Maestro

Couverture du livre « Maestro » de Cecile Balavoine aux éditions Mercure De France

4.692307692

13 notes

Résumé:

À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c'est une révélation. Certains enfants s'inventent des amis imaginaires, d'autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des super-héros s'appelle Mozart ! Elle l'aime sans partage et comme un... Lire la suite

À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c'est une révélation. Certains enfants s'inventent des amis imaginaires, d'autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des super-héros s'appelle Mozart ! Elle l'aime sans partage et comme un dieu.
Devenue journaliste, la passion de Cécile demeure intacte. Elle a désormais une connaissance intime et encyclopédique de l'oeuvre de Mozart. Le jour où elle doit interviewer un chef d'orchestre de renom, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Au bout du fil, la voix du maestro la trouble comme l'avait troublée et envoûtée la musique de Mozart des années auparavant... Mais tombe-t-on amoureuse d'une voix, fût-elle celle du plus grand maestro du monde ?

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  • 0.2

    Comment vivre aujourd’hui quand déjà petite fille et adolescente, on n’aime que Mozart, en poster, en sonate, en requiem, à l’école ou en vacances, partout, tout le temps. Comment dire à ses parents qu’on veut aller à Salzbourg pour marcher dans les pas de cet artiste qui a tout compris de la musique alors qu’il n’était encore qu’un enfant. C’est difficile, on peut soit y parvenir, soit étouffer ces aspirations qui vous font vivre en marge du monde. C’est ce qui arrive à Cécile, passionnée par Mozart dès son plus jeune âge
    Aujourd’hui journaliste, Cécile a une vie « normale ». Mais l’interview qu’elle réalise d’un Maestro, chef d’orchestre reconnu pour son immense talent bouleverse sa vie. Cette nouvelle approche de la musique lui remémore ces souvenirs d’enfance qu’elle avait oubliés. Quelques mots, une voix, l’amour l’emporte et la consume. Comme une réincarnation du maitre, un signal fort lui indiquant qu’il faut vivre ses passions. L’amour et la relation seront difficiles mais magiques avec ce musicien qui tombe également sous le charme.
    Voilà une intrigue magnifiquement écrite par Cécile Balavoine, qui signe là un premier roman tout en finesse, mais aussi terriblement touchant et sincère.

  • 0.25

    Cécile,
    Dès les premiers mots, dès l’introitus, je suis happée, conquise. Vous débutez par votre entretien téléphonique avec le Maestro
    « Dans votre voix j’ai huit ans, Maestro…. Et je ne sais pas pourquoi. »
    Aussitôt les souvenirs arrivent.
    A neuf ans, sur le piano, que vos parents ont acheté pour combler le vide et votre ennui, vous « balbutiez une sonatine » et vous découvrez la joie, vous découvrez Volgangamadéoussemozare, vous entrez en Mozartie, novice en cet ordre musical.
    Si jeune et déjà emplie de LUI, même pas peur du Requiem,
    « Le calme déchirant des toutes premières mesures ne m’effraie pas. Ni les cordes et les cors en longues plaintes traversées soudainement par la violence des trombones. Je n’ai pas peur en écoutant la fugue sévère du Kyrie eleison ou bien les voix implorantes, donnne-leur, donne-leur le repos éternel. Sans doute parce que, comme tout enfant, sortant à peine de ce néant qui s’éloigne en se rapprochant toujours plus, je sais d’instinct que c’est de là que nous venons. Que c’est vers là que nous tendons. »
    Si jeune est déjà si pénétrée par ces choses là
    « Dans cette musique, je reconnais que la mort sera belle, et qu’elle sera vivante. »
    Vos parents acceptent votre passion et la nourrisse de disques, de livres, de séjours à Salzbourg.
    Pour rester dans votre passion, vous apprenez l’allemand à l’école et continuez vos études à Salzbourg, Sa ville tant honnie et aimée, où vous faites des pèlerinages. Partie aux Etats-Unis, vous rompez avec votre petit ami qui est plus jazz que Mozart.
    Votre conversation téléphonique avec le grand chef d’orchestre va chambouler votre vie. Là, oh surprise, une osmose se créé entre vos deux voix, la magie opère et vous voilà sous le charme de sa voix. Une histoire d’amour à distance, pas facile de vous retrouver, empreinte du même respect envers Mozart. Une passion qui vous rapproche de Mozart
    « Désormais, pour moi, c’était par vous qu’IL revivait. »
    Je ne vous ai encore pas parlé de ce père que vous aimez et qui sait vous blesser. Souvenez-vous de l’arrivée de Lucie, votre petite sœur.
    « Le souvenir qui me reste est que je rends papa malade. »
    Ou cette phrase entendue « Cécile c’est l’ombre, la cécité. Lucie, c’est la lumière » Pas facile, à quinze ans, d’écouter cela « Il m’ouvre les yeux sur ma propre noirceur devant un homme que je ne connais même pas. Je suis l’obscurité. »

    Pas facile cette vie autour et pour Mozart. Pas facile de dire aux copines de classe que vous avez un poster de Mozart dans votre chambre. Pas facile tous ces rendez-vous manqués avec SA musique. Pas facile d’être habitée par LUI. Pas facile de sentir, comme une évidence, le fait de connaitre, de reconnaître des lieux où IL a vécu. Pas facile de vivre sa foi, car Mozart est Dieu pour vous qui le portez au Pinacle. Maestro ne serait-il pas sa réincarnation ? Hou, ma chère Colette, tu blasphèmes ! Disons le passeur, le trait d’union entre vous et LUI. Les sentiments que vous vous portez au Maestro ont besoin de l’enveloppe charnelle, de la communion de vos deux corps, mais saurez-vous vous trouver ou vous retrouver dans cette évidente passion de « La juxtaposition du sensuel et du sacré » ?
    « Vous prononcez des mots très beaux. Les mots ivresse, lumière et plénitude ».
    Maestro a prononcé les mots qui peuvent dépeindre votre relation à Mozart.
    Cécile Balavoine, merci pour ce livre très abouti et sensuel, à la fois limpide, fou, mystérieux, évident, amoureux, magique, tumultueux qui aboutit à l’ivresse.
    Un coup de cœur

    Dans ce premier roman, il est aussi question de l'enfance et de la famille et notamment des relations père-fille, de l'arrivée d'une petite sœur, de la place de chacun des enfants dans le cœur des parents (ou du moins celle que l'enfant croit occuper). Cécile Balavoine décrit avec justesse les événements, mots prononcés, joies et tourments de l'enfance, qui laissent une empreinte persistante jusqu'à l'âge adulte, et peuvent entraver l'existence.

  • 0.25

    Cécile, 9 ans découvre par hasard Wolfgang Amadeus et Mozart et là, une passion sans limites prend naissance et ne s’arrêtera jamais. Sa vie ne va tourner dorénavant qu'autour de cet artiste! Comme elle le dit, elle aime un mort. A l'aube de ses 40 ans, sa profession de journaliste, l'amène à interviewer l'un des plus grand chef d'orchestre par téléphone et elle ressent alors la même émotion qu'à neuf ans lors de son immersion dans la musique de Mozart. Bouleversée,remuée, elle décide de suivre et de faire confiance à ses émotions réveillant des souvenirs lointains de son enfance tout en laissant place à de futures belles choses... Le chef d'orchestre va être lui aussi remué ...Que vont ils faire??

    Mozart est l'un de mes compositeurs/musiciens classiques préférés et un virtuose des accords, arpèges; Cécile Balavoine maîtrise sa dévotion pour ce Grand Homme avec une excellence à la hauteur de son idole. Elle nous emmène dans son monde entremêlé de notes/ références musicales . CE roman est un vrai bonheur à lire , j'ai adhéré littéralement à son style, à la poésie de ses mots, à ce rythme d'adahio et de sonates... Ecoutez Mozart en le lisant avec une part de Sachertorte.: le bonheur total!!!!!!!!

  • 0.25

    Alors qu’elle est âgée de 9 ans, Cécile découvre Mozart et c’est la révélation. Dès lors, elle n’aura de cesse de s’approprier la vie de ce compositeur, de collectionner les partitions et de les travailler au piano, piano offert par ses parents à la naissance de sa petite sœur. Elle poussera même ses parents à partir en vacances à Salzbourg sur les traces Mozart, où elle reviendra faire ses études afin d’être journaliste musicale.
    En 6ème, elle est reçue à l’audition pour intégrer une chorale d’enfants, elle va ainsi s’éloigner de ses parents et se rapprocher encore de Mozart mais une pneumonie va changer la donne et elle retournera auprès de ses parents.
    Grâce à son métier de journaliste musicale, elle va faire la connaissance d’un chef d’orchestre qui va raviver son amour pour Mozart. Ce chef d’orchestre qu’elle surnomme Maestro va devenir son amant, elle vivra avec lui une histoire d’amour intense.
    Beau roman tout en musicalité qui porte tout d’abord sur l’amour d’un art et sur l’amour entre deux êtres sur fond de passion musicale. Très belle écriture qui nous transporte.

  • 0.25

    Certains livres sont magiques : ils nous ensorcellent, nous ravissent, nous transportent, littéralement. Je me suis trouvée sous le charme de cette magnifique histoire, de cette écriture douce, sensuelle et poétique. Je sais d'avance que c'est un livre que je n'oublierai pas et que je porterai longtemps en moi, comme l'auteur a certainement porté longtemps en elle l'histoire qu'elle raconte… Est-ce une autobiographie ? Je ne sais pas vraiment. Il est écrit « roman » sur la couverture mais d'après mes recherches, de nombreux éléments du récit appartiennent bien à la vie de l'auteur.
    Voici quelques bribes d'une histoire fascinante : Cécile, la narratrice, mêle deux époques dans son récit, son enfance et l'âge adulte. De son enfance, on retiendra son amour (et le terme est à peine assez fort) pour Mozart. Dans sa chambre, pas de poster de Police ou de Téléphone, non, des posters de Mozart qu'elle écoute religieusement, qu'elle joue au piano, qu'elle chante. Mozart, Mozart, Mozart. Elle entraîne ses parents à Salzbourg où a vécu le compositeur, apprend l'allemand, passe une audition pour rejoindre un choeur d'enfants, fête l'anniversaire de sa mort et celui de sa naissance en allumant dans sa chambre d'adolescente des bougies. Elle a même le sentiment profond de ne pas vivre à la bonne époque, comme s'il y avait eu une erreur. Elle aurait dû le rencontrer, ils auraient dû s'aimer. Il faut réécrire l'histoire. Elle le sent presque charnellement présent à ses côtés, elle a l'impression qu'il lui fait signe, qu'il lui parle. Sombre-t-elle dans la folie ? Non, cela s'appelle une passion et une passion à laquelle elle s'offre totalement.
    Adulte, Cécile, devenue journaliste, tombe amoureuse d'un chef d'orchestre, un maestro, qu'elle a interviewé. Quelques mots au téléphone et c'est le coup de foudre. Ils se rencontrent furtivement entre deux avions, s'aiment à la folie, se donnent l'un à l'autre puis se séparent. A chaque fois, c'est un déchirement. Pourquoi cette passion, cet amour fou pour cet homme qu'elle connaît à peine ? N'attend-elle pas de lui qu'il soit « un passeur » vers l'Autre, celui qu'elle n'a pas et n'aura jamais, celui qu'elle aime d'un amour fou : Mozart ?
    Mozart, Maestro… Presque les mêmes lettres…
    Et ces deux histoires, celle de l'enfance et celle de l'âge adulte, s'entremêlent et c'est tout simplement sublime parce que Cécile se livre sans compter, s'offre à la vie et à l'amour. Ses mots disent cette folie qui la porte, cette passion qui la dévore et qui donne un sens à sa vie tout en la rendant parfois invivable. Elle dit de façon magistrale son amour pour la musique, décrit ses émotions avec tellement de nuances, de beauté et de sensibilité que l'on plonge corps et âme dans ce récit qui nous enveloppe de volupté et de bonheur.
    Et l'on n'a qu'une envie : écouter Mozart !
    C'est magique, envoûtant et terriblement beau.
    Un ÉNORME coup de coeur !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.25

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/maestro.html

  • 0.25

    Habituellement je lis vite. Ce n'est ni une qualité, ni un défaut, c'est comme ça, je lis vite. Aussi lorsque ma lecture s'allonge, s'enroule, s'arrête, reprend... jusqu'à durer plus d'un mois pour un roman de 208 pages, forcément je m'interroge. La réponse est simplissime : je ne veux pas quitter "Maestro". Je veux rester dans cette histoire d'amour-musique somptueusement mise en mots. Je veux continuer à attendre avec Cécile, à souffrir de l'absence inexorable, à ressentir viscéralement la douleur et la jouissance d'aimer un mort et la capacité à réincarner cette passion dévorante dans l'amour partagé avec le vivant. Je veux rester immergée dans ce roman qui, par sa délicatesse, sa sensualité, ses failles et tourments déploie la symphonie d'une vie.

    Aux murs de la chambre d'une fillette de neuf ans, il est fréquent de voir des photos de l'Idole, star de variétés, du rock, de la pop, acteur de série ou autre... On s'invente des histoires follement romantiques, on ne se lasse pas d'écouter, de vivre et revivre chaque concert, chaque apparition télévisuelle. On collecte tous les éléments biographiques et on insère sa propre existence dans le fil d'une autre, sans souci de probabilité, ni de vraisemblance. "Un jour mon prince viendra". Sauf que lorsque le prince s'appelle Wolfgang Amadeus Mozart et qu'il est mort depuis plus de deux siècles, les choses se compliquent sensiblement. Vivre avec le sentiment profond que les Parques ont mélangé les écheveaux temporels de deux existences. Vivre avec la certitude que l'âme-soeur, celle qui complète, celle qui nous fait entièrement être, celle qui donne son sens à notre trajectoire terrestre, ne se fera jamais chair et corps et caresses et mots et connivence. La quête est sans espoir sauf la musique et ses silences. L'adolescence, puis la prime jeunesse de Cécile se passent à tenter de vaincre la mort en quelque sorte, en retrouvant Mozart dans chacune des traces qu'il a laissées, en imbriquant sa vie dans celle du musicien jusqu'à une intimité fusionnelle. Quand vient "l'âge de raison", il s'agit de faire comme si, de faire comme tout le monde, de fermer le piano, sous peine de folie amoureuse, et de voguer sur une existence au présent en enfouissant Mozart au plus profond de l'âme, en l'intégrant à tel point qu'il devient une partie de soi. Cela peut durer toujours, cela peut durer un temps. Cela peut durer jusqu'au moment où une échappée de concerto, un parfum presque oublié, la consistance d'un rêve ou une voix au téléphone fasse rejaillir la passion comme une source libérée de la roche. La sensation d'une présence fugace au moment d'une chute, les hasards nécessaires qui déroulent leurs coïncidences ironiques, le réel qui épouse le rêve plutôt que le fracasser et l'attente redevient charnelle. Vie et mort s'épousent indissolublement, reprenant ainsi à l'infini chaque partition de Mozart.

    Sans doute je ne donne ici qu'une très vague idée du contenu du roman de Cécile Balavoine et plus qu'un avis, j'écris les mots qui me semblent les plus justes pour essayer de définir ce que j'ai compris et ressenti. La pureté de l'écriture, les échos qu'elle est capable de faire entendre du plus intime au plus prosaïque, porte tous les troubles, toutes les joies, tous les chagrins jusqu'à leur incandescence. Sensorielle, poétique, incisive, elle nous baigne d'un halo limpide et soyeux, mélancolique et joyeux. Je ne sais autrement dire la beauté et la force de ces liens indéfinissables qui se sont tissés dans le secret de ma lecture.

