Je me suis tue

Couverture du livre « Je me suis tue » de Mathieu Menegaux aux éditions Points

4.470588235

17 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757860090
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 144
  • Collection : Points
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s'ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s'expliquer. À la... Lire la suite

Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s'ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s'expliquer. À la veille de son jugement, elle se décide enfin à sortir de son mutisme...

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Les derniers avis

  • 0.25

    Roman qui m'a été recommandé et en effet je l'ai lu d'une traite.
    Mathieu Menegaux se met à la place d'une jeune femme avec justesse, et nous décrit comment sa vie presque parfaite va basculer, car en effet Claire est épanouie dans son couple et dans son travail, une seul ombre au tableau le manque d'enfant. Et pourtant elle va vivre le pire puis le meilleur avant de tomber au plus bas.
    De victime elle passera à bourreau, ce roman nous explique pourquoi, car c'est bien la question que l'on se pose tout au long de ce livre.
    La fin est bouleversante mais d'ailleurs pas que fin.
    A découvrir.

  • 0.25

    Dire l’indicible. Mettre des mots sur des actes qu’on n’ose nommer. Confronter le lecteur à ce qui lui fait horreur. A ce qui lui fait peur. C’est l’un des rôles de la littérature. C’est l’une des raisons pour lesquelles les écrivains écrivent et pour lesquelles les lecteurs lisent. Je me suis tue de Mathieu Menegaux remplit ce rôle à la perfection.

    Il n’y a pas d’acte dans ce roman et pourtant c’est une véritable tragédie qui se déroule sous nos yeux. Comme les personnages tragiques, Claire est le jouet du destin. Qu’il y ait des dieux ou non, une chose est sûre : la fatalité s’abat sur elle. Dès le début, le lecteur sait qu’elle a commis un crime. Un crime que la société ne peut pas pardonner. On ne sait pas ce que Claire a fait, mais on sait que ça dépasse l’entendement.

    Dans une lettre qu’elle adresse à toutes ces personnes qui la jugeront, Claire explique son geste. Elle se confie, se dévoile, révèle ses secrets. Après avoir choisi le silence, elle parle. On découvre alors pourquoi cette femme heureuse et comblée, du moins en apparence, vit une telle descente aux Enfers.

    Après une soirée passée chez un collègue d’Antoine, son mari, Claire décide de rentrer seule. Elle subit alors une agression sexuelle. Et décide de se taire. Tout commence par ces mots : « Je me suis tue. » Ce silence va avoir des répercussions que Claire n’aurait pas pu prévoir.

    Tout s’enchaine très vite. Le silence de Claire est suivi d’une nouvelle catastrophe, qui, elle, précède un nouveau silence. Claire ne maîtrise plus rien, tout lui échappe. Les coups du sort se multiplient et la frappent de plein fouet. Jusqu’à ce qu’elle commette l’irréparable.

    A chaque fois qu’elle peut se confier, Claire décide de se taire. Par honte, par peur. Parce qu’elle craint de disparaître derrière le statut de victime. Claire ne veut pas être traitée comme une petite chose fragile. Alors elle se tait. Toutes ces craintes la plongent dans un tourment dont elle ne peut plus sortir.

    Je me suis tue est une terrible tragédie. C’est une tragédie parce qu’on sait qu’il n’y aura pas de dénouement heureux. Tout va finir de la pire des manières, on le sait dès le début.

    Ce premier roman de Mathieu Menegaux nous confronte à nos propres angoisses. Qu’aurions-nous fait à la place de Claire ? Et si avions dû la juger, quelle décision aurions-nous prise ? Ce qui nous paraît impensable, impardonnable, apparaît peu à peu, au fil des pages, sous un jour nouveau.

    Je me suis tue est un roman dérangeant. C’est un roman qui fait froid dans le dos. J’y ai pensé pendant des jours, et j’y pense encore. J’aime ces romans qui me mettent sous les yeux des situations dont je voudrais détourner le regard. Impossible de rester de marbre face à ce roman maîtrisé d’une main de maître du début à la fin.

