• 0.2

    L’enfance a des saveurs de paradis perdu, pourtant, ce paradis peut devenir un enfer…
    Gaby vivait heureux avec sa sœur et ses parents, sa bande de copains dans son petit pays, le Burundi. En 1993, le parti qui était au pouvoir depuis l’indépendance du pays perd. La fête démocratique tourne court lorsque l’avion, dans lequel les présidents du Burundi et du Rwanda sont à bord, explose en vol. La haine se déverse à nouveau entre les tutsis et les hutus.
    Gaël Faye signe un très beau roman sur l’enfance et l’innocence perdue. Il restitue ce climat de tensions, de rancœurs et cette folie qui va emporter la population de son pays sans jamais nous livrer en détail l’horreur du génocide.

  • 0.25

    En juin 1993, le Burundi connaît les premières élections démocratiques mais en octobre de la même année, le coup d’État militaire enclenche des massacres ethniques. La grand-mère, à Kigali : « Nous avons peu de chances de nous en sortir, cette fois-ci. Ils nous haïssent trop. Ils veulent en finir une bonne fois pour toute. Cela fait trente ans qu’ils parlent de nous supprimer. C’est l’heure pour eux de mettre leur projet à exécution. Il n’y a plus de pitié dans leurs cœurs. Nous sommes déjà sous terre. Nous serons les derniers Tutsi. Après nous, je vous en supplie, inventez un nouveau pays. » (p. 161).
    Ce n’est pas facile pour un enfant de 12 ans de comprendre les enjeux politiques et économiques d’un pays, surtout lorsque ses parents l’ont toujours laissé dans l’ignorance pour qu’il ait une enfance heureuse et innocente. Mais l’horreur va s’abattre sur le peuple Tutsi qui vit au Rwanda, au Zaïre et au Burundi. Pour Gaby, l’enfance dans l’impasse où il vit et où il vole des mangues avec ses copains est terminée… Bien sûr j’ai su le massacre des Tutsis par les Hutus, mais c’était en 1993, j’étais amoureuse, j’étais en vacances, je n’y avais pas porté attention plus que ça… Et puis, ce roman, Petit pays, j’ai commencé à le lire un peu à reculons tellement j’en avais entendu parler (je me méfie des livres que tout le monde adore !) mais il m’a happée, il m’a emmenée dans ce cadre paradisiaque, la nature, les paysages, malheureusement il y a les humains, les humains avec leur folie, leur haine, leur violence… Et il m’a finalement arrachée des larmes car Petit pays est un premier roman impressionnant de maturité – plus ou moins autobiographique – qui mérite vraiment tout le bien que les lecteurs en ont dit et les prix qu’il a reçus ! (Prix du roman Fnac, en lice pour le Prix Goncourt mais finalement Goncourt des lycéens, Prix du premier roman et Prix du roman des étudiants France Culture Télérama). J’ai particulièrement apprécié la relation avec une voisine, madame Economopoulos, une vieille dame, exilée grecque, qui l’initie à la lecture en lui prêtant des livres. Dites, vous ne trouvez pas qu’il y a une petite ressemblance entre Gaël Faye et Stromae (lui, c’est mère rwandaise et père belge) ? La phrase que je veux retenir : « Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s’y sont pas noyés sont mazoutés à vie. » (p. 185).
    https://pativore.wordpress.com/2016/12/29/petit-pays-de-gael-faye/

  • 0.25

    Le récit débute par une alternance de chapitres en italique et en police normale.
    L’italique, c’est Gaby aujourd’hui, jeune homme déraciné qui ne trouve pas sa place et qui n’a qu’une envie : replonger dans ses années d’enfance idéalisées.
    La police normale, c’est Gaby enfant qui raconte ses journées loin des préoccupations des adultes qui vont le rattraper.
    Les mots sont bien choisis, les phrases claquent et ces passages en italique sont absolument magnifiques !
    Je note rarement des citations, mais là, on ne peut que relire plusieurs fois ces phrases qui disent tout en quelques mots (que je mets à la fin de mon billet).
    Et puis les mots se font plus classiques pour raconter les jours heureux et on se plonge dans cette enfance au goût de mangues qui va se terminer si brutalement.

  • 0.2

    En lisant ce livre, j’ai plongé au cœur d’un continent et d’un pays dont je connais finalement peu de choses, j’ai goûté comme Gabriel, aux rues chaudes de Kigali tantôt charmée, tant saisie par la stupeur et l’effroi, j’ai vécu le temps des pages à tourner dans cette ville où se mêlent d’abord la légèreté et l’allégresse puis l’horreur et la haine. Toutes les émotions sont là, prêtes à bondir et vous surprendre. Gaël Faye vous laisse un moment de répit en vous plongeant dans cette enfance heureuse du petit Gabriel le temps de vous installer confortablement dans cet univers pour mieux vous infliger la gifle monumentale de l’Histoire. L’écriture elle-même se laisse gagner par cette dualité. D’abord fluide, douce et apaisante, elle se gorge ensuite de la violence des hommes, du sang des victimes, des larmes des survivants. Un roman qui prend une intensité folle au fil des pages et qui marquera assurément ses lecteurs.

