Le grand marin

Couverture du livre « Le grand marin » de Catherine Poulain aux éditions Editions De L'olivier

3.78125

64 notes

  • Nombre de page : 374
  • Collection : Litterature francaise
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter... Lire la suite

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures.
C'est la découverte d'une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
Traîne dans les bars.
En attendant de rembarquer.
C'est alors qu'elle rencontre le Grand Marin.

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  • 0.2

    « Je pars pêcher en Alaska »… avec « un petit sac de l’armée pour tout bagage ». Depuis Anchorage, un petit avion l’amène sur l’île de Kodiak où la vie de celle qui se fait appeler Lili, va se dérouler.

    Catherine Poulain, pour son premier roman, sait de quoi elle parle puisqu’elle a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle veut travailler comme un homme, avec les hommes mais, pour cela, elle doit beaucoup endurer, se blesser, souffrir, se défendre et… boire.
    Après trois semaines de préparation du bateau, le Rebel, où elle a réussi à se faire embaucher, elle part sur ce palangrier pour pêcher la morue noire au large, un travail dur et dangereux, avec des matelots endurcis.
    « Embarquer, c’est comme épouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui, » dit un marin qui ajoute : « Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d’amour aussi… jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à haïr le métier, et que malgré tout on en redemande. » C’est exactement ce que vit Lili, ce « moineau » qui redoute les services d’immigration et fuit un passé dont on ne connaît jamais l’exacte explication.
    Sa première campagne sur le Rebel est, sans conteste, la meilleure partie du livre car l’auteure écrit en phrases courtes, d’un style tendu, efficace. On est sur le bateau et on a de la peine à respirer. Avec Simon, l’étudiant, ils sont les greenhorns, les débutants à peine payés mais qui doivent accepter beaucoup de choses comme dormir par terre car il n’y a que six couchettes pour neuf membres d’équipage.
    Lorsque l’on remonte la palangre, ce long cordage garni d’hameçons, ce sont des poissons bien vivants qui arrivent sur le pont. Il faut trancher les têtes, éventrer, racler l’intérieur des ventres et elle n’hésite pas à avaler la poche de laitance comme, plus tard, elle mangera le cœur tout palpitant du flétan qu’elle a réussi à nettoyer.
    Sur ce bateau, un homme l’impressionne et la fascine : Jude, l’homme-lion. C’est lui le seul vrai pêcheur, « le grand marin ». Ils se retrouvent pour la pêche au flétan et elle ne cache pas que les poissons trop jeunes ou non homologués sont rejetés à la mer mais sont morts ! Lorsque les flétans arrivent sur le pont, « Il faut tuer au plus rapide. Le temps est de l’argent, les poissons des dollars, et quand paraît une étoile de mer, souvent plus grosse que mes deux mains réunies, qu’elle retombe flasque sur le plan de travail, accrochée à l’hameçon qu’elle suce avidement, il l’envoie s’écraser contre un montant d’acier. »
    Pour effacer la fatigue, oublier l’incroyable dureté du travail, l’alcool est omniprésent sous toutes les formes et cela va s’amplifier jusqu’à la fin du livre. L’amour qu’elle porte au grand marin s’avère vite sans issue, même s’il offre un intermède permettant au lecteur de souffler.
    Elle retourne sur l’île de Kodiak, elle qui ne veut que courir : « Je suis une runaway, une bête coureuse des routes, je pourrai pas changer. » Elle sait aussi que Jude : « Jamais il ne sera rassasié d’amour, de sexe, d’alcool. »

    Le récit foisonne de rencontres. Le lecteur se perd avec tant de noms, tout cet alcool ingurgité, souffre mais Lili s’affirme et reconnaît : « Il faudrait trouver un équilibre, je dis, entre la sécurité, l’ennui mortel et la vie trop violente. » Enfin, elle peut écrire : « Je pose devant moi mes belles mains de pêcheur, les paluches informes que je ne peux plus plier. Je n’aurai plus peur de personne et je bois comme un vrai pêcheur. »

  • 0.2

    Il faut, je pense, en lisant ces pages, accepter de partir vers ces grands espaces où le temps est plus long, plus étiré, plus dense, où l’atmosphère peut être étouffante, les situations d’une animalité à vous décrocher quelques nausées. C’est un livre qui se ressent, un voyage qui se vit et parfois se subit. C’est aussi se laisser porter par une rencontre entre un homme que rien ne semble plus pouvoir atteindre et une femme qui n’a plus rien à perdre. Une lecture comme une longue traversée qui se solderait par l’impression d’avoir lu un beau roman, des plus dépaysants.

    La chronique complète: https://aumilieudeslivres.wordpress.com/2016/07/16/le-grand-marin-catherine-poulain/

  • 0.2

    Cette histoire d'une fille qui abandonne tout pour venir pêcher en Alaska, on la vit complétement avec elle.

    On a l'impression d'y être : les paysages, les odeurs, les senteurs, la vie des gens, leur quotidien, leur courage pour survivre, leurs petits réconforts, leurs passions, tout est décrit à la perfection!

