Haute voltige

Couverture du livre « Haute voltige » de Ingrid Astier aux éditions Gallimard

4.833333333

6 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070147939
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 502
  • Collection : Serie noire
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

«Combien d'apocalypses peut-on porter en soi?».
Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme,... Lire la suite

«Combien d'apocalypses peut-on porter en soi?».
Aux abords de Paris, le convoi d'un riche Saoudien file dans la nuit. Survient une attaque sans précédent, digne des plus belles équipes. «Du grand albatros» pour le commandant Suarez et ses hommes de la brigade de répression du banditisme, stupéfaits par l'envergure de l'affaire. De quoi les détourner un temps de leur obsession du Gecko - une légende vivante qui se promène sur les toits de Paris, l'or aux doigts, comme si c'était chez lui, du dôme de l'Institut de France à l'église Saint-Eustache...
Derrière l'attaque sanglante, quel cerveau se cache? Le butin le plus précieux du convoi n'est pourtant ni l'argent ni les diamants. Mais une femme, Ylana, aussi belle qu'égarée. Ranko est un solitaire endurci, à l'incroyable volonté. Mais aussi un homme à vif, atteint par l'histoire de l'ex-Yougoslavie. L'attaque du convoi les réunit. Le destin de Ranko vient irrémédiablement de tourner. Son oncle, Astrakan, scelle ce destin en lui offrant un jeu d'échecs. Le jeu de Svetozar Gligoric, le grand maître qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin. Et lui demande de se battre - à la boxe et aux échecs, pour infiltrer le monde de l'art et dérober ses plus belles oeuvres à Enki Bilal, le célèbre artiste. La guerre et l'amour planent comme des vautours.
De la police, d'une femme ou du destin, qui est capable de faire chuter Ranko?

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  • 0.25

    Si je veux lire un livre d’Ingrid Astier, je suis certaine de ne pas être déçue. Une rencontre littéraire avec elle avait été programmée pour vendredi 21/4/17 et samedi 22/4/17 et j’étais justement en train de lire HAUTE VOLTIGE.
    Une rencontre formidable. Ingrid était accompagnée par son éditeur, Aurélien Masson (que j’avais connu avec DOA) et elle s’est montrée d’une gentillesse ainsi que d’une si grande disponibilité que j’aurais bien aimé continuer un jour de plus. Il y a des événements qui vous marquent plus que d’autres surtout quand ils sont empreints de chaleur humaine.
    Cet événement s’est déroulé dans le cadre du thème : La Société du Polar – N° 1, (il y en aura d’autres en cours d’année) - dans une librairie que je fréquente très souvent.
    D’autres écrivains étaient invités mais j’en parlerai plus tard pour leurs livres. Ici, je n’ai qu’un seul et unique pôle d’attraction, c’est Ingrid Astier.
    Dans la présentation de son ouvrage, elle a révélé avoir plusieurs centres d’intérêts et elle recherche « le côté lumineux dans le roman noir ».
    La plupart de ses personnages sont fictifs (mais certains sont véridiques) et elle a l’habitude de s’immerger totalement dans les milieux qu’elle évoque : ceux de la police, des joueurs d’échecs, des peintres (ici Enki Bilal) car elle veut restituer au lecteur ce qui l’a marquée.
    Dans HAUTE VOLTIGE, ce sont les personnages « qui prennent la main ».