    Mathieu Menegaux m’a bouleversée. Et c’est ce que je demande à la littérature.

    https://vagueculturelle.wordpress.com/2017/04/26/je-me-suis-tue-de-mathieu-menegaux-une-tragedie-du-silence/

  • 0.25

    Ce roman, le premier de Mathieu Menegaux m’a été chaudement recommandé par des amies blogueuses. Cédant donc à la tentation, et ce malgré une PAL qui ne cesse de grandir, je me suis empressée de l’acheter, et là, première claque : l’épigraphe … Des mots qui résonnent en moi et me sont chers, car extraits d’une œuvre capitale pour moi (Antigone , Jean Anouilh).
    Je me suis tue est la descente aux enfers d’une femme, Claire, en prison depuis 2 ans.
    Elle livre la confession des circonstances qui ont engendré cette incarcération, une ultime confession avant de « faire le mur ».
    « Demain matin, je pars . Dès que j’aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre ».
    Et nous, nous lecteurs, nous suivons ce récit page après page, le ventre noué et le cœur au bord de l’implosion.
    Nous suivons les pas de cette femme, de son couple, de ce point de non-retour qui peut totalement faire basculer l’existence et la détruire.
    Parce que les méandres de l’âme humaine sont tortueux, parce que parfois la douleur fait perdre pied, parce que les événements de la vie ont des conséquences, même quand on veut les occulter, ce roman est un époustouflant page-turner, dont il est impossible de sortir indemne. Tous les sentiments, même les plus ambivalents, même les plus terribles, sont décortiqués avec un talent immense.
    Il m’est impossible de vous en dire plus sans spoiler l’intrigue, mais je vous l’assure, ce roman-là est une immense claque, une apnée émotionnellement phénoménale.

  • 0.25

    J’ai dévoré ce court roman en une soirée. Une fois commencé, vous ne pourrez plus le reposer.

    Les premières pages nous emmènent à la rencontre de Claire qui, du fond de sa cellule, se confie sur les événements qui ont bouleversé sa vie.

    Je ne vous en dirai pas plus concernant l’intrigue pour ne pas gâcher votre plaisir.

    L’auteur se glisse habilement dans la peau de cette femme ordinaire prise au piège dans un engrenage implacable.

    J’ai été secouée, déstabilisée face à la descente aux enfers de Claire. Les conséquences de ses non-dits seront dramatiques. Des mauvais choix qui vont l’amener à commettre l’irréparable.

    Même si j’avais deviné le dénouement, cela n’a, en aucune façon, contrarier ma lecture qui m’a tenue en haleine de bout en bout.

    Un premier roman intense, prenant et bouleversant. Une lecture dont on ne sort pas indemne.

  • 0.2

    Une tragédie des temps modernes.
    Récit court et haletant, efficace qui débute en prison où Claire est détenue après un acte que nous devinons impardonnable. Le drame se dévoile au cours des pages sous nos yeux.
    Thriller humain qui se lit d’une traite jusqu’au final. Bravo à l’auteur !

  • 0.25

    Lien : http://livresselitteraire.blogspot.fr/2017/02/je-me-suis-tue-de-mathieu-menegaux.html

    Lu dans le cadre de la sélection du prix du meilleur roman des lecteurs Points ce livre est une bombe qui vous explose en plein visage, oui c’est rude, mais tellement réaliste.

    Claire, la quarantaine, est en prison depuis deux ans, elle est en attente de son jugement, de cette sentence irrévocable. Une attente qui devient de plus en plus insupportable. Alors c'est décidé, elle reprendra sa liberté, se fera la belle. Avant de passer à l’acte, elle décide de raconter aux lecteurs son histoire, le pourquoi de son enfermement, quelle femme elle est ou plutôt elle était car la prison change un être.
    On découvre donc que Claire est une femme brillante, qui mène une carrière parfaite, marié à un homme aimant. La vie parfaite pour accueillir le bonheur. Seule ombre au tableau, l’absence d’un enfant, ce manque viscéral qui nuit à leur épanouissement.
    Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle se retrouve en prison ? De quel acte est-elle accusée ?

