Honoré De Balzac

Honoré De Balzac
1799-1850
Né à Tours, dans un milieu bourgeois, Balzac est pensionnaire chez les Oratoriens de Vendôme, puis dans deux établissement parisiens. En 1819, il abandonne le droit pour se consacrer à la littérature et comme à écrire sous des pseudonymes. En 1825, ses insuccès l'amènent à se lancer dans... Voir plus
1799-1850
Né à Tours, dans un milieu bourgeois, Balzac est pensionnaire chez les Oratoriens de Vendôme, puis dans deux établissement parisiens. En 1819, il abandonne le droit pour se consacrer à la littérature et comme à écrire sous des pseudonymes. En 1825, ses insuccès l'amènent à se lancer dans les affaires (imprimerie, fonderie de caractères). Malgré l'aide de Mme de Berny, de quinze ans son aînée avec qui il entretient une liaison qui lui fait une place dans le monde, il connaît de graves difficultés financières. Ses premiers succès auprès du grand public sont, en 31, La Peau de chagrin et trois ans plus tard, le Père Goriot. C'est en 1842 qu'il adopte pour son oeuvre le titre de Comédie Humaine.Il vient d'épouser Mme Hanska, riche veuve polonaise, avec qui il entretient depuis plusieurs années une liaison amoureuse, losrqu'il meurt à l'âge de cinquante ans.
Balzac pensait que chaque individu dispose d'une réserve limitée d'énergie: en vivant intensément, l'homme brûle sa vie. Son destin a illustré de façon dramatique le symbole de la Peau de chagrin.

Articles (3)

  • Portrait d'Orhan Pamuk, mélancolies stambouliotes
    Portrait d'Orhan Pamuk, mélancolies stambouliotes

    Si les Lisboètes chantent tristement leur saudade, les Stambouliotes s’adonnent parfois au « hüzün ». Ce qui nourrit cette « mélancolie du Bosphore » : un mélange complexe alliant la nostalgie de l’empire ottoman, la schizophrénie d’une ville à cheval sur deux continents et l’agitation politico-sociale des quarante dernières années.

  • Interview de Guy Jacquemelle pour son nouveau roman : Les Années insouciantes
    Interview de Guy Jacquemelle à propos de son nouveau roman

      Pour son second roman, Guy Jacquemelle nous parle de ses goûts littéraires et de ses choix d'écrivain. Rencontre.

  • La bibliothèque idéale de Fabrice Humbert
    Les choix de Fabrice Humbert

    Fabrice Humbert est professeur agrégé et écrivain. Il a remporté le Prix Orange du livre 2009 pour L’Origine de la Violence. Son dernier, Avant la chute (éd. Le Passage) est sorti en août 2012.

Voir tous les articles

Avis (68)

  • Couverture du livre « Eugénie Grandet » de Honoré De Balzac aux éditions Gallimard

    Mumu Dans le Bocage sur Eugénie Grandet de Honoré De Balzac

    Je dois vous faire un aveu, je n'avais jamais lu Balzac, Honoré de Balzac, que certains me dépeignaient comme difficile à lire, ennuyeux, long et soporifique.... Oh ne me jeter pas la pierre : tout le monde connaît son nom mais combien l'ont-ils réellement lu ? 

    Forte de ses remarques mais...
    Voir plus

    Je dois vous faire un aveu, je n'avais jamais lu Balzac, Honoré de Balzac, que certains me dépeignaient comme difficile à lire, ennuyeux, long et soporifique.... Oh ne me jeter pas la pierre : tout le monde connaît son nom mais combien l'ont-ils réellement lu ? 

    Forte de ses remarques mais comme toujours curieuse de me faire ma propre opinion, j'ai choisi un court roman dont je ne connaissais ni le thème, ni le lieu. Et bien n'écoutez pas les autres, faites vous votre propre idée, lisez les classiques, pour moi les bases de toute littérature....

    Je me suis retrouvée à Saumur, au milieu des vignes, le Père Grandet étant un ancien tonnelier, ayant construit ainsi sa fortune au départ puis à prospérer en investissant dans les terres, l'or bien sûr mais surtout en faisant fructifier son bien et ....... en dépensant peu, faisant vivre sa femme et sa fille dans une misère totale : tout est compté, tout doit être justifié, les deux femmes passant leurs journées à rapiécer, à raccommoder, devant se nourrir de peu, ne profitant pratiquement que de la lumière du jour pour s'éclairer. Et pourtant le Père Grandet brasse de l'or, des louis à longueur de journée, grâce à ses amitiés avec le notaire Cruchot et le banquier des Grassins, il flaire, il compte, il calcule afin d'accroître son bien.

    L'auteur installe chacun de ses personnages, lui donne un visage, des pensées, on se les représente très bien. C'est une construction très bien huilée, presque comme une scène de théâtre sur laquelle les acteurs prennent place. 

    Dans la monotonie de leurs vies, les deux femmes vont trouver dans Charles, le cousin arrivé de la capitale, beau, élégant, possédant de beaux atours auxquels elles ne sont pas habituées, d'abord un divertissement mais aussi, pour Eugénie, l'amour. Fragile jeune fille de 23 ans, vivant sous la coupe d'un père despote et avare, d'une mère soumise et effacée, celle-ci va franchir les limites fixées par son père, susciter un peu d'intérêt de la part du jeune homme mais finira malgré riche, redorera le nom de Grandet mais se résoudra à une vie de presque solitude.

