Les lectures de Shumona Sinha

lundi 24 juillet 2017

Que lisez-vous cet été ? Les conseils lecture des écrivains

Les lectures de Shumona Sinha

Avez-vous laissé passer Apatride (L’Olivier), publié en janvier 2017 ? Il y a dans ce roman l’intrinsèque de l’écrivain Shumona Sinha, serré comme dans un poing.

 

Une histoire qui fait se répondre l’Inde et la France, dans les parcours de trois femmes. Deux sont indiennes, l’une vivant à Calcutta, l’autre à Paris, la troisième est une Française d’adoption partie retrouver ses racines dans une insurrection paysanne en Inde. Trois femmes, trois visages d’une oppression violemment incarnée dans le pays de Gandhi.

La langue de Shumona Sinha n’épargne ni ses personnages, ni son lecteur qu’elle entraine dans une littérature ample, limpide, poétique, qui dit le vrai du monde mieux qu’un documentaire. L’auteure est à l’image de ses textes (souvenons-nous de son Assommons les pauvres ! en 2011), libre, à l’intelligence sauvage, regardant le réel droit dans les yeux, armée jusqu’au dents d’un talent littéraire incontesté.

Shumona Sinha est aussi une lectrice engagée. Elle a eu la gentillesse de partager avec nous sa lecture d’été, et de nous concocter un périple littéraire sur-mesure. On la suit.

 

Les livres que je vais emporter avec moi cet été et les lectures que j’aimerais vous conseiller :

 

« Cet été je relis Cent ans de solitude, le chef-d'oeuvre de l'immense Marquez. C'est un enchantement renouvelé, perdu aussi celui d'autrefois quand je l'avais lu pour la première fois en anglais ! Ma lecture elle-même est constituée du travail minutieux de la mémoire, à l'image du livre : un tissage entre la perte et la renaissance. 

 

Comme conseil à vos lecteurs, je parlerai du dernier roman d'Abdellah Taïa, de Nathacha Appanah, de Maryam Madjidi, si ce n'est déjà fait, je parlerai aussi du dernier roman de Nina Yargekov, sur un autre registre. Dans les trois premiers romans surtout, on assiste à une puissance quasi physique de la prose, chacun de façon très singulière, on y voit confirmer encore que le Roman est un tissage intrinsèque entre le réel et l'imaginaire ». 

 

Abdellah Taïa : Celui qui est digne d'être aimé (Le Seuil)

Nathacha Appanah : Tropique de la violence (Gallimard)

Maryam Madjidi : Marx et la poupée (Le Nouvel Attila)

Nina Yargekov : Double nationalité (POL)

 

Propos recueillis par Karine Papillaud

 

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