Au bonheur des jours

Couverture du livre « Au bonheur des jours » de Joelle Miquel aux éditions La Difference

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  • Date de parution :
  • Editeur : La Difference
  • EAN : 9782729121709
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 192
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Joëlle Miquel met en scène des femmes. Des femmes d'aujourd'hui, des citadines ou des provinciales, des libérées ou des fleurs bleues, des mères, des épouses, des jeunes filles - des amoureuses. Elle a un oeil vif sur la vie, un regard qui voit. Les histoires qu'elle raconte - « Un petit... Lire la suite

Joëlle Miquel met en scène des femmes. Des femmes d'aujourd'hui, des citadines ou des provinciales, des libérées ou des fleurs bleues, des mères, des épouses, des jeunes filles - des amoureuses. Elle a un oeil vif sur la vie, un regard qui voit. Les histoires qu'elle raconte - « Un petit quelque chose », « Juste une goutte d'eau », « Le portable c'est formidable », « L'Orage ».
- sont celles de toutes les femmes à cet instant de leur existence où elles se libèrent des conventions, des pressions, de la mode, des images formatées qui les empoisonnent et les emprisonnent.
Alors, tout à coup, surgissent ces instants si fugaces et si précieux, ces petits bonheurs des jours qui transfigurent notre vie, le monde.
Un livre qui rend heureux.

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Le courrier des auteurs

Joëlle Miquel répond à nos questions ! (16/09/2015)

1) Qui êtes-vous ? ! Je suis quelqu'un qui cherche. En réalité, je me sens comme une poupée de porcelaine cassée, égarée, dans un monde insensé «plein de bruit et de fureur». En écrivant je retrouve, me retrouve, rassemble les morceaux, me rassemble, créant ainsi une de mes unités, «une personne» dans un univers auquel j'arrive parfois à trouver un sens. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Le thème de ce livre est le bonheur, la reconnaissance de son bonheur et l'audace, le courage à le suivre. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Voilà ce qu'il fallait être : Juste une goutte d'eau. Se faire simple et claire pour prendre le soleil du monde, voir la vie en bleu, avant de tomber toute droite, abreuver la terre pour ceux qui suivent. Juste une goutte d'eau dans la lumière de la vie, voilà ce que chaque homme se devait d'être pour illuminer le temps. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Plusieurs histoires s'accordent assez bien avec Le canon en ré majeur sur une basse obstinée c'est-à-dire Le canon de Pachelbel. Dans ce canon à l'écriture polyphonique, il y a trois voix qui correspondent au personnage principal, au monde et au bonheur. Le bonheur étant «la basse obstinée», répétitive qui veut comme emporter les autres voix et grossit dans un mouvement lent, régulier, à quatre temps. Pour Margot ou Le miracle de l'eau et Aïcha et la voie lactée, une autre musique s'impose à moi, c'est l'allegretto de la septième de Beethoven en La majeur. Mes héroïnes ont besoin de cette force-là, cette récurrence obstinée et violente pour oser affronter le monde. Margot ose «déranger» le tableau onirique et convenu de la plage du Lido, en y emmenant son enfant handicapé ; Aïcha et Jouriya décident de jeter leur voile, quitter leur mari et partir, se lever contre la tradition, l'Histoire. Le portable est plutôt Rock 'n' roll. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? J'aimerais partager la générosité des coeurs ouverts, la beauté surprenante et inouïe. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Pour écrire, j'ai besoin d'être seule, tranquille, immergée dans mon livre, sans obligation immédiate, sans entrave, l'esprit et le corps libre (j'écris en déshabillé, jamais entravée de vêtement). Je dois avoir la respiration libre pour écrire comme je respire. Les pages inspirées arrivent souvent la nuit et le matin ; l'après-midi est plus consacrée au travail de style, de structure, d' «artisane». J'écris avec n'importe quoi sur n'importe quoi. J'utilise la musique pour travailler le style car rien n'est plus fluide que la musique. Je lis mon texte à haute voix sur la musique qui lui correspond le mieux. Chaque texte a son tempo, ses sonorités, sa mesure, sa mélodie, son harmonie. La poésie, qui est pour moi la plus proche de la musique, est la plus belle écriture. Je rêve d'écrire un texte de quatre cents pages qui pourrait se chanter. A mon premier roman, mon directeur littéraire m'avait conseillé de choisir entre la poésie et la musique. «Je connais des arbres fous d'oiseaux», lui avais-je dit. «Moi, je n'en connais pas», m'avait-il répondu sèchement. La phrase n'était pas de moi mais de Paul Éluard, il ne le savait pas. Depuis, je n'ai jamais pu lui obéir car les arbres n'ont jamais cessé de me parler. 7) Comment vous vient l'inspiration ? L'inspiration ne m'a jamais laissée en paix. Tout m'inspire. Une petite voix tyrannique en moi me réveille parfois même la nuit, m'empêchant de dormir, et me dicte des pages entières, les plus belles. Parfois, j'ai peur que «ma petite voix» se taise. Je n'ai jamais connu «la panique de la page blanche». 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? L'écriture est entrée dans ma vie par l'émotion et la chanson. J'ai tout de suite retenu ce que j'aimais. Chez moi, on chantait, principalement la poésie mise en musique mais aussi, les très vieilles chansons de troubadours. On avait des cahiers de chansons. J'ai pleuré au Petit cheval de Paul Fort ou à La prière de Francis Jammes ; j'ai récité Aragon, Victor Hugo avant de savoir lire. Ensuite, dès que j'ai su tenir un crayon, j'ai écrit, joué les histoires que j'aurais voulu que l'on me raconte. Il y avait les histoires à succès dans le tiroir de droite ; les histoires à retravailler dans celui de gauche et, les autres, à la poubelle. Je n'ai jamais pensé être un écrivain car chez moi, c'était tout simplement impensable. Comme on me voyait toujours écrire, on me voyait bien secrétaire. Ce n'est pas moi qui ai donné mon premier roman aux éditeurs. Je ne me suis jamais dit : «Plus tard, j'écrirai un livre.» J'écrivais, j'en avais besoin, ça me faisait du bien, c'est tout. Ce besoin m'est resté, alors j'ai continué. Écrire, c'est comme respirer, on ne peut pas s'en passer. Avoir été longtemps une enfant malade, immobile a sans doute contribué à mon besoin d'évasion et m'a fait lire plus que d'autres mais ma soif de la beauté, mon empathie, mon hypersensibilité aux autres et au monde, mon besoin de comprendre, d'attraper la vérité a toujours été. Mon surnom était : «Mademoiselle Pourquoi, pourquoi ?» Mes mots d'enfant étaient : «Ce n'est pas vrai !», «Ce n'est pas juste !». Aujourd'hui, je suis toujours en quête de vérité et j'essaie d'accepter l'injustice mais la colère demeure. Je crois que sans les livres, j'aurais pu tuer et... il vaut mieux tuer un personnage de roman qu' «un vrai», ne trouvez-vous pas ?...

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