. L'intrigue prend la forme d'un puzzle que l'auteur assemble peu à peu sous les yeux du lecteur.

    Un petit bémol: l'ensemble reste assez glauque et il m'a fallu faire de nombreuses pauses en lisant. Même si le le mélange entre événements policiers et historiques est très prenant, je dois avouer que ce roman m'a, parfois, un peu déprimé. Autre bémol: j'ai deviné plusieurs rebondissements importants et le dénouement.

    Pour conclure, je remercie le site "lecteurs.com" de m'avoir fait découvrir cet auteur. Je lirais volontiers ses autres polars et recommande fortement la lecture de "La veille de presque tout". Note: 8/10.

  • 0.2

    "La veille de presque tout" est un excellent roman noir, qu'on ne peut plus refermer une fois commencé.

    On y retrouve tout le talent de Victor del Arbol pour les mêler les intrigues, les personnages, plonger les racines du mal présent dans un passé violent.

    C'est l'histoire de deux femmes meurtries par la perte de leur enfant. C'est aussi celle d'un vieil homme hanté par la mort de sa femme dans les geôles de la dictature argentine, par la torture et la trahison, qui est grand-père d'un jeune adolescent pas comme les autres. C'est également celle d'un inspecteur de police, lui-même traumatisé, à la milite du suicide.

    C'est une histoire de rencontres où ces personnages abimés par la vie, ces destins brisés se retrouvent dans un village de la côte galicienne, gris et venteux, et tentent de survivre.

    L'auteur construit un puzzle que l'on voit prendre forme petit à petit

    Ce mélange d'intrigue policière et historique est bouleversant, voir déprimant et glauque.

  • 0.2

    C’est étrange : j’ai rencontré Víctor del Árbol au Salon du Livre de Paris. J’avais bien peu de choses à lui dire : je n’avais lu aucun de ses livres (son dernier roman m’attendait bien gentiment sur une étagère de mon bureau) et je ne savais rien de lui. Voilà ce que je lui ai dit, passionnant non ? Il a accueilli mes propos avec un immense éclat de rire, des yeux vifs et pétillants. Il m’a signé un autographe sur la feuille du bloc-notes que je lui tendais et m’a invitée à le photographier. Il riait toujours quand je l’ai quitté et je me souviens m’être dit : « Quelle joie de vivre chez cet homme, quel enthousiasme et quelle chaleur ! »
    C’est avec cette image dans les yeux et dans le cœur que j’ai ouvert La veille de presque tout : et là : quel choc ! Etait-ce le même homme qui avait écrit ce texte magnifique et totalement désespéré ? Que de mélancolie, de détresse, de souffrance, de chagrin dans cette œuvre très sombre où chaque personnage porte un lourd passé qui l’empêche totalement de se projeter dans le présent ! Je crois que ce que je retiendrai de cette œuvre, c’est avant tout une atmosphère : l’impression d’avancer dans un cauchemar plein d’ombres et de fantômes où les êtres, écorchés vifs, peinent à poursuivre leur route et accepteraient volontiers d’en finir avec l’existence s’il était possible de le faire d’un coup en claquant des doigts.
    Présentons les personnages. Le flic porte un nom étrange : Germinal Ibarra. Il vient de résoudre une enquête et a été muté à La Corogne, ville de Galice où il est né. Il est appelé au chevet d’une femme grièvement blessée, Eva Mahler, qui semble le connaître car elle a demandé à le voir. Qui est-elle ? Qu’est-il arrivé à cette riche héritière ? Et lui, cet inspecteur sombre et tourmenté, qui est-il ? Finalement, c’est la question que l’on se pose au sujet de tous les personnages que l’on rencontre dans cette œuvre. Chacun d’eux, et ils sont nombreux, cache une blessure profonde, qu’elle vienne de l’enfance ou de l’âge adulte, qui ne se refermera jamais. Et ils savent qu’ils devront vivre avec.
    Mal installés dans la vie, exilés, victimes de l’Histoire, celle avec un grand H, la dictature argentine et ses bourreaux ou bien, la petite histoire, celle du quotidien, qui peut faire aussi mal que la grande, ils sont assaillis par un passé qui les rattrape et qui les ronge et se débattent pour échapper aux griffes de ce monstre hideux qui les retient en arrière.
    Petit à petit, l’écheveau se démêle et l’on comprend, au tournant d’une page, l’étendue du désastre que l’on sentait venir. Personne n’y échappe. La folie rôde et frôle l’épaule de chacun. La perte d’équilibre semble imminente et hommes et femmes de ce roman semblent tous prêts à sombrer et à s’écraser sur les rochers, au bas de la falaise. On ne saura jamais tout d’eux. Ils ont tous leur part d’ombre. Et c’est ce qui fait le mystère de ces pages magnifiques, pleines de poésie, où l’on entend hurler le vent violent de Galice, comme un écho à la terrible plainte de ces personnages qui habitent autant le passé que le présent.
    La veille de presque tout, cinquième roman de Víctor del Árbol publié en France, a remporté le Prix Nadal en Espagne, l’équivalent du prix Goncourt. L’auteur parvient sans conteste à créer dans ce roman une atmosphère empreinte d’une tristesse et d’une mélancolie indicibles et ce, grâce à une langue poétique dont le titre est un magnifique exemple.
    A cela s’ajoute une construction bien pensée, puzzle fait de plusieurs histoires, de plusieurs voix et dont chaque pièce s’emboîte parfaitement. Des allers-retours entre différents lieux et temporalités permettent au lecteur d’approcher les personnages et de sonder le vide vertigineux qui est en eux.
    La tragédie est là, inévitable. Terrible et belle à la fois.
    Je repense au sourire de Víctor del Árbol… Je n’avais pas lu son livre quand je l’ai rencontré. Pas sûr que maintenant, je verrais le même homme.

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.15

    Victor Del Arbol est un auteur de polar espagnol qui sévit depuis quelques années, avec de nombreuses critiques positives. Etant un grand adepte de ce genre et après lui avoir longtemps tourné autour, je me suis enfin décidé à découvrir son univers grâce à sa dernière création.

    Pour le lecteur qui s’attend à un polar classique avec une intrigue importante ou des rebondissements à foison, je lui conseille de reposer cet ouvrage. Et pour le lecteur qui recherche une histoire légère ou qui cherche un livre qui lui fera du bien, alors là, je lui conseille même d’arrêter de lire ma chronique sur le champ et de plutôt relire une des précédentes (vous verrez, elles sont sympas aussi !).

    Différents mystères jalonnent tout le roman. Mais ces énigmes servent juste de trame à l’histoire et leurs résolutions ne sont pas vraiment importantes. On s’attache plus aux causes qu’aux conséquences. C’est donc dans le passé des personnages que l’on va chercher la vérité. Alternant entre les différents points de vue et naviguant entre les différentes périodes, l’auteur creuse la psychologie de ses protagonistes. Il revient dans le temps afin de comprendre les évènements qui ont mené les acteurs à ces situations.

    Le moins que l’on puisse dire alors, c’est que ce livre ne respire pas la joie. Les vies racontées sont particulièrement sombres et saturées de tristesse. A travers tous ces portraits, l’auteur aborde des thèmes tels que la disparition, la torture, le viol ou le meurtre qui conduisent au chagrin, à la vengeance ou à la folie. Résumée ainsi, vous avez saisi que cette histoire n’est en rien réjouissante mais qu’elle analyse en profondeur les répercutions que peuvent avoir les drames sur nos vies.

    Victor Del Arbol sonde l’âme humaine face à la tragédie. Il brosse le portrait de personnages aussi déchirés qu’attendrissants, avec une vraie mélancolie qui nous les rend attachants. Porté par une belle écriture, l’univers sombre de ce roman m’a beaucoup plu, même si j’ai craint un peu la surenchère de désespoir. Après cette lecture, il me faut donc très vite passer à autre chose pour ne pas tomber à mon tour, au fonds du trou.

  • 0.05

    Dans La veille de presque tout Victor del Arbol livre une intrigue entraînante. Moins historique que ses précédents romans, ce roman est une belle interrogation sur la culpabilité et la survie.

    https://viduite.wordpress.com/2017/01/20/la-veille-de-presque-tout-victor-del-arbol

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