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Rodolphe

Rodolphe
Grand amateur de rock'n'roll, de légendes celtes, de whisky single malt et de littérature fantastique, Rodolphe a eu la chance de voir aboutir son rêve d'enfant: inventer des histoires, écrire, être publié, partager ses rêves, ses douleurs, ses émotions.Critique, journaliste, concepteur d'exposit... Voir plus
Grand amateur de rock'n'roll, de légendes celtes, de whisky single malt et de littérature fantastique, Rodolphe a eu la chance de voir aboutir son rêve d'enfant: inventer des histoires, écrire, être publié, partager ses rêves, ses douleurs, ses émotions.Critique, journaliste, concepteur d'expositions, auteur pour enfants, romancier, il consacre toutefois l'essentiel de son temps à l'écriture de scénarios de bande dessinée.Il a à ce jour signé plus de 150 albums, dont Kenya et Trent (avec Léo), Les Ecluses du Ciel (avec Rouge et Allot), Les Moineaux (avec Alloing), Gothic (avec Marcelé), Commissaire Raffini (avec Ferrandez et Maucler), Cliff Burton (avec Durand), Les Abîmes du Temps (avec Mounier), Les Autres Mondes (avec Florence Magnin) , La Maison-Dieu (avec Nathalie Berr),  Frontières ou Le Village (avec Bertrand Marchal).Il écrit aussi des livres sur la musique et tout particulièrement sur le rock et le blues, comme Chroniques des Années Rock'n'Roll (éditions Chroniques, 2007) Vinyls Yéyé (éditions Ereme, 2008), Rock'n'Roll Vinyls (éditions Stephan Bachès, 2011), Gene Vincent (avec Georges Van Linthout, éditions Dargaud, 2007), Les Zazous (avec Estelle Meyrand, éditions Nocturne), Blind Lemmon Jefferson (avec Isaac Wens, éditions Nocturne) et Hank Williams (éditions Nocturne). En 2011, est publié l'album Mojo, dessiné Georges Van Lithout, un roman graphique racontant le destin d'un bluesman imaginaire.

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Robert Sax T.4 ; Congo belge » de Rodolphe et Louis Alloing aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Robert Sax T.4 ; Congo belge de Rodolphe - Louis Alloing

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Je l’ai déjà dit ici pour le tome 3 : j’aime la ligne claire, et celle de Louis Alloing ne fait certainement pas exception tant elle fait dignement honneur à ce style bien Belge de chez nous. La période à laquelle se déroulent les...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net

    Je l’ai déjà dit ici pour le tome 3 : j’aime la ligne claire, et celle de Louis Alloing ne fait certainement pas exception tant elle fait dignement honneur à ce style bien Belge de chez nous. La période à laquelle se déroulent les aventures (le mot est peut-être un peu fort… nous y reviendrons…) de Robert Sax est d’ailleurs intimement lié au graphisme si direct de la ligne claire. Tout ça pour vous dire que, question dessin, il n’y a pas grand chose à redire (à part peut être la gestion des mouvements des personnages), c’est beau, c’est propre et parfaitement adapté à l’histoire que nous raconte Rodolphe.

    En revanche, puisqu’on doit parler des choses qui fâchent, parlons-en de l’histoire. J’ai trouvé le scénario un peu plat. Notre « héros »* garagiste accompagne son chef mécanicien dans une improbable aventure mêlant secrets de famille, colonisation, diamants et Congo Belge. Et quand je dis « accompagne », c’est bien de cela qu’il s’agit. En effet, à part quelques talents de pilote sur route qui le verront finalement se retrouver pris au piège sur un chemin de terre, Robert Sax ne fait pas grand chose durant toute cette histoire. sans doute parce que les vrais protagonistes sont Raoul, son frère et Bastien Macomba. J’ai même parfois l’impression que Robert et Peg ne font que de la figuration.

    Il faut dire également qu’une bonne partie des 48 pages de cette BD est composée de nombreux flash-back venant s’intercaler avec le présent dans une alternance narrative bien rodée supposée entretenir, voire accentuer, le suspense. Peine perdue car, en plus, le déroulé de cette histoire est particulièrement téléphoné et il est assez facile de deviner ce qui va arriver au fil des pages.

    Bien sûr, l’idée de départ est louable : rappeler à quel point la colonisation, notamment en Afrique (mais pas uniquement), a été source d’injustices et de pillages divers et variés des ressources naturelles des pays concernés. Mais bon, à ce compte-là, il n’y a pas photo, je préfère largement une série comme Katanga.

