Louis Meunier

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Avis (1)

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    Couverture du livre « Les cavaliers afghans » de Louis Meunier aux éditions Kero

    Emmanuelle matoussowsky sur Les cavaliers afghans de Louis Meunier

    Curieux, voyageurs et aventuriers, à vos marques... lisez : les Cavaliers afghans sont fait pour vous !
    Je me rappelle avoir eu de très forts désirs d'aventure à la lecture de deux livres, « Les Cavaliers » de Kessel et « Un petit tour dans l'Hindou Kouch » d'Eric Newby : je n'avais qu'une...
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    Curieux, voyageurs et aventuriers, à vos marques... lisez : les Cavaliers afghans sont fait pour vous !
    Je me rappelle avoir eu de très forts désirs d'aventure à la lecture de deux livres, « Les Cavaliers » de Kessel et « Un petit tour dans l'Hindou Kouch » d'Eric Newby : je n'avais qu'une envie, m'envoler vers l'Afghanistan, le Nuristan et l'Hindou Kouch pour découvrir des contrées splendides et des peuples hospitaliers… las, la guerre est passée par là et le tourisme est fortement déconseillé en Afghanistan, à fortiori pour une femme.
    Louis Meunier est passé outre les menaces qui pesaient sur les touristes occidentaux et a décidé d'aller au bout de son rêve, celui de devenir un « tchoppendoz », c'est-à-dire un cavalier expert au jeu du « buzkashi », le sport national afghan.
    Grosso modo, vous mettez sur un terrain un tas d'étalons quasi sauvages montés par des fous furieux prêts à en découdre, vous jetez au milieu la dépouille d'un animal, veau ou chèvre et vous attendez que cavaliers et montures s'étripent pour attraper la bestiole qui peut faire 50kg, faire le tour d'un mât et jeter la bestiole dans un cercle dessiné par terre. Bon, là évidemment, je force le trait, mais le buzkashi est au polo ce que la soule est au rugby, autrement dit un jeu sauvage et dangereux, où cavaliers et étalons rivalisent de force, de vitesse et de témérité. Et évidememnt, c'est beau ! Il suffit pour s'en persuader de revoir les extraits du film adapté des Cavaliers avec Omar Sharif.
    Louis Meunier, donc, grand amateur de chevaux était, comme beaucoup, fasciné par le roman de Kessel, mais là où il s'est distingué du vulgum pécus, c'est qu'il a décidé de partir en Afghanistan pour une ONG, son diplôme en poche, afin de découvrir le pays qui le hantait. Et on peut dire qu'il a de la suite dans les idées car il aura fallu pas moins de trois séjours avant de réaliser son rêve, celui de devenir tchoppendoz.
    Car entre Kessel et Ben Laden, il y a eu l'invasion russe, la guerre civile, la prise de pouvoir des Talibans et l'intervention de l'Otan, autant dire que l'Afghanistan n'est plus le même que celui de Kessel.
    Mais Louis Meunier ne se laisse pas arrêter par les dangers, les attentats, ou les innombrables difficultés qui jalonnent son entreprise : plusieurs fois mis en échec, il ne renonce pas et finira par réaliser son rêve.
    J'ai beaucoup aimé ce livre qui nous livre un témoignage extrêmement vivant de l'Afghanistan contemporain, qui n'est pas que, comme l'écrit Louis Meunier, le pays de l'opium, des burqas et des Talibans, mais aussi un pays de contrastes, un pays sauvage et beau, un pays malgré tout hospitalier et séduisant.
    Et si Louis Meunier n'est pas Kessel il nous livre un livre passionnant et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire son aventure (même si il fait abstraction du sort réservé au femmes dans ce pays).

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