• 0.15

    Récit saisissant et style agréable.
    Guerres et exils encore beaucoup trop d'actualité, malheureusement ...

  • 0.2

    Quand on le commence, on ne peut plus s arrêter ! Gabriel est extrêmement attachant et nous raconte sa vie avec beaucoup d'émotion et de pudeur. Il sait nous faire rire sourire et pleurer .
    Très bon moment de lecture !!!

  • 0.25

    Gaby est un enfant au début des années 1990. Il vit au Burundi avec sa jeune soeur Ana et ses parents. Son père est français et sa mère est d’origine rwandaise. Il raconte son quotidien d’enfant dans l’impasse du quartier résidentiel dans lequel il vit à Bujumbura. Il a la chance d’être métis et d’avoir un père français, ce qui lui permet d’avoir un certain niveau de vie et d’être scolarisé dans un établissement français.

    « Le bonheur, ça t’évite de réfléchir. »
    Il est donc loin des problèmes des enfants burundis et rwandais mais se rend compte des changements qui sont en train de s’opérer : on parle de plus en plus des différences entre Hutu et Tutsi autour de lui.

    » – Alors…pourquoi se font-ils la guerre ?

    – Parce qu’ils n’ont pas le même nez. »

    « Pendant la projection de Cyrano de Bergerac, on a même entendu un élève dire : « Regardez, c’est un Tusti, avec son nez ». »
    Autour de lui, des proches partent au Rwanda pour faire la guerre. Néanmoins, Gaby cherche à tout prix à repousser cette nouvelle réalité qu’est la guerre. Il refuse de grandir et veut continuer à vivre heureux et loin des problèmes politiques au fond de son impasse de Bujumbura. Il se réfugie dans son enfance, qu’il ne veut pas quitter. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne peut éviter de grandir, son échappatoire devient la lecture.

    « Grâce à mes lectures, j’avais aboli les limites de l’impasse, je respirais à nouveau, le monde s’étendait plus loin, au-delà des clôtures qui nous recroquevillaient sur nous-mêmes et sur nos peurs. »

    « Dans mon lit, au fond de mes histoires, je cherchais d’autres réels plus supportables et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière. »
    Sa réalité, c’est la mésentente qui s’installe entre ses parents. Sa mère sent le malheur arriver et n’a de cesse de réclamer à son père de partir pour la France. La situation politique dégénère au même moment que celui où sa mère a quitté le domicile familial : Gaby et Ana doivent alors affronter un quotidien de plus en plus violent sans leur mère et avec un père très absent.

    Avec des mots d’adulte, Gaby raconte ses souvenirs d’une enfance heureuse. Il fait ressurgir des souvenir d’abord naïfs, puis de plus en plus réalistes et durs. La naïveté du regard d’enfant qu’il porte sur la montée de la haine au Burundi la rend d’autant plus absurde et incensée. Il concilie la narration d’une enfance douce et stoppée brutalement avec celle tragique d’un génocide. Pour cela, il utilise à la fois la voix de Gaby et celle de sa mère. Il distille des touches d’espoir dans ce roman si dur et violent, qui raconte à la fois l’histoire des morts et des vivants.

    Petit pays est un très beau et très triste roman qui a le mérite de ne pas sombrer dans un pathos trop lourd alors qu’il aurait été facile de se contenter de faire pleurer le lecteur à chaudes larmes. Gaël Faye offre justesse et équilibre à son roman grâce au personnage de Gaby.

  • 0.2

    Un roman autobiographique très beau et une belle plume. J'ai appris beaucoup de choses en le lisant. Il fait aussi passé par beaucoup d'émotions

  • 0.25

    Ce roman est une révélation ! L'écriture de Gaël Faye est incroyable, en le lisant écrire semble si simple. Un de mes gros coups de cœur de la rentrée littéraire !

  • 0.2

    J’ai découvert ce livre dans le cadre des « 68 premières fois » pour la sélection liée à la rentrée littéraire de septembre. La couverture attire l’œil car elle est sobre et mystérieuse à la fois.


