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LES TEXTES DE CHANSON : DES LIVRES CONDENSES !!!

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  • Dans trois jours, c'est la St-Valentin, alors quelques mots d'amour de Catherine Lara...

    Tu n'as rien dit, tu n'as rien fait
    Peut-être un peu trop tôt pour ça
    Tu n' m'a pas encore embrassée
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Je connais le langage des yeux
    J'ai peur quand il n'engage que moi
    Le tien reste si mystérieux
    Tu n' m'as pas encore fait d'aveu
    Mais j' m'en souviens déjà...

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...

    Ça fait un peu comme dans ces films
    Où la synchro est décalée
    Les mots d'amour sortent sublimes
    D'une bouche qui n'a même pas bougé....
    Comme c'est troublant, on ose à peine
    Se toucher même du bout des doigts
    Et moi, j'attends presqu'un blasphème
    Tu n' m'as pas encore dit "je t'aime"
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Si j'ai envie plus tard
    De gommer cette histoire
    j'irai boire, solitaire
    Dans ce fleuve de l'enfer
    Pour oublier l' passé

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...

    A force de te respirer
    Je suis tout enivrée de toi
    Tu n' m'as pas encore enlacée
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Oh ma mémoire me joue des tours
    En arrivant devant chez toi
    Et moi je joue sur du velours
    Tu n' m'as pas encore fait l'amour
    Mais j' m'en souviens déjà...
    Si j'ai envie plus tard
    De gommer cette histoire
    j'irai boire, solitaire
    Dans ce fleuve de l'enfer
    Pour oublier l' passé

    Pressentiment ou sentiment
    J' m'en fous, j' t'aimais avant...
  • Bonjour à tous,

    Et voici un autre texte de Maxime Le Forestier.
    Ce texte me touche à plus d'un titre et malgré l'expression de quelques mots, on ressent très vite le vide de l'absence, les souvenirs d'enfance et les premiers émois. Ce texte parle de nous.

    Amitiés
    JM

    Mon Frère
    Toi le frère que je n'ai jamais eu
    Sais-tu si tu avais vécu
    Ce que nous aurions fait ensemble
    Un an après moi, tu serais né
    Alors on n'se s'rait plus quittés
    Comme des amis qui se ressemblent
    On aurait appris l'argot par cœur
    J'aurais été ton professeur
    A mon école buissonnière
    Sûr qu'un jour on se serait battu
    Pour peu qu'alors on ait connu
    Ensemble la même première

    Mais tu n'es pas la
    A qui la faute ?
    Pas à mon père
    Pas à ma mère
    Tu aurais pu chanter cela

    Toi le frère que je n'ai jamais eu
    Si tu savais ce que j'ai bu
    De mes chagrins en solitaire
    Si tu m'avais pas fait faux bond
    Tu aurais fini mes chansons
    Je t'aurais appris à en faire
    Si la vie s'était comportée mieux
    Elle aurait divisé en deux
    Les paires de gants, les paires de claques
    Elle aurait sûrement partagé
    Les mots d'amour et les pavés
    Les filles et les coups de matraque

    Mais tu n'es pas la
    A qui la faute
    Pas à mon père
    Pas à ma mère
    Tu aurais pu chanter cela

    Toi le frère que je n'aurais jamais
    Je suis moins seul de t'avoir fait
    Pour un instant, pour une fille
    Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
    Ici quand tout vous abandonne
    On se fabrique une famille
  • Bonsoir à tous

    Je vous propose un texte de Jean-Louis Aubert paru en 2010 " Demain Sera Parfait" au lendemain de la crise des subprimes...
    Ces paroles ont encore du sens en cette période trouble.
    Demain sera-t-il parfait ? Je veux chanter...
    Amitiés
    JM


    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Je veux chanter
    Je veux te faire t'agiter
    Sur les décombres
    de notre monde
    Je veux chanter
    Et je veux t'faire chanter
    Demain, je m'y remets

    Les pugilats, les combats
    Les arguments à deux balles
    Laisse-les là ils sont bien
    Au pied des tours infernales
    Les petits malfrats, les quinquas
    Les gros Maddoff en cavale
    C'est pour les radios matinales

    Je veux danser
    Je veux danser sur les braises
    Il fait si chaud
    Mets-toi à l'aise
    Je veux danser
    Comme un derviche balaise
    Les deux pieds dans la glaise

    Les petits cadors en goguette
    S'occupent déjà de nos dettes
    Les petits castors à ressort
    Ils sont encore bien plus forts
    Si dans nos villes ça sent fort
    Ils prennent en charge la mort
    Laisse-les donc à leur sort

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Le mal de vivre
    Le mal d'aimer
    Je veux chanter
    Et je veux t'faire mentir
    Demain, je m'y remets

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Donne-moi la main, camarade
    Tout ça c'est d'la rigolade
    Donne-moi la main, camarade
    Même si on est dans la panade
    Demain sera parfait

    Je veux chanter
    Je veux te faire oublier
    Ton âme en peine
    Ton manque de veine
    Je veux chanter
    Et te baratiner
    Demain sera parfait

    Demain sera parfait
  • Vivement demain alors !!!!!!
    Bises.
    Christelle
  • Pour moi ce sont toutes les chansons de Philippe Léotard qui sont des petits poèmes intimes qui racontent la vie de l'acteur à mots écorchés et pudiques. Comme le texte qui suit que je ne peux lire sans avoir une boule au ventre...

    Papa tu parles trop

    Maintenant que tu joues
    A d´autres jeux qu´avant
    Je sais que tu n´es déjà plus un enfant
    Que tu travailles maintenant
    A l´école comme les grands
    J´espère que tu es toujours
    La plus belle et la plus sage aussi
    Des jeunes filles d´aujourd´hui
    Moi j´ai fait ce que tu m´as dit
    Je suis de moins en moins bavard
    Et tu n´aurais plus besoin le soir
    De me dire

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Ma p´tite fille, mon amour
    Ma faustine, Faustinouch
    A trois ans tu m´as dit
    De deux dents dans ta bouche

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    J´espère que ta maman est contente
    Et qu´elle chante elle aussi maintenant
    Le soir pour t´endormir
    Qu´elle fait l´éléphant pour te faire peur
    Qu´elle fait l´enfant pour te faire rire
    Pour te faire dire "ah ah arrête"
    Comme en riant tu m´disais le soir
    Quand j´étais bavard

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Ma p´tite fille, mon amour
    Ma faustine, Faustinouch
    A trois ans tu m´as dit
    De deux dents dans ta bouche

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues

    Maintenant que ce n´est
    Plus que pour toi que je chante
    Mais c´est pas pour de faux
    Mais c´est pas pour de rire
    Que je n´ai pas su plus tôt
    Ni pourquoi on est de moins en moins enfant
    Et comment faire pour attendre
    De comprendre qu´on avait raison de s´aimer
    Et puis aussi de se quitter
    On aime toujours à côté
    Tu peux au moins m´entendre chanter
    Ce que tu me disais avant

    Papa tu parles trop
    Chante si tu as le blues...
  • Et encore une autre.....

    Un soir j'ai pris un train sans vous
    J'ai marché sur un quai,
    Sans aucun d'entre tous
    Sans agiter de mains
    Sans rire comme fait rire
    " L'adieu suprême des mouchoirs "

    Et moi aussi, j'ai préféré
    J'ai choisi de ne pas me voir
    Je ne regardais que mes pieds
    Qui titubaient par habitude

    Et aussi à cause du train
    Qui s'en allait qui démarrait
    Doucement puis par secousses
    Comme on se met à pleurer

    Souviens-toi je savais seulement te sourire
    Et ne suivais ma soif que le long de tes dents
    Souviens toi tu prenais ma bouche avec ta voix
    Tes cheveux soufflaient sur mon visage
    Souviens-toi, au balcon tu pendais ta chemise
    Pour me montrer ton coeur

    J'en suis à tant
    Et tant d'adolescences
    Tant d'instants d'indécence
    Que le temps a perdu..le droit de me cacher
    La nuit me fuit
    Le jour me chasse
    Je me tasse
    Je ne vaux pas mieux que ma vie
    Je me tue, moi
    Je me tutoie
    Je me traite de tous les noms
    Un jour est né ce dont je meurs aujourd'hui

    Roule et coule toujours au fond de ma mémoire
    Comme une drogue sans histoire
    Un fleuve sans alluvions
    Une éternité ivre
    Une page sans livre
    Un océan sans horizon

    Souviens-toi je savais seulement te sourire
    Et ne suivais ma soif que le long de tes dents
    Souviens-toi tu cherchais ma bouche avec ta voix
    Tes cheveux soufflaient sur mon visage
    Souviens-toi, au balcon tu pendais ta chemise
    Pour me montrer ton coeur
  • Merci Sophie infiniment pour ces jolis textes qui donnent le blues et qui font du bien en même temps pour la poésie et la sonorité des mots...
    JM
  • Cela arrive un peu trop souvent. Les faits divers et les polars sont dans la rue un peu chaque jour. Voici donc un texte interprété par Calogéro qui pousse à dire "plus jamais cela !!!"