    *dixit Delcourt

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    Couverture du livre « Amazonie T.3 » de Rodolphe et Leo et Bertrand Marchal aux éditions Dargaud

    Lionel Arnould sur Amazonie T.3 de Rodolphe - Leo - Bertrand Marchal

    Chronque précedemment parue sur le blog www.sambabd.net


    Leo fait partie de ces auteurs capables de se renouveler tout en restant dans la même veine, souvent en suivant les mêmes recettes… Mais si ça fonctionne, pourquoi s’en priverait-il ? Et, entre nous, ça fonctionne plutôt bien. Les...
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    Chronque précedemment parue sur le blog www.sambabd.net


    Leo fait partie de ces auteurs capables de se renouveler tout en restant dans la même veine, souvent en suivant les mêmes recettes… Mais si ça fonctionne, pourquoi s’en priverait-il ? Et, entre nous, ça fonctionne plutôt bien. Les ingrédients habituels sont effectivement bien présents : La belle brune agent secret de sa Majesté, capable de faire chavirer ses ennemis comme les espions de son propre camp, un être mystérieux probablement venu de l’Espace, le dépaysement exotique (cette fois-ci l’Amérique du Sud, le Brésil, cher à Leo) et, pour couronner le tout, les nazis ayant fui l’Europe à la fin de la guerre. En outre, Rodolphe et lui utilisent la technique des chapitres imbriqués qui ont fait le succès d’auteurs comme Bernard Werber (Les Fourmis, etc.) ou Dan Brown (Da Vinci Code, etc.). Un coup on est Brésil, Trois pages plus tard on est en Roumanie. On y suit des personnages et des histoires qui semblent ne pas avoir grand-chose en commun mais dont les fréquentes interruptions entretiennent non seulement le suspens mais excitent encore plus notre intérêt.

    Dans cet épisode, l’intrigue en elle-même, côté brésilien en tout cas, s’éclaire quelque peu grâce à de nouvelles informations qui permettent de refermer des portes ouvertes dans les tomes précédents. Ceci dit, Leo et Rodolphe en ouvrent de nouvelles avec notamment les squelettes de conquistadors. Par ailleurs, ils nous maintiennent toujours en haleine avec les interventions rares mais heureuses du géant blanc hydrocéphale.

    Côté dessin, on peut dire qu’il n’y a pas photo… Le trait de Marchal est nettement plus assuré que celui de Leo. Les mouvements et attitudes des personnages sont beaucoup plus fluides et naturels. Le Rendu des textures, de la matière et des couleurs est également de très bonne qualité. En fait, je pense que Leo a eu une excellente idée en laissant le dessin à Marchal depuis Namibia.

    En tout cas, si vous aimez les univers de Leo et Rodolphe vous ne devriez pas être déçus par Amazonie, qu’il s’agisse de ce tome-ci comme des deux précédents. Et si vous ne connaissez pas, n’hésitez pas, c’est toujours un plaisir de lire leurs séries.

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    Couverture du livre « Robert Sax T.3 ; villa Borg » de Rodolphe et Louis Alloing aux éditions Delcourt

    Lionel Arnould sur Robert Sax T.3 ; villa Borg de Rodolphe - Louis Alloing

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    J’aime bien la ligne claire. C’est rassurant la ligne claire… ça me rappelle mon enfance, quand je découvrais Tintin et son chien, celui qui pense tout haut ce que son maître n’entend jamais tout bas. Bref, a priori, cette série...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    J’aime bien la ligne claire. C’est rassurant la ligne claire… ça me rappelle mon enfance, quand je découvrais Tintin et son chien, celui qui pense tout haut ce que son maître n’entend jamais tout bas. Bref, a priori, cette série ancrée dans les années 50 et dessinée avec une ligne (à peu près) claire devrait me plaire. Seulement, voilà… Je ne suis pas vraiment convaincu.

