Jean Raspail

Jean Raspail
Ecrivain, grand voyageur et journaliste, Jean Raspail a effectué de nombreuses expéditions ethnographiques dans le monde. Il a reçu le Grand Prix Jean Giono pour l'ensemble de son ½uvre.

Avis (9)

  • Couverture du livre « Sire » de Jean Raspail aux éditions Lgf

    Dominique Lemasson sur Sire de Jean Raspail

    Et si au lieu d'élire tous les cinq ans un monarque impuissant tout juste bon à distribuer récompenses et prébendes à ses amis et obligés, les Français comme nombre de leurs voisins européens décidaient de remettre sur le trône de France le descendant des Bourbon? Idée farfelue, irréaliste...ils...
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    Et si au lieu d'élire tous les cinq ans un monarque impuissant tout juste bon à distribuer récompenses et prébendes à ses amis et obligés, les Français comme nombre de leurs voisins européens décidaient de remettre sur le trône de France le descendant des Bourbon? Idée farfelue, irréaliste...ils ne le décideront pas, les laïcs y veilleront; mais si l'héritier porté par de puissants personnages, à défaut de régner sur les Français, régnait sur la France éternelle à l'issue d'un couronnement aussi secret que conforme à la tradition du sacre de ses quarante prédécesseurs ?
    Jean Raspail imagine cette fiction du couronnement d'un nouveau roi de France, ce qui permet au lecteur de découvrir ce qu'il est advenu des dépouilles royales profanées à la basilique Saint Denis en 1793; d'apprendre que l'épée de Charlemagne "Joyeuse" est visible de nos jours, que le "Saint Chrème" utilisé pour oindre le Roi au moment de son couronnement aurait pu finalement subsister alors qu'on le croyait détruit à la Révolution. Au minimum, ce roman donne envie d'aller visiter la basilique de Saint Denis où, dans un environnement hostile et dégradé, demeurent malgré tout les derniers restes de nos Rois et donc de notre Histoire

  • Couverture du livre « Le camp des saints ; big other » de Jean Raspail aux éditions Robert Laffont

    sandra voet sur Le camp des saints ; big other de Jean Raspail

    Citations :

    « L’homme n’a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu’il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il. Pour le reste, il se force, on l’y a forcé et quand le mal est achevé, il ne reste plus qu’à se désagréger. »

    «...
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    Citations :

    « L’homme n’a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu’il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il. Pour le reste, il se force, on l’y a forcé et quand le mal est achevé, il ne reste plus qu’à se désagréger. »

    « Dans ce monde en proie au désordre de l’esprit, certains parmi les plus intelligents, généreux ou pernicieux, s’agitent spontanément. C’est leur façon à eux de combattre le doute et de s’échapper d’une condition humaine dont ils refusent l’équilibre séculaire. »

    « La France éternelle se devait, respectant la coutume mondialement admise, de pousser en solo de sublimes cris d’amour, sans réfléchir aux moyens de s’en dépêtrer, une fois les carottes cuites. »

    Quelques mots sur l’auteur :

    Jean Raspail, est né en 1925 en Indre-et-Loire. Il est un écrivain et un journaliste français.

    Pendant les vingt premières années de carrière, il va courir le monde à la découverte de populations menacées par la confrontation avec la modernité.

    En 1973 il s'autorise enfin à venir au roman et écrit son œuvre phare Le Camp des saints, dans lequel l'écrivain décrit la submersion de la France par l'échouage sur la Côte d'Azur d'une flotte de bateaux en ruine venue d'Inde, chargée de réfugiés. À partir de ce moment-là, Jean Raspail écrira un grand nombre de romans couronnés de succès.

    Un certain nombre d'ouvrages évoquent également la Patagonie, à travers la revendication du royaume de Patagonie et d'Araucanie par Orélie-Antoine de Tounens, avoué de Périgueux, dans la seconde moitié du XIXe, tout autant que dans l'évocation de l'histoire et du destin de ces régions du bout du monde, notamment dans Qui se souvient des hommes. Il se proclame lui-même « consul général de Patagonie », dernier représentant du royaume imaginaire d'Orélie-Antoine 1er. [Source Babelio]

    Maintenant, place au livre !

    J’avoue, avant de me lancer dans cette lecture, je suis allé regarder les critiques sur internet … Et là, j’ai eu peur !
    Ensuite, comme je suis un peu téméraire, j’ai ouvert le livre …
    La préface de Leonollo BRANDOLINI « Note de l’éditeur » m’a fait grincer des dents. Mais j’ai apprécié le fait que Robert Laffont soutienne la liberté d’expression de Jean RASPAIL, alors je me lance, on verra.

