Au pays des kangourous

Couverture du livre « Au pays des kangourous » de Gilles Paris aux éditions J'ai Lu

3.866666666

15 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290058817
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
  • Nombre de page : 222
  • Collection : J'ai lu litterature generale
  • Genre : Littérature Romans Poche
Résumé:

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  • 0.2

    Comme dans « Autobiographie d’une courgette », Simon, le héros de ce livre a neuf ans.
    Comme lui, il a des problèmes familiaux, mais le contexte est bien différent.
    Son papa est un homme formidable qui s’occupe de tout et l’aime tendrement.
    Sa maman est très absorbée par son travail et est plus souvent en Australie qu’à la maison.
    Sa grand-mère est très originale et prend soin de lui quand son papa tombe en dépression.
    C’est très frais en même temps que très grave. C’est la magie de l’enfance.
    Et Gilles Paris a un grand talent pour la recréer. Il sait faire parler les enfants, reconstituer leur univers, exprimer leurs peurs, leurs angoisses leurs attentes et leurs joies. Il sait comment exprimer leur imagination.
    Le domaine de l’enfance, c’est un univers qu’il connaît et qu’il aime, et qu’il nous fait partager.

  • 0.2

    Simon , 9 ans, vit avec sa mère qui est souvent au pays des kangourous pour son travail, sa grand mère Lola, femme fantasque et drôle et son papa, Paul...
    Un petit garçon banal mais qui, un jour trouve son papa dans le ...lave vaisselle... Désemparé, il appelle sa mamie, qui prend le relais.. Son papa part pour une clinique, mais Simon s'interroge sur le mal qui affecte son papa adoré.. et les raisons de son absence.....
    Comment lui expliquer que son papa est en dépression??Lors d'une visite à son père, il fait la connaissance de Lily, une petite fille de son âge, un peu différente des autres qui va lui expliquer avec leurs mots d'enfants,la maladie de son papa, ses "missions". ... Jusqu'à la guérison à la fin de son papa, son retour à la maison...
    Le livre finit par une note positif, ce qui rassure pour ce petit bout de chou qui s'invente un monde de rêves pour essayer de comprendre et aussi pour trouver un espace à lui, beau et ensoleillé....
    D'autres personnages vont se mêler à eux, surprenants,drôles qui mettent du pétillant dans la vie de ce petit garçon qui se sent coupable et responsable...
    Un beau petit roman (quoique parfois un peu longuet) sur la tolérance des gens malades, Une histoire pleine de tendresse, d'humanité, racontée par un enfant un peu philosophe et plein de candeur!

    Extrait
    " Les grandes personnes ne sont jamais pareilles et, en leur présence, je ne me sens pas du tout en sécurité. Elles sont parfois gentilles, parfois non. Elles sont faites de tas de petits morceaux que je n'arrive pas à relier les uns aux autres. Des fois elles crient, mais ce ne sont que des paroles et rien d'autre. J'ignore même ce qu'elles veulent dire et je m'en fiche complètement..."

  • 0.15

    Gilles Paris a cette sensibilité, cette âme d'enfant qui lui permet de mettre en scène des problèmes d'adultes à travers les yeux d'un gosse de 9 ans.


    Simon est un enfant qui recherche désespérément l'amour de sa mère, qui vit la majeur partie de l'année en Australie pour son travail. Mais lorsqu'elle est présente, elle n'accorde que peu d'attention et de gestes tendres à son fils.
    Le métier de maman, c'est de voyager en Australie. Elle est directrice de marketing chez Danone. Oui, le yaourt. Alors, quand je suis triste et que maman me manque, je vide six yaourts à la pêche, lentement, à la petite cuiller, et je l'imagine chevauchant un kangourou dans le bush, jusqu'à ce que le sourire revienne sur ma bouche. Le bush, dans le dico de papa, c'est la forêt australienne grande comme huit mille fois Paris.
    Son père est un écrivain. Il vit reclus chez lui sans ami. Jusqu'au jour où Simon le retrouve caché dans le lave-vaisselle, tétanisé. Commence une descente, une chute dans l'isolement et la dépression. L'hospitalisation en milieu psy, l'incompréhension et les non-dits pour Simon, qui du haut de ses 9 ans, comprends très bien qu'on ne lui dit pas tout !