    On partirait presque pour participer à l'aventure!!!

  • 0.25

    L'Aventure absolue, le culot, l'audace, l'immense courage d'une frêle jeune femme. J'ai adoré ce livre, j'ai ressenti le froid, la tempête, les douleurs dans tout le corps, les mains blessées, vu les poissons embarqués, les quais la nuit et les lumières du bistrot au loin. L'écriture magnifique transmet à merveille toute cette incroyable aventure .

  • 0.1

    C'est dépaysant, le grand nord, le froid, le monde presque exclusivement masculin, mais cette vie m'a semblé interessante pour être vécue non pour être écrite car quelle monotonie, les jours de pêche : on lance la ligne, on remonte le poisson on l'éventre on remplit les caisses on les descend dans la cale et on recommence ... et j'avais l'impression de lire toujours les mêmes passages. A terre, on rencontre untel ou untel et ça finit toujours au bar....

    J'ai trouvé l'ambiance très froide, Lily m'est apparue transparente, je n'ai jamais senti de hargne, de force, de combat, d'envie, de désir ... je n'ai pas senti les vagues me submerger, le froid ou l'humidité me pénétrait ... Je suis restée à coté complètement à coté en me demander quand il allait enfin se passer quelque chose.

  • 0.15

    "-Alors t'as laissé ton pays pour venir pêcher l'aventure...

    -Je suis partie c'est tout.

    -Pfff! Vous êtes des milliers comme ça, qui arrivez depuis plus d'un siècle.Les premiers c'étaient des féroces.Vous c'est pas pareil. Vous êtes venus chercher quelque chose qui est impossible à trouver. Une sécurité? Enfin non même pas puisque c'est la mort que vous avez l'air de chercher, ou en tout cas vouloir rencontrer. Vous cherchez...une certitude peut-être...quelque chose qui serait assez fort pour combattre vos peurs, vos douleurs, votre passé- qui sauverait tout, vous en premier.

    ...-Vous êtes comme tout ces soldats qui partent affronter le combat, comme si votre vie ne vous suffisait plus ...s'il fallait trouver une raison de mourir. Ou comme s'il vous fallait expier quelque-chose. "

    Lili, un petit bout de femme avec un grand rêve: rejoindre l'Alaska. Elle prends le large et après un long voyage arrive à Kodiak. À peine arriver elle n'aura de cesse d'embarquer sur un bateau pour pêcher.

    "Je voulais être avec eux toujours,que l'on ait froid, faim, et sommeil ensemble. Je voulais être un vrai pêcheur. Je voulais être avec eux toujours. Je ne veux pas rentrer. Je ne veux pas que ça finisse."

    Elle n'est point au Club Med et personne ne lui fera de cadeau, même si son endurance et son acharnement en charmera plus d'un. Mais à chaque retour à terre, c'est avec eux qu'elle ira repeindre en rouge la ville jusqu'à plus soif.

    "Les contours fixes de ce monde nous les avons laissé à terre. Et on va la regagner enfin, la splendeur brûlante de nos vies. Nous sommes dans le souffle, qui jamais ne s'arrête. La bouche du monde s'est refermée sur nous. et l'on va donner nos forces jusqu'à en tomber morts peut-être. Pour nous la volupté de l'exténuement."

    Lili est une femme libre, indépendante, qui cachera éternellement un grand mystère sur sa venue dans cette contrée à mon grand regret. En quête d'aventure? En fuite ? Pour un défi personnel? L'énigme reste entière. À moins que je sois passée à coté au cours de certaines longueurs. Ce qui a diminué un peu mon intérêt pour cette aventure tout de même hors du commun.

    "Un jour ici, un jour là...tu ne sais jamais où tu seras demain. C'est pas grave de partir tu sais, c'est la vie qui veut ça. Faut toujours s'arracher. Quand tu dois y aller, faut y aller..."

    Un roman initiatique qui m'a fait voyager entre terre et mer "The Last Frontier" et m'a fait découvrir les différentes facettes du métier de pêcheur à travers le regard d'une femme forte et déterminée. Un voyage enrichissant mais un peu long et qui ne réponds pas à toutes mes interrogations. L'Alaska vu sous cet angle ne m'a pas laissé de glace mais ne m'a pas fait fondre de plaisir. Je reconnais néanmoins avoir une forte admiration pour Lili qui est presque allée aux bouts de ses rêves...

    "-Tu crois que j'irai un jour? Tu penses que je serai capable?

    -Reste têtue,renonce jamais, t'y arriveras comme les autres."

  • 0.15

    Une histoire profonde, une lecture agréable, mais qui manque de dynamisme oire de rebondissements....J'ai apprécié ce livre, mais ce n'est pas un ouvrage qui va me marquer.

