Ainsi fleurit le mal

Couverture du livre « Ainsi fleurit le mal » de Julia Heaberlin aux éditions Presses De La Cite

3.375

8 notes

  • Nombre de page : 560
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d'ossements humains et au côté d'un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des « Marguerite » - surnom que les journalistes ont donné aux... Lire la suite

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d'ossements humains et au côté d'un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des « Marguerite » - surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série -, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.
Presque vingt ans ont passé. Aujourd'hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix - celles des Marguerite qui n'ont pas eu sa chance -, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l'assaille. Son « monstre » serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?
  « Une intrigue formidable, portée par la qualité de l'écriture et par la tension superbement rythmée. » The Times

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.2

    http://sweetie-universe.over-blog.com/2016/10/fiche-livre-ainsi-fleurit-le-mal-julia-heaberlin.html

    Je crois que je deviens accro aux thrillers. Je m'en délecte littéralement. J'adore qu'ils me transportent dans leurs univers tordus. Et j'ai été servie avec Ainsi fleurit le mal. On retrouve Tessa adulte, en prise avec le doute. Elle collabore avec un avocat dans le but de retarder la mise à mort de Terrell, voire même de la faire annuler. Le problème, c'est que bien que tout accuse Terrell, jamais Tessa n'a pu l'identifier catégoriquement. Elle a oublié le plus gros de ce qui lui est arrivé et est totalement incapable de se souvenir du visage et de l'identité du tueur. Dans la mesure où elle retrouve retrouve régulièrement des marguerites plantées dans des endroits importants pour elle, elle pense que son monstre, comme elle l'appelle, est peut-être toujours en liberté.

    L'histoire est vraiment très intéressante. On découvre une femme apeurée, luttant pour ne pas juste survivre, luttant contre ses démons pour faire éclater la vérité au grand jour. On la suit dans sa quête de vérité et de paix. Tessa se montre sous son jour le plus adulte, le plus paranoïaque, mais aussi sous son costume d'adolescente rescapée de l'horreur. Certains chapitres nous dévoilent la thérapie de Tessie, l'adolescente, et son difficile retour à la vie, sous forme de flash-back, et d'autres nous montrent Tessa aujourd'hui. Ce personnage est extrêmement touchant. Tessa a une personnalité incroyable, une carapace pleine de fêlures. Elle fait au mieux pour se libérer de l'emprise de ce tueur en série. Elle veut la vérité, elle veut savoir si elle envoie un homme innocent à la mort, elle veut savoir si sa fille est protégée ou s'il risque de faire son apparition soudainement pour se venger. On cède à sa paranoïa, on est soumis à ses doutes. Jusqu'au dénouement, on part en quête du véritable coupable. C'est une quête très touchante, très personnelle.

    On sent que l'auteur s'est documenté sur les différentes techniques médico légales, pour donner un réalisme fou à ses propositions. Les données scientifiques sont précises mais expliquées de façon à ce que le lecteur les comprenne. L'auteur maîtrise son sujet et se sert avec brio de la science pour apporter l'espoir dans le néant. C'est vraiment plaisant.

    Je n'ai pas pu deviner l'identité du coupable. Je me suis laissée balader comme une débutante ! C'est à la fois rageant et grisant. J'ai pris une certaine routine face à une histoire de ce genre, et j'ai tendance à me méfier de tous les protagonistes. Mais là, je n'ai pas vu venir l'entourloupe. J'ai passé un très bon moment, du début à la fin. Le roman est très rythmé, les personnages en sont attachants, qu'il s'agisse de ceux qu'on rencontre ou de ceux qui sont simplement racontés ou évoqués. La magie a opéré, du premier au dernier mot, et la plume éloquente de Julia Heaberlin n'y est pas pour rien !

    Verdict : ♥♥♥♥ Encore un bon thriller, qui parle d'innocence, d'angoisse, de reconstruction et de culpabilité sur fond de peine de mort et de manipulation. C'est un vrai régal, qui sait garder intact le suspens jusqu'à la fin. Un livre qui mérite d'être lu.

  • 0.2

    La couverture m’avait fait de l’œil ainsi que le résumé. Je me suis donc plongée avec enthousiasme dans ce thriller.

    Beaucoup d’atouts pour ce roman plein de suspens qui est pour moi une bonne découverte.

    Tout d’abord, la psychologie des personnages du récit est bien travaillée ce qui nous permet de mieux les cerner, notamment celle de Tessa la victime.

    La construction du récit avec l’alternance de la Tessa au moment des faits et la Tessa d’aujourd’hui rend l’intrigue efficace et tient le lecteur en haleine.

    Les thèmes de la peine de mort et du racisme sont abordés par l’auteur dans le livre ce qui nous pousse à réfléchir sur ces sujets toujours d’actualités.

    Malgré un rythme plutôt lent, j’ai passé un très bon moment. J’ai été surprise par le dénouement et j’ai apprécié le scénario bien ficelé.

    Un thriller psychologique comme on les aime avec tous les ingrédients réunis pour en faire une lecture agréable.

    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

  • 0.1

    La première partie m’a un peu déstabilisée.
    Le début du roman est assez difficile et personnellement j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire.
    Les idées sont intéressantes mais je pense que j’aurais aimé entrer directement dans le sujet.

    Le fait qu’il y ait des retours en arrière donne une autre dimension à l’histoire. J’ai beaucoup apprécié le fait que Julia Heaberlin nous fasse partager le quotidien de cette femme qui a subi un traumatisme. Cela permet de la rendre plus humaine. En même temps on peut aussi découvrir ce que l’enfant de l’époque a vécu.

    Ce qui m’a un peu manqué ce sont des dates précises, j’aurais vraiment voulu en avoir pour pouvoir connaître le laps de temps qui se passe entre chaque évènement.
    Je pense que des scènes importantes de la vie de Tessa ont été oubliées. C’est un peu dommage puisque c’est aussi ces scènes qui peuvent être dures mais essentielles au roman. En effet l’auteure passe sous silence plusieurs étapes assez importantes mais difficiles de la vie de cette jeune femme pas comme les autres. Selon moi, cette première partie est un peu trop « soft » pour les évènements qui se sont déroulés… Je m’attendais peut-être à un roman plus dur, plus réaliste. J’ai parfois eu l’impression que l’auteure atténuait les choses et essayait de les rendre plus légères…

    Je pense sincèrement que l’auteure n’est pas arrivée à se mettre dans la peau de la victime. Elle aurait peut-être dû choisir un autre point de vue que celui d’une rescapée d’un tueur en série…
    Il y a assez de suspense à la fin de cette partie pour que l’on ait envie de découvrir la suite. C’est donc une bonne chose même si finalement l’histoire me paraît trop légère pour un sujet aussi important et sensible que celui-là.

    Pour ce qui est de la deuxième partie, les points de vue changent mais personnellement je ne suis pas arrivée à m’imprégner de l’atmosphère du roman.
    Même si les points de vue sont internes et devraient donc faciliter le lecteur pour qu’il s’imagine les situations cela n’a pas été mon cas malheureusement.

    Concernant les descriptions, certaines sont bien détaillées mais j’ai trouvé que la plupart étaient beaucoup trop sommaires. J’aurais vraiment voulu avoir plus de détails concernant les ressentis des différents protagonistes.
    Julia Heaberlin évoque un sujet important dans son roman, celui de la peine de mort et savoir si finalement cette personne qui peut mourir du jour au lendemain est réellement coupable. J’aurais vraiment apprécié que l’auteure utilise un ton plus sérieux, plus dur peut-être. Ici le ton est léger et finalement que ce soit du côté du condamné à mort, de l’avocat ou de la victime le ton est le même… Sincèrement je ne pense pas que chacune de ces personnes verrait les choses de la même manière dans la vie réelle.

