Marx et la poupée

Couverture du livre « Marx et la poupée » de Maryam Madjidi aux éditions Le Nouvel Attila

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29 notes

Résumé:

Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne.
Six ans plus tard, sa mère et elle rejoignent le père en exil à Paris.

A travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l'abandon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte... Lire la suite

Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne.
Six ans plus tard, sa mère et elle rejoignent le père en exil à Paris.

A travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l'abandon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte de ses jouets - donnés aux enfants pauvres de Téhéran sous l'injonction de ses parents communistes -, l'effacement progressif du persan sans cesse en opposition avec le français, qu'elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.

Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, comme rempart, comme moyen de socialisation, et même comme arme de séduction massive. 

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Les derniers avis

  • 0.25

    La politique occupe une place importante dans la vie de Maryam Madjidi.
    Née de parents communistes, dès sa petite enfance, elle a appris à partager et à donner ses jouets aux gamins démunis du quartier. Pas facile pour une petite fille de se séparer de sa poupée.

    Puis la famille doit se résoudre à l’exil. A leur arrivée à Paris, Maryam refuse d’abord de parler le français qu’elle maîtrise pourtant rapidement, puis se décide finalement à faire l’extrême inverse, adoptant cette nouvelle langue jusqu’à faire une croix complète sur le persan. A son père, dépité, qui lui dit que ce sont ces racines auxquelles elle tourne le dos, elle répond : « Je ne suis pas un arbre, je n’ai pas de racines ».
    J’ai beaucoup aimé ce roman, l’auteure y montre une grande sensililité qui ne peut que toucher le lecteur. J’ai souvent pensé au cours de cette lecture à « Persépolis » le roman graphique de Marjane Satrapi, comme si les deux textes s’unissaient pour raconter une seule et même histoire.
    Les chapitres se succèdent, et on se retrouve ballotté dans le temps. Les trajectoires individuelles rassemblées mettent en perspective la terrible absurdité du parcours de ces réfugiés. Le couple a laissé derrière lui son passé d’opposants politiques et mène en exil une fantomatique existence.
    On ne peut s’empêcher de ressentir une immense tendresse pour les membres de cette famille, notamment pour la grand-mère souvent convoquée dans les souvenirs de la narratrice. Toutefois avec réalisme sont aussi évoqués les relations conflictuelles ainsi que les traumatismes des souvenirs iraniens.
    Maryam Madjidi réussi grâce à une écriture sensible, pleine de poésie, avec aussi une pointe d’humour à raconter l’exil, la tristesse du déracinement mais aussi la reconstruction et la réconciliation avec soi-même.

  • 0.25

    Maryam Madjidi nous livre, avec Marx et la poupée, un récit très fort sur l’exil, le déracinement, l’identité, et le rôle de la langue comme vecteur de la culture. Un premier roman de toute beauté.
    Nous assistons aux trois naissances de Maryam : sa naissance originelle en Iran, de parents militants communistes pendant la révolution iranienne; sa deuxième naissance en France où ses parents se sont exilés; et une troisième naissance lorsque, à l’occasion de sa thèse, elle apprend le persan littéraire et retourne en Iran pour y trouver un apaisement et une réconciliation avec ses origines.
    L’auteur nous décrit tour à tour, avec beaucoup d’émotion et des images puissantes, la difficulté pour une enfant de quitter son pays, abandonnant livres et jouets, et donc tous biens matériels au nom de l’idéal communiste. Sans verser dans le pathos, Maryam Madjidi décrit très bien l’arrachement, la violence du déracinement, et le sentiment d’isolement une fois arrivée en France. Pour autant, la soif de vie et l’adaptabilité de l’enfance prendront rapidement le dessus et permettront à Maryam de s’intégrer dans ce pays de liberté, quitte à jouer, le moment opportun, de sa double culture et des images mythiques que véhiculent ses origines iraniennes. Ce n’est pourtant que le retour en Iran, aussi perturbant sera-t-il, qui lui permettra de trouver son identité propre.
    Les portraits des parents, de la grand-mère et des deux oncles, sont de véritables déclarations d’amour de Maryam à ses proches. La voix off de la grand-mère qui veille à distance, attentive et aimante, est particulièrement touchante.
    Un premier roman très sensible, à l’écriture poétique et la construction aboutie. On a hâte de découvrir le suivant!
    https://accrochelivres.wordpress.com/2017/08/09/marx-et-la-poupee-maryam-madjidi/

  • 0.15

    Le livre commence avec les horreurs du régie de Khomeini, semblables à celles du régime du Shah, qui l'a précédé. Le récit de cette désillusion, d'autres auteurs l'avaient mieux écrit (Marjane Satrapi par exemple). Rien d'original donc. L'histoire gagne en intérêt quand l'auteur nous parle de sa vie en exil, de son dur apprentissage du français, de sa quête d'identité. Elle le fait avec beaucoup de sensibilité et de poésie. Les références aux grands poètes perses (ex: Khayyam) ne sont jamais loin.
    Je n'ai pas été bouleversé par ce roman parce que j'avais beaucoup lu sur l'Iran et la période post-révolutionnaire. En revanche, j'admets que c'est un premier roman bluffant de sincérité et d'intelligence. La psychologie d'une enfant traumatisée par son déracinement est présentée avec finesse.

  • 0.2

    Un premier roman réussi, une écriture poétique, sensible, parsemée de poèmes persans. L'histoire d'une petite fille qui doit couper ses racines et survivre à l'exil. Elle quitte l'Iran, sa grand-mère, sa maison, son univers, les saveurs orientales des plats savamment mitonnés, les odeurs, l'ambiance qui l'a bercée depuis sa naissance, elle n'a que 6 ans.
    Pourtant, rien n'était simple avec ses parents, militants actifs, opposés au régime en place ; déjà dans le ventre de sa mère, elle se souvient d'avoir été malmenée lorsque sa mère participait à des manifestations, le déchirement d'avoir à offrir aux autres enfants ses jouets, ordre de ses parents communistes convaincus que le partage est nécessaire dès l'enfance.
    Un beau récit émouvant où la douleur de l'exil est omniprésente. L'apprentissage de la langue française, la vie étriquée au 6ème étage d'un immeuble parisien, la mère absente, les yeux vers l'horizon, les premiers croissants du matin qu'elle n'arrive pas à goûter, le père qui fait des petits boulots pour subvenir aux besoins de la famille.
    Et malgré tout l'impossibilité de retourner vivre en Iran en femme libre et éduquée.
    Et puis la réconciliation avec elle-même, l'acceptation, la lucidité et le soulagement d'un retour en France.
    Un très beau texte à ne pas manquer.

  • 0.25

    « Un homme est assis seul, dans une cellule. Il tient dans une main une pierre, de l’autre une aiguille à coudre. Il creuse la pierre avec la pointe de l’aiguille.... Il grave un nom , une manière de dire qu’il pense à elle, ce bébé qui n’a que quelques jours et la vie devant soi ».

    Maryam Madjidi n’est encore qu’une enfant, lorsqu’avec ses parents, elle quitte son pays, l’Iran. Elle ne comprend pas le pourquoi de cet exil, cette déchirure, cet abandon de tout ce qui faisait sa vie de petite fille, les jouets qu’il faut donner, et les livres qu’il faut enterrer.

    « Marx et la poupée » est le récit d’un déracinement, d’un enracinement dans un pays (la France) dont les codes, la langue, les odeurs sont totalement inconnus.

    Maryam conte plus qu’elle ne raconte. Elle conte l’adieu, l’exil dans sa vérité nue,le poing levé et le poing qui s’ouvre.

    « Ouvre le poing et ne détruis pas ce que tu tiens à peine dans ta main »

    Elle conte la souffrance, la peur, la mémoire endormie et réveillée. Celle qui sauve de l’oubli.

    Elle chante la Perse, la poésie, Omar Khâyam et Hâfez.

    Elle peint la vie, la mort, la peur, le sublime, une étoile filante.

    Elle raconte les trois naissances qui ont été nécessaires à la réconciliation entre la persane et la française.

    J’ai été totalement emportée par ce roman tissé par la grâce, la lumière, et l’indubitable talent de Maryam Madjidi.

    J’ai été bouleversée par le destin de cette famille, par le lien entre l’enfant et ses parents, par cette grand-mère aux « mains ridées, aux veines saillantes », symbole de la libération et de la liberté d’Etre Soi.

    La mémoire qui sommeille en chacun de nous, les racines auxquelles on ne peut échapper, la transmission intergénérationnelle, et bien sûr la dénonciation de la dictature en Iran, sont les principaux ingrédients de ce roman aux accents autobiographiques, aux senteurs de thé noir et de panir-é-Tabriz, aux intonations de farsi, aux douces sonorités poétiques.

    « Marx et la poupée » est un livre lumineux, à l’écriture puissante.

    Il a reçu le prix Goncourt du Premier Roman 2017, ainsi que le le 13e prix Ouest-France Etonnants voyageurs.

    Je remercie lecteurs.com pour cette lecture inoubliable, découverte dans le cadre des 30 romans sélectionnés pour le prix Orange du Livre.

    Merci aux Editions le Nouvel Attila et à Maryam pour les émotions, les émotions, les sourires, les rires, et les yeux qui piquent !