    J’ai découvert un petit garçon qui vit dans un pays loin de la France. Il a des racines françaises de par son père mais il vit imprégné de la culture du Burundi. Au-delà de la lecture j’ai donc mis les pieds dans un pays totalement inconnu mais que Gaël Faye sait nous décrire avec brio. L’impression d’y être nous étonne par moments.

    L’enfance de Gabriel va prendre un tournant dramatique. Il verra ses parents se séparer et surtout, fait encore plus tragique, la guerre va commencer à s’installer et avec elle son lot de malheurs. Gabriel va continuer d’évoluer un peu dans ce pays qui devient pour lui comme un étranger. Il ne sait plus quelle est son identité, il cherche ses repères, il veut se raccrocher à une réalité qui n’existe plus. Malgré ce qui se passe autour de lui, Gabriel continue de nous parler avec ce regard d’enfant, parfois triste, parfois joyeux, parfois naïf, parfois tellement lucide.

    Petit pays est un livre à lire car il donne à réfléchir. On ne peut rester insensible à Gabriel ni à ses amis, ni à sa famille, ni à son pays. J’ai ressenti l’émotion que Gaël Faye a mis dans ses pages, j’ai ressenti de l’impuissance face à cette violence décrite, j’ai ressenti de la compassion pour la maman de Gabriel.



    L’auteur utilise la narration du point de vue d’un enfant et je pense que cela donne une dimension particulière à l’histoire. Cet épisode de l’Histoire mondiale est assez méconnu pour les jeunes générations et pourtant là aussi nous devons conserver un devoir de mémoire.

    C’est un roman qui a beaucoup de qualités, une belle écriture, une belle sensibilité et un sujet très intéressant malgré la tristesse qui peut s’en dégager.

    Ce livre a obtenu plusieurs prix littéraires mérités et notamment celui du Goncourt des lycéens.

    Je vous le recommande !

  • 0.25

    Une petite pépite, j'ai vraiment adoré, j'ai imaginé chaque personnage, chaque lieu et senti toutes les odeurs. Je suis totalement bluffée par la maîtrise de l'auteur, il est arrivé à me faire voyager, vibrer, avec cette galerie de personnages de partout, de milieux sociaux différents. C'est un roman bouleversant où l'histoire d'un enfant rencontre la grande Histoire. J'ai aimé le point de vue d'un enfant sur la guerre et le monde des adultes en général, l'innocence et la pertinence avec laquelle il analyse les faits. Le pays c'est le Burundi, c'est aussi celui de l'auteur, ce qui nous amène à nous questionner sur la part autobiographique de ce roman, mais aussi le Rwanda. Il raconte l'enfance, l'insouciance, la cohabitation entre les natifs et les autres et on est littéralement happé par chacune de ses phrases, chaque mot, on est au Burundi, on fait partie de cette petite bande de jeunes puis tout commence à se dégrader et la sérénité fait place à la terreur, l'horreur, l'indicible. L'auteur a eu l'intelligence de ne pas faire un livre à charge, il n'est pas là pour accuser, pour condamner, ni même charger les faits se suffisent à eux-mêmes on ne peut qu'être horrifié, en colère, désolée et dégoûtée.

    C'est un livre coup de poing qui rend compte du ressenti de l'auteur sur cette guerre civile horrible, ce crime contre l'humanité odieux. Il arrive à nous faire ressentir son étonnement, son incompréhension face à la barbarie humaine dans un pays où, oui, bien sûr, tout n'était pas parfait, il y avait des tensions et des divisions, mais que rien ne destinait à sombrer si profondément, sans espoir de retour dans ce gouffre macabre. J'ai beaucoup ri dans la première partie du livre et j'ai beaucoup pleuré dans la seconde partie. L'auteur n'a rien laissé au hasard. Là où certains romans au chapitre de qualité inégale, dans Petit pays tout est bien écrit de la première à la dernière ligne. J'ai refermé le livre comme vidée, pantoise, le coeur au bord des larmes et beaucoup de tristesse pour l'humanité. Quand comprendrons-nous que nous appartenons tous à une seule et même espèce et que nos différences sont autant d'atouts et de ponts entre nous ? Des messages forts, beaucoup de sobriété dans la façon de raconter, une claque émotionnelle.