    Ce que j’ai trouvé vraiment dommage c’est qu’à la fin du roman il y a encore trop de questions non résolues ou avec des réponses trop vagues…
    En résumé, un roman qui a de très bonnes idées mais qui malheureusement ne m’a pas plu…

    http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2016/09/affaire-n227-ainsi-fleurit-le-mal-de.html

  • 0.2

    Cette couverture sublime m’a happée instantanément ! Ensuite, le résumé m’a vraiment mise l’eau à la bouche. C’est donc avec joie et impatience que j’ai commencé ma lecture.

    Le roman est divisé en trois parties au rythme allant crescendo.
    La première oscille entre la Tessa d’aujourd’hui et celle au moment de son agression dix huit ans en arrière (Tessie). De récurrents flash-back de son enfance d’avec sa meilleure amie Lydia sont révélés. Bien qu’intéressante, j’ai trouvé cette partie un peu longue. Je ne me suis pas ennuyée à proprement parler mais je pense qu’elle aurait mérité d’être écourtée afin de donner plus de tonus au récit. Le côté psychologique est tout à fait palpable et travaillé. On sent que l’auteure s’est documentée afin de rentrer dans l’esprit d’une adolescente, d’une femme, qui aurait subi un tel drame, celui de se retrouver, seule survivante, dans une fosse fleurie en compagnie d’autres victimes et ossements. Comment vivre avec cela jour après jour ? Comment se reconstruire ? L’esprit joue et l’on ne sait plus ce qui est vrai ou faux dans les pensées de Tessa. Mais aussi comment ne pas se laisser submerger par la culpabilité d’avoir peut-être permis à un homme (innocent ?) de se retrouver dans le couloir de la mort ?
    La relation entre les deux amies d’enfance, Tessie et Lydia, est aussi largement étudiée. Cette relation à la fois belle et malsaine qui est mise à l’épreuve à cause du drame.

    « Ce que ce passage dans cette tombe m’a appris de plus précieux ? À relativiser. »

    La deuxième partie est plus intrigante, avec le déroulement de nos jours de l’enquête juste avant la date programmée d’exécution de Terrell Darcy Goodwin, déroulement entrecoupé des témoignages en 1995. Les multiples petits rebondissements et points de suspens sont disséminés ça et là avant la dernière partie et permettent d’apporter une tension mesurée qui attend plutôt sagement pour exploser. Nous en sommes, à ce niveau du récit, au tic-tac de la bombe et parfois le cœur s’emballe car on ne sait pas combien de temps il reste avant le tac final. Les informations scientifiques sont très intéressantes ! Nous apprenons notamment que nous sommes la terre, que nous ne faisons pas que la fouler. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-mêmes.

    « Les souvenirs ne sont pas comme du compost, avait déclaré le docteur en me guidant jusqu’à son bureau. Ils ne se décomposent pas. »

    Et puis arrive la troisième et dernière partie et là, boum ! Les chapitres sont très courts, les pièces du puzzle s’emboîtent, le thriller psychologique abat ses dernières cartes. Levé de rideau, reprenez vos esprits, tamponnez-vous les aisselles, c’est la fin d’un suspens et d’une intrigue que vous n’avez pas deviné.

    J’ai terminé les dernières pages très contente du déroulement et c’est ce qui est assez important dans un thriller à mon humble avis. J’ai donc beaucoup apprécié ce roman malgré une première partie avec quelques longueurs, mais les deux autres rattrapent largement ce petit bémol. La construction du roman est d’ailleurs vraiment bien élaborée. L’écriture de l’auteure est très agréable, le suspens bien mené et les personnages crédibles et intéressants. En bref, vous l’aurez compris, je vous le recommande chaudement !

    Ma chronique complète ici : https://ducalmelucette.wordpress.com/2016/09/13/lecture-ainsi-fleurit-le-mal-de-julia-heaberlin-rentree-litteraire-2016/

  • 0.2

    Merci aux éditions Presse de la Cité et à Netgalley de m’avoir permis de lire ce livre en avant première.