    « Je suis une guirlande de mots accrochée à un arbre qu’un enfant montre du doigt »

  • 0.25

    Ni roman, ni récit, ni journal et tout à la fois, la poésie en plus, parfois le conte. Lu d'une traite (ou presque) et par moment à voix haute pour en profiter encore plus. Un petit livre sur l'exil, le rapport à la langue (maternelle ou non), à la culture, à la famille... A ne pas manquer !

  • 0.25

    Marx et la poupée, c'est l'histoire d'une famille iranienne. Tout commence en 1980. Elle vit à Téhéran. C'est la révolution. La femme a 20 ans. Elle est enceinte de 7 mois. Elle décide de prendre part à la manifestation qui gronde dans la rue. Rien ne peut l'arrêter. Elle se retrouve pourtant dans les murs de l'Université, découvre sous ses yeux le viol d'une jeune fille. Elle prend peur. Poursuivie elle-même, elle se retrouve devant une fenêtre et décide de sauter, du 2ème étage !

    Voilà, vous vous retrouvez de plein fouet parachuté(e) dans un pays qui vit une révolution aux côtés de cette femme. Peu importe son avenir personnel, celui de son bébé, ce qui la guide à l'instant présent, c'est d'être là, de militer pour la liberté des femmes.

    Poussée à s'exiler, cette famille va arriver à Paris en France. Là commence une toute nouvelle vie.

    J'ai été profondément sensible à l'itinéraire de cette famille, peut-être le même que tous ces migrants qui quittent aujourd'hui un pays en guerre, qui ont tout perdu et qui doivent se reconstruire dans un pays dont ils ne connaissent rien.

    C'est un livre hors catégorie, tantôt roman, tantôt autobiographie, parfois un conte. Il navigue entre tous les registres littéraires pour notre plus grand plaisir !

    Il est lauréat du Prix Goncourt du Premier Roman 2017.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/05/marx-et-la-poupee-de-maryam-madjidi.html

  • 0.2

    Comment devenir française et comment rester iranienne. Un dilemme qui court tout au long de la vie de Maryam Madjidi. Avant que de naître, elle a failli périr. Sa mère, enceinte, pour ne pas tomber dans les griffes de gardiens de la révolution, saute par une fenêtre du second étage. Les deux seront sauves.
    « Ma mère porte ma vie mais la Mort danse autour d’elle en ricanant ».
    Cela n’arrête pas le couple versé côté communisme, de continuer à publier et distribuer des tracts, jusqu’à les cacher dans les couches-culottes de Maryam. Elle servait de boîte à lettres.
    Un jour, pourtant, il a bien fallu partir, s’exiler. Avant, ses parents enjoignent Maryam à donner ses jouets, dont une fameuse poupée, à ses voisins, d’où le titre Marx et la poupée.
    - Pourquoi je dois donner mes jouets ?
    - Parce qu’on ne peut pas les emporter avec nous là-bas.
    - Mais je veux pas.
    - Ecoute, c’est beau de donner, tu comprends ?
    - Non, je suis obligée de donner, c’est pas la même chose. Je veux pas !

    Pas facile d’expliquer le communisme, le partage à une fillette qui ne veut pas se séparer de son petit monde. Elle les enterre comme ses parents enterrent les livres interdits (Marx, Makarebki, Che Guevara)
    L’exil l’amène en France retrouver son père. La séance à l’aéroport est aux petits oignons.
    La chute dans ce pays inconnu est rude, les croissants n’ont pas le goût du lavâsh, le camembert sent les chaussettes. La petite fille est complètement perdue lors de sa première journée de classe. Personne ne lui explique. L’angoisse la pousse à se sauver, sortir de l’école. Elle ne parle toujours pas, s’abreuve de français, écoute, digère… ne dit rien jusqu’au jour où elle accouche de la langue française et déserte le farsi.
    Soudain c’est sorti : j’ai enfanté mon français. Je me suis mise à parler en français sans m’arrêter avec un enthousiasme et une vitesse fulgurants.
    Adulte, elle séduira les hommes en jouant l’orientale, leur récitant des poèmes persans. Ils tomberont dans ses bras.
    « Je module ma voix, je mets mon costume de femme persane, je secoue mes voiles et, sous les feux de ses yeux déjà conquis : je lui récite Omar Khayyâm. Je commence toujours en persan et je donne ensuite la traduction française. »

    A la faveur de sa thèse, elle réapprend le persan, se réapproprie la langue qui l’a vue naître. Ce sera sa troisième naissance et son premier retour en Iran.
    « C’était le premier voyage, le premier retour à la terre-mère, la première descente vers l’origine. Une descente ou une chute, je ne sais pas. J’ai failli perdre la tête, j’ai glissé sur mon identité et je suis tombée. »
    Sa vie sera faite de ces allers-retours avec son passeport français.
    « Il y eu aussi le soulagement d’un autre retour : le retour en France et le sentiment de m’y sentir un peu chez moi malgré tout. L’Iran, dépouillé de mes fantasmes et de mes idéalisations, était de plus en plus difficile à supporter. Je n’ai jamais idéalisé la France. »


    Mais toujours l’Iran m’appelle, voix en sourdine, présence derrière mon dos, il me tapote l’épaule pour me rappeler à lui. Par devoir, par culpabilité, par peur de ne plus revoir les vieux, par rituel, par amour peut-être aussi, je me sens poussée à y retourner régulièrement.