    Une réussite qui a le goût des très belles premières fois. Bravo Gaël Faye.

    Chronique complète: https://aumilieudeslivres.wordpress.com/2016/09/10/petit-pays-gael-faye/

  • 0.25

    J'ai pris une claque à la lecture de ce roman. Nous, dans notre petite vie bien tranquille, à l'abri de tout, on ne se rend pas compte de ce que subissent les peuples aux alentours.
    J'avais 20 ans lors de ce génocide, je ne m'imaginais pas la frayeur, l'horreur qu'ont vécu ces populations.
    Ce livre est tout simplement bouleversant et devrait passer entre toutes les mains, et principalement, sans faire de politique, dans celles de l'extrême droite.

  • 0.15

    Récit saisissant et style agréable.
    Guerres et exils encore beaucoup trop d'actualité, malheureusement ...

  • 0.2

    Quand on le commence, on ne peut plus s arrêter ! Gabriel est extrêmement attachant et nous raconte sa vie avec beaucoup d'émotion et de pudeur. Il sait nous faire rire sourire et pleurer .
    Très bon moment de lecture !!!

  • 0.25

    Gaby est un enfant au début des années 1990. Il vit au Burundi avec sa jeune soeur Ana et ses parents. Son père est français et sa mère est d’origine rwandaise. Il raconte son quotidien d’enfant dans l’impasse du quartier résidentiel dans lequel il vit à Bujumbura. Il a la chance d’être métis et d’avoir un père français, ce qui lui permet d’avoir un certain niveau de vie et d’être scolarisé dans un établissement français.

    « Le bonheur, ça t’évite de réfléchir. »
    Il est donc loin des problèmes des enfants burundis et rwandais mais se rend compte des changements qui sont en train de s’opérer : on parle de plus en plus des différences entre Hutu et Tutsi autour de lui.

    » – Alors…pourquoi se font-ils la guerre ?

    – Parce qu’ils n’ont pas le même nez. »

    « Pendant la projection de Cyrano de Bergerac, on a même entendu un élève dire : « Regardez, c’est un Tusti, avec son nez ». »
    Autour de lui, des proches partent au Rwanda pour faire la guerre. Néanmoins, Gaby cherche à tout prix à repousser cette nouvelle réalité qu’est la guerre. Il refuse de grandir et veut continuer à vivre heureux et loin des problèmes politiques au fond de son impasse de Bujumbura. Il se réfugie dans son enfance, qu’il ne veut pas quitter. Lorsqu’il se rend compte qu’il ne peut éviter de grandir, son échappatoire devient la lecture.

    « Grâce à mes lectures, j’avais aboli les limites de l’impasse, je respirais à nouveau, le monde s’étendait plus loin, au-delà des clôtures qui nous recroquevillaient sur nous-mêmes et sur nos peurs. »

    « Dans mon lit, au fond de mes histoires, je cherchais d’autres réels plus supportables et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière. »
    Sa réalité, c’est la mésentente qui s’installe entre ses parents. Sa mère sent le malheur arriver et n’a de cesse de réclamer à son père de partir pour la France. La situation politique dégénère au même moment que celui où sa mère a quitté le domicile familial : Gaby et Ana doivent alors affronter un quotidien de plus en plus violent sans leur mère et avec un père très absent.

    Avec des mots d’adulte, Gaby raconte ses souvenirs d’une enfance heureuse. Il fait ressurgir des souvenir d’abord naïfs, puis de plus en plus réalistes et durs. La naïveté du regard d’enfant qu’il porte sur la montée de la haine au Burundi la rend d’autant plus absurde et incensée. Il concilie la narration d’une enfance douce et stoppée brutalement avec celle tragique d’un génocide. Pour cela, il utilise à la fois la voix de Gaby et celle de sa mère. Il distille des touches d’espoir dans ce roman si dur et violent, qui raconte à la fois l’histoire des morts et des vivants.

    Petit pays est un très beau et très triste roman qui a le mérite de ne pas sombrer dans un pathos trop lourd alors qu’il aurait été facile de se contenter de faire pleurer le lecteur à chaudes larmes. Gaël Faye offre justesse et équilibre à son roman grâce au personnage de Gaby.

  • 0.2

    Un roman autobiographique très beau et une belle plume. J'ai appris beaucoup de choses en le lisant. Il fait aussi passé par beaucoup d'émotions

  • 0.25

    Ce roman est une révélation ! L'écriture de Gaël Faye est incroyable, en le lisant écrire semble si simple. Un de mes gros coups de cœur de la rentrée littéraire !

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