    Dans ce roman nous suivons Tessa à l’âge de 16 ans, puis 20 ans plus tard. Tessa n’est pas une jeune fille comme les autres, elle est une survivante, victime avec plusieurs autres d’un tueur en série qui les a ensevelies ensemble au milieu de milliers de marguerites, d’où leur surnom…
    Tout au long du récit Tessa va nous parler, nous expliquer ses doutes, ses peurs, ses questions, les relations qu’elle entretient avec son entourage : la Tessa de 16 ans va nous faire vivre ses entretiens avec le psychologue qui la suit, avec le procureur qui la prépare au procès, mais surtout avec Lydia, sa meilleure amie, avec laquelle jusqu’ici elle avait tout partagé depuis l’âge de 9 ans. La Tessa de 36 ans, elle, va nous faire rencontrer sa fille, sa voisine et les membres d’une association qui se bat pour faire innocenter des condamnés à mort.
    On découvre une artiste et mère elle-même d’une adolescente ; une femme qui semble équilibrée de prime abord mais qui tout de même passe du temps à « discuter » avec celles que tous appellent « les marguerites », les 4 autres victimes. Une femme qui petit à petit va se mettre à douter de la culpabilité de l’homme condamné comme son bourreau, qui attend sa prochaine exécution dans le couloir de la mort d’une célèbre prison texane.
    Dans le même temps on apprend aussi à connaitre une jeune fille traumatisée qui s’adresse à nous, alors que le procès de l’assassin présumé va débuter, procès durant lequel elle va devoir apporter son témoignage, et ce « de la meilleure façon possible », pour mener à une condamnation attendue.
    Le style s’adapte au rythme du récit, fluide par moment, beaucoup plus saccadé et tranchant à d’autres, ce qui nous donne une réelle impression d’immersion.
    C’est d’ailleurs là que réside la principale force du roman, être capable de naviguer sans arrêt d’une époque à l’autre, de vraiment nous intégrer dans son histoire, et de nous faire vivre le récit à la fois dans la peau d’une adolescente et dans celle de l’adulte qu’elle est devenue. Une adolescente qui parle d’amitié et de rapport aux adultes, une femme qui elle évoque ses relations avec les hommes et ses difficultés de mère. Et ceci bien sûr de façon exacerbée du fait de l’horreur à laquelle elle a survécu.
    L’aspect « enquête policière », même s’il passe au second plan d’après moi, n’en demeure pas moins très soigné, avec un tempo maitrisé, plusieurs pistes possibles et un final réussi. Bien sûr on y trouve aussi plusieurs clins d’œil à destination de la politique judiciaire et carcérale du Texas, mais finalement plus mesurés que dans beaucoup d’autres romans.
    Il y a en fait un peu de « la nostalgie de l’ange » dans ce livre, certes avec moins de délicatesse dans la forme comme dans le fond, mais avec une vraie histoire, de vrais personnages profonds et complexes, et un mélange réussi de noirceur et d’optimisme malgré tout. Un livre que j’ai lu très vite, avec beaucoup de plaisir, que je vous recommande donc !

  • 0.15

    Le titre mystérieux « Ainsi fleurit le mal » et la magnifique couverture de l’ouvrage, parsemée de marguerites jaunes, me promettaient un bon moment de frisson.
    Dès les premières pages, l’écriture simple fonctionne et on se retrouve dans l’histoire. Les éléments de l’intrigue sont présentés très rapidement et on est tout de suite au fait de la problématique. Pour faire avancer les évènements, Julia Heaberlin alterne dans sa narration entre deux moments importants : Le passé qui raconte les jours juste après le drame et le présent qui dévoile les répercussions vingt ans après.