  • 0.15

    Challenge 68premièresfois 2017La narratrice de ce texte va nous raconter sa passion pour Mozart. Cela remonte à son enfance et va continuer pendant toute sa vie. Elle va d’ailleurs passer des vacances et même une année de formation à Salzbourg, ville où est né Mozart. Sa passion pour cet illustre personnage va la hanter pendant toute sa vie et elle va même lui parler, lui demander conseil comme avec un fantôme. Elle ne pourra pas devenir une musicienne mais une journaliste. Un jour, elle a alors un entretien téléphonique avec un célèbre chef d’orchestre, un maestro. Ce dialogue entre eux va se transformer en une sorte de coup de foudre puis nous allons être entraîné dans les souvenirs de cette jeune femme mais aussi dans sa vie amoureuse. Peut-on tomber d’amour pour une voix et vivre une histoire de passion à distance. Ce texte nous parle de musique, d’art mais aussi de passion et de choix dans la vie. J’ai aussi beaucoup apprécié sa description des lieux de ce roman-récit, que ce soit New York city ou Salzbourg ou Paris. Un plaisir de lecture et en plus, beaucoup d’envie d’écouter ses sonates de Mozart. Hasard de mes lectures, j’ai lu récemment le magnifique roman récit d’Emmanuel Dongala, « la sonate de Bridgetown », où d’ailleurs, le personnage de Mozart n’est pas loin. Et aussi dans le cadre des 68premièresfois, « la sonate oubliée » de Christiana Moreau, roman récit sur une jeune femme qui a une fascination pour le violoncelle et les œuvres d’Antonio Vivaldi, beau texte aussi sur le monde de la musique et des notes. Des romans qui nous entraîne avec des mots dans des notes.

  • 0.25

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/05/maestro-de-cecile-balavoine.html

    Voilà un livre qui m'a emportée par sa magnifique écriture dès les premières pages.

    Il a suffi d'une interview téléphonique d'un chef d'orchestre renommé, Maestro, pour que Cécile, une journaliste de quarante ans, tombe amoureuse de sa voix, "Une voix comme une main qui lisserait une étoffe." Les mots ivresse, lumière et plénitude traversent cet échange téléphonique qui s'est transformé en longue discussion.
    Pour Cécile cette voix fait ressurgir des souvenirs d'enfance et son amour absolu pour Mozart, sa découverte du musicien à l'âge de huit ans, son amour absolu pour celui qui lui donnait la sensation de vivre plus dans son monde que dans le sien, sa rencontre sensuelle avec les doigts de Mozart lorsqu'elle a joué sur son piano dans sa maison de Salzbourg, ses séjours à Salzbourg où elle s'est toujours sentie mieux qu'ailleurs avec le sentiment de déjà connaître les lieux. Son seul but était alors de chanter et vivre avec Mozart même après que ses .rêves d'intégrer une école de musique et de devenir chef d'orchestre aient été brisés.

    Cécile a un amant, Tristam, un photographe avec qui elle part régulièrement en reportage. Il hésite à quitter sa femme pour elle de peur de faire voler sa vie en éclats "c'est peut être aussi pour cela que je vous accueille dans la mienne." dit-elle intérieurement à Maestro avec qui elle restera toujours dans le vouvoiement.". "J'entends cette voix en moi : Je vous veux tous les deux"

    Avec des échanges téléphoniques, des mots chuchotés la nuit, une première rencontre dans les jardins de Sainte Anne Cécile vit un amour fulgurant comme elle n'en a jamais vécu "Aimer dans les mots sans aimer dans la chair" , elle vit une passion qui fait totalement écho à sa passion pour "son mort, Mozart" à travers une voix qui la renvoie à celle du musicien qu'elle a sublimé, à travers un homme qui, de ses mains, fait revivre "son mort".