    La préface : « Big Other » est en fait l’histoire du premier livre, ainsi que la remise à jour avec les faits réels qui se sont déroulés en France, notamment en 2001 non loin de Fréjus …

    L’histoire se déroule à Boulouris sur la plage puis en France et dans les pays du Tiers-monde.
    Monsieur Calguès, professeur de lettres, regarde à la longue vue s’échouer un bateau plein d’étrangers … Et puis c’est cent navires qui ont fait naufrage au large de la côte d’azur. Huit cents milles vivants et des milliers de morts…

    Retour sur le comment est-ce arrivé !
    Au Delta du Gange, à Calcutta, la plus grande ville orientale de l’Inde.
    Le consulat général de Belgique dans cette ville se fait déborder. Tout le peule s’amasse dans les rues, prennent d’assaut les vieux cargos, mené par un chef, le coprophage muni d’un totem vivant …
    Tous veulent fuir la misère, la pauvreté, la famine, etc.
    Ils font cap vers l’Europe … Et plus précisément la France.

    Alors que les hautes personnalités des gouvernements des pays occidentaux sont tenues au fait par le consul en temps et en heure avant le départ des cargos, les débats sont lancés …
    Comment faire ? Qui va faire ?

    Que peut-on faire si ce n’est attendre et fuir ? La lecture du livre nous le dévoilera …
    C’est un livre très controversé, dont le Figaro (après le procès de Zemmour – Février 2011) dira que ce livre « Aujourd'hui, "Le Camp des Saints" pourrait être poursuivi en justice pour 87 motifs » !

    L’auteur dit lui-même « C’est un livre impétueux, furieux, tonique, presque joyeux dans sa détresse, mais sauvage, parfois brutal et révulsif au regard des belles consciences qui se multiplient comme une épidémie. »

    « Dans ce roman, qui comporte de nombreuses références à l'Apocalypse de Saint Jean, la submersion de la France est décrite, qui résulte de l'incapacité tant des pouvoirs publics que de la population à réagir face à cette invasion pacifique mais lourde de conséquences pour une civilisation déjà ancienne.
    Il y dénonce ce qu'il considère être un aveuglement de la part d'un clergé catholique trop favorable à l'accueil de populations immigrées devant les modifications que ces flux comportent sur la nature d'une civilisation. » [Source Wikipédia]

    Outre le fait que Jean RASPAIL fait des dénonciations violentes et brutales et des descriptions non moins explicites, ce livre est bien écrit, dans un langage correct.

    Personnellement, je n’ai pas accroché ! Oui, c’est criant de modernité bien que ce livre date de 1973, mais il n’est pas beau. Certains disent que ce livre est comparable à « 1984 » de George ORWELL … Non, je ne suis pas d’accord. Seul point commun : l’esprit visionnaire … Mais ça s’arrête là !

    Je n’ai pas aimé, je n’ai pas accroché, je suis resté planté sur la plage en attendant que les lignes de mots passent avec violence …

  • Couverture du livre « La hache des steppes » de Jean Raspail aux éditions Via Romana

    Danièle Lecuppre sur La hache des steppes de Jean Raspail

    Voici une réédition d'un texte paru 1 an aprés « le camp des saints » soit en 1973 .
    La hache des steppes que J.Raspail garde précieusement chez lui vient du fond des temps , mais après tout, elle peut être fictive , ce qui n'aurait pas empêcher le grand romancier de l'inventer.
    Après nous...
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    Voici une réédition d'un texte paru 1 an aprés « le camp des saints » soit en 1973 .
    La hache des steppes que J.Raspail garde précieusement chez lui vient du fond des temps , mais après tout, elle peut être fictive , ce qui n'aurait pas empêcher le grand romancier de l'inventer.
    Après nous avoir expliqué que nous avons en majorité perdu le goût de notre proche passé: combien de jeunes gens peuvent encore donner le nom de famille de leur grand mère maternelle ?
    Alors, remonter le temps , jusqu'à l'extinction de peuples, voilà ce à quoi s'attelle J.Raspail , dont d'ailleurs c'est la spécificité. On ne peut qu'être marqué à tout jamais par son immense »Qui se souvient des hommes » !
    Et dommage comme il l'écrit ,que l'ancien roi Pierre des Caraïbes, que Lola, dernière survivante aveugle des Onas de Terre de Feu, que Manuel Inta, qui prononça les derniers mots de la langue antédiluvienne des Urus, que les Aïnos aient tous disparu à jamais, la mémoire de l'Homme disparaît peu à peu. Et notre vieille Europe, qui perd lentement ses modes de vie ancestraux suivra certainement cette voie, et disparaîtra à son tour.
    C'est un livre grave et profond,, l'écriture unique de J.Raspail, son souffle épique, reconnaissable, sa foi sincère accompagnent le lecteur toujours subjugué par autant de connaissances et par son amour profond de l'humanité.

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