    L’histoire commence par le braquage du convoi d’un riche Saoudien, Astrakan, mais en même temps, il y a la disparition de celle dont il est fou amoureux, Ylana (bien mystérieuse).
    Le surnom de ce Saoudien est Astrakan, appelé ainsi lors d’un incident dont l’explication est donnée à la page 243, et résulte d'une maladresse d'un de ses gardes du corps.
    Il faut préciser que ceux-ci sont nommés par Astrakan les deux One : One le blond et One le brun, pour ne pas se tromper en les appelant.
    L’enquête est menée par le commandant Stéphan Suarez, policier oui, mais qui tient à sa vie de famille et fait le maximum pour concilier les deux ce qui n’est pas toujours facile.
    Cela va nous tenir en haleine, tout au long des six cents pages (ce n’est pas trop, non pas du tout) et de toute façon quand Ingrid commence à écrire, elle sait que ça va prendre du temps : il lui a fallu trois ans et demi pour HAUTE VOLTIGE.
    Dans tout le récit, le lecteur va assister à la recherche des voleurs du convoi mais aussi à la poursuite d’un Serbe qui obsède Suarez, Ranko, surnommé « Le Gecko », « l’homme lézard », qui ne peut pas s’empêcher de grimper, que ce soit des immeubles (pour voler des œuvres d’art ou des bijoux sur commande de son oncle Astrakan), ou des monuments. C’est ainsi qu’il fait de la haute voltige. C’est sa vie, un besoin irrépressible. Certes il est cambrioleur mais il a un côté attachant. D’ailleurs, peut-on le surnommer aussi « gentleman cambrioleur » ?.
    De plus, Astrakan lui a offert un jeu d’échecs, celui de Svetozar Gligoric (joueur qui taillait ses pièces dans des bouchons de vin). Ranko participe à des joutes de chessboxing inventé par Enki Bilal.
    Ingrid a également côtoyé ces milieux ainsi que ce peintre de grand talent car elle voulait absolument que tout soit véridique pour les détails précis. Grand souci de perfection.
    Mais ce qui ressort également de ce roman noir c’est beaucoup d’amour ; d’une part d’Astrakan pour Ylana (dont on ne sait pas grand-chose. Il faudra attendre la fin) et, d’autre part, l’amour de Suarez pour sa femme Tamara et ses filles qu’il doit souvent délaisser lors de ses enquêtes.
    Je me suis prise d’une certaine sympathie pour Ranko-Gecko, pour ses ascensions aériennes, faites apparemment sans effort, du grand art. De plus, Astrakan lui a « passé commande » auprès du grand peintre Enki Bilal, et là, il s’en donne à cœur joie, au péril de sa vie.
    La lectrice que je suis, a été passionnée par toutes les intrigues, l’amour, les pulsions… Mais c’est un roman noir, quoique empreint d’un certain humour, de poésie, de musique.
    Ingrid Astier a reconnu que le Casse du Musée d’Art Moderne, en 2010 à Paris, l’avait inspirée pour HAUTE VOLTIGE, un livre rondement mené, très prenant, et qui confirme tout le talent de cette jeune écrivaine qui a besoin de discipline quand elle écrit. Pour ce qui est de l’énergie, elle reconnaît manger pas mal de chocolat (c’est son péché mignon). Elle ne fait presque pas, non plus, de séparation avec sa vie personnelle. Elle se sent éjectée dans une autre dimension qu’elle nomme la cinquième.
    Dans ce livre il y a également de nombreuses références musicales.
    Au final, on ressent très bien son plaisir de « créer des crapules », c’est son expression.
    Ce fut donc une très belle rencontre avec cette écrivaine qui avait déjà connu un grand succès avec « Quai des enfers » (qui attend ma critique) et d’autres ouvrages.