    Ce que j'aime dans les romans de Gilles Paris, c'est qu'avec des mots d'enfants, il arrive à faire passer beaucoup d'émotions. Les enfants sont d'ailleurs très vif d'esprit, débrouillards.
    D'autant plus lorsqu'il est confronté à la difficulté de la vie, un enfant sera étonnant.

    Il n'y a qu'un seul bémol dans ce roman pour moi . Le personnage de Lily n'est pas assez réel pour moi. Cette enfant, hospitalisée, qui se déplace d'un lieu à un autre, qui sait tout sur tout, qui chuchote aux oreilles des patients...Elle a un petit côté "fantastique" "irréel" qui décrédibilise l'histoire .

    Donc, pour conclure ce roman est un bon bouquin mais si vous souhaitez découvrir cet auteur, car il faut le lire, je vous conseille de lire plutôt Autobiographie d'une courgette

    http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2015/11/au-pays-des-kangourous-gilles-paris.html

  • 0.15

    Simon a neuf ans. Il vit avec son père Paul qui est une vraie "fée du logis" en l'absence de sa maman Carole. En effet, Paul est écrivain, il travaille à la maison. Il s'occupe des tâches ménagères et de l'éducation de son fils à merveille jusqu'au jour où il craque....

    Simon le retrouve recroquevillé dans le lave-vaisselle. Il fait appel à Lola sa grand-mère (un personnage délicieux et tout en douceur et exentrisme) pour avoir de l'aide.

    Sa maman Carole n'est pas souvent présente. Distante au propre comme au figuré, elle a choisit sa carrière au détriment de sa famille. Elle est cadre supérieur pour Danone "au pays des kangourous".
    Sa présence et son amour manquent terriblement à Simon.

    Lorsque tout dérape et que Paul est hospitalisé pour dépression, Simon va vivre chez mamy Lola. Ah mamy Lola et son univers fantasque avec ses copines "sorcières"... Un peu de fantaisie dans cette triste réalité.

    C'est le premier livre que je lis de Gilles Paris et j'ai découvert avec bonheur sa facilité de se mettre dans la tête d'un enfant et de nous faire partager sa vision des choses sur ce sujet grave qu'est la dépression.

    Un sujet grave traité ici avec beaucoup de fraîcheur, d'humour de réalisme, d'optimisme et d'espoir.

    L'écriture est poétique, un peu onirique. Les phrases sont simples, courtes et nous mène à une belle réflexion sur la vie.

    Un petit coup de coeur pour le personnage de Lily, joli trait d'union entre rêve et réalité.

    Ma note 7.5/10

    C'était ma première lecture commune de l'année avec Sophie Scutnaire, son avis se trouve ici très vite


    Les jolies phrases

    Je n'ai jamais parlé des monstres à papa et à maman. Quand on est petit, il y a des choses qu'il vaut mieux garder pour soi. Les grandes personnes ne comprennent pas tout. Ou alors elles font semblant d'écouter tout en pensant à autre chose.

    Ta maman, c'est un vrai bourreau de travail. J'imagine maman tout en noir, une cagoule laissant passer ses yeux, coupant la tête de toutes les collègues avec sa hache de bourreau.

    Je ne sais pas ce qui arrivera quand je serai amoureux mais je voudrais que ce soit joli, comme les fleurs préférées de maman, ou comme quand papa rapporte le livre qu'il vient de publier à la maison.

    Choisir, c'est renoncer.


    Quand on pleure et que quelqu'un vous touche, on pleure encore plus, comme si le fait d'être aimé n'arrangeait rien.

    Et puis tu peux garder On s'ne fiche p 45 Dans la vie, on ne peut pas tout avoir. Bien sûr qu'on peut tout avoir, tout prendre. Il suffit juste de le vouloir plus fort que tout.

    Dépression : ça ne s'attrape pas, Simon. Ca arrive et puis ça s'en va, pour la plupart du temps. Des fois, ça vient de l'enfance, des fois non. Ou de la drogue, ou de la mort d'un proche. Ou d'un grand ras le bol de tout.

    La mort c'est disparaître pour toujours. En même temps autour de moi, certaines personnes disparaissent et c'est pas pour cela qu'elles sont mortes...

    Les gens ont tous leurs petites faiblesses, leurs moments de fatigue, de stress, et n'importe qui peut passer par là. Souvent, les gens pensent que celle ou celui qui en vient à se rendre à l'hôpital pour se faire soigner sait au moins qu'il est malade. Contrairement à tous les gens qui s'enferment chez eux en essayant de se convaincre que tout va toujours bien.