    Je me suis lancé avec envie, attiré par cette quête de la vérité. Malheureusement, j‘ai vite été chagriné par quelques faiblesses. Tout d’abord, j’ai trouvé le texte parfois un peu confus. Ça n’altérait pas l’histoire mais je me sentais parfois un peu perdu, surtout avec tous les lieux qui se succédaient. De plus, l’encéphalogramme de l’action reste constamment plat et le suspense ne monte jamais. Je tournais les pages gentiment sans me sentir ni oppressé ni stressé. Pour compenser cette monotonie, l’auteur aurait pu apporter une dimension machiavélique plus marquante, qui nous aurait pris aux tripes. Mais là non plus, les évènements violents de l’époque ne sont pas développés et il ne se passe pas grand-chose de dérangeant dans les faits actuels. Sur le thème choisi, le manque de tension et de méchanceté est un réel handicap pour un livre qui se veut être un thriller psychologique.

    C’est donc un polar dont l’intrigue est passionnante mais le traitement un peu moins. A mon goût, le roman a trop de pages (moi qui me plains toujours que les livres sont trop courts !), car elles ne servent pas à approfondir les personnages ou l’histoire, mais simplement à faire du volume. Le récit se retrouve donc un peu longuet et répétitif par moments.

    Après tous ces éléments, vous devez penser que je n’ai pas aimé, mais vous avez tort ! J’ai apprécié cette lecture conventionnelle avec son scénario bien pensé et sa fin originale. C'était mon premier contact avec l'auteure, donc je suis indulgent. Je mets quelques espoirs dans les doigts de Julia Heaberlin qui détient, à n’en pas douter, un réel potentiel pour s’imposer… en corrigeant certaines choses.

  • 0.15

    Deux histoires vont se dérouler en parallèle tout au long de ce thriller haletant. Tout d’abord celle de Tessa, retrouvée en 1995 quasi morte au fond d’un trou avec un autre cadavre, des ossements d’autres personnes, une cheville cassée et la manière dont va être menée l’enquête qui conduira à la condamnation d’un présumé coupable: Terrell Darcy Goodwin.
    Les chapitres retraçant cette époque vont alterner avec ceux qui nous parlent de la Tessa d’aujourd’hui confrontée à un terrible dilemme. Les agissements dont elle et sa fille Charlie sont victimes, des menaces voilées et l’apparition de marguerites noires dans six différents endroits sont-ils le fait de personnes dérangées ou du tueur qui court toujours. Faut-il dans ce cas essayer de sauver Terrell du couloir de la mort ?
    Entre les pièces à conviction égarées, les analyses pseudo-scientifiques à un moment où les recherches de traces ADN n’en étaient qu’à leurs balbutiements et une veste élimée trouvée à un kilomètre des lieux du crime, il y effectivement de quoi se poser des questions sur le jugement prononcé.
    On est bien loin d’en avoir fini avec ce «cold case». Grâce aux progrès de la police scientifique et à l’acharnement d’enquêteurs qui ne supportent pas de se voir rappeler année après année qu’ils ne sont toujours pas capables de retrouver des personnes disparues ou encore pire, de laisser courir des tueurs en série, le dossier est réouvert. L’analyse des os trouvés aux côtés de Tessa dans la « tombe » permet d’identifier une première victime : Hannah Stein, 20 ans, disparue de son poste de serveuse à Georgetown et dont le frère est flic à Houston.
    Même si le temps a passé, les plaies sont restent béantes et nombreuses sont les personnes qui restent traumatisées par ce drame, comme on va le découvrir au fil des pages.
    Un bon thriller, tel que celui-ci, laisse le lecteur établir ses hypothèses et ne révèle que dans les dernières pages la clef de l’énigme. Disons simplement à ce propos que Julia Heaberlin a parfaitement travaillé la psychologie des personnages et qu’on ne saurait avoir de doute sur la crédibilité de son scénario. Raison suffisante pour se mettre ses pas dans ceux de Tessa.
    http://urlz.fr/42Ms