  • 0.25

    "Le grand marin" c'est le roman d'une folle aventure, celle de Lili une femme libre qui prend un nouveau départ de sa vie et décide d'aller au bout du monde ("the last frontier ") et au bout d'elle-même. Elle choisit une vie dure, âpre, violente, la vie des pêcheurs de l'Alaska. Une femme dans un monde d'hommes qui se bat pour gagner sa place parmi eux et leur faire oublier sa condition féminine dans cet environnement de fin du monde. Le choix de sa vie c'est :" risquer de perdre sa vie mais au moins la trouver avant ". Lili est volontaire, tenace, courageuse, vivant constamment sous les poussées d'adrénaline, elle est dure au mal ( son infection de la main) , tout sauf renoncer !.....
    L'écriture du roman est calée sur les tempêtes et la violence des éléments et des hommes. Les phrases sont courtes pour décrire la pression, l'urgence mais également la solitude de ces hommes qui lorsqu'ils sont à terre privés de l'essentiel, n'ont plus que l'alcool. Le lieu ne leur laisse d'autre possible que d"aller repeindre la ville en rouge" . Au milieu de ces déferlantes, de ces nuits noires et dangereuses, Lili va croiser l'amour, celui du "grand marin" , avec toujours son choix de femme libre, même si elle doit en souffrir .
    Ce roman est écrit comme un polar, de ceux que l'on a pas envie de quitter. L'aventure est à chaque page, avec souvent une note de poésie ("......lorsque le bateau oscille, bruit de ressac, un souffle lent, le rythme égal du flux et du reflux, chant d'éternité.....") . Cette vie nous fait rêver et quelque part envier le courage et la liberté de cette Lili, tant elle est époustouflante .
    Et puis ce roman nous rappelle qu'il y a une autre pêche que cette horrible pêche au chalut tant pratiquée aujourd'hui, celle qui détruit nos mers et nos océans.
    Merci à Catherine Poulain de nous avoir fait vibrer sur les vagues des mers froides et poissonneuses de l'Alaska

  • 0.2

    Tout d'abord je remercie lecteur.com de m'avoir permis de gagner ce roman, mais également permis de le découvrir.
    Ce n'est pas le type de roman que je lis habituellement mais j'ai été séduite, autant par l'héroïne que l'univers. Une française qui ne rêve d'une chose, partir très loin, jusqu'au bout du monde et voir ce qui s'y trouve. Mais surtout pêcher et ne pense plus qu'à ça, le fait d'être greeborn (novice) ne l'arrête pas pour autant, ce qu'elle veut c'est retourner sur le bateau, retrouver ce monde rempli d'homme et repeindre la ville en rouge une fois à terre.

    J'ai été très vite attaché à l'héroïne, un peu bizarroïde sur les bords mais c'est ce qui faisait son charme selon moi. On n'a pas beaucoup de détail sur sa vie, j'ai aussi mis du temps à cerner la personnalité de cette dernière, j'avais parfois du mal à comprendre ce qui lui passait par la tête. Mais avait du cœur au ventre toujours prête à travailler et prouver à tous ce dont elle était capable.
    L'univers est bien détaille, j'ai pu m'imaginer sans difficulté dans l'un de ces bateaux au milieu de tous ces gens qui s'activent à la tâche, ça me donnait presque envie d'y participer.

    Autre point négatif c'est que j'ai eu beaucoup de mal aussi à identifier de quel homme la narratrice nous pointait avec leurs nombreux surnoms (il y en a tellement). De plus il y avait le jargon des marins pas évident au début, forte heureusement il y a un glossaire à la fin de ce livre alors pas de panique et surtout Google !!

    Dans l'ensemble c'est un romain qui m'a bien plu. Ce fut un merveilleux voyage en Alaska !

  • 0.15

    Pour commencer un GRAND MERCI à lecteurs.com pour l envoi de ce roman.

    Lili part du Sud de la France pour l'Alaska où elle veut pêcher. J ai apprécié ce récit malgré les phrases taillées au couteau ! c'est un livre qui se lit très facilement grâce au rytme intense et j'ai eu du mal a lâcher l'ouvrage mais on se perd un peu au début dans tous les termes du métier qui est vraiment TRES développé. Elle veut mourrir mais connaîtrons nous la cause ?
    Pourquoi craint-elle l'immigration ? Elle qui ne connait rien a ce dur travail,mais sa hargne et son besoin de se dépasser la pousse à faire le même travail que les hommes.. Jude ne lui fait pas de cadeau au début leur relation s'améliorera-t-elle ?

    Lili possède une volonté incroyable, une force quasi époustouflante, dommage que l'auteur n'ai pas appuyé sur le sujet même si on ressent bien cette envie d'y arriver. Prouver aux hommes qu'elle peut faire leur travail, leur tour de garde...

    Le roman m'a tenu en haleine principalement sur la première partie. Catherine n'a pas mis beaucoup de dialogue sûrement pour nous prouver que sur le bateau ce n'est pas une partie de plaisir.

    En résumé, un roman très agréable à lire qui manque de piquant et où les descriptions parfois répétitives auraient pues être "coupées"

    Concernant la couverture, la photo est très belle mais n'attire pas assez l'oeil à mon goût..

    Merci tout de même à Catherine Poulain de m'avoir permis de découvrir l'univers marin.

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