    Souvenirs éparpillés restitués dans cette autofiction éclatée, où elle raconte une vie, une famille dispersée par l’exil, mais toujours avec deux soutiens, le persan et sa grand-mère.
    Un très bon premier livre à la fois tendre, triste, drôle, original d’une très belle plume, qui se lit d’une seule traite : un petit bonheur de lecture.
    Livre lu dans le cadre des 68 Premières fois


    « Je suis une guirlande de mots accrochée à un arbre qu'un enfant montre du doigt
    « Alors il se passa quelque chose d'étrange : elle avala sa langue. Elle ferma les yeux et elle engloutit sa langue maternelle qui glissa au fond de son ventre, bien à l'abri, au fond d'elle, comme dans le coin le plus reculé d'une grotte ».

  • 0.25

    Ed Le nouvel Attila
    <3
    Attention, coup de cœur !!
    La lecture d’un roman, c’est la rencontre d’un auteur et d’un lecteur par le biais de mots, de phrases, de blancs. Ce livre, je l’ai fait mien. J’ai tout aimé dans ce texte à la fois récit, contes, poèmes.
    J’ai aimé les personnages, leurs destins qui m’ont bouleversée. J’ai aimé le traitement des thèmes de l’exil, de la langue perdue, de la langue conquise, de la fidélité aux siens et à soi.
    J’ai aimé l’écriture précise, tantôt lyrique, tantôt percutante.
    Ce récit autobiographique nous raconte la vie de Maryam, née en Iran de militants communistes, grandie dans la France de l’exil. Il nous raconte la peur, la solitude, le besoin de se trouver une place.
    Trois parties pour dire la naissance en Iran, le « il était une fois » originel ; une autre pour dire l’exil en France, la volonté de se faire une place, la culpabilité de la trahison, et enfin une troisième pour dire le « il était une fois » de la renaissance dans la réconciliation et l’apaisement.
    Un livre pour rendre hommage à ceux qui ont traversé la vie de Maryam, qui l’ont accompagnée : ses parents, bien sûr, militants convaincus et que la vie épuisera ; sa grand-mère, attentive, aimante, le phare qui éclairera sa vie aux pires moments ; les hommes de sa famille à Téhéran, victimes de la répression, emprisonnés, broyés, alors qu’ils étaient tellement généreux. Et à beaucoup d’autres : une copine solaire, les femmes iraniennes qui résistent, le chauffeur de taxi qui récite des poèmes…
    Ecrire pour faire fleurir ce qu’il y a de beau chez l’autre, le faire revivre.
    Un livre qui raconte, mais aussi un livre qui fait réfléchir en pointant la complexité de l’exil, l’enferment des préjugés simplistes ou simplificateurs.
    Un livre qui enchante comme un poème d’Omar Khayyam (relu à cette occasion), comme un conte des Mille et une nuits. Mais aussi comme un poème, comme un conte de Maryam Madjidi.
    Au final, un livre que j’ai relu complètement pour écrire cet avis, et que j’aime tellement que j’ai envie de me taire pour le faire résonner longtemps…

  • 0.15

    L’auteur, Maryam, nous raconte sa vie d’exilée iranienne en France et ses déchirures.
    Ce qui m’a plu dans ce livre c’est la description par l’auteur de sa vie d’exilée, venue enfant en France, et ballotée entre son pays d’adoption et celui de ses racines, l’Iran. On la sent à fleur de peau, à se chercher son identité.
    La construction du livre m’a moins plu. J’avais parfois l’impression de lire une suite d’anecdotes ce qui me donnait l’impression qu’elle survolait son sujet. La distance qu’elle prend parfois avec son enfance en usant du « elle » au lieu du « je » a aussi renforcé le sentiment d’avoir un livre un peu décousu.
    Cependant, la dernière partie du livre qui m’a vraiment plu : son rapport à langue persane et son retour à Téhéran, 17 ans après m'ont plus marqué que les pages précédentes.
    Au final un livre qui m’a certes plu mais qui m’a laissé sur ma faim alors que le talent littéraire est indéniable.

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