    Elle m’a avoué participer de moins en moins à des Salons car elle préfère l’intimité comme ces deux journées, ce qui lui permet d’être au plus près de ses lecteurs et lectrices afin de prendre tout son temps pour répondre aux multiples questions.
    Pour moi HAUTE VOLTIGE est bien sûr un roman noir, mais c’est aussi un roman d’aventure car il nous emmène sur les toits de Paris et sur quelques édifices qui, normalement, sont visités d’une façon plus protocolaire.
    Merci beaucoup Ingrid pour ces journées mémorables et bonne continuation pour les prochains ouvrages dans lesquels, j’en suis certaine, vous saurez manier avec précision, le côté humain et le côté artistique.

  • 0.25

    J'ai eu la chance de lire Haute voltige d'Ingrid Astier grâce à la Collection "Série Noire" chez Gallimard et à Lecteurs.com avec sa rubrique les Explorateurs du Polar. Je les en remercie.
    Tout commence, un soir, par l'attaque du convoi d'un riche saoudien, aux abords de Paris. Le commandant Suarez de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) est appelé le premier sur les lieux. Mais l'enquête qui le hante, en ce moment, est celle du Gecko : un monte-en-l'air se jouant de toutes les parois, de tous les systèmes de sécurité pour voler des oeuvres d'art.....
    Pour l'écriture de ce livre, Ingrid Astier s'est complètement immergée dans son sujet. Elle a mis trois ans et demi pour finaliser le roman.
    La romancière a besoin de se confronter au réel et tout ceci rend la lecture de son polar addictive. Elle ne sait pas écrire autrement.
    Pour ses précédents livres, elle a plongé dans les eaux gelées de la Seine avec la Brigade fluviale, tirée à l'entrainement avec un SIg Sauer.....
    Tout le travail de "repérage" fait partie de l'ADN de ses livres. Ingrid Astier a un besoin viscéral de s'imprégner de tout ce qui composera son roman.
    Le socle de l'histoire repose sur le casse record du Musée d'art moderne de Paris en 2010. Cinq tableaux y ont été volés pour une somme d'environ 100 millions d'euros.
    Mais le plus fascinant, pour l'auteure, est celui qui a réalisé ce vol : un Arsène Lupin des temps modernes, arrêté en 2011. Vjéran Tomic, surnommé "l'homme-araignée", à lui tout seul, est rentré avec une facilité déconcertante dans le musée : il est simplement passé par une fenêtre après avoir grimpé ses parois.
    Elle a aussi eu besoin de six mois de plus avant la sortie de Haute voltige pour que son personnage de Gecko soit le plus authentique possible. Elle a eu pour cela de longs échanges avec un Serbe afin de cerner sa culture et ses rites.
    Elle a côtoyé le champion de France de Freerunning, Simon Nogueira. "Pour écrire le livre, je suis partie de ce désir du personnage. Après, il y avait aussi le désir de bâtir ce Paris depuis les toits et c'était tout un travail. Il fallait vraiment construire une ville, c'est donc passé par Simon Nogueira, ce champion de France de Parkour pour m'expliquer la sensation aérienne de la ville. Que voit-on quand on est sur les toits ? C'est là où ça devient intéressant, c'est là où il y a toute la marge de l'écrivain..." (interview d'Ingrid Astier, France Culture). Elle a assisté au travail d'Enki Bilal pour comprendre l'attraction de son héros pour ses oeuvres picturales.
    Pour Haute voltige, nous, lecteurs, grimpons des façades monumentales avec le Gecko. "Il (le Gecko) avait retiré ses baskets qui pendaient par un mousqueton à son anorak léger, ou peut-être à son sac à dos, et enfilé des chaussons d'escalade pour décoller du sol et s'élever, degré par degré, au-dessus de l'humanité. C'était un ballet d'une étrange beauté. Le type se baladait, sans effort, à la verticale. Suarez était bluffé. Quelques secondes, la main sur la gueule de Yin, Suarez resta sans bouger. Fasciné par cette façon de vaincre la gravité. C'était la première fois qu'il voyait le Gecko grimper. La première fois. Et il dut se l'avouer, à ce moment, oui, à cet instant-là quelque chose le dépassa, une part infime, certes, mais qui se fraya un chemin en lui et enfla, eut envie de le laisser filer, de ne jamais arrêter le Gecko....." (Haute voltige d'Ingrid Astier, page 359).
    Nous vivons l'enquête de l'intérieur, avec l'équipe du commissaire Suarez : à cent à l'heure, en pleine filature ; avec des moments plus calmes : les planques qui durent, qui durent. Nous vivons aussi le quotidien des personnages d'Ingrid Astier. Ceux-ci ont une "épaisseur" : un passé et un futur.
    Tout ceci fait le charme de Haute voltige.
    Nous ne sommes jamais dans le superficiel et l'approximatif.
    Ingrid Astier arrive, même, à nous faire aimer son gentleman cambrioleur.

  • 0.2

    J'ai eu l'occasion de rencontrer Ingrid Astier lors du festival Quais du Polar grâce au site lecteurs.com. Sa méthode de travail m'avait impressionnée et sa façon de nous présenter Haute voltige, son dernier roman, m'avait conquise. Je n'avais alors qu'une hâte, lire ce polar ! Je me suis lancée, et il m'a fallu plus d'un mois pour arriver à le terminer. Je ne sais pas pourquoi, car j'ai aimé l'écriture, ciselée et poétique, les personnages, réalistes et attachants, et l'intrigue, à la fois classique et originale... Haute voltige n'est clairement pas un livre que l'on dévore, il fait partie de ces romans qui se dégustent lentement, page après page, mot après mot...