    Ce roman est une magnifique découverte grâce aux 68 premières fois.
    J'ai trouvé ce roman d'une beauté absolue, d'une sensualité à couper le souffle, d'une finesse époustouflante, d'une incroyable pudeur, je l'ai lu par petites touches pour mieux le savourer, relisant régulièrement certains passages, annotant de multiples phrases tellement les mots étaient beaux... Ce roman est tout sauf le récit d'une banale histoire d'amour, c'est tout simplement sublime !
    Cécile Balavoine dont c'est le premier roman est une auteure de grand talent, je lui prédis un bel avenir.

  • 0.25

    Editions Mercure de France

    Cécile, une femme journaliste, est sur le point de réaliser une interview par téléphone, celle d'un Chef d'Orchestre, reconnu mondialement. Elle est dans une chambre d'hôtel à New–York. Elle finalise ses questions. Le rendez-vous téléphonique est sur le point de se concrétiser. Elle décroche le combiné, compose le numéro, la sonnerie retentit et puis, sa voix, à lui, cette voix qui la renvoie immédiatement dans sa plus tendre enfance, alors même qu'elle chérissait un mort. Mais pas n'importe lequel, non, Mozart. Excusez du peu ! Alors même qu'elle n'était qu'une petite fille, son cocon familial se désagrégea avec l'arrivée d'un bébé. Une petite soeur allait lui voler les attentions et le regard de Papa et Maman. Pour atténuer sa peine, elle hait cette petite soeur a priori, ses parents lui offrent un piano, rien qu'à elle. Il est installé dans sa propre chambre et sera le moyen de nourrir cette passion pour la musique.

    Vous l'aurez compris, le "Vous" s'adresse à ce Chef d'Orchestre, cet homme que la narratrice va interviewer et qui va la replonger dans son passé. Cécile BALAVOINE va ainsi alterner les paragraphes dédiés à cet entretien téléphonique et aux flash-backs qui vont permettre progressivement de découvrir d'où remonte cette passion pour un virtuose qui a vécu au XVIIIème siècle.

    J'ai beaucoup aimé découvrir comment la musique avait réussi à trouver lentement sa place dans la vie de cette enfant.

    Et mesurer la puissance artistique de la musique sur les mélomanes...

    J'ai été profondément touchée par le pouvoir du père et cette personnalité qui anéantit toute expression de l'enfant. Cette perception, je l'ai récemment lue dans le roman de Marie BARRAUD "Nous, les passeurs". Les deux écrivaines, toutes jeunes, en disent long sur cet ancrage encore très marqué du chef de famille incarné par le père. A croire que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour espérer un jour une égalité hommes/femmes !

    Ce roman, c'est aussi celui de la vie de Wolfgang Amadeus Mozart, ce musicien au talent incommensurable. Cécile BALAVOINE fait référence à son oeuvre en ponctuant régulièrement le roman de morceaux. L'un résonne d'une tonalité toute singulière tout au long de ce livre : Verklärte Nacht. Je ne résiste pas à vous le faire écouter !

    Mais plus encore, ce roman se concentre sur la passion, celle de la musique bien sûr, on en a parlé, celle d'un musicien mort il y a quelques centaines d'années maintenant et que la narratrice continue de chérir, et puis, enfin, celle qu'elle voue à un homme, fait de chair et d'os, celui-là. Ce livre, c'est la reconnaissance de l'amour dans ses dimensions les plus intenses, Cécile BALAVOINE décrit très bien la violence de la passion et la fulgurance des sentiments qui transcendent toutes les frontières.

    J'ai été littéralement subjuguée par la qualité de l'écriture de cette écrivaine dont c'est le premier roman. J'ai lu "Maestro" avec une profonde intensité. Dès les premières lignes, j'ai été séduite par cette plume remarquable, tellement fine, juste, sensible à l'envi. Evoquer l'art avec une telle qualité de français est un immense plaisir, je l'ai savouré sans modération. Le jeu de la construction très réussi n'a fait qu'amplifier mon ardeur. Quant à son bandeau, il ne fait que renforcer encore la beauté du livre, assurément un très bel objet.

    Coup de coeur pour ce roman.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/04/maestro-de-cecile-balavoine.html

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