    Quelle écriture, mais quelle écriture. C'est vif, humoristique par moment, critique et bien vu des âmes humaines..... La Comédie Humaine résume l'ensemble de l'œuvre de Balzac et je comprends pourquoi après cette lecture. Il a su transcrire les hommes et femmes, dans leurs vies, leurs conditions, avec leurs défauts, leurs qualités. C'est piquant, vif, alerte, on sent toute la fougue qu'il a mis dans son roman. J'ai presque eu le sentiment d'entendre la plume sur le papier, les feuilles s'envolées au fur et à mesure. Peut être écrit alors qu'il se débattait lui-même avec ses créanciers .....

    Dans ce roman on trouve comme sujet principal l'argent, le manque pour certains quand il s'agit d'une faillite, de dettes, de déshonneur, mais aussi la cupidité, l'avarice portée à son plus haut niveau. On sait combien l'argent a posé problème à Balzac, fuyant perpétuellement ses créanciers et on s'aperçoit qu'il maîtrisait parfaitement les arcanes de la finance, des banquiers, des manipulations financières.

    La condition féminine est également traitée avec trois portraits de femmes : celui de Eugénie bien sûr, jeune fille soumise, convoitée par certains pour la dot qu'elle représente, comme une marchandise finalement. Pratiquement invisible dans le début du roman, elle prend peu à peu de l'ampleur, elle s'affirme même si elle tremble et craint les foudres de son père, mais l'amour va lui donner du pouvoir, de la force.

    a mère, femme effacée qui a apporté à son mari par le mariage la fortune, mais qui est sous la coupe de cet homme et qui n'a pas conscience des biens qu'elle possède. Mais

    Et puis il y a Nanon, la servante, car comme dans beaucoup de romans ou pièces classiques, il y a la servante, la complice du père Grandet, qui est la femme du terroir, au parler franc et sincère.

    Quel regard sur la société d'alors (19ème siècle) avec les intérêts de chacun, le pouvoir du père sur sa maisonnée, sur ces femmes soumises, sur la vie en province avec les rumeurs, les bavardages qui courent dans les rues et remontent aux oreilles de chacun. 

    Il n'y a pas de temps morts, pas de longueur, pas d'ennui, il y a des touches d'humour, la critique est vive, l'auteur n'est aucune complaisant avec le Père Grandet : il ne lui trouve aucune circonstance atténuante, il est beaucoup plus indulgent avec Eugénie. 

    Je pense que je vais continuer ma découverte de cet auteur car j'ai pris beaucoup de plaisir dans cette lecture, même si certains termes et manipulations financières me sont restées assez obscures....., mais j'ai souri, parfois j'ai été révoltée par la manière dont ce vil "bonhomme" traitait sa maisonnée mais aussi manipulait ses relations, ne pensant qu'à son intérêt et uniquement son intérêt.

    N'hésitez pas à plonger dans notre littérature classique : l'on s'aperçoit qu'elle est riche, très belle et surtout très actuelle......

  • Couverture du livre « Un début dans la vie » de Honoré De Balzac aux éditions Gallimard

    Jean François SIMMARANO sur Un début dans la vie de Honoré De Balzac

    Karl Marx ne s'était pas trompé en disant qu'il fallait lire Balzac pour bien comprendre la France et ses rouages sociaux. Cette histoire de voyage en calèche regroupant différents membres représentatifs de la société du dix-neuvième siècle en est l'exemple édifiant. Chacun à sa place et dans...
    Voir plus

    Karl Marx ne s'était pas trompé en disant qu'il fallait lire Balzac pour bien comprendre la France et ses rouages sociaux. Cette histoire de voyage en calèche regroupant différents membres représentatifs de la société du dix-neuvième siècle en est l'exemple édifiant. Chacun à sa place et dans son rôle use et abuse de positions et de postures liées à son statut social. L'intrigue est mince mais la théâtralité parfaitement maîtrisée fascine et nous entraîne dans une lecture à la fois passionnée et amusée. Cerise sur le gâteau, Balzac nous gratifie à la fin du roman d'un terme infiniment visionnaire pour un classique , la naissance du "Bourgeois moderne", le BoMo, ancêtre du BoBo.

  • Couverture du livre « Le lys dans la vallée » de Honoré De Balzac aux éditions Gallimard

    Sophie Wag sur Le lys dans la vallée de Honoré De Balzac

    C'est le livre de Balzac par lequel il ne faut pas commencer car on s'ennuie ferme pendant les descriptions de paysage à n'en plus finir! Si certains ne savent pas ce que veut dire "être payé à la ligne" lorsque l'on était écrivain au XIXé siècle, qu'ils lisent Le Lys dans la vallée!

    C'est le livre de Balzac par lequel il ne faut pas commencer car on s'ennuie ferme pendant les descriptions de paysage à n'en plus finir! Si certains ne savent pas ce que veut dire "être payé à la ligne" lorsque l'on était écrivain au XIXé siècle, qu'ils lisent Le Lys dans la vallée!

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !