Nuit

Couverture du livre « Nuit » de Bernard Minier aux éditions Xo

3.666666666

12 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Xo
  • EAN : 9782845638273
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 526
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l'hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une... Lire la suite

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l'hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L'absent s'appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Après Glacé, récemment adapté en série pour M6, Le Cercle et N'éteins pas la lumière, Bernard Minier, auteur incontournable du thriller français, signe le grand retour du commandant Servaz. Les livres de Bernard Minier sont traduits dans dix-neuf langues.

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.1

    J’étais plutôt content de retrouver le commandant Martin Servaz et son psychopathe Julian Hirtmann. Les quinze premières pages ont été prometteuses. La promesse de les voir s’affronter était trop belle. Mais après… le soufflé retombe.
    Tout part d’une plate-forme pétrolière en mer du Nord, où l’inspectrice Nigaard, enquête sur le meurtre d'une technicienne. En fouinant la cabine d'un membre de l'équipage manquant, elle découvre des photos de Servaz et celle d'un petit garçon nommé Gustav. On voyage. On saute de pays pour retrouver Martin, blessé dans une enquête et dans le coma. Bien entendu, à son réveil, il devra faire équipe avec la policière norvégienne pour courir après Hirtmann. La traque peut alors commencer.
    Pas de bol, alors que Bernard Minier retrouve ses constats sur notre société, sombre et désabusée, il plombe ce roman par une multitude de descriptions, de statistiques trop détaillées. Certes c’est bien écrit. Oui, il y a tous les ingrédients. Cruauté, inquiétude et malaise, froid ambiant. Mais cela me semble poussif. La relation entre les deux personnages relations devient éculée. Le suspens est moins présent. L’intrigue manque de manque de rationalité. J’ai suivi la traque sans réel rebondissement avec un air de déjà-vu qui n’a pas cessé de me titiller. 500 pages à ce rythme, c’est long. Cela aurait mérité un coup de hache d’une centaine de pages pour donner de la vivacité. Mais là, cela peine à maintenir l'intérêt du lecteur que je suis. Sans complétement être déçu, à la fin, je reste sur ma faim.

  • 0.2

    Bernard Minier est un auteur de roman policier.Son premier roman "Glacé" en 2011 a reçu un vif succès et il a été adapté en série pour la TV.Pour ma part je n'ai vu que la série (que j'ai beaucoup aimé), je découvre donc l'auteur à travers ce livre."Nuit" est son 5ème roman mais il est le 4ème qui a comme personnage principal Martin Servaz.
    Ce roman se déroule à partir d'octobre 2016 jusqu'en décembre 2017.Mais le plus gros de l'intrigue se passe en hiver comme dans "Glacé"On a l'impression de se retrouver un peu dans un polar nordique.Cela donne une certaine atmosphère, avec une ambiance plutôt glaciale et des conditions climatiques difficile rendant le travail des enquêteurs plus périlleux.
    L'histoire commence donc en Norvège où on fait la connaissance de Kirsten qui est officier à la KRIPOS.Elle est sur une enquête qui va la mener en France et elle va donc travailler en étroite collaboration avec M.Servaz.Il y a du mystère des les premières pages.Plusieurs histoires vont s'entremêler et il va y avoir de nombreux rebondissements.
    Le roman est bien structuré en chapitre qui concerne un ou plusieurs personnages(divisés chacun en plusieurs sous chapitres)Cela facilite la compréhension de l'histoire et les liens entre les évènements.J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que l'auteur utilise des polices d'écriture différentes.Comme par exemple les majuscules pour appuyer un fait ou des dialogues.Les pensées des personnages sont plus en italique.J'en ai ressenti donc plus d'émotion.
    Au cours du roman on retrouve le psychopathe Hitmann qui hante et poursuit Servaz depuis "Glacé".Il va jouer avec ses nerfs.Il a toujours une longueur d'avance et cultive toujours autant son côté machiavélique.Il mène la danse et le piège se referme progressivement sur Servaz.Mais ce dernier arrivera t-il à s'en sortir et surtout à avoir enfin les réponses à ses nombreuses questions?Et a qui doit il faire confiance?On ira de surprises en surprises jusqu'à l'épilogue qui restera surprenant.
    En résumé c'est un roman qui malgré ses 500 pages se lit pratiquement d'une traite.On a toujours envie d'en savoir plus.B.Minier est vraiment un maitre du suspens.Une lecture idéale pour les vacances.

  • 0.15

    En commençant à lire ce gros pavé de 517 pages à la couverture mystérieuse et d'un bleu magnifique, je me suis dit "chouette, je vais retrouver Martin Servaz et ses comparses de Marsac". De ce côté-là j'ai été un peu déçue. Je lui ai préféré "Le Cercle", dans lequel le flic se démenait pour retrouver l'auteur de plusieurs meurtres. Dès les premières pages du roman, on se retrouve à mille lieues du roman "Le Cercle" qui était un roman thriller un peu plus chaleureux, tandis que celui-ci se rapproche de "Glacé". Nous sommes envahis par le froid de la Norvège et nous faisons la rencontre de Kirsten Nigaard. Personnage tout à fait détestable pour ma part, mais ça n'engage que moi.

    Et donc, je le disais, les premières pages manquent de chaleur. Les retrouvailles avec Servaz tardent à arriver et lorsqu'elles arrivent, je me suis sentie un peu flouée, car ce dernier s'emmêlant les pinceaux, tombe dans le coma...

    Mais il faut parfois savoir être patient. J'avoue que j'ai tout de même aimé ce thriller, car d'une part je l'ai lu d'une traite, en une seule et unique journée (c'est donc que le sort des personnages m'importait) et d'autre part parce qu'il y a tout de même un style "Bernard Minier", une touche lugubre, de voyeurisme, d'angoisse malsaine. D'ailleurs je ne conseille pas ce livre aux plus jeunes ni aux plus sensibles, même si je crois q'il avait été encore plus violent dans les épisodes précédents.

    Dans cet épisode, Servaz court après Julian Hirtmann (son ennemi depuis "Glacé") ou alors c'est Julian Hirtmann qui lui court après, l'on ne sait pas très bien, mais c'est très, très prenant. Comme toujours avec cet auteur, les conflits personnels se mélangent aux enquêtes policières et chaque acte à un retentissement sur la suite de l'histoire. Malgré tout je ne crois pas qu'il faille avoir lu les épisodes précédents pour apprécier ce roman même si j'avais dès le départ une affinité particulière avec certains personnages...

    J'ai trouvé pourtant que cette histoire-là était légèrement plus cousue de fils blancs, c'est-à-dire que l'on se doute de l'issue du roman malgré l'intérêt qu'on porte à l'intrigue. Je ne veux pas spoiler mais le roman tourne autour de l'enfance, du rôle de père et forcément, certaines choses peuvent paraître un peu stéréotypées. A chaque fin de roman chez Bernard Minier on découvre un secret révélé ou une trahison et cette fois encore, la trahison est bien là, mais je n'ai pas été surprise plus que cela même si Bernard Minier est passé maître ès suspens! J'ai trouvé dommage de ne pas côtoyer assez l'équipe de Martin Servaz, Espérandieu et Samira, Margot la fille, un peu plus effacée.

    Néanmoins, Bernard Minier possède une plume fluide, qui va au fond des choses, qui sait retranscrire le froid glacial d'une situation, comme il nous permet également de nous immerger totalement dans une enquête délirante aux allures de cauchemars.

    Je conseille cet auteur dont les thrillers se lisent toujours avec plaisir, mêlant les points de vue mais aussi traitant de sujets parfois compliqués. Vous ne pourrez pas le lâcher, vous ne pourrez pas l'arrêter avant de savoir la fin.

  • 0.2

    Retour du commandant Martin Servaz, héros dépressif des romans de Bernard Minier. Mais cette fois, changement de décor : exit la ville rose et les montagnes pyrénéennes, tout commence en Norvège. Dans cette nouvelle enquête, aussi angoissante que passionnante, le flic toulousain sera aux prises avec un vieil ennemi, Julian Hirtmann.
    J'ai dévoré ce livre, le suspens est haletant, c'est pour çà que je l'ai noté 4 étoiles
    Par contre, j'ai été un peu déçue par les invraisenblances et les pouvoirs quasi surnaturels de Julian Hirtmann, et j'ai failli ne mettre que 3 étoiles

  • 0.15

    C’est le premier roman de Bernard Minier que je lis. Ca faisait déjà un petit moment que j’avais de lire ses romans pour le découvrir vu tous les avis que j’ai pu lire. Et c’est chose faite grâce aux Explorateurs du polar !

    En Norvège, l’inspectrice Kirsten Nigaard atterrit sur une plateforme pétrolière, en raison du meurtre d’une technicienne de cette base. Mais dans une cabine, un homme manque à l’appel : il s’agit de Julian Hirtmann, célèbre serial killer. Elle trouve dans ses affaires une série de photos de Martin Servaz et celle d’un enfant avec juste le prénom Gustav au dos. Elle se rend alors à Toulouse pour mener l’enquête aux côtés de Martin Servaz.

    Le personnage de Martin Servaz est déjà connu dans les précédents romans de Bernard Minier mais je l’ai découvert dans ce roman. J’ai apprécié sa personnalité et les risques qu’il prend. Je pense lire d’autres romans où ce personnage est présent afin de mieux le connaître.
    Même chose pour le personnage de Julian Hirtmann je ne le connaissais pas encore. J’ai trouvé ce personnage très complexe, mystérieux et énigmatique. On sent tout le travail de l’auteur dans la construction de ce personnage.
    Le personnage de Kirsten Nigaard est nouveau, avec une forte personnalité. Membre de la police norvégienne elle est envoyée à Toulouse pour les besoins de son enquête.

    La construction de l’intrigue est minutieuse, très bien ficelée. Il y a des indices par moments qui permettent de découvrir certains éléments indispensables dans la suite de l’enquête. J’étais loin d’imaginer la fin, j’étais totalement surprise avec des retournements de situation de dernière minute ! Les rebondissements sont nombreux ce qui permet de tenir le lecteur en haleine tout au long du livre. Malgré le grand nombre de pages il est difficile d’interrompre sa lecture tant le style de Bernard Minier est addictif.

    Par contre même si l’histoire reste compréhensible sans avoir lu les autres romans, j’étais un peu perdue à certains moments en raison des références à d’autres intrigues.

    C’est en tout cas une très bonne découverte et je lirai très certainement d’autres romans de Bernard Minier.

    Un roman surprenant, angoissant et haletant.

  • 0.2

    On retrouve le Commissaire Martin Servaz dans sa lutte contre Julian Hirtmann (voir Glacé, Le Cercle et N'éteins pas la lumière). Le passé douloureux de Martin va ressurgir ; Marianne (voir les livres précédents), son amie, a été enlevé par Hirtmann depuis 5 ans et il ne sait pas ce qu'elle est devenue.
    Tout commence sur une base off shore en Norvège, ce qui va amener une policière de ce pays a partagé l'enquête avec Servaz. Un enfant Gustav est au coeur de l'énigme et pour lui, les deux rivaux vont devoir faire cause commune pour le bien de l'enfant.

    Toujours aussi prenant et bien mené, l'auteur nous tient en haleine tout au long de ce face à face angoissant. Certains protagonistes, proches du Commissaire sont moins présents que dans les autres livres, mais nous sentons toujours leurs présences en fond d'histoire pour le soutenir. Hirtmann, bien que psychopathe notoire, qui ne manquera pas d'assassiner à sa manière bien cruelle quelques personnages, montre cependant quelques traits d'humanité par rapport à Gustav.
    L'histoire se termine mais déjà on attend la suite car les dernières phrases nous présage qu'il y en aura sûrement une.

  • 0.2

    J'ai retrouvé avec plaisir l'univers de Bernard Minier. Cet auteur est passé maître dans l'art de distiller un suspens à couper au couteau. Comme ses précédents livres j'ai été happée par l'histoire et sa fin impressionnante. J'ai encore apprécié la complexité des relations entre Servaz et Hirtman et cette atmosphère sombre et glacée. Bernard Minier a réussi à construire une galerie de personnages complexes.
    Pour moi, ce nouveau roman est encore une réussite!

  • 0.2

    Livre lu dans le cadre des Quais du polar. J'attendais depuis des mois la sortie de "Nuit" et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers de Bernard Minier. Lors d’une nuit de tempête, Kirsten, une inspectrice norvégienne, retrouve, par hasard semble-t-il, la piste du célèbre tueur en série Julian Hirtmann. Dans la cabine de ce dernier, de nombreuses photo de Martin Servaz, qui semble avoir été traqué et épié pendant des années. Autre mystère, la photo d’un enfant prénommé Gustav. Kirsten va devoir faire équipe avec un Martin Servaz à peine remis d’une expérience de mort imminente, et traquer Hirtmann en France.

    Comme à son habitude, Bernard Minier nous plonge dans un univers sombre, où la neige est omniprésente. L’intrigue semble classique au départ, avec un meurtrier inaccessible, un enfant caché, de la corruption… Néanmoins, les nombreux rebondissements et les personnages attachants rendent le récit très addictif. On a du mal à lâcher « Nuit », tant on a envie de connaître l’issue du bras de fer entre Servaz et Hirtmann. Parallèlement à cela, les personnages se débattent avec leurs propres démons. Le dénouement est brutal et prend la forme d’un piège qui se referme inexorablement. J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce thriller.

    Cependant, même si j’ai beaucoup aimé, je trouve « Nuit » un ton en dessous des autres romans de Bernard Minier. Julian Hirtmann est tellement puissant que cela en devient invraisemblable par moment. Il en devient presque une sorte de dieu maléfique, capable de tout. Ce côté invraisemblable et inhumain de Hirtmann m’a posé problème. L’auteur s’est éloigné du personnage de « Glacé » qui, bien qu’extrêmement habile et retord, restait un simple humain. C’est dommage car Bernard Minier n’a pas besoin « d’en faire trop » pour rendre passionnant ses romans. Certains rebondissements sont, pour moi, en trop tant ils sont « gros ».

    Pour conclure, j’ai longuement hésité à mettre 3 ou 4 étoiles. J’en mets finalement 4 pour le côté addictif de « Nuit » et parce que Bernard Minier reste un de mes auteurs préférés.

  • 0.15

    Légère déception sur ce tome.
    Autant j’adore les romans de Bernard Minier et même jusque-là sa série du commandant Servaz autant celui-ci j’ai moins accroché. J’ai même mis plusieurs semaines a le lire alors que les autres je les avais terminé en 3 jours chacun environ.
    Déjà c’est un énorme pavé avec certaines longueurs qui aurait pu être évité.
    En plus dans les autres tomes il y a une enquête par livre en plus de l’enquête de fond, cette foi pas vraiment, juste au départ du livre mais c’est vite fini.
    Et surtout pas de surprises, de retournements de situation, tout ce qui arrive je l’ai vu venir et le gros suspens de la fin ben en fait je m’y attendais tellement que j’attendais qu’il le dise depuis déjà deux romans.
    Donc oui ce roman je l’attendais avec impatience, peut-être trop et la déception vient certainement de là.
    A lire quand même si vous avez suivi les premiers tomes car ça parle surtout de Hirtman. J’ai l’impression que « nuit » c’est un pont dans l’histoire plus qu’autre chose et que par contre le prochain sera beaucoup plus ouf. Bernard Minier nous a placé les choses pour la suite, ça donne vraiment cette sensation.

  • 0.25

    Dans ce roman pas de mise en condition, l’auteur nous fait plonger directement dans son univers, un univers glacé. Pour cela nous suivons l’enquêtrice Kristen Nigaard de la police norvégienne en direction d’une plateforme pétrolière. Rien que l’ambiance : pluie, nuit, froid, pleine mer, loin de tout… nous permet de reconnaitre la patte de Bernard Minier. Ce déplacement ne sera pas sans conséquence pour notre commandant préféré. Car le suspect de l’enquête de Kristen n’est autre qu’une vieille connaissance : Julian Hirtmann. Ce tueur acharné, et tout aussi érudit que Martin Servaz, est semble-t-il bien en vie, et apparemment sur les traces de notre commandant. Parmi les clichés de Martin visiblement pris par Hirtmann, se trouve la photo d’un enfant, prénommé Gustav. Qui est-il? Ils sont nombreux à vouloir le savoir.