    C'est un peu comme s'il se trouvait au fond d'une piscine très profonde. Comment peut-il remonter à la surface, s'il n'a pas la force de donner un coup de pied ? Quand il ira mieux et qu'il pourra sortir, propose lui d'aller nager. Cela l'aidera à redécouvrir qu'il y a autour de lui de belles choses. L'eau est un élément important pour la guérison de la dépression.

    http://nathavh49.blogspot.be/2015/01/aux-pays-des-kangourous-gilles-paris.html

  • 0.15

    « Ce matin j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle ». Pas facile à gérer pour un gamin de 9 ans, surtout avec maman qui part toujours pour le pays des kangourous vendre ses yaourts.
    Heureusement, grand-mère arrive pour s’occuper de tout ça.

    Paul, le père, est écrivain, enfin nègre et cela semble lui convenir au grand déplaisir de sa femme qui le voudrait plus ambitieux. Ambitieuse, elle l’est pour deux ; directrice marketing chez Danone en Australie, elle n’est pas souvent à la maison. C’est la buiseness-woman dans toute sa splendeur. Toujours à parler dans son portable lorsqu’elle est avec eux, jamais de câlins ni bisous dans le cou.

    Paul a pété les plombs c’est le moins que l’on puisse dire. Il est hospitalisé dans un établissement spécialisé et Simon habite chez sa grand-mère.


    Lily ! J’t’aime bien Lily quand tu souris dis la chanson mais, qui est-elle, elle qui semble sortir de nulle part, allant partout, capable d’expliciter le « pas facile à expliquer » ? Pour moi, ce n’est pas une enfant autiste, mais plutôt un désir de Simon, une petite fille sortie tout droit de son imagination, de son grand désir et besoin de savoir ce dont souffre son père.
    Les rêves de Simon prennent également une grande place dans ce livre. Il est vrai que lorsque l’on est enfant, on rêve tout éveillé avec l’espoir que cela marchera, mais bon, ces digressions sont un petit peu trop longues.

    Ce postulat de départ : laisser parler un enfant, permet de parler de la dépression avec plus de légèreté peut être intéressant et Gilles Paris a su trouver les mots, mais…..

    En résumé, un livre que j’ai lu avec plaisir mais qui ne me laissera pas un grand souvenir. Je reconnais avoir quelques problèmes avec ce genre de livre où l’auteur se met dans la peau d’un enfant et où les adultes y sont un peu trop caricaturaux.

  • 0.2

    Drame racontée à travers le regard et les mots d'un enfant de 10 ans. A découvrir !

  • 0.2

    Simon, âgé de neuf ans, retrouve son père Paul dans le lave vaisselle ! Simon appelle sa grand-mère Lola à la rescousse et sent bien que quelque chose cloche avec son père. Carole, la mère de Simon est très souvent en Australie pour le boulot et les choses ne semblent pas toujours facile entre Paul et Carole.
    Lola prend la décision de faire interner son fils. Simon reste donc avec sa grand mère et rend parfois visite à son père. Là-bas, il y rencontre Lily, une jeune fille qui a l'air de savoir beaucoup de choses ...

    Le narrateur est Simon, petit garçon de neuf ans qui ne comprend pas toujours ce qui se déroule autour de lui. Cependant, sa manière de raconter sa vie actuelle, ses souvenirs et ses rêves (en italique dans le texte) font parfois sourires car ils sont propres à un enfant. L'auteur réussit très bien à nous mettre à la place de ce petit garçon.
    Les sentiments de Simon sont particulièrement bien exprimés : la colère, la tristesse, les moments de joie, les rêveries, ... J'ai d'ailleurs tout de suite pris en grippe le personnage de Carole, qui n'est pas là et qui n'a pas l'air de s'occuper de son petit garçon. Celui du père est touchant malgré la dépression qui le ronge...Celui de Lily m'a semblé essentiel. Elle est là pour l'aider à sa manière, différente de celle des adultes. Je me suis d'ailleurs posé plusieurs fois la question : existe-t-elle réellement ou non ?

    J'ai trouvé parfois le livre un peu long, mais le sujet traité, à savoir la dépression, n'est pas à prendre à la légère. C'est un thème difficile qui est très bien abordé ici.
    J'ai particulièrement aimé le rebondissement principal dont je ne dirais rien pour garder le suspense. Je ne m'y attendais pas, autant vous dire que je me suis très bien glissé dans le personnage de Simon, et j'aime beaucoup quand un auteur arrive à me surprendre !