    Je ne peux vous en dire plus, car vous en dire davantage reviendrait à vous révéler l’histoire, mieux vaut le lire pour le vivre. Notez simplement cet avertissement : une fois la première page ouverte vous ne pourrez plus lâcher ce roman aussi dérangeant soit-il.
    Mathieu Menegaux embarque le lecteur dans une spirale infernale autour de sa narratrice. Il s’infiltre dans l’esprit de Claire avec une dextérité déconcertante, mais réussit à en faire tout autant avec le lecteur. Chaque mot, chaque pensée sont savamment choisis donnant à cette sombre histoire fictive des allures de réalité glaçante. L’intimité de cette vie de couple à travers la voix de Claire est passer au peigne fin sans pudeur ni détour pour amener le lecteur à pénétrer dans cette terrible tragédie humaine. On se demande pourquoi, comment. Puis on prend conscience qu’un choix en entraîne fatalement un autre et ne laisse plus la possibilité de revenir en arrière. L’affaire d’une décision pour tomber dans un engrenage sans fin.
    Les confessions de Claire sont si réussies que l’on a parfois tendance à oublier qu’il s’agit d’un homme qui écrit ce récit. Pour renforcer cette impression d’écriture féminine, et pardon s’il s’agit d’un cliché, l’auteur y glisse nombre de références musicales (Barbara, Julien Clerc, Nougaro ou encore les Beatles …) ou littéraires (Delphine de Vigan, Marta Hillers …) qui viennent s’immiscer dans la construction d’une idée et qui y trouvent superbement leur place.

    Âmes sensibles soyez prévenues, Je me suis tue est une fiction tout simplement bouleversante, angoissante. Plus d’une fois j’ai eu des haut-le-cœur entre dégoût, colère, incompréhension et compassion. Mais peut-on seulement se permettre de juger ? Faut-il être un monstre pour commettre un acte impardonnable et monstrueux ? Une personne sans problème ne peut-elle pas dérayer pensant simplement protéger sa famille, sa vie ? Vastes questions que Mathieu Menegaux nous amène à nous poser à travers ce premier roman coup de maître.

  • 0.25

    Note maximum...un gros coup de cœur ! j'ai adoré..un thriller fantastique partant d'un fait réel. A lire absolument. Un roman a suspense comme rarement lu. Une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher.

  • 0.2

    Avant de lire le second, qui vient de sortir, je me suis plongée dans le premier livre de Mathieu Menegaux : lu d’une traite, comme le dit la quatrième de couv’, une petite soirée pour un texte puissant, une vraie tragédie : on en ressort comme assommé avec une vague envie de prendre l’air. En parler sans trop en dire, sans rien révéler : il faut que je m’y tienne.
    Claire, quarante ans, j’allais dire jeune femme, à notre époque, c’est encore le cas, mariée à Antoine qu’elle aime follement, épanouie dans sa vie professionnelle, sans soucis financiers, traverse la vie de façon plutôt agréable. Certes, elle vit très mal son absence d’enfant mais elle a fini par renoncer, souffrant tout de même lorsqu’elle croise des couples heureux entourés de leur progéniture.
    Fatiguée d’une soirée qui s’éternise chez des amis qui n’en ont que le nom et ne voulant pas obliger Antoine à renoncer à un digestif, elle décide de rentrer seule à travers Paris.
    Sa vie va basculer. Refusant de parler de son drame, elle va l’enfouir au plus profond d’elle-même et tâcher de l’oublier. Alors, elle va vivre ou faire semblant. Personne n’y verra rien. Sa volonté est telle qu’elle en est bien persuadée. C’est elle qui décide. Un trait dessus et on repart à zéro, comme s’il ne s’était jamais rien passé.
    Mathieu Menegaux se glisse de façon extraordinaire dans l’intimité d’une femme et analyse de façon minutieuse ses sentiments, ses émotions : on a l’impression de sentir ce qu’elle sent, de partager son angoisse, son désespoir.
    Finalement, que nous dit ce texte ? Se taire, c’est se tuer : dans tous les cas, même si le passage à la parole est difficile, il vaut mieux dire la souffrance, la douleur quelle qu’elle soit plutôt que de la garder au fond de soi, là où, insidieusement, elle ronge le corps et l’âme un peu plus chaque jour.
    Une vraie tragédie comme le précise la citation en exergue tirée d’Antigone d’Anouilh « il n’y a plus rien à tenter » : en effet, on a vraiment l’impression qu’à chaque page, on s’enfonce de façon irrémédiable vers quelque chose de plus sombre, de plus terrible et dont il sera impossible de se relever.
    Un récit sous forme de confession qui n’est pas sans quelques maladresses notamment l’introduction de paroles de chansons auxquelles la narratrice fait référence et qui non seulement semblent déplacées dans cet univers tragique mais qui en plus ôtent à mon avis de la crédibilité au récit.
    Un livre qui cependant mérite de retenir toute notre attention.
    J’ai hâte maintenant de découvrir le dernier roman de Mathieu Menegaux qui vient de paraître chez Grasset : "Un fils parfait."

