Paul Féval (père)

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Les Errants de nuit » de Paul Féval (père) aux éditions

    Bernard Viallet sur Les Errants de nuit de Paul Féval (père)

    Dans les Ardennes, du côté de Sedan, c’est le soir où l’on « saude », c’est-à-dire celui où tous les jeunes gens arpentent les rues en criant à tue-tête le nom des fiancés à venir. Dans une humble chaumière, un vieux moine est sur le point de rendre son âme à Dieu. Comme il est détenteur d’un...
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    Dans les Ardennes, du côté de Sedan, c’est le soir où l’on « saude », c’est-à-dire celui où tous les jeunes gens arpentent les rues en criant à tue-tête le nom des fiancés à venir. Dans une humble chaumière, un vieux moine est sur le point de rendre son âme à Dieu. Comme il est détenteur d’un terrible secret remontant aux heures de la révolution, son hôte, Jean Guern, sellier-bourrelier royaliste d’origine bretonne essaie de l’interroger. Mais le moine décède avant d’avoir rien révélé d’important. Jean fouille alors la malle du religieux. Il y trouve toutes sortes de documents provenants de deux familles nobles de la région, les Bazeille et les Soleuvre, massacrés et dépouillés à l’époque. Seul, leur dernier descendant, Hector, a pu être sauvé. L’ennui c’est qu’il est en prison dans l’attente de son exécution. On lui a fait parvenir tout le nécessaire pour qu’il puisse s’évader, mais il a refusé, car il est sûr que celle qu’il aime, la belle Honorine de Blamont, lui préfère le prétendant choisi par son père, un bourgeois enrichi grâce à la Révolution…
    Paru en 1857, sous forme de feuilleton, « Les errants de la nuit » est roman populaire bien dans le style de l’époque. C’est-à-dire fort bien écrit, très agréable à lire et plein de rebondissements. L’intrigue est très bien menée même si certaines situations sont plus que classiques dans la littérature : les amants contrariés, le légitime héritier dépouillé par d’avides escrocs ou le trésor caché dans un souterrain. Le pauvre Hector sera d’ailleurs aidé par un tas de braves gens tous issus du petit peuple, mais restés fidèles à l’aristocratie dans la mesure où celle-ci savait rendre service au peuple au lieu de se servir sur son dos. On est très loin des tendances actuelles. Avec Féval, les bons finissent toujours par l’emporter et les méchants sont châtiés. Les valeurs éternelles sont respectées. Même si cet ouvrage n’est pas le plus flamboyant de la production du prolifique auteur qui fit jeu égal avec Balzac et Dumas en son temps ; il reste un vrai plaisir de lecture ne serait-ce que pour profiter d’une bonne bouffée d’air frais et revigorant.

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    Couverture du livre « Les Fanfarons du Roi » de Paul Féval (père) aux éditions

    Bernard Viallet sur Les Fanfarons du Roi de Paul Féval (père)

    À Lisbonne, en 1662, la famille de Bragance est revenue sur le trône après une période de domination hispanique. Dona Louise de Guzman, veuve du roi Jean, exerce la régence jusqu’à la majorité de son fils Alphonse. Impotent et faible d’esprit, ce dernier ne jure que par son favori, Conti de...
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    À Lisbonne, en 1662, la famille de Bragance est revenue sur le trône après une période de domination hispanique. Dona Louise de Guzman, veuve du roi Jean, exerce la régence jusqu’à la majorité de son fils Alphonse. Impotent et faible d’esprit, ce dernier ne jure que par son favori, Conti de Vintimille, un Génois fils de boucher, aussi ambitieux que dépravé. Chaque nuit, il lâche dans la ville deux troupes de ses sbires, « les Goinfres » chassant à pied et « les Fanfarons » à cheval. Malheur au bourgeois ou à la pauvre fille qui tombe entre leurs mains. Le peuple excédé commence à s’organiser en sociétés secrètes quand Conti fait proclamer un édit royal interdisant à tous les habitants de la capitale portugaise l’usage des torches la nuit et le port de toute arme. Mais voilà qu’un certain Simon de Vasconcellos, noble de haute lignée, s’oppose résolument à cette loi inique…
    « Les fanfarons du roi » est un roman de cape et d’épée paru en 1843 d’abord sous forme de feuilleton à raison d’un chapitre par livraison. C’est également et surtout un roman historique comme on n’en écrit plus, c’est-à-dire très fidèle aux évènements. Le prolifique auteur (200 titres à son actif) surtout connu pour « Le Bossu » disposant d’un style fluide et agréable, propose une narration rapide enchainant sur un rythme soutenu toutes les péripéties habituelles du genre : enlèvements, coups d'épées, ingénue menacée, jumeaux devenant frères ennemis, traitres, spadassins sans foi ni loi et bien sûr un colosse loyal, courageux et fidèle jusqu’à la mort. Truffé de rebondissements, cet ouvrage reste un vrai plaisir de lecture en dépit de son grand âge. En son temps, Paul Féval fut un maître du genre, faisant jeu égal avec les plus grands comme Dumas, Sue ou Zévaco. Pour se distraire en en apprenant pas mal sur une crise de régime dans le cas présent, rien de tel que ce genre d’ouvrage.

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    Couverture du livre « L'Homme sans bras » de Paul Féval (père) aux éditions

    Bernard Viallet sur L'Homme sans bras de Paul Féval (père)

    Vingt années plus tard, Tanneguy de Tréguern, fils de Filhol le revenant breton, débarque à Paris au Palais-Royal pour être introduit parmi les personnalités importantes de la capitale. Il prend toujours la douairière Le Brec pour sa grand-mère et ne sait que peu de choses sur ses origines...
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    Vingt années plus tard, Tanneguy de Tréguern, fils de Filhol le revenant breton, débarque à Paris au Palais-Royal pour être introduit parmi les personnalités importantes de la capitale. Il prend toujours la douairière Le Brec pour sa grand-mère et ne sait que peu de choses sur ses origines hormis le fait qu’il soit orphelin. Il retrouve Stéphane, son ami et quasi frère de lait. Un étrange avocat se présente chez la marquise du Castellat, richissime veuve qui doit bientôt épouser Gabriel de Feuillans, autre parvenu de fortune aussi récente que peu méritée. L’homme dit s’appeler Privat, être breton et natif de la région de Tréguern. Depuis le début, il prétend avoir suivi l’affaire des revenants et avoir accumulé preuves et témoignages accablants. Sera-t-il en mesure de faire éclater la vérité et cesser la malédiction qui frappe cette famille ?
    « L’homme sans bras » est le second et dernier tome d’une « Histoire de revenants », roman fantastique et social assez noir, bien dans le style des romans feuilletons populaires de l’époque. Les rebondissements ne manquent pas dans cette intrigue à la fois compliquée et un tantinet cousue de fil blanc. En effet, dès le début, le lecteur a un doute et il lui vient même une explication qui est confirmée par la fin en happy end, autre passage obligé du genre. Les personnages ne déçoivent pas. Le méchant l’est énormément, à la fois assassin, voleur, menteur, faussaire, prêtre défroqué et usurpateur. Les nobles dans la débine ne font que descendre un à un les échelons de la société. L’argent corrompt tout sur son passage et finit par ravager complètement l’ordre ancien. Les femmes se partagent entre les cupides et les victimes. Seul surnage le personnage d’Etienne, l’homme sans bras, qui ne vit que pour aider son maître et fait preuve d’un tel dévouement qu’il va jusqu’à se sacrifier totalement pour lui. Finalement, le lecteur se demande si le côté historique et ethnologique de ce livre parfaitement écrit et toujours agréable à lire même aujourd’hui n’est pas plus intéressant que son versant fantastique avec ses revenants, sa sorcière, ses esprits frappeurs et autres ectoplasmes.

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    Couverture du livre « Une Histoire de revenants » de Paul Féval (père) aux éditions

    Bernard Viallet sur Une Histoire de revenants de Paul Féval (père)

    En Bretagne, à la fin du XVIIIème siècle, Filhol de Tréguern, aristocrate désargenté, est censé jouer les revenants quelque part sur la lande déserte non loin du Trou de la Dette. La douairière Françoise Le Brec et Marianne, la sœur du disparu viennent la nuit sur les lieux dans l’espoir de voir...
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    En Bretagne, à la fin du XVIIIème siècle, Filhol de Tréguern, aristocrate désargenté, est censé jouer les revenants quelque part sur la lande déserte non loin du Trou de la Dette. La douairière Françoise Le Brec et Marianne, la sœur du disparu viennent la nuit sur les lieux dans l’espoir de voir apparaître son fantôme. Mais rien ne se produit, aucune voix ne s’élève dans les ajoncs… Et soudain, elles aperçoivent une forme humaine sortie des broussailles, c’est un spectre de femme avec un visage d’une beauté angélique encadré d’une vague de boucles blondes. Il s’agit de Geneviève de Tréguern, la veuve du revenant, qui le cherche également. Mais où donc Filhol est-il passé ? On le dit mort des fièvres depuis longtemps. Et pourquoi cette croyance selon laquelle tout Tréguern doit mourir trois fois ?
    « Une histoire de revenants » est le premier tome d’un roman fantastique de Paul Féval, auteur breton qui, à son époque, rencontra un succès équivalent à ceux de Balzac ou de Dumas. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et pourtant ce prolifique romancier nous gratifie ici encore d’une histoire pleine de rebondissements écrite d’une plume alerte et de descriptions minutieuses d’une Bretagne profonde, pleine de mystère et de croyances aux esprits, aux sorciers et autres korrigans. Sans doute est-ce le côté le plus passionnant de ce texte. Quelques années après la Révolution et la révolte des Chouans, le pays pauvre et arriéré est encore imprégné des us et coutumes de l’ancien régime. Les nobles bénéficient toujours du dévouement et du respect de leurs paysans. Un des personnages prend même la place de son seigneur au moment de la conscription. Il y laissera un bras et se sacrifiera même pour lui. Et pourtant, l’âge d’or des Tréguern est terminé. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes et le lecteur ne découvrira leur fin et la clé de l'énigme que dans le second tome intitulé « L’homme sans bras ».

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