    On retrouve Martin à Toulouse, sur son secteur en compagnie de son équipe et notamment son adjoint, et ami, Espérandieu. Ensemble ils mènent une investigation sur des viols commis sur des joggeuses. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler le roman, mais tout ce que je puis dire c’est que Bernard Minier ne va pas gâter son héros, loin de là, il va le malmener dans le corps et dans l’âme.

    Le retour du duo Servaz / Hirtmann

    C’est un pari risqué que de renouer avec un duo flic / tueur en série (qui n’est plus censé être). En tout cas pari réussi pour notre plus grande satisfaction.

    Quel plaisir donc de retrouver le commandant Martin Servaz. Certes quelques années ont passé mais il est toujours le même, pas geek pour un sou et toujours aussi érudit. Peut-être encore moins à l’écoute des conseils de son entourage que dans ses précédentes apparitions. On connait le personnage, lettré et tourmenté, mais avant tout un excellent flic. On pensait avoir cerné sa personnalité, et bien non, Bernard Minier nous fait découvrir une autre facette de cet homme. Un aspect plus confident, en prise avec ses sentiments de père vis à vis de sa relation avec sa fille Margot. Et pour cela quelle bonne idée que de faire resurgir un Julian Hirtmann tout aussi manipulateur et cruel afin de reformer le binôme avec Martin et de laisser ce dernier dévoiler un pan de son moi profond .

    Le lecteur va apprécier le jeu de piste auquel vont se prêter avec délectation l’un et avec souffrance l’autre. Un jeu de piste asphyxiant qui nous fera voyager dans les tréfonds de l’âme humaine, où l’image projetée par certains se trouve à l’opposé de leur vraie personnalité. Dans ce roman Martin fait équipe avec Kristen, la flic norvégienne, froide et saisissante de self-control, elle n’en reste pas moins une femme captivante, qui suscite une question chez Servaz : quel est le but de Hirtmann à les réunir sur cette enquête ?

    Ce roman accroche le lecteur dès les premiers pages, ne le laisse reprendre sa respiration qu’une fois le livre terminé. Une lecture sous apnée et angoisse complète dirigée de main de maître par Bernard Minier avec en fond les notes de Malher omniprésent. Frissons garantis !

    Le train rouge jaillit du tunnel noir, telle la langue d’une bouche dans le paysage de glace. Bleu ardoise de la nuit, noir opaque du tunnel, blanc bleuâtre de la neige et gris légèrement plus sombre de la glace. Et puis, soudain, ce trait rouge vif – pareil à une trainée de sang qui vint couler jusqu’au bord du quai.
    Le style

    Une nouvelle fois Bernard Minier réussit à créer une atmosphère particulièrement oppressante et captivante. La qualité des descriptions des décors, de lieux atypiques :train de nuit en Norvège, plateforme pétrolière, chalet de haute montagne, forêt glacée…. entraînent le lecteur dans les profondeurs du roman. Et puis il y a les personnages, Bernard Minier donne vie à ces derniers au point que leurs voix résonnent en nous une fois le livre fermé. Ils ont une intensité palpable et on sent leur présence à nos côtés au fil des mots. Le travail effectué par l’auteur sur les protagonistes permet d’associé le lecteur au cheminement de l’intrigue. Bernard Minier n’hésite pas à voyager pour travailler ses décors et ambiance, le train de nuit entre Oslo-Bergen il l’a prit, se privant des paysages pour se consacrer à l’ambiance nocturne et parfois angoissante qui règne dans les wagons. Au passage lors de l’interview – dont vous aurez bientôt connaissance – il m’a confié avoir longuement discuter avec le personnel du wagon bar non pas de Malher, mais de rock

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Les articles associés

Widget

Code à intégrer dans votre page

Code à intégrer dans votre page

Les lecteurs en parlent...

Afficher plus de discussions

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Glacé Bernard Minier POCKET

4.169014084

Voir tous les livres de Bernard Minier

Autres éditions

Nuit Bernard Minier XO

3.666666666

Voir toutes les éditions

Récemment sur lecteurs.com