Timothe Le Boucher

Timothe Le Boucher

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Avis (9)

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    Couverture du livre « Le patient » de Timothe Le Boucher aux éditions Glenat

    Mumu Dans le Bocage sur Le patient de Timothe Le Boucher

    Après avoir découvert très récemment Timothé Le Boucher dans Ces jours qui disparaissent, j'ai enfin pu me procurer à la bibliothèque Le Patient, celui qui m'avait attiré par son titre, sa couverture et les nombreux avis positifs que je lisais.

    Dès les premières images nous basculons sur une...
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    Après avoir découvert très récemment Timothé Le Boucher dans Ces jours qui disparaissent, j'ai enfin pu me procurer à la bibliothèque Le Patient, celui qui m'avait attiré par son titre, sa couverture et les nombreux avis positifs que je lisais.

    Dès les premières images nous basculons sur une scène de crime, violente et sanglante. Une jeune femme déambule la nuit dans la rue, elle s'appelle Laura Grimaud, elle porte un couteau et des vêtements couverts de sang. La police arrive et découvre dans la maison de la jeune fille des cadavres, ceux de toute sa famille. Laura, elle, semble hagarde, comme absente. Il y a néanmoins un survivant à cette tuerie Pierre Grimaud 15 ans, blessé mais vivant....

    6 ans plus tard, il commence à sortir du coma dans lequel il était plongé et peu à peu des images lui reviennent..... Avec l'aide d'une psychologue, Anne Kieffer, il va tenter de remonter le temps, de retrouver des souvenirs, de parler de sa famille, de lui mais surtout de parler de cette soirée.

    Qui est Pierre Grimaud ? Vous allez peut-être comme moi commencer la lecture et ne plus le lâcher sans connaître la vérité. Vérité pour savoir ce qui s'est passé six ans plus tôt dans la maison familiale, mais aussi vérité sur le personnage car c'est finalement une étude psychologique plus qu'une enquête policière dont il est question dans cet opus.

    Evidemment je ne peux pas vous en dire plus seulement que nous allons suivre le retour à la vie de ce jeune homme, découvrir son milieu social, sa famille, ses amis. Petit à petit le passé va revenir à la surface, les événements vont se mettre en place. Pierre Grimaud va peu à peu s'ouvrir, faire part des ombres qui peuplent ses cauchemars, de ses peurs. Un lien de confiance va s'installer entre eux. Arrivera-t-elle à ouvrir toutes les portes qui restent fermées dans la mémoire de Pierre ?

    J'ai trouvé les illustrations beaucoup plus fines, appliquées en quelque sorte que dans le précédent, il alterne les couleurs, passant de tons doux à des fonds plus sombres. Parfois elles se dispensent de texte, se suffisant à elles-mêmes, tellement le climat est pesant. Les expressions des visages sont particulièrement soignées en particulier les regards et les petits gestes qui dispensent de tout dialogue (j'ai parfois eu le son lorsque les doigts pianotent sur la table !).

    Le patient ne contient pas la part de poésie dans lequel baignait le premier, on est plus dans le réel, le concret mais avec ce deuxième roman graphique on comprend que Timothé Le Boucher se fait une spécialité des personnalités troubles.

    Comme dans son premier ouvrage, il s'attache particulièrement au mental de ses personnages, les sondant et les décortiquant jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, s'attachant jusqu'à leurs moindre tics, réflexes, symptômes, même s'ils gardent malgré tout chacun une part de mystère.

    Même si cette fois-ci la fin n'est pas ouverte à toutes les possibilités, j'en attendais peut- être un peu plus, le choc final n'a pas eu lieu pour moi car il est tel que je l'avais imaginé, mais l'auteur n'en est pas responsable et je pense que plus d'un lecteur sera étonné. Cela n'en reste pas moins un bel ouvrage, qui en surprendra plus d'un par son univers.

    Je lis beaucoup et peut-être qu'à force mon imagination est riche de possibilités et il est plus difficile de me surprendre......

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    Couverture du livre « Ces jours qui disparaissent » de Timothe Le Boucher aux éditions Glenat

    Mumu Dans le Bocage sur Ces jours qui disparaissent de Timothe Le Boucher

    J'avais entendu parler de ce roman graphique lors d'un speed-booking à ma bibliothèque mais je n'avais pas forcément eu envie de le découvrir. Je guettais du même auteur le patient (qui est toujours sorti lorsque je passe......) et pour me faire patienter, ma bibliothécaire m'a conseillé de lire...
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    J'avais entendu parler de ce roman graphique lors d'un speed-booking à ma bibliothèque mais je n'avais pas forcément eu envie de le découvrir. Je guettais du même auteur le patient (qui est toujours sorti lorsque je passe......) et pour me faire patienter, ma bibliothécaire m'a conseillé de lire le précédent donc celui-ci.

    Je sais ce qui m'avait gênée dans la présentation de ce roman graphique, c'est le sentiment qu'il s'agissait d'une histoire fantastique, de science-fiction et je ne suis pas une adepte de ce genre d'univers. Mais je dois avouer que je me suis laissée embarquer malgré tout par l'histoire, du moins dans la première moitié.

    Lubin, suite à une chute, s'aperçoit qu'une partie de sa vie lui échappe, qu'il existe désormais deux Lubin : Lui, Lubin et l'Autre Lubin. Ils sont identiques physiquement mais très différents moralement. Un dédoublement de personnalité qui peut faire penser à Jeckyll et Hyde ou à une forme de schizophrénie, tant tout les oppose.

    Un homme deux personnalités, l'un poète, artiste, l'autre machine à gagner, carriériste, structuré, efficace. Tout les oppose et pourtant, même si au début ils s'accordent, très vite le fonctionnement va jouer en défaveur de Lubin, l'Autre prenant peu à peu toute la place pour ne laisser que peau de chagrin à son hôte.

    Timohté le Boucher a entouré son héros d'un cercle d'amis et de petites amies bienveillants, fidèles, parfois décalés sur lesquels il peut compter et qui lui permettent de suivre les activités de l'Autre pendant ses moments de dédoublement mais aussi de conserver certains repères.

    Grâce aux dialogues et petites astuces mises en place par Lubin nous n'avons aucune difficulté à identifier les deux personnalités mais je ne suis pas totalement conquise par le récit. J'ai trouvé parfois le temps long, les événements tournant un peu en rond, les illustrations agréables mais assez "plaquées", froides et la fin m'a un peu déçue et j'ai peut-être eu un peu de mal à en saisir tout le sens.

    Je pense qu'il faut être adepte du genre fantastique pour apprécier totalement cet ouvrage et je suis peut être un peu trop terrienne pour l'apprécier. Par contre s'il s'agit de l'interpréter comme une dédoublement de la personnalité, le yin et le yang d'un être je trouve cela réussi car nous savons bien que nous sommes souvent deux, qui se combattent, s'affrontent dans bien des situations.

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    Couverture du livre « Le patient » de Timothe Le Boucher aux éditions Glenat

    Marie-Laure VANIER sur Le patient de Timothe Le Boucher

    Autant commencer par vous prévenir : vous ne refermerez pas ce roman graphique avant de l'avoir achevé car vous allez être complètement happé par ce thriller psychologique très hitchcockien qui met en scène des personnages complexes et complètement fascinants.
    Commençons par le commencement :...
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    Autant commencer par vous prévenir : vous ne refermerez pas ce roman graphique avant de l'avoir achevé car vous allez être complètement happé par ce thriller psychologique très hitchcockien qui met en scène des personnages complexes et complètement fascinants.
    Commençons par le commencement : nous découvrons tout d'abord une jeune fille errant dans une zone pavillonnaire, la nuit, un couteau à la main, les vêtements tachés de sang et le regard vide. Elle est tout de suite identifiée par deux policiers en patrouille comme étant la petite Grimaud, une gamine surnommée « la débile ». La police découvrira quelques pages plus loin qu'elle est certainement l'auteur d'un véritable massacre : toute sa famille gît à terre mortellement blessée, sauf peut-être l'un d'entre eux.
    Un bond temporel de deux pages nous propulse six ans plus tard, dans la chambre d'un hôpital : une jeune aide-soignante s'occupe de la toilette d'un beau garçon blond au visage angélique qui semble plongé dans le coma. Elle lui parle, s'interroge sur ce qu'il était, un pianiste peut-être, imagine-t-elle en observant ses longs doigts gracieux, pose deux doigts sur ses lèvres, se penche pour l'embrasser et constate avec surprise qu'il ouvre un œil.
    Lui, c'est Pierre Grimaud : il est le seul survivant de cette monstrueuse tuerie nommée par la presse « le massacre des corneilles » et il va être aidé par une psychologue spécialisée dans les troubles de stress post-traumatiques, Anna Kieffer, dont on apprend très vite qu'elle ne dépend pas de l'hôpital où a été admis Pierre, qu'elle fait même deux heures de route pour s'y rendre. Mais c'est elle qui a été nommée pour s'occuper de ce garçon : en effet, elle est aussi spécialisée dans la psycho-criminologie et la victimologie, collabore régulièrement avec la police et a suivi la sœur de Pierre, Laura Grimaud.
    Elle va tenter, grâce à l'hypnose, de faire parler le jeune homme en le replongeant dans ses souvenirs afin de comprendre enfin ce qui s'est passé ce soir-là.
    Ce qui m'a frappée dans ce roman graphique, outre la parfaite construction du scénario, le suspense impressionnant qui en découle, les jeux habiles sur la temporalité et les fausses pistes sur lesquelles nous lance régulièrement l'auteur, c'est, comme je le disais au début, la complexité psychologique des personnages et les relations extrêmement troubles qu'ils entretiennent entre eux au point que l'on s'interroge, jusqu'à la fin du roman graphique, sur ce qu'ils sont vraiment.
    Jeux ambigus de séduction, manipulations malsaines et relations équivoques de domination/soumission finissent par nous pousser à nous interroger sur qui est la victime, qui est le coupable. Encore une fois, rien n'est simple dans cet imbroglio où les apparences sont trompeuses, où les êtres semblent porter un masque, où conscient et inconscient luttent en chacun des personnages dominés par des pulsions difficilement contrôlables.
    J'ai beaucoup aimé aussi la présence de figures secondaires assez fouillées et dont on ne comprend pas d'emblée les réactions. Elles viennent ajouter de l'épaisseur à ce roman graphique dont chaque page mériterait d'être interprétée, creusée, discutée…
    En effet, rien n'est simple, et il me semble que c'est un peu le coeur du sujet : les individus se débattent dans des obsessions dont ils ne parviennent pas à sortir, ils apparaissent comme doubles et perdus dans cette dualité faite d'ombre et de lumière. Ils tiennent de l'ange et du diable et sont faits d'une douceur à laquelle se mêle la pire des cruautés. Finalement, il est difficile de discerner qui sont les gens (le savent-ils eux-mêmes?) comme l'explique Pierre à sa sœur Laura avant le drame : « Ça ne veut rien dire Laura, les gens te montrent ce qu'ils veulent que tu voies », difficile de définir leur identité qui semble fluctuante, instable, sans rien d'immuable ou de continu.
    Au fond, chacun porte (volontairement ou non/consciemment ou non) un masque et les apparences sont souvent bien trompeuses...
    En dire plus concernant l'intrigue serait en dire trop, mais je pense que rien n'est simple dans ce roman graphique et que bon nombre de questions demeurent jusqu'au bout.
    Enfin, les couleurs mates, l'aspect épuré du dessin et le côté géométrique des lignes créent un univers labyrinthique dans lequel chacun semble comme pris au piège.
    Un univers trouble, fascinant, plein de tension et de non-dit qui vous habitera longtemps…

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    Couverture du livre « Ces jours qui disparaissent » de Timothe Le Boucher aux éditions Glenat

    vinceol sur Ces jours qui disparaissent de Timothe Le Boucher

    Il est jeune, il a la vie devant lui, et pourtant Lubin va voir sa vie défiler à grande vitesse. Un double mystérieux lui kidnappe un jour de sa vie, puis deux, et ainsi de suite. Sa vie défile.
    Joli pitch pour cette BD de Timothé Le Boucher sur le temps et la vie qui passe. Un style propre,...
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    Il est jeune, il a la vie devant lui, et pourtant Lubin va voir sa vie défiler à grande vitesse. Un double mystérieux lui kidnappe un jour de sa vie, puis deux, et ainsi de suite. Sa vie défile.
    Joli pitch pour cette BD de Timothé Le Boucher sur le temps et la vie qui passe. Un style propre, faisant immédiatement référence au manga sans pour autant en copier les codes, captive également le lecteur dès les premières pages. Beaucoup de sensibilité et de tendresse imprègnent ses héros, tout en évitant une romance dramatique à l'eau de rose.

    On ne se détache pas facilement de Ces jours qui disparaissent, et on parcoure à nouveau avec plaisir les pages que l'on vient de lire pour tenter de saisir des détails insérés tout au long du récit.
    A lire vite, à tout âge !

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