Lewis Trondheim

Lewis Trondheim
Né en 1964 à Fontainebleau, Lewis Trondheim passe son enfance à s'ennuyer et son adolescence à ne rien faire. En troisième, il entre dans un collège technique pour imiter son cousin. Ensuite, il fait une première E - sciences et mécanique, fraiseuse - où il se révèle tellement nul qu'on le rapatr... Voir plus
Né en 1964 à Fontainebleau, Lewis Trondheim passe son enfance à s'ennuyer et son adolescence à ne rien faire. En troisième, il entre dans un collège technique pour imiter son cousin. Ensuite, il fait une première E - sciences et mécanique, fraiseuse - où il se révèle tellement nul qu'on le rapatrie en philo-lettres. Armé d'un bac philo, il se lance dans la bande dessinée, parce qu'il a envie de raconter des histoires et que, côté dessin, il a tout à apprendre. Par esprit de contradiction et curiosité scientifique, en somme. Vers 25 ans, armé d'une photocopieuse, il édite un fanzine tout seul, et tient douze numéros. Trouvant que l'art minimaliste a ses limites, il décide d'apprendre à dessiner et attaque les 500 pages de Lapinot et les carottes de Patagonie. En 1990, il fonde avec cinq autres dessinateurs la structure éditoriale l'Association. Puis il découvre qu'on peut gagner sa vie en faisant ce métier, quitte Paris pour le Sud, devient papa et entre chez Dargaud en 1995 avec Les Formidables Aventures de Lapinot. Coup de c½ur d'Angoulême en 1994, il reçoit en 1996 le Totem de la bande dessinée au Salon de Montreuil. Aux côtés de Joann Sfar et d'autres auteurs, il enchaîne avec le projet d'héroic-fantasy « Donjon », à la fin des années 90, chez Delcourt. Dès 2000, il réalise, toujours pour Delcourt, un grand nombre de séries jeunesses, comme les séries Kaput & Zösky, qu'il réalise tout seul, Allez raconte, avec José Parrondo ainsi que Le Roi catastrophe, dessinée par Fabrice Parme. Certaines de ses séries de l'époque se font adaptées en dessins animés, comme par exemple La Mouche. À partir de 2004, il devient directeur de la collection Shampooing chez Delcourt, pour laquelle il réalise également quelques albums, tout en continuant à publier et à créer de nouvelles séries telles que Ralph Azam. Trondheim est fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres (2005), et il se voit également décerner le Grand Prix du festival d'Angoulême.

Articles (3)

  • Parole de libraires spéciale BD avec Thomas de la librairie La Rubrique à bulles
    Parole de libraires spéciale BD avec Thomas de la librairie La Rubrique à bulles

    A l'occasion du festival d'Angoulême qui a attribué le Fauve d'or à Riad Sattouf pour L'Arabe du futur (Allary), Thomas, libraire à Paris dans le 11 ème arrondissement à La Rubrique à bulles, nous présente ses trois coups de coeur du moment.

  • Où en sont les grandes sagas de bande dessinée ?
    Où en sont les grandes sagas de bande dessinée ?

    Dilemme récurrent chez les éditeurs et les auteurs de bande dessinée : la conclusion d’une grande série s’impose-t-elle ? La question peut se poser en ce mois de novembre, alors que Lewis Trondheim met un point final à sa « jeune » saga, « Ralph Azham ». L’auteur de la série « Donjon » clôt avec ce 7e tome sa parodie d’heroic fantasy animalière et polissonne : la mue du héros y est achevée dans un combat final à l’intérêt limité, si ce n’est de proposer un aboutissement au lecteur. 

  • Haut Septentrion de Joann Sfar et Lewis Trondheim
    Haut Septentrion de Joann Sfar et Lewis Trondheim

    La petite fierté de Lewis Trondheim et Joann Sfar ? Avoir atteint les 36 tomes pour leur série commune, « Donjon », soit un de plus qu’Astérix. Mais si le Gaulois moustachu a survécu à la disparition de René Goscinny et à la mise en retrait d’Albert Uderzo, les personnages d’heroic fantasy animalière des deux piliers de la bande dessinée indépendante française viennent de livrer leur dernière bataille.

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Avis (16)

  • Couverture du livre « Infinity 8 T.7 ; et rien pour finir » de Lewis Trondheim et Boulet aux éditions Rue De Sevres

    Yves Mabon sur Infinity 8 T.7 ; et rien pour finir de Lewis Trondheim - Boulet

    Septième et avant-dernier reboot pour le capitaine du vaisseau Yss Infinity. Et cette fois-ci l'agente en charge d'élucider le mystère de la nécropole empêchant le vaisseau de progresser est... un agent. Douglas. Un petit mec, tout frêle et pas courageux, du genre à fuir dès qu'il y a du...
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    Septième et avant-dernier reboot pour le capitaine du vaisseau Yss Infinity. Et cette fois-ci l'agente en charge d'élucider le mystère de la nécropole empêchant le vaisseau de progresser est... un agent. Douglas. Un petit mec, tout frêle et pas courageux, du genre à fuir dès qu'il y a du grabuge. Mais quelle mouche a piqué le capitaine pour l'engager lui ? Et que va faire le lieutenant qui propose la botte à toutes les agentes précédemment sélectionnées ?

    Volume qui change des autres d'abord par son héroïne qui n'en est pas une mais un héros, plutôt anti-héros et ensuite par sa mise en scène du reboot et du problème récurrent à la série, expliqué de manière différente. Une surprise donc, fort bienvenue, non que la série ennuie, mais la surprise à l'avant-dernier numéro, je ne m'y attendais pas, c'est d'ailleurs tout bien pesé, le principe d'une surprise.

    L'humour est toujours présent dans la couardise de Douglas, l'impassibilité de son kidnappeur et la fureur, l'impulsivité et la bestialité de celui qui les recherche. J'aime bien le dessin et les couleurs de Boulet, ses personnages expressifs (voyez la couverture). Le scénario est moins compliqué que le précédent tome ou plus à ma portée de garçon basique.

    Pénultième album de cette très bonne série, la fin approche donc à grand pas. Cool, je vais enfin avoir le fin mot de cette histoire qