Je me suis tue

Couverture du livre « Je me suis tue » de Mathieu Menegaux aux éditions Points

4.357142857

14 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757860090
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 144
  • Collection : Points
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s'ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s'expliquer.... Lire la suite

Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s'ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s'expliquer. À la veille de son jugement, elle se décide enfin à sortir de son mutisme...

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Les derniers avis

  • 0.25

    J’ai dévoré ce court roman en une soirée. Une fois commencé, vous ne pourrez plus le reposer.

    Les premières pages nous emmènent à la rencontre de Claire qui, du fond de sa cellule, se confie sur les événements qui ont bouleversé sa vie.

    Je ne vous en dirai pas plus concernant l’intrigue pour ne pas gâcher votre plaisir.

    L’auteur se glisse habilement dans la peau de cette femme ordinaire prise au piège dans un engrenage implacable.

    J’ai été secouée, déstabilisée face à la descente aux enfers de Claire. Les conséquences de ses non-dits seront dramatiques. Des mauvais choix qui vont l’amener à commettre l’irréparable.

    Même si j’avais deviné le dénouement, cela n’a, en aucune façon, contrarier ma lecture qui m’a tenue en haleine de bout en bout.

    Un premier roman intense, prenant et bouleversant. Une lecture dont on ne sort pas indemne.

  • 0.2

    Une tragédie des temps modernes.
    Récit court et haletant, efficace qui débute en prison où Claire est détenue après un acte que nous devinons impardonnable. Le drame se dévoile au cours des pages sous nos yeux.
    Thriller humain qui se lit d’une traite jusqu’au final. Bravo à l’auteur !

  • 0.25

    Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2017/02/je-me-suis-tue-de-mathieu-menegaux.html

    Lu dans le cadre de la sélection du prix du meilleur roman des lecteurs Points ce livre est une bombe qui vous explose en plein visage, oui c’est rude, mais tellement réaliste.

    Claire, la quarantaine, est en prison depuis deux ans, elle est en attente de son jugement, de cette sentence irrévocable. Une attente qui devient de plus en plus insupportable. Alors c'est décidé, elle reprendra sa liberté, se fera la belle. Avant de passer à l’acte, elle décide de raconter aux lecteurs son histoire, le pourquoi de son enfermement, quelle femme elle est ou plutôt elle était car la prison change un être.
    On découvre donc que Claire est une femme brillante, qui mène une carrière parfaite, marié à un homme aimant. La vie parfaite pour accueillir le bonheur. Seule ombre au tableau, l’absence d’un enfant, ce manque viscéral qui nuit à leur épanouissement.
    Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle se retrouve en prison ? De quel acte est-elle accusée ?

    Je ne peux vous en dire plus, car vous en dire davantage reviendrait à vous révéler l’histoire, mieux vaut le lire pour le vivre. Notez simplement cet avertissement : une fois la première page ouverte vous ne pourrez plus lâcher ce roman aussi dérangeant soit-il.
    Mathieu Menegaux embarque le lecteur dans une spirale infernale autour de sa narratrice. Il s’infiltre dans l’esprit de Claire avec une dextérité déconcertante, mais réussit à en faire tout autant avec le lecteur. Chaque mot, chaque pensée sont savamment choisis donnant à cette sombre histoire fictive des allures de réalité glaçante. L’intimité de cette vie de couple à travers la voix de Claire est passer au peigne fin sans pudeur ni détour pour amener le lecteur à pénétrer dans cette terrible tragédie humaine. On se demande pourquoi, comment. Puis on prend conscience qu’un choix en entraîne fatalement un autre et ne laisse plus la possibilité de revenir en arrière. L’affaire d’une décision pour tomber dans un engrenage sans fin.
    Les confessions de Claire sont si réussies que l’on a parfois tendance à oublier qu’il s’agit d’un homme qui écrit ce récit. Pour renforcer cette impression d’écriture féminine, et pardon s’il s’agit d’un cliché, l’auteur y glisse nombre de références musicales (Barbara, Julien Clerc, Nougaro ou encore les Beatles …) ou littéraires (Delphine de Vigan, Marta Hillers …) qui viennent s’immiscer dans la construction d’une idée et qui y trouvent superbement leur place.

    Âmes sensibles soyez prévenues, Je me suis tue est une fiction tout simplement bouleversante, angoissante. Plus d’une fois j’ai eu des haut-le-cœur entre dégoût, colère, incompréhension et compassion. Mais peut-on seulement se permettre de juger ? Faut-il être un monstre pour commettre un acte impardonnable et monstrueux ? Une personne sans problème ne peut-elle pas dérayer pensant simplement protéger sa famille, sa vie ? Vastes questions que Mathieu Menegaux nous amène à nous poser à travers ce premier roman coup de maître.

  • 0.25

    Note maximum...un gros coup de cœur ! j'ai adoré..un thriller fantastique partant d'un fait réel. A lire absolument. Un roman a suspense comme rarement lu. Une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher.

  • 0.2

    Avant de lire le second, qui vient de sortir, je me suis plongée dans le premier livre de Mathieu Menegaux : lu d’une traite, comme le dit la quatrième de couv’, une petite soirée pour un texte puissant, une vraie tragédie : on en ressort comme assommé avec une vague envie de prendre l’air. En parler sans trop en dire, sans rien révéler : il faut que je m’y tienne.
    Claire, quarante ans, j’allais dire jeune femme, à notre époque, c’est encore le cas, mariée à Antoine qu’elle aime follement, épanouie dans sa vie professionnelle, sans soucis financiers, traverse la vie de façon plutôt agréable. Certes, elle vit très mal son absence d’enfant mais elle a fini par renoncer, souffrant tout de même lorsqu’elle croise des couples heureux entourés de leur progéniture.
    Fatiguée d’une soirée qui s’éternise chez des amis qui n’en ont que le nom et ne voulant pas obliger Antoine à renoncer à un digestif, elle décide de rentrer seule à travers Paris.
    Sa vie va basculer. Refusant de parler de son drame, elle va l’enfouir au plus profond d’elle-même et tâcher de l’oublier. Alors, elle va vivre ou faire semblant. Personne n’y verra rien. Sa volonté est telle qu’elle en est bien persuadée. C’est elle qui décide. Un trait dessus et on repart à zéro, comme s’il ne s’était jamais rien passé.
    Mathieu Menegaux se glisse de façon extraordinaire dans l’intimité d’une femme et analyse de façon minutieuse ses sentiments, ses émotions : on a l’impression de sentir ce qu’elle sent, de partager son angoisse, son désespoir.
    Finalement, que nous dit ce texte ? Se taire, c’est se tuer : dans tous les cas, même si le passage à la parole est difficile, il vaut mieux dire la souffrance, la douleur quelle qu’elle soit plutôt que de la garder au fond de soi, là où, insidieusement, elle ronge le corps et l’âme un peu plus chaque jour.
    Une vraie tragédie comme le précise la citation en exergue tirée d’Antigone d’Anouilh « il n’y a plus rien à tenter » : en effet, on a vraiment l’impression qu’à chaque page, on s’enfonce de façon irrémédiable vers quelque chose de plus sombre, de plus terrible et dont il sera impossible de se relever.
    Un récit sous forme de confession qui n’est pas sans quelques maladresses notamment l’introduction de paroles de chansons auxquelles la narratrice fait référence et qui non seulement semblent déplacées dans cet univers tragique mais qui en plus ôtent à mon avis de la crédibilité au récit.
    Un livre qui cependant mérite de retenir toute notre attention.
    J’ai hâte maintenant de découvrir le dernier roman de Mathieu Menegaux qui vient de paraître chez Grasset : "Un fils parfait."

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.25

    Chut...je ne dirais rien...tragédie moderne c'est cela...

  • 0.2

    Mathieu Menegaux sait rudement bien se mettre à la place d’une femme dans ce récit. Ici, Claire s’exprime à la première personne et nous expose sa terrible histoire.

    Nous découvrons comment cette femme incarcérée bascule de victime à coupable. Sauf que personne ne connaît sa position de victime, ni son mari, ni ses proches, ni les autorités. Elle garde pour elle, avec force, les pourquoi de ce geste qui l’ont conduite en prison et nous, lecteurs, nous savons désormais, nous connaissons les enchaînements des faits, nous lisons sa lettre d’aveu, les raisons de son silence mais aussi de sa culpabilité. Parce que Claire est sur le point de commettre l’irréparable alors elle avoue tout.

    « Je ne pouvais plus avancer, plus parler, plus communiquer. Tout ce que j’avais en tête, c’était « vite, mettez-moi en prison, condamnez-moi, isolez-moi, je veux me retirer des vivants, quitter ce monde rationnel où il faut une explication à tout, tout le temps, partout, je n’aspire qu’à la paix, oui, foutez-moi la paix, quel qu’en soit le prix. »

    Dans une lecture fluide, directe et sans chichis, nous pénétrons dans la vie de cette femme, ses manques, ses regrets, et le jour où tout a basculé. S’en suivent alors ses espoirs, ses choix et tout ce que ces derniers impliquent. Un effet boule de neige, une tempête même. C’est un récit complètement crédible que nous offre l’auteur. Par le fait, ce roman est psychologique mais aussi moderne. C’est un crime que l’on voit régulièrement dans les journaux et c’est pour cela qu’il nous parle tant, c’est pourquoi nous sommes troublés. Sans jamais donner raison ou tort à son personnage, Mathieu Menegaux expose les faits et les actes qui n’appartiennent qu’à Claire. Parfois, quand l’on veut faire bien, on finit par faire mal. C’est pourquoi, à notre tour, nous n’accablons pas la prisonnière. Claire, c’est vous, c’est moi.

    « Avec moi sont enfermées une centaine de prévenues, mais je suis seule. Très seule. Cette solitude, si dure et si rude, qu’on peut la toucher. Seule et folle. Qui pour me comprendre ? Personne. Qui pour me pardonner ? Personne. Qui pour me juger ? Toutes et tous. »

    Il faut lire ce roman d’une traite pour s’imprégner davantage, il s’y prête car il est assez court. Le final vous mettra sans conteste une claque.

    Mention spéciale au titre qui est merveilleusement bien choisi et vous saurez pourquoi en lisant ce livre.

    Le seul point qui ne m’a pas plu, c’est ce rapport à la chanson. Je ne vois pas ce que cela apporte au récit qui se suffit à lui-même. Ces mentions régulières s’insinuent dans une parfaite inutilité.

    En bref, ce roman est à lire absolument si vous appréciez le genre contemporain et la psychologie. L’âme humaine est exposée sans en avoir l’air et nous démontre que tout n’est pas blanc ou noir. Un seul choix peut avoir des conséquences dramatiques et le jugement n’est pas si simple. Une succession d’actes manqués qui n’aurait pas eu lieu si seulement Claire avait parlé. Mais Claire s’est tue et voici le prix de son silence.

    Ma chronique sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2017/01/13/lecture-je-me-suis-tue-de-mathieu-menegaux-challenge-ldpa/

  • 0.25

    Ce court roman, si vous êtes raisonnable, vous ne le lâcherez pas avant de l’avoir fini ! Le premier roman de Mathieu Menegaux est remarquable. Tout d’abord, je suis toujours étonnée lorsqu’un auteur masculin arrive à se mettre à la place d’un personnage féminin avec brio. Claire est d’ailleurs à la fois simple et complexe. Simple, car elle pourrait être n’importe quelle femme que l’on rencontre ; complexe dans ses raisonnements que j’ai pourtant compris aisément. Et c’est un peu cela qui nous glace le sang, la crédibilité et la banalité de cette histoire pourtant si cruelle. Le genre qui n’arrive qu’aux autres, mais qui peut toucher tout un chacun. De plus, Menegaux a une écriture très agréable.

    Je n’ai pas vu passer les pages, et plus j’en lisais, plus je craignais de lire la suite. J’avais deviné la fin, et pourtant ça m’a fait quelque chose. J’ai eu l’impression d’assister à un drame réel et d’être impuissante. Cette histoire est très réaliste. Derrière la façade d’un fait divers dont découle l’acharnement médiatique peut se cacher l’indicible, la vérité que peu de gens sont capables d’imaginer. Ou ne veulent pas imaginer, détourner les yeux et prétendre que la folie qui règne en ce monde ne les concerne pas. Si j’avais parfois envie d’ouvrir les yeux de Claire, son compagnon m’a vraiment énervé. C’est vrai que parfois, les gens qui nous sont proches peinent à nous comprendre, c’est assez triste.

    En plus d’écrire une histoire bouleversante, Menegaux nous fait réfléchir sur les jugements hâtifs, le silence et les choix que l’on prend dans nos vies. Mais certains choix sont plus forts que nous…

    En bref, une lecture poignante qui laisse des traces.

  • 0.2

    Claire et Antoine sont beaux, brillants et ils s'aiment. Ils ont tous les deux un travail passionnant et rémunérateur, seule ombre à ce tableau idyllique, ils n'ont pas d'enfant et ont organisé leur vie autour de ce manque.
    Un événement va bouleverser leurs vies et conduire Claire en prison, d'où elle écrit cette lettre "Je me suis tue".
    Dès le début, on s'identifie à Claire et on compare nos réactions et nos sentiments aux siens, au cours d'un épouvantable concours de circonstances qui la conduiront à la tragédie.
    Et c'est pourtant un homme qui écrit l'intimité d'une femme et de ses sentiments de façon assez étonnante.
    Une histoire terrible qui se dévore d'une traite et laisse planer beaucoup d'interrogations une fois la dernière page refermée !

  • 0.15

    Petit livre lu sur liseuse électronique. Lecture très rapide comme l'écriture de ce roman certainement; besoin d'avancer dans cette histoire un petit peu abracadabrantesque tout de même ! Quoique la vraie vie ne l'est pas moins parfois.
    Beaucoup de clichés et de facilités aussi, mais au final, un roman attachant , plaisant à lire.

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