    Haute voltige mêle plusieurs intrigues passionnantes : un braquage parfaitement exécuté, un vol d'œuvres d'art audacieux, une enquête policière, une vengeance et une histoire d'amour naissante... Nous suivons pendant plusieurs mois deux équipes que tout oppose : Il y a d'un côté Ranko, monte-en-l'air solitaire mais terriblement attachant dans sa recherche de liberté, Ylana, jeune femme un peu paumée et Astrakan, vieux chef de gang fantasque et dangereux ; de l'autre côté, il y a l'équipe de la BRB (brigade de répression du banditisme) menée par le commandant Stephan Suarez qui file inlassablement Ranko en espérant le prendre en flagrant délit... Criminels ou policiers, tous les personnages de ce roman sont uniques dans leurs genres ; leurs caractères sont bien développés, ils sont réalistes et pour la plupart attachants. Nous les suivons dans leurs actions et leurs réflexions, des plus banales au plus extraordinaires, nous prenons connaissance de leur passé et nous assistons aux rencontres qui les feront évoluer. D'ailleurs certaines rencontres sont savoureuses, quand elles concernent des personnes réelles on ne sait plus trop où s'arrête la réalité et où commence la fiction.

    La plume d'Ingrid Astier est très belle, le texte est ciselé à la perfection, on voit tout de suite que chaque expression a été réfléchie avant d'être utilisée... Les mots ne sont pas là par hasard, ils ont été choisis avec soin. Il en ressort un texte vivant et musical, d'une grande beauté, comme les images qu'il véhicule, à la fois fortes et visuelles, parfois poétiques. Cette plume est un atout, mais je pense que c'est ce qui a considérablement ralenti ma lecture. Je m'en suis imprégnée, et cela ne peut se faire dans la précipitation. La lenteur du texte colle d'ailleurs parfaitement bien à l'intrigue, faite principalement de filatures, d'attentes, de préparations et de réflexions ; les moments d'action en ressortent plus intenses, plus marquants.

    Haute voltige est donc un roman noir qui m'a beaucoup plu malgré le temps passé à le lire. J'y ai découvert une très belle plume, Paris depuis les toits, le chessboxing (sport hybride mélangeant la boxe anglaise et les échecs) et l'œuvre d'Enki Bilal (Ingrid Astier m'a donné envie de me plonger dans ses bandes dessinées)... et rien que pour cela je ne regrette pas cette lecture.

    https://andree-la-papivore.blogspot.fr/2017/05/haute-voltige-par-ingrid-astier.html

  • 0.25

    Gros coup de cœur pour ce roman policier.
    Ingrid Astier nous plonge dans l' univers sombre du grand banditisme, entre salle de boxe et jeu d'échecs. Dès les premiers pages, on est littéralement embarqué dans l'aventure de cette bande de braqueurs. Grâce à Ranko, le héros, brigand volant, qui arpente Paris de tout en tout, on redécouvre la ville vu du ciel. Évasion et frissons garantis!

    Merci à lecteurs.com de m'avoir fait découvrir ce roman.

  • 0.25

    Tout commence avec le braquage d'un convoi, c'est le point de départ de tout. Deux personnages entrent alors en scène, Ranko, un cambrioleur et Suarez, chef de groupe à la BRB. Au fil du récit on participe à la recherche des voleurs. On se retrouve projeté dans une aventure plein d'action mêlée à l'amour.

    Je ne sais pas par quoi continuer… Ingrid Astier m'a littéralement permis de m'évader grâce à son livre. Je suis passée par toutes les émotions possibles et inimaginables. Je dois avouer que quand je l'ai terminé j'ai eu un peu de mal à me reconnecter avec la réalité.
    Je suis tombée amoureuse du style d'écriture de l'auteur. Elle a réussi à donner vie, seulement dans le livre certes, à des personnages aussi touchants que attachants. Je ne voulais pas les quitter. Ce livre d'aventures mérite d'être lu, car au final on ne le regrette pas du tout, bien au contraire. On est envoûté, charmé, du moins pour ma part, par le talent de Ingrid Astier.
    Moi qui doit bientôt aller à Paris, vous pouvez être certain que je vais regarder partout et voir la ville différemment. En tout cas, ce livre est excellent !

  • 0.25

    Haute Voltige est vraiment une excellente lecture.
    C'est une redécouverte de Paris par les airs. C'est la découverte de personnages forts pour qui j'ai eu très vite de l'affection.
    Mais écouter Ingrid Astier en parler, forcément ça aide. Elle en parle avec amour presque et nous transmet cet amour, cette passion qu'elle a su insuffler dans son roman.
    500 pages qui se dévorent et qui nous font tout oublier autour.
    Franchement, c'est plus qu'un coup de coeur !
    Merci Lecteurs.com, non seulement j'ai pu rencontrer une belle personne, parce que c'est ce qu'est Ingrid Astier mais en plus j'ai découvert un auteur. Et c'est quelqu'un que je lirai à nouveau sans hésitations.

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