    Bonne nuit. Amitiés JM

    Parole de Un Jour Au Mauvais Endroit

    Échirolles centre banlieue sud de Grenoble
    Je m'appelle Sofiane j'ai 20 ans
    Kevin c'est mon pote on est inséparables
    J'ai un job, moi je vis simplement
    Le soir à Villeneuve, les grands frères et les gosses
    Les terrains de foot et la boxe
    Qui a eu tort ? La raison du plus fort
    Pour un regard en croix je suis mort

    Toi mon frère dis moi pourquoi
    La vie continue sans moi
    Dis moi pourquoi j'étais là
    Un jour au mauvais endroit
    Les cafés, les cinémas
    Je n'y retournerai pas
    Ma vie s'est arrêtée là
    Un Jour au mauvais endroit

    Dans la violence s'est brisée mon enfance
    J'ai perdu l'existence et le sens
    Dans les allées du parc Maurice Thorez
    On a poignardé ma jeunesse
    Qui a mis ça la guerre dans nos quartiers
    L'abandon, l'ennui, la télé
    Des couteaux de combat dans les mains des gamins
    Pour un regard en croix c'est la fin

    Toi mon frère dis moi pourquoi
    La vie continue sans moi
    Dis moi pourquoi j'étais là
    Un jour au mauvais endroit
    Les cafés, les cinémas
    Je n'y retournerai pas
    Ma vie s'est arrêtée là
    Un Jour au mauvais endroit

    Et c'est parce qu’ils étaient là
    Un Jour au mauvais endroit
    Qu'ailleurs ici ou là bas
    Pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais, plus jamais !)

    Pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais, plus jamais!)

    Non pour nos frères plus jamais ça !
    (Plus jamais, plus jamais, plus jamais ça...x3 Plus jamais plus jamais!)
  • Bonjour à tous

    Encore un texte sur ce qu'il nous reste à rêver, à savoir... à être étonné

    Interprétation de Jacques Brel
    http://youtu.be/RXlBP7oJd7I

    Amitiés
    JM

    Pourquoi faut-il que les Hommes s'ennuient ?

    Pourtant les hôtesses sont douces
    Aux auberges bordées de neige
    Pourtant patientent les épouses
    Que les enfants ont prises au piège
    Pourtant les auberges sont douces
    Où le vin fait tourner manège
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant les villes sont paisibles
    Où tremblent cloches et clochers
    Mais le diable dort-il sous la bible
    Mais les rois savent-ils prier
    Pourtant les villes sont paisibles
    De blanc matin en blanc coucher
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant il nous reste à rêver
    Pourtant il nous reste à savoir
    Et tous ces loups qu´il faut tuer
    Tous ces printemps qu´il reste à boire
    Désespérance ou désespoir
    Il nous reste à être étonnés
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?

    Pourtant il nous reste à tricher
    Être le pique et jouer cœur
    Être la peur et rejouer
    Être le diable et jouer fleur
    Pourtant il reste à patienter
    Bon an mal an on ne vit qu´une heure
    Pourquoi faut-il que les hommes s´ennuient?
  • Merci à Tété pour ce beau texte qui me remplit d'une belle mélancolie.
    Amitiés
    JM

    Paroles A la faveur de l'automne
    Posté devant la fenêtre
    Je guette
    Les âmes esseulées
    A la faveur de l'automne

    Posté devant la fenêtre
    Je regrette
    De n'y avoir songé
    Maintenant que tu abandonnes

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    Rivé devant le téléphone
    J'attends
    Que tu daignes m'appeler
    Que tu te décides enfin

    Toi, tes allures de garçonne
    Rompiez un peu la monotonie
    De mes journées de mes nuits

    A la faveur de l'automne
    Revient cette douce mélancolie

    Un, deux, trois, quatre
    Un peu comme on fredonne
    De vieilles mélodies

    A la faveur de l'automne
    Tu redonnes
    A ma mélancolie
    Ses couleurs de super-scopitone
    A la faveur de l'automne

    Comment ai-je pu
    Seulement être aussi bête ?
    On m'avait prévenu
    Voici la vérité nue
    Manquerait
    Plus que le mauvais temps
    S'y mette,
    Une goutte de pluie et
    J'aurais vraiment tout perdu

Ma réponse