  • 0.15

    La 4ème de couv’ m’avait séduite et j’ai démarré ma lecture avec enthousiasme…

    Tessa est retrouvée à moitié morte dans une tombe sauvage avec un cadavre en décomposition, des ossements et des charognards à la besogne.
    Voilà de quoi traumatiser n’importe qui, a fortiori une ado. Et quoi de plus logique que son cerveau, dans un sursaut de survie, ait occulté les monstruosités que cette jeune fille a dû vivre en une amnésie salvatrice…

    J’étais donc prête à accompagner Tessa dans le présent et dans son passé, à remettre en question la culpabilité de Terrell Darcy Goodwin à l’aube de son exécution et à me questionner sur l’identité du réel serial killer.

    L’alternance des chapitres entre la Tessie, victime dans les années 90, et Tessa, la femme survivante devenue mère d’une ado, Charlie, couplée avec l’enquête de la dernière chance devait être l’assurance d’un suspens intenable.

    C’est l’usage du conditionnel qui prévaut car l’ensemble est très lent et brouillon. L’auteur répète à l’envi que Tessie cache des choses, que Tessa ne veut pas tout révéler. Le personnage de Lydia, sa meilleure amie, est omniprésent et lourd. Les séances avec son psy sont soporifiques.

    Réduire le nombre d’acteurs dans une scène force obligatoirement le lecteur à soupçonner le peu qu’on lui donne en pâture, et ce, sans le mettre efficacement en alerte et en appétit. Les révélations se précipitent dans le dernier tiers du roman, sans préparation, un peu comme un bouquet final… sauf qu’on n’a pas eu droit à l’essentiel du feu d’artifice auparavant.

    Et si la tentative d’immersion dans l’âme d’une victime partiellement amnésique est très intéressante dans l’idée et le texte, l’enquête brodée tout autour de la culpabilité ou non de Terrel n’est en rien trépidante.

    La narration reste trop clinique pour éprouver une réelle empathie pour les protagonistes.

    On en apprend somme toute très peu sur Terrel, encore moins sur son vécu en prison. Donc pousser le lecteur dans une réflexion sur l’existence et l’application de la peine capitale reste stérile car le débat n’est pas passionné et le sujet réduit à l’émission de quelques chiffres émaillée par l’engagement bénévole et louable de certains juristes et scientifiques à prouver l’innocence d’un certain nombre de condamnés.

    Pour en revenir à Tessie/Tessa, son amnésie occulte totalement ce qu’elle a réellement vécu avant qu’on la découvre dans ce champ fleuri et on n’en saura guère plus au fil des chapitres qui apparaissent davantage comme un duel engagé entre elle et son psy.
    Elle cache, elle dissimule, elle joue un jeu qui sert certainement une certaine forme de préservation personnelle mais dont la finalité nous échappe quelque peu.
    Aucun point de vue du « docteur » pour nous éclairer ou nous titiller… si ce n’est vers la fin… mais c’est trop tard, en ce qui me concerne.

    Et ces dix-sept ans passés sans donner aucun détail sur sa reconstruction en tant que femme ne pousse pas le lecteur à apprécier Tessa plus que nécessaire.
    Elle ne semble guère motivée dans la recherche de la vérité au final…
    Toutes ces années sans chercher à savoir me procure l’image d’une autruche plongeant son joli museau dans un champ de marguerites aux yeux noirs et me laisse dubitative…

    Mon impression finale est un sentiment d’inachevé, d’intrigue bâclée après avoir épuisé le panel de ce que Tessa pouvait ressentir avec l’héritage tragique de Tessie et les voix des Marguerite.

    La qualité d’écriture est indéniable, les thèmes abordés sont très intéressants mais l’ensemble manque de rythme, d’efficacité, de finition et de clarté.

    Toutefois, je n’exclus pas de lire le prochain roman de cet auteur!

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Les dernières discussions

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Afficher plus de discussions

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Qui es-tu ? Julia Heaberlin PRESSES DE LA CITE

4

Voir tous les livres de Julia Heaberlin

Récemment sur lecteurs.com