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LES TEXTES DE CHANSON : DES LIVRES CONDENSES !!!

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  • Tout cela va bien avec l'Automne et la Mélancolie.

    Merci à Jacques Prévert et J. Kosma et la voix chaleureuse d'Yves Montant.
    "Les feuilles mortes"

    Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes,
    Des jours heureux où nous étions amis,
    En ce temps-là, la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Tu vois, je n'ai pas oublié,
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi,

    Et le vent du Nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli,
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais

    C'est une chanson
    Qui nous ressemble,
    Toi, tu m'aimais,
    Et je t'aimais,
    Et nous vivions
    Tous deux ensemble,
    Toi, qui m'aimais,
    Moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit,
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis

    C'est une chanson
    Qui nous ressemble,
    Toi, tu m'aimais,
    Et je t'aimais,
    Et nous vivions
    Tous deux ensemble,
    Toi, tu qui m'aimais,
    Moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit,
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis

    Amitiés
    JM
  • Bonjour à tous

    Voilà des paroles qui me touchent et qui sont évocatrices du temps que l'on pourrait passer ensemble, se consacrer l'un à l'autre, éphémère et plein, inoubliable...

    Amitiés
    JM

    Je vous conseille les textes de Frédérik Mey (chanteur Franco-allemand). Il s'accompagne à la guitare. Il n'a pas toujours été apprécié outre-rhin vraisemblablement pour ses engagements personnels.
    A découvrir donc...

    Une cruche en pierre

    (Refrain)
    Une cruche en pierre, des miettes de pain
    Autour de ton verre des taches de vin
    Le lit découvert une paire de souliers
    Un foulard bleu-vert, des objets oubliés.

    Tu n'avais pas pris le temps
    De les ranger en partant hm hm, hm hm
    J'en ferai des souvenirs
    Pour tous ces jours à venir hm hm, hm hm
    Je n'ai pas réalisé combien de temps j'ai passé
    A rester là à rêver, à cent fois me demander
    Comment passer tout ce temps loin de toi,
    Comment passer tout ce temps loin de toi.

    (au Refrain)

    Cette lettre terminée,
    j'irai faire le marché hm hm, hm hm
    Des conserves du café
    Et des oeufs pour le dîner hm hm, hm hm
    Mais je me suis attardé, c'est trop tard pour le marché
    Il me reste un peu de vin et ce soir je n'ai pas faim
    Mais comment passer tout ce temps loin de toi,
    Comment passer tout ce temps loin de toi.

    (au Refrain)

    Paroles et Musique: Frederik Mey
  • Dans ce monde de turbulences où plein de gens cherchent une place pour simplement vivre heureux,
    où l'on parle de déplacés, de réfugiés, de demande d'asile,
    avec des camps, des bidonvilles...

    ce très beau texte de Francis Cabrel prend tout son sens.
    Amitiés
    JM

    African Tour (Francis CABREL)

    Déjà nos villages s'éloignent
    Quelques fantômes m'accompagnent
    Y'aura des déserts, des montagnes
    A traverser jusqu'à l'Espagne
    Et après... Inch'allah

    On a de mauvaises chaussures
    L'argent cousu dans nos doublures
    Les passeurs doivent nous attendre
    Le peu qu'on a ils vont le prendre
    Et après...

    Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
    Je n'en sais rien
    Est-ce que les douaniers sont armés ?
    On verra bien
    Si on me dit, c'est chacun chez soi
    Moi je veux bien, sauf que chez moi
    Sauf que chez moi y'a rien

    Pas de salon, pas de cuisine
    Les enfants mâchent des racines
    Tout juste un carré de poussière
    Un matelas jeté par terre
    Au dessus... Inch'allah

    Vous vous imaginez peut-être
    Que j'ai fait tous ces kilomètres
    Tout cet espoir, tout ce courage
    Pour m'arrêter contre un grillage

    Est-ce que l'Europe est bien gardée ?
    Je n'en sais rien
    Est-ce que les douaniers vont tirer ?
    On verra bien
    Si on me dit, c'est chacun chez soi
    Moi je veux bien, sauf que chez moi
    Sauf que chez moi y'a rien

    Je n'en sais rien
    On verra bien
    Moi, je veux bien
    Sauf que chez moi...

    La moitié d'un échafaudage
    J'en demande pas davantage
    Un rien, une parole, un geste
    Donnez-moi tout ce qu'il vous reste
    Et après...
    Je n'en sais rien

    On verra bien
    Moi, je veux bien
    Sauf que chez moi...
    Déjà nos villages s'éloignent...
  • Quel plaisir de relire tous les textes de cette discussion !

    J'ai de vieux vinyles que je chéris et que j'écoute sur une vieille platine . Sur le premier album de Francis Cabrel , une chanson qui collait parfaitement à mon âme nostalgique de ce matin, la chanson "Je rêve" que j'écoute et ré écoute dans me lasser jamais.

    Le vent a fait s'approcher les nuages
    Il fait gris au dessus des plages
    Et la mer a l'air triste aussi

    Le ciel n'est plus qu'un long tissu de brume
    Il va faire une nuit sans lune
    Et demain je n'aurai pas dormi

    Peut-être je vais rencontrer une dame
    Quand j'irai accrocher mon âme
    Sur les arêtes des rochers

    Mais le vent souffle si fort sur ces pierres
    C'est plus la peine que j'espère
    L'amour ne peut pas s'y poser

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    Plus loin sur les rocs que la mer assaille
    Cheveux et jupon en bataille
    Combien de femmes ont attendu
    Combien ont crevé leur cœur sur les vagues
    Pour celui qui avait l'autre bague
    Et qui n'est jamais revenu

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    La mer est plus forte que mon courage
    Mais ce soir il y a des nuages
    Et je sais qu'elle est triste aussi

    Quand ces mots seront devenus des braises
    Je monterai sur la falaise
    Jeter leurs cendres dans la nuit

    Mais je rêve
    Je lance des mots
    Vers le jour qui s'achève
    Je voulais qu'il reste
    Il n'a pas entendu

    Et je dédie ces mots
    Aux amours qui s'achèvent
    Je voulais que tu restes...


    Et parce que la musique est superbe, la vidéo qui date un peu où on retrouve un Cabrel parfait pour une œuvre d'Alexandre Dumas :-)

    https://www.youtube.com/watch?v=Qr57sOYoHpU
  • Merci à Jean-Michel pour ce magnifique sujet et à Nina pour l'avoir retrouvé.

    Plusieurs chansons de Brel ont déjà été partagées ici. Voici une de celle qui me donne le frisson : "Quand on a que l'amour".

    Quand on a que l'amour
    A s'offrir en partage
    Autour du grand voyage
    Qu'est notre grand amour

    Quand on a que l'amour
    Mon amour toi et moi
    Pour qu'éclatent de joie
    Chaque heure et chaque jour

    Quand on a que l'amour
    Pour vivre nos promesses
    Sans nulle autre richesse
    Que d'y croire toujours

    Quand on a que l'amour
    Pour meubler de merveilles
    Et couvrir de soleil
    La laideur des faubourgs

    Quand on a que l'amour
    Pour unique raison
    Pour unique chanson
    Et unique secours

    Quand on a que l'amour
    Pour habiller matin
    Pauvres et malandrins
    De manteaux de velours

    Quand on a que l'amour
    A s'offrir en prière
    Pour les maux de la terre
    En simple troubadour

    Quand on a que l'amour
    A offrir à ceux là
    Dont l'unique combat
    Est de chercher le jour

    Quand on a que l'amour
    Pour tracer un chemin
    Et forcer le destin
    A chaque carrefour

    Quand on a que l'amour
    Pour parler aux canons
    Et rien qu'une chanson
    Pour convaincre un tambour

    Alors sans avoir rien
    Que la force d'aimer
    Nous aurons dans nos mains
    Amis le monde entier.

    Et pour celles et ceux qui aimeraient la (ré)écouter :
    https://www.youtube.com/watch?v=uNMwYZiBFV0
  • Bonjour Nina

    Grosses bises pour ce joli texte de Francis, tout mimi avec ses cheveux longs et ses moustaches.
    Il me dit vaguement un "mousquetaire" avec un épée à la place de la guitare.
    Cette chanson est pleine de sous-entendus. De ces personnes que l'on a aimé et qui ne reviennent pas, de ces marins perdus en mer, de ces amours passionnés qui ne durent que le temps de la passion...

    Bises & Amitiés
    JM
  • Bonjour Hélène et merci pour ce très beau texte.

    L'amour, on pourrait écrire des livres, chanter des cantiques et des louanges, murmurer ou crier des mots parfois si simples et pourtant si difficiles à dire.

    Alors pour rester dans le ton, voici un texte de l'une de mes chansons.
    Il manquera un lien vidéo bien sûr pour l'écouter. Je devrai m'y atteler bientôt.

    Amitiés
    JM

    Paroles, musique et interprète : JM PALACIOS
    IL SUFFIT JUSTE DE DIRE JE T'AIME
    (septembre 2002)

    C1. L'AMOUR, LA PASSION, LA TENDRESSE, L’ÉMOTION
    QUI ENIVRE, VOUS SOULÈVE, VOUS EMPORTE VERS LE CIEL
    IL SUFFIT JUSTE DE DIRE, JE T'AIME !
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR
    ***
    C2. UNE FEMME, UN ENFANT, UN AMI, UN PARENT
    TOUS AUTOUR ET TANT D'AMOUR POUR SI PEU EN RETOUR
    IL SUFFIRAIT POURTANT DE DIRE JE T'AIME
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR
    ***
    C3. UN AIR DE MUSIQUE SUR UNE CHANSON NOSTALGIQUE
    ET LA VOIX PLEINE DE CHARME QUI DÉVOILE NOTRE ÂME
    IL SUFFISAIT JUSTE DE DIRE JE T'AIME
    ***
    R1. EN MOI BRÛLE UN FEU, AU SOUVENIR DE TES YEUX
    MAINTENANT BIEN PLUS FORT, IL ME MONTRE LE NORD
    NON JE N'AI RIEN OUBLIE, DEPUIS JE ME SUIS RÉVEILLÉ
    POUR FAIRE DE CHAQUE JOUR, UNE VIE PLEINE D'AMOUR
  • Sur le même thème éternel....

    Un baiser - Souchon

    Je chante un baiser
    Je chante un baiser osé
    Sur mes lèvres déposé
    Par une inconnue que j'ai croisée
    Je chante un baiser
    Marchant dans la brume
    Le cœur démoli par une
    Sur le chemin des dunes
    La plage de Malo Bray-Dunes
    La mer du Nord en hiver
    Sortait ses éléphants gris vert
    Des Adamo passaient bien couverts
    Donnant à la plage son caractère
    Naïf et sincère
    Le vent de Belgique
    Transportait de la musique
    Des flonflons à la française
    Des fancy-fair à la fraise
    Elle s'est avancée
    Rien n'avait été organisé
    Autour de moi elle a mis ses bras croisés
    Et ses yeux se sont fermés fermés
    Jugez ma fortune
    Sous l'écharpe les boucles brunes
    C'est vrai qu'en blonde j'ai des lacunes
    En blonde j'ai des lacunes
    Oh le grand air
    Tournez le vent la dune à l'envers
    Tournez le ciel et tournez la terre

    Tournez tournez le grand air
    La Belgique locale
    Envoyait son ambiance musicale
    De flonflons à la française
    De fancy-fair à la fraise
    Toi qui a mis
    Sur ma langue ta langue amie
    Et dans mon cœur un décalcomanie
    Marqué liberté liberté chérie
    Je donne des parts
    Pour ce moment délicieux hasard
    Adamo MC Solar
    Oh ! tous les milliards de dollars
    Le vent de Belgique
    Envoyait mélancolique
    Ses flonflons à la française
    De fancy-fair à la fraise
    Si tout est moyen
    Si la vie est un film de rien
    Ce passage-là était vraiment bien
    Ce passage-là était bien
    Elle est repartie
    Un air lassé de reine alanguie
    Sur la digue un petit point parti
    Dans l'audi de son mari
    Ah ! son mari
    Je chante un baiser
    Je chante un baiser osé
    Sur mes lèvres déposé
  • Et un diseur slameur poète inconnu écorché et sensuel, Renaud Papillon Paravel


    L'homme à la peau de serpent

    Je sais pas si c’est ce que j’ai dans le cœur
    ou la chaleur du moteur
    en tout cas, écoute-moi je suis dans mon oldsmobile immobile
    au siège avant brûlant,
    en panne de jus dans les courbes qui mènent à ton toit
    c’est un été sans pitié, un soleil acharné
    et des brindilles craquantes sous mes pieds
    je suis comme l’homme à la peau de serpent
    qui lui glisse des doigts
    muet au torse bombé, car j’ai trop peu d’assurance
    sur la route et pour la danse des mots dits pour toi -
    moi qui croyais ma carcasse ignifugée
    je vais souffrir rampant à deux doigts de te mettre …

    Une lettre sous la porte te disant
    que si je lutte c’est sous ton soleil
    malheur à moi pas en dedans
    bombe lacrymale arborant ses emblèmes
    belle bouche incandescente, jambes de guêpe,
    torse indécent gonflé, mèches allumettes
    ou bien abeille
    soigneuse aiguilleuse du miel
    dans le plus simple appareil
    en fredonnant tes poèmes
    tu répands des hectares de nectar
    et la flore est aphone …

    Tout comme moi,
    pitoyable apiculteur
    au dard dur sans armure
    dans un verger bien irrigué bien qu’arrosé
    d’alcool, de peine et de bois bandé
    moi je mue, et ne m’amuse plus sans toi
    quand tu es mangouste alanguie
    je te crois belle boa
    pulsative évanescente,
    à peine consciente
    sur un rocking chair
    la belle orpailleuse est à son aise
    sieste moite loin de moi, douche tiède
    elle ruisselle sans mes doigts, ferme les yeux
    et se délecte de l’eau que je n’ai pas …
    mais il faut que tu saches que -
    si je serpente, si je rampe
    c’est pour être à toi belle boa
    et pourtant jamais je ne réveillerai la belle au bois bandé
    car au final je sais qu’elle m’écraserait de ses doigts …
    comme un papillon …

    longue route longue nuit
    homme triste et seul marchant sous la pluie
    j’ai trop abusé tu sais, du sérum qui rend l’homme gnome,
    trop tournoyé autour de toi tu sais
    insecte blessé caisse endommagée -
    insecte fragile malhabile inhibé quand mal imbibé
    de passage éclair sur la terre
    ce n’était pas la saison des amours
    mais des mots dits tout bas
    enfin un poème où j’aime ta peau.
  • Merci Sofi C pour ce beau texte d'un drôle d'insecte un peu barré mais incontestablement doué pour les mots, que je découvre.
    Quant à Souchon, j'aime beaucoup cette chanson et beaucoup d'autres.
    Amitiés, Nina

    JM : Ne manque que le son... Bises

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