    Lireaulit: http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.25

    Chut...je ne dirais rien...tragédie moderne c'est cela...

  • 0.2

    Mathieu Menegaux sait rudement bien se mettre à la place d’une femme dans ce récit. Ici, Claire s’exprime à la première personne et nous expose sa terrible histoire.

    Nous découvrons comment cette femme incarcérée bascule de victime à coupable. Sauf que personne ne connaît sa position de victime, ni son mari, ni ses proches, ni les autorités. Elle garde pour elle, avec force, les pourquoi de ce geste qui l’ont conduite en prison et nous, lecteurs, nous savons désormais, nous connaissons les enchaînements des faits, nous lisons sa lettre d’aveu, les raisons de son silence mais aussi de sa culpabilité. Parce que Claire est sur le point de commettre l’irréparable alors elle avoue tout.

    « Je ne pouvais plus avancer, plus parler, plus communiquer. Tout ce que j’avais en tête, c’était « vite, mettez-moi en prison, condamnez-moi, isolez-moi, je veux me retirer des vivants, quitter ce monde rationnel où il faut une explication à tout, tout le temps, partout, je n’aspire qu’à la paix, oui, foutez-moi la paix, quel qu’en soit le prix. »

    Dans une lecture fluide, directe et sans chichis, nous pénétrons dans la vie de cette femme, ses manques, ses regrets, et le jour où tout a basculé. S’en suivent alors ses espoirs, ses choix et tout ce que ces derniers impliquent. Un effet boule de neige, une tempête même. C’est un récit complètement crédible que nous offre l’auteur. Par le fait, ce roman est psychologique mais aussi moderne. C’est un crime que l’on voit régulièrement dans les journaux et c’est pour cela qu’il nous parle tant, c’est pourquoi nous sommes troublés. Sans jamais donner raison ou tort à son personnage, Mathieu Menegaux expose les faits et les actes qui n’appartiennent qu’à Claire. Parfois, quand l’on veut faire bien, on finit par faire mal. C’est pourquoi, à notre tour, nous n’accablons pas la prisonnière. Claire, c’est vous, c’est moi.

    « Avec moi sont enfermées une centaine de prévenues, mais je suis seule. Très seule. Cette solitude, si dure et si rude, qu’on peut la toucher. Seule et folle. Qui pour me comprendre ? Personne. Qui pour me pardonner ? Personne. Qui pour me juger ? Toutes et tous. »

    Il faut lire ce roman d’une traite pour s’imprégner davantage, il s’y prête car il est assez court. Le final vous mettra sans conteste une claque.

    Mention spéciale au titre qui est merveilleusement bien choisi et vous saurez pourquoi en lisant ce livre.

    Le seul point qui ne m’a pas plu, c’est ce rapport à la chanson. Je ne vois pas ce que cela apporte au récit qui se suffit à lui-même. Ces mentions régulières s’insinuent dans une parfaite inutilité.

    En bref, ce roman est à lire absolument si vous appréciez le genre contemporain et la psychologie. L’âme humaine est exposée sans en avoir l’air et nous démontre que tout n’est pas blanc ou noir. Un seul choix peut avoir des conséquences dramatiques et le jugement n’est pas si simple. Une succession d’actes manqués qui n’aurait pas eu lieu si seulement Claire avait parlé. Mais Claire s’est tue et voici le prix de son silence.

    Ma chronique sur mon blog : https://ducalmelucette.wordpress.com/2017/01/13/lecture-je-me-suis-tue-de-mathieu-menegaux-challenge-ldpa/

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