The girls

Couverture du livre « The girls » de Emma Cline aux éditions Table Ronde

4.222222222

18 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Table Ronde
  • EAN : 9782710376569
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 330
  • Collection : Quai voltaire
  • Genre : Littérature Anglo-Saxonne
Résumé:

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  • 0.2

    Hasard des sorties littéraires. Il y a peu, j’ai lu « California girls » de Simon Liberati, qui était aussi un texte sur l’affaire Charles Manon et sur le crime si terrible perpétué par ses jeunes filles disciples de ce genre de gourou. Cette fois, Emma Cline va donner la parole à l’une des jeunes filles qui ont fait partie de cette secte, et qui aurait pu participer à ce massacre et, en particulier, le meurtre sauvage dans la villa de Russel. La lecture de ce texte est peut être moins hallucinant que celui de Simon Liberati car la jeune auteure américaine nous parle plus de l’adolescence, de la fascination que peut exercer des êtres sur les autres. L’auteure donne la parole à la femme qu’elle est devenue et à la jeune fille qu’elle était à l’époque des événements. J’ai beaucoup apprécié d’être au plus prés de cette jeune fille qui va se retrouver dans ce groupe d’hommes et de jeunes filles libérées et libres. Nous sommes en 69 et la période hippie, peace and love mais aussi une période de drogues, de liberté apparente sexuelle. C’est un récit sur la sortie de l’adolescence, la fascination que peut faire une pseudo liberté de vie, de vie communautaire. Un texte qui parle de cette époque, de l’adolescence, de la sortie de l’adolescence.

  • 0.15

    Petite déception. On trouve de très bons moments mais finalement un peu noyés dans le conformisme d'une narration poussive...

  • 0.15

    En 1969, Evie est une jeune fille de 16 ans qui vit à San Francisco. Elle passe un été paisible et ennuyeux dans la grande maison de sa mère. Ses parents sont divorcés depuis plusieurs années. Depuis, sa mère cherche désespérément l’amour et un nouveau sens à sa vie. Elle n’est pas très proche de sa fille, dont elle ne sent pas les failles.
    Alors qu’elle se promène dans un parc, Evie croise un groupe de jeune fille hippies, qui semblent déborder de liberté et de bonheur. Elle est fascinée par l’une d’entre elles, dont elle ne peut détourner le regard. Il s’agit de Suzanne, une jeune femme qui fait partie des leaders du groupe.

    Evie finit par se rendre dans le ranch au sein duquel vit cette petite communauté et son intérêt pour Suzanne grandit. Elle ne voit pas la saleté et la misère dans laquelle elles vivent. Evie fait plusieurs allers et retours entre sa vie d’adolescente riche et celle de cette communauté un peu étrange. Elle cherche à tout prix à plaire à Suzanne, qu’elle a en adoration. Pour cela, elle se met petit à petit à voler pour subvenir aux besoins de la communauté du ranch.
    Emma Cline a choisi la fiction pour raconter un fait divers particulièrement glaçant. En 1969, des membres de la secte de Charles Manson ont assassiné sauvagement plusieurs habitants d’une résidence de San Francisco, dont une femme enceinte de 8 mois. Plutôt que de choisir le ton d’un documentaire ou d’un policier, elle emprunte celui de la fiction, en modifiant certains noms et certains faits. Le point d’entrée choisi par Emma Cline est le personnage d’Evie, une jeune fille totalement extérieure à la secte. A travers ce personnage, elle pose bien évidemment la question de l’attraction d’une secte et celle de la destruction de l’individu au sein du groupe.
    J’ai apprécié la façon dont Emma Cline reproduisait la fascination d’Evie pour Suzanne. Elle arrive particulièrement bien à faire ressentir la façon dont elle est captivée par cette femme qu’elle considère presque comme un modèle. En revanche, le bilan global que je fait de cette lecture est mitigé car j’ai régulièrement eu des moments d’ennui, n’arrivant pas à m’intéresser à la vie d’Evie ni à cette communauté.

  • 0.25

    Dans la chaleur étouffante de la Californie de la fin des années 1960, une adolescente mal dans sa peau souffre de la solitude. C’est elle qui nous raconte son histoire, elle avec quelques années de plus. Elle, souffrant toujours de la solitude. Dans le silence bientôt brisé d’une maison vide, une maison qui ne lui appartient pas, Evie, adulte, se souvient. Elle se souvient de ses 14 ans. Elle se souvient de ces quelques mois qui ont tout changé.

    Ses parents sont divorcés et délaissent l’adolescente en quête d’attention. Cette-dernière passe tout son temps avec sa meilleure amie, mais elles se disputent. Et Evie se retrouve seule. Sa rencontre avec Suzanne, une jeune femme de 19 ans au sourire mystérieux, bouleverse l’adolescente. Elle ne la connait pas, et pourtant elle fait tout pour qu’elle la remarque. C’est le début d’une étrange relation que la Evie adulte ne parvient toujours pas à expliquer. C’est aussi le début d’une expérience au cœur du mal, au cœur de ce qu’il y a de plus sombre en l’homme. Une expérience dont on ne sort pas indemne. Evie Boyd se laisse emporter par Suzanne et d’autres filles dans une maison délabrée, où les règles sociales ne sont pas les mêmes qu’ailleurs. Elle se sent libre mais ce qui la ravit le plus est le fait de rester près de Suzanne. Tout ce que fait, tout ce que pense Evie tourne autour de Suzanne. Et l’adolescente sera prête à tout pour lui plaire. Elle sera prête à obéir à Russel, le maître-dieu de ce groupe que Evie intègre. Avec Russel, avec Suzanne, avec ce groupe, cette secte, Evie perd ce qui lui restait d’enfance. On sent encore la fragilité de la Evie adulte qui raconte cette histoire. Elle n’a pas tout à fait quitté le mal être de son adolescence.

    Emma Cline nous donne à voir la vie dans une secte (inspirée de celle de Charles Manson) à travers les yeux d’une adolescente. Pour Evie Boyd, ce n’était pas une secte, mais une famille, composée en grande partie par des jeunes femmes. C’est donc à la fois le passage de l’enfance à l’adolescence et l’entrée dans une secte qui nous sont décrits par une Evie désormais adulte. Pourtant, des zones d’ombre subsistent, même des années plus tard, nous montrant que l’on ne connaît jamais tout à fait les personnes qui nous entourent. The Girls, ce sont aussi des portraits de femmes, de jeunes femmes, d’adolescentes de la fin des années 1960. Ces années qui évoquent le mouvement hippie, sont aussi des années où la place des femmes oscille entre libération et conservatisme. Les femmes et jeunes femmes de ce roman se cherchent, se demandent qui elles sont, ce qu’elles aiment, qui elles aiment, et pourquoi. Tout cela, Emma Cline nous le raconte en mettant en place un climat malsain, pervers, et le lecteur se sent parfois voyeur en lisant des passages sombres et cruels. Le plaisir de la lecture se conjugue avec le dégoût ressenti envers les scènes décrites. On étouffe de cette chaleur moite de la Californie qui semble se dégager de ces pages. Et on finit en se disant que c’est un bon roman. Non, plus que ça. Que c’est un très bon roman, un premier roman magistral dont les sentiments qu’il nous a provoqués ne sont pas sans rappeler certains livres de Joyce Carol Oates.
    https://vagueculturelle.wordpress.com/2016/09/21/the-girls-emma-cline/

  • 0.15

    Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable. Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/10/25/34470289.html

    « C’est seulement après le procès que certaines choses se précisèrent, cette nuit-là formait maintenant un arc familier. Tous les détails et les anomalies étaient rendus publics. Parfois, j’essaie de deviner quel rôle j’aurais pu jouer. Quelle responsabilité me reviendrait. Il est plus simple de penser que je n’aurais rien fait, peut-être les aurais-je arrêtés, ma présence étant l’ancre qui aurait maintenu Suzanne dans le monde des humains. C’était un souhait, la parabole convaincante. Mais il existait une autre possibilité lancinante, insistante et invisible. Le croque-mitaine sous le lit, le serpent au pied de l’escalier : peut-être que j’aurais fait quelque chose, moi aussi.

    Peut-être que ça aurait été facile. »

    L’affaire Charles Manson a inspiré des auteurs en cette rentrée littéraire. Du côté français, Simon Liberati en a fait un roman, California Girls, véritablement axé sur le drame, sans épargner la violence et le gore. Du côté américain, Emma Cline a préféré s’inspirer librement du drame et privilégié les aspects psychologiques. Comment de jeunes gens peuvent en arriver à cette violence, à cette folie meurtrière ?

    Cette approche a un pouvoir romanesque à mon sens bien plus grand. La difficulté résidait dans le fait que face à un drame si célèbre, l’auteure ait du mal à tirer son épingle du jeu. Ce n’est pas le cas avec Emma Cline qui réussit un récit formidable et saisissant, prouesse d’autant plus remarquable qu’il s’agit de son premier roman.

    Emma Cline nous replonge dans cette ambiance hippie californienne de la fin des années 60 en narrant l’histoire de la jeune Evie Boyd. Cette adolescente se morfond dans sa vie avec un père absent, une mère fantasque et une amie Connie plutôt ennuyeuse. Au hasard d’une sortie, elle tombe sur un groupe de jeunes filles hippies. Elle est immédiatement subjuguée par l’une d’entre-elles, Suzanne. Plus âgée, mystérieuse, prônant des valeurs d’amour, de partage, de don de soi, elle vampirise la jeune fille sans faire beaucoup d’efforts. C’est ainsi que progressivement, Evie découvre cette communauté de marginaux dirigée par Russell. Ce dernier souhaite faire carrière dans la musique et presse Mitch qui travaille dans le milieu de le produire.

    Avec un grand sens de l’observation et une maturité d’écriture évidente, Emma Cline explique point après point le mécanisme qui va aboutir à la catastrophe : une idéologie bancale, les affres de la vie communautaire, la manipulation. Elle montre bien aussi le jeu de séduction qui se noue entre Evie et Suzanne, cette séduction qui fait tomber la jeune fille dans la secte mais qui la sauvera aussi du drame. L’auteure n’hésite pas non plus à décrire les événements de façon directe, crue mais sans gore ni surenchère, toujours dans le souci d’apporter un véritable éclairage à l’histoire : l’entrée dans la drogue et la sexualité de la jeune Evie, la description du massacre. Enfin, Emma Cline s’offre le luxe d’apporter le ressenti d’Evie devenue adulte sur cette aventure folle et meurtrière.

    J’ai vraiment été bluffée par ce roman et son auteure et je recommande chaudement la lecture.

  • 0.25

    Page-turner passionnant. Emma Cline écrit avec les mots d’une teenager exactement ce qui peut se tramer dans la tête d’une ado désœuvrée de famille bourgeoise avec ses problèmes, mais malgré tout se sentant en manque d’amour et de reconnaissance. Elle décrit parfaitement bien la progression des idées et sentiments qui se mettent en place dans le processus par lequel un jeune peut dériver mais aussi, le talent et le magnétisme des gourous pour savoir comment psychologiquement repérer , hameçonner et manipuler un esprit pur, innocent, tendre et fragile jusqu’à le rendre obéissant et malléable à souhait. Avec un style particulier et remarquable, l’auteure sait reprendre un ton adulte quand cette enfant est devenue femme pour expliquer ses peurs et tout ce que cette secte a laissé gravé au fond d’elle au fer rouge. Hantée à vie, elle restera à jamais sur ses gardes face à un sourire chaleureux, sincère et désintéressé. Je suis épatée qu’Emma Cline, âgée de 26 ans, puisse aussi bien raconter l’époque des années fin 60/début 70, ses libertés artificielles, ses hippies, ses dérives, ses espoirs de vivre autrement… Bien sûr, on repense à l’affaire Charles Manson (https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Manson) en lisant ce roman mais rien n’a changé de nos jours quant à la mécanique de recrutement dans des environnements sectaires. Texte addictif lu sans le lâcher.

  • 0.2

    The girls, un titre au pluriel pour une fille au singulier.
    Enfin presque. Dans son livre Emma Cline nous raconte une adolescente, Evie, jeune fille de 14 ans dont la vie bascule avec le divorce de ses parents.
    Perdue, fâchée avec sa meilleure amie, un regard suffit pour qu'elle tombe sous le charme de Suzanne. Evie fugue, part rejoindre la jeune femme qui squatte, en compagnie d'autres âmes égarées, une communauté , sous la protection de Russell, gourou mystérieux d'une secte sans nom.
    Sexe, drogue et errance sont le quotidien de cette famille décomposée.
    Emma Cline nous raconte, a sa façon romancée, et par le regard et la voix de sa jeune héroïne, une histoire qui n'est pas sans rappeler le drame qui se noua à la fin des années soixante et qui vit le clan Manson massacrer l'actrice Sharon Tate (épouse de Roman Polanski) et ceux qui se trouvaient en sa compagnie.
    L'auteure nous fait un récit sans pathos, sans parti pris, sans condamnation ni justification, sur le désœuvrement, la fragilité, la naïveté, l'admiration sans mesurer les conséquences, l'obéissance, la manipulation. On vit dans les pas de l'adolescente.
    C'est ce détachement qui donne sa force a son livre.
    Et ne vous y trompé pas, The girls n'est pas un livre que pour les filles....

  • 0.2

    Tout, dans ce roman, est du roman. Certes, l’action prend corps autour de la secte de Charles Manson, mais le propos de l’auteure est ailleurs. Au contraire de California Girl de Simon Liberati, lu précédemment.

    Le gourou est bien loin, sa pensée et son mode d’action peu présent.

    Ce qui est surtout intéressant dans ce roman, c’est l’adolescente Evie qui se retrouve fascinée par un regard différent posé sur elle par Suzanne.

    Et le constat de l’auteure sur l’éternel adolescent : même après quelques décennies, elles attendent toujours un regard posé sur elles.

    La langue est étrange. Même si je n’ai pas relevé chaque comparaison qui m’a interpellé, je suis parfois restée pantoise devant certains rapprochements.

    Je ne peux pas dire que j’ai détesté, mais je n’ai pas autant d’enthousiasme que certains lecteurs-trices. J’ai trouvé le constat de l’auteure un peu triste.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du groupe mourant littéralement de faim avant le départ pour le désert.

    http://alexmotamots.fr/?p=2306

  • 0.25

    https://animallecteur.wordpress.com/2016/10/09/the-girls-emma-cline/

    Cinquante ans après les faits, le cas Charles Manson et sa communauté que l’on pensait inoffensive, intriguent et fascinent toujours autant l’Amérique et le reste du monde. Un sujet que j’avais déjà un peu exploré avec L’Amérique de Joan Didion et la série Aquarius avec David Duchovny et que je vais sans doute poursuivre avec California girls de Simon Liberati.

    Cette fois, le roman est axé sur les jeunes filles de cette communauté et plus particulièrement Evie qui décide de s’intégrer dans ce groupe. C’est l’histoire d’un groupe de filles qui sont plus fortes lorsqu’elles sont ensemble, les filles de la famille Manson mais aussi toutes les jeunes filles américaines ayant grandis à cette époque où la jeunesse d’ennuie, des jeunes filles en pleine crise d’adolescence, des jeunes femmes en manque d’amour, sans repères, naïves, fragiles et influençables qui expérimentent leurs premières fois (sexe, drogue, vol, violence …).

    A travers ce roman on observe les mécanismes de l’adolescence avec le besoin de reconnaissance et de plaire, la rencontre, l’emprise et le rejet brutal, la machination du fonctionnement sectaire pour finir par des abominations d’une violence extrême et morbide.

    Le roman alterne entre la jeunesse de Evie, cette période sombre qui n’a durée qu’un été mais qui l’a profondément marquée à vie et 30 ans plus tard où elle prend du recul sur cette fameuse nuit d’été 1969 où tout a basculé. J’ai moins accroché à ces passages là mais tout le roman est maîtrisé, à la fois grave, parfois drôle et souvent sensible.

    Un très très bon (premier) roman sur l’adolescence avant d’être un roman sur un sordide fait divers.

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