    Il y a de la puissance, de la beauté et de l'intelligence dans la manière d'écrire de Gaël Faye, c'est assurément un grand écrivain. Ce livre ne laissera personne indifférent. Les différents prix obtenus sont amplement mérités et je lui souhaite une grande carrière d'écrivain.

    VERDICT

    Une claque émotionnelle, un livre qui devrait être lu par tous et même en classe. Je ne serais pas surprise de le voir adapté au cinéma. Un bijou tant par l'écriture que par l'histoire relatée. À mettre entre toutes les mains.

    https://revezlivres.wordpress.com/2017/01/21/petit-pays-gael-faye/

  • 0.2

    Conseillé par un ami, qui avait rencontré Gaël Faye, le chanteur et m'avait communiqué son enthousiasme à lire ce livre. Très bien documenté et plein d'émotion, ce livre nous donne une vision concrète et personnelle de ce qui pour beaucoup d'entre nous est resté un événement de JT, comme malheureusement, il y en a tant. J'ai beaucoup aimé et je conseille.

  • 0.25

    Gaby vit au Burundi avec son père français , sa mère rwandaise exilée et sa soeur Ana. Il nous raconte son enfance dorée avec ses copains de l'impasse, Armand, les jumeaux et Gino, avec qui ils font les 400 coups dans le quartier. Mais le vent tourne, l'enfance s'éloigne et les copains sont attirés par la violence, sa mère ne s'entend plus avec son père, un coup d'état éclate au Burundi et les échos qui arrivent du Rwanda ne sont pas bons.
    Quelle claque ce roman ! C'est un véritable bijou ! La puissance du texte vient en partie du regard de l'enfance sur les événements mais aussi de la force et de la poésie des mots choisis par Gaël Faye.
    Cette enfance heureuse nous saute au visage, on pourrait la toucher du doigt, tout comme le basculement de l'enfance à l'âge adulte, tout est palpable.
    Pour un premier roman c'est une vraie réussite !

  • 0.15

    Gaby habite au Burundi. En face, le Rwanda, pays de sa mère. Son père est français.
    Une enfance privilégiée, libre, heureuse, s’il n’y avait comme point noir la mésentente de ses parents.
    Et puis, la guerre civile. Hutus, Tutsis.
    J’ai vu Gaël Faye interviewé. J’ai vu une déferlante de cinq et quatre étoiles dans les critiques, le Goncourt de lycéens, en général bien choisi.
    Autant dire que j’avais très envie de le lire. Trop, peut-être, trop d’attentes.
    Et c’est pour ça que j’ai été un tout petit peu déçue.
    Certes, c’est bien, et c’est bien écrit, mais j’ai trouvé la première moitié un peu longue, suis restée spectatrice et n’ai pas ressenti l’émotion à laquelle je m’attendais.
    Si j’avais découvert le livre par hasard, sans avoir eu connaissance de l’engouement général, peut-être aurais-je été plus surprise et séduite.
    Ceci dit, c’est un bon livre, qui traduit bien ce qu’a vécu l’auteur, un livre qui a du être difficile à écrire et salutaire à la fois.
    Un livre qui décrit la brusque fin de l’enfance insouciante, la stupidité et l’horreur des guerres, le traumatisme de devoir s’exiler et de ne pas savoir où est sa vraie place dans ce monde, et qui justifie le sentiment positif que j’ai ressenti en voyant Gaël Faye à la télévision. et donc la décision de lire ce livre.
    Il a en plus le mérite de concrétiser ce qu’ont vécu le Rwanda et le Burundi, et de partager la beauté du pays de son enfance.

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