Petit pays

Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

4.436363636

55 notes

  • Nombre de page : 216
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un... Lire la suite

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français...
« J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants. » Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Gaby vit au Burundi avec son père français , sa mère rwandaise exilée et sa soeur Ana. Il nous raconte son enfance dorée avec ses copains de l'impasse, Armand, les jumeaux et Gino, avec qui ils font les 400 coups dans le quartier. Mais le vent tourne, l'enfance s'éloigne et les copains sont attirés par la violence, sa mère ne s'entend plus avec son père, un coup d'état éclate au Burundi et les échos qui arrivent du Rwanda ne sont pas bons.
    Quelle claque ce roman ! C'est un véritable bijou ! La puissance du texte vient en partie du regard de l'enfance sur les événements mais aussi de la force et de la poésie des mots choisis par Gaël Faye.
    Cette enfance heureuse nous saute au visage, on pourrait la toucher du doigt, tout comme le basculement de l'enfance à l'âge adulte, tout est palpable.
    Pour un premier roman c'est une vraie réussite !

  • 0.15

    Gaby habite au Burundi. En face, le Rwanda, pays de sa mère. Son père est français.
    Une enfance privilégiée, libre, heureuse, s’il n’y avait comme point noir la mésentente de ses parents.
    Et puis, la guerre civile. Hutus, Tutsis.
    J’ai vu Gaël Faye interviewé. J’ai vu une déferlante de cinq et quatre étoiles dans les critiques, le Goncourt de lycéens, en général bien choisi.
    Autant dire que j’avais très envie de le lire. Trop, peut-être, trop d’attentes.
    Et c’est pour ça que j’ai été un tout petit peu déçue.
    Certes, c’est bien, et c’est bien écrit, mais j’ai trouvé la première moitié un peu longue, suis restée spectatrice et n’ai pas ressenti l’émotion à laquelle je m’attendais.
    Si j’avais découvert le livre par hasard, sans avoir eu connaissance de l’engouement général, peut-être aurais-je été plus surprise et séduite.
    Ceci dit, c’est un bon livre, qui traduit bien ce qu’a vécu l’auteur, un livre qui a du être difficile à écrire et salutaire à la fois.
    Un livre qui décrit la brusque fin de l’enfance insouciante, la stupidité et l’horreur des guerres, le traumatisme de devoir s’exiler et de ne pas savoir où est sa vraie place dans ce monde, et qui justifie le sentiment positif que j’ai ressenti en voyant Gaël Faye à la télévision. et donc la décision de lire ce livre.
    Il a en plus le mérite de concrétiser ce qu’ont vécu le Rwanda et le Burundi, et de partager la beauté du pays de son enfance.

  • 0.15

    l exil la guerre cette Afrique si fascinante et a la fois si fragile ! beau roman .

  • 0.2

    Gabriel, 10 ans, nous narre son enfance au Burundi. Un roman en deux parties, une première narrative qui décrit l'enfance plutôt paisible puis une deuxième entachée par le génocide rwandais.

    Un très beau et touchant premier roman. Le regard de l'enfant au milieu de ce génocide rwandais permet non sans émotion de s'y confronter sans pour autant tomber dans le mélodrame. Un récit juste qui ne laisse pas indifférent. Un auteur à suivre de près !

  • 0.2

    Gabriel nous raconte son enfance au Burundi avec sa bande de copains, l'insouciance et la joie de l'enfance. Puis insidieusement, la guerre civile arrive et avec elle l'horreur du génocide Rwandais.
    Gabriel va perdre l'innocence de l'enfance en rencontrant la folie des hommes.
    La rencontre avec Madame Economopoulos est réjouissante, elle lui fait découvrir les livres et lui ouvre de nouveaux horizons. C'est d'ailleurs grâce à elle qu'il revient dans son pays bien des années plus tard et jusqu'au bout ce livre est bouleversant.
    C'est un livre qui permet de mieux comprendre ce qui s'est passé en Afrique pendant ces années à travers les yeux de Gabriel et l'histoire de sa famille , de son quartier, de son pays.

  • 0.25

    Je viens de terminer "Petit Pays" et là, je suis sonnée. Récit bouleversant.
    L'auteur explore avec habileté les ressorts de la violence qui monte L'enfant "entre dans la réalité profonde de son pays et découvre un antagonisme profond, une infranchissable ligne de démarcation qui oblige à être dans un camp ou un autre".
    Inexorablement les indices semés par l'auteur révèlent des maux savamment entretenus par les adultes puis les enfants jusqu'à la tuerie finale. L'Afrique et ses couleurs, ses odeurs, sa magie se transforme en charnier.
    Le récit n'est jamais sordide, il est d'une acuité rare.
    Un très gros coup de cœur.

  • 0.25

    Un roman MAGNIFIQUE...j'ai adoré l'histoire, l'atmosphère du roman..la découverte de ces pays, les couleurs et leurs coutumes. J'ai été happée par cette histoire..impossible de le refermer une fois commencer. Un gros coup de cœur.

  • 0.2

    Il m'a fallu du temps pour rentrer dans l'histoire...une première moitié du livre que j'ai trouvée un peu narrative ...en revanche la seconde moitié est époustouflante , tout est dit avec délicatesse et talent

  • 0.25

    Comment voir l’absurdité d’un génocide à travers les yeux d’un enfant…

    C’est l’histoire d’un gamin, Gabriel, qui occupe ses journées entre l’école (et Laure sa correspondante), sa famille (ses parents et sa sœur) et sa bande de copains (Armand, les jumeaux, Gino). A eux cinq, ils font les quatre cents coups dans l’Impasse, quartier où ils habitent dans la ville de Bujumbura au Burundi.

    Jusque là tout va bien, sauf que Gabriel va découvrir que la vie n’est pas que bonheur et que celui-ci peut s’effondrer du jour au lendemain. Le père de Gabriel est français, sa mère rwandaise, plus précisément Tutsie…

    Et là, on voit où l’auteur veut en venir. Le livre n’est pas une autobiographie, malgré les grandes similitudes entre Gabriel (notre personnage principal) et Gaël FAYE (l’auteur). Ce dernier voulait plus de liberté pour pouvoir écrire sur l’enfance d’un jeune garçon métis d’origine Tutsi vivant au Burundi, au moment où les conflits génocidaires vont éclater au Rwanda et au Burundi.

    Pour rappel: les Hutus (ethnie majoritaire au Rwanda) ont décidé d’anéantir la population Tutsie (ethnie minoritaire).

    Ce qui est bien dans ce livre, c’est que l’auteur ne rentre pas dans le mélodrame, sans être non plus trop factuel, il a su trouver le juste milieu, sans refaire la leçon d’Histoire. Il utilise Gabriel pour montrer l’absurdité du génocide et comment le monde de milliers d’enfants s’est embrasé en un clin d’œil.

  • 0.05

    Pour ma part, je me suis littéralement ennuyée !
    Et côté histoire (je m'attendais à quelque chose de bien plus profond) et côté écriture qui m'a laissée très perplexe.
    Je suis peut-être passée à côté (ou pas), mais ce premier roman m'a laissée complètement de marbre.
    L'auteur n'a pas su toucher la lectrice que je suis.
    Je ne comprends donc pas l'engouement qu'il a suscité…

    Ma chronique sur https://arthemiss.com/petit-pays-de-gael-faye/

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