  • 0

    Depuis que sa mère a accepté une mission en Australie, le papa de Simon, neuf ans, ne va pas bien. Ce petit garçon est très proche de son père Paul et quand ce dernier tombe malade, Simon se questionne.

    Prendre comme narrateur un enfant est toujours risqué mais Gilles Paris réussit avec brio à se glisser dans la peau de Simon. Ce petit garçon ne comprend pas pourquoi sa maman accorde tant d’importance à son travail ni la maladie de son père. Paul fait une dépression et est interné. Sa grand-mère Lola un personnage haut en couleurs s’occupe de Simon. Ce petit garçon en manque d’amour maternel aimerait que son père guérisse, que la vie redevienne comme avant. Avec ses mots et son regard d’enfant, Simon nous livre ses doutes, ses questions ce qui donne des dialogues tendres où l’émotion, le rire s’invitent lorsqu'il attrape au vol une conversation et essaie de comprendre ce que les adultes se disent. Des adultes qui veulent le protéger de beaucoup de choses...Je n’en dirai pas plus sauf que je n’ai pas vu la fin venir.

    La mort, la maladie, l’amour, l’apprentissage de la vie sont traités avec beaucoup de finesse et d’émotions ! Quelques petits bémols : j’ai trouvé que le personnage de Lily, cette petite fille imaginaire, n’avait pas sa place et qu’il y avait quelques petites longueurs mais ils ont été largement balayés par l'ensemble.

    J’ai été vraiment touchée par cette belle lecture que j’ai refermée le cœur pincé !

  • 0

    Véritable coup de cœur pour ce roman sur la dépression masculine, mais également sur les liens parents/enfants, et sur la famille. Ces thèmes sont abordés par un narrateur extrêmement touchant, et drôle à la fois dans ses descriptions.
    Simon découvre la dépression de son père et il est confronté dans le même temps à l'absence de sa mère. Cette maladie souvent féminine y est abordée de façon très simple candide et métaphorique en même temps, par Simon et par Lily l'enfant autiste qui ressemble à un ange et lui offre son amitié.extrait: "Lily, dis-moi c'est quoi une dépression? je demande en m'essuyant mes moustaches de lait. - C'est un peu comme si quelqu'un entrait en toi et te faisait faire des choses dont tu n'as pas l'habitude ...
    Par ailleurs le lien au père est très émouvant.
    Les personnages sont attachants et le livre, jamais ennuyeux, se lit d'un seul trait.

  • 0

    «Ce matin, j'ai trouvé papa dans le lave-vaisselle»: ce début déroutant donne le la. Comme Simon, on se demande comment son père a pu se glisser dans la machine et y demeurer la tête enfouie sous ses bras. Depuis que son épouse, Carole, une femme d'affaires, est partie en Australie, Paul Ravine a sombré. Désemparé, l'enfant appelle à la rescousse son étonnante grand-mère. C'est elle, Lola, qui va le sauver. En effet, Paul est bientôt hospitalisé.
    Simon quitte donc l'appartement vide de l'avenue Paul-Doumer pour s'installer rue Lamarck chez la fantasque aïeule dont il connaît les petits secrets. Ainsi, le samedi soir, Lola et ses amies se livrent à un étrange sabbat. Ces charmantes sorcières aux robes de couleurs vives se livrent à des séances de spiritisme à l'aide des lettres du Scrabble. Lola s'efforce de protéger cet enfant de 9 ans malmené par la vie. Elle lui révèle certains secrets de famille et le conduit à la clinique où son père dort tout le jour ou pleure. Là, Simon rencontre une étrange fille, Lily, dont il tombe amoureux. Cette petite autiste lui livre quelques clés de l'existence. Elle lui explique que la dépression est un poison qui se répand dans tout le corps. «C'est un peu comme si quelqu'un entrait en toi et te faisait faire des choses dont tu n'as pas l'habitude.»
    . Comment un enfant peut-il faire confiance au monde des adultes, dès lors que ceux-ci s'effondrent ou disparaissent?
    Gilles Paris est un homme sensible et attachant qui a placé toute son énergie au service du talent de «ses» écrivains. A notre tour de défendre le sien. Il faut découvrir cet auteur rare qui publie tous les dix ans. Après deux livres en 1991 et en 2002, voici donc son roman le plus autobiographique, le plus achevé, écrit avec ses tripes.

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