    D’abord le dessin, puisqu’on y est. C’est globalement bien traité mais je trouve que le rendu général manque un peu de précision. La ligne est claire, certes, mais parfois imprécise, surtout au niveau des proportions des personnages (la main de l’un d’entre eux a l’air complètement déformée p.23). Enfin, à part ça, les décors sont très beaux, autant sur la côte belge qu’au pôle Sud, et le style de dessin convient parfaitement à la période, notamment aux grosses voitures aux ailes si arrondies… Ça tombe bien, Robert Sax est garagiste. Bon, et puis sinon, je ne comprends pas cet acharnement des coloristes à faire des ciels numériquement dégradés. Outre que le rendu est très froid (en même temps, le fruit d’un algorithme ne peut pas être très chaleureux…), il me semble qu’il a encore moins sa place ici en raison du style choisi. À vrai dire, je chipote un peu car la coloriste n’a pas du tout exagéré sur les dégradés d’horizons. Mais, justement, je ne suis pas certain que cela apporte grand-chose… Enfin…

    Et sinon, concernant l’histoire, c’est pareil… pas convaincu… C’était déjà le cas dans les deux premiers tomes, et c’est encore vrai cette fois-ci, on peut dire que le scénario n’est pas des plus élaborés. La trame est assez simple : Robert Sax, garagiste veuf se retrouve mêlé à une histoire d’espionnage (T1 et 3) qui le dépasse et qui le place à un moment donné dans une situation de tension où il risque clairement d’y passer, mais dans laquelle il est accompagné par une très charmante espionne américaine (T1 et 3) ce qui a pour effet de le motiver… à la fin, les moutons sont bien gardés et les soviétiques et autres tchéco-hongro-roumains (T1 et 3) l’ont dans l’os… Bref, pas de quoi fouetter les pattes d’un canard…

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    Couverture du livre « Je suis un autre » de Rodolphe et Laurent Gnoni aux éditions Soleil

    Lionel Arnould sur Je suis un autre de Rodolphe - Laurent Gnoni

    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    L’impression générale que me laisse ce roman graphique est très bonne. Au scénario, Rodolphe nous livre une histoire pleine de mystère, aux ressorts psychologiques aussi subtils que déroutants. Le talent des auteurs nous fait entrer...
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    Chronique précédemment parue sur le blog www.sambabd.net


    L’impression générale que me laisse ce roman graphique est très bonne. Au scénario, Rodolphe nous livre une histoire pleine de mystère, aux ressorts psychologiques aussi subtils que déroutants. Le talent des auteurs nous fait entrer aussi rapidement que facilement dans cette histoire de dédoublement manifeste de la personnalité. Ceci dit, quelques points me laissent perplexes. La localisation géographique des évènements notamment. En effet, on nous parle dans le résumé d’une île méditerranéenne (Italie ? France ? Grèce ?), mais la deuxième partie se passe dans le « Nordland ». Est-on en Allemagne comme les chants des enfants ou une devanture pourraient nous le laisser penser ? Ou en Autriche, ou dans le Tyrol italien ? Quand j’entends « Nordland » je pense plutôt à la Scandinavie… D’autant que la peintre a emménagé dans la maison « Borg » et que la doctoresse qui suit Peppo s’appelle Anna Münch… Et puis, si ce n’est que le lieu de vacances de la famille Maltone (nom italien), pourquoi diable Sylvio a-t’il été enterré sur cette île et non là où vivent ses parents et son frère ? A moins que tout cela ne serve qu’à dérouter encore plus le lecteur… Si c’est le cas, je tire une fois de plus mon chapeau à Rodolphe !
    Quoiqu’il en soit, l’action est rondement menée et l’on est happé par l’histoire au point de dévorer la BD pour connaître la conclusion de l’affaire. Les auteurs parviennent notamment à maintenir une tension constante avec des pistes ou plutôt des suggestions qui ne sont pas toujours suivies de faits. Je pense par exemple à plusieurs moments de la troisième partie du récit – spoiler alert - où l’on peut s’attendre à ce que Sylvio tue Anna Münch, soit dans la maison Borg soit en la poussant de la falaise par exemple (on est au bas d’une page de droite… quel meilleur cliffhanger ?) et puis non…
    Le tout est soutenu par un dessin au trait léger, aux couleurs adaptées et aux silhouettes fines et souples faisant parfois penser aux gravures de modes des années 30 et 40. Le travail sur les ombres et sur la couleur en général est somptueux. Laurent Gnoni n’hésite pas à s’affranchir des cases pour s’emparer de la page entière quand le besoin s’en fait sentir. Cerise sur le gâteau, la couverture est non seulement très belle mais aussi très bien pensée par rapport à l’histoire, tout comme la quatrième de couv’ d’ailleurs !
    En tout cas, cette BD est clairement une réussite et je vous la conseille fortement.