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Le temps des juges

Couverture du livre « Le temps des juges » de Patrick Devedjian aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782080670670
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Deux mille personnes juridiquement innocentes sortent chaque année des prisons françaises. Deux mille innocents en détention provisoire : pourquoi ce chiffre accablant ? Parce que l'organisation judiciaire est archaïque. La prison est un lieu dangereux, où l'on meurt plus facilement qu'ailleurs,... Voir plus

Deux mille personnes juridiquement innocentes sortent chaque année des prisons françaises. Deux mille innocents en détention provisoire : pourquoi ce chiffre accablant ? Parce que l'organisation judiciaire est archaïque. La prison est un lieu dangereux, où l'on meurt plus facilement qu'ailleurs, faute de soins. La justice n'est pas la même partout, et un guide de la délinquance conseillerait : «Dealez à Limoges, violez à Colmar et saoulez-vous à Montpellier». La petite criminalité crée la psychose : il s'est trouvé huit jurés sur les douze que compte une cour d'assise pour considérer comme une légitime défense le fait de tuer un voleur... de croissants. Il ne suffit pas d'incriminer la montée de la délinquance. Et si l'état de notre justice tenait à l'injustice de l'État ? «La justice politique est depuis longtemps le lieu du triomphe de la raison d'État et du mépris de la simple équité. La justice politique et les hommes qui la servent ont vicié l'ensemble du système judiciaire. L'exécutif ne s'est intéressé à la justice que dans la mesure où elle le servait et il l'a abandonnée à la décrépitude.» Mais une révolution est en cours. Pour la première fois depuis 1789, les magistrats du siège sont devenus indépendants : ce ne sont plus les gouvernements qui décident de leur avancement. Pour la première fois donc, les hommes politiques sont des justiciables comme les autres. La réforme doit se poursuivre pour faire du droit l'expression de la démocratie, comme le prévoyait la Déclaration des droits de l'homme, et non le vassal des gouvernements. La construction européenne et son effet unificateur y concourent. Nous passons du droit de l'État à l'État de droit : le temps des juges doit succéder à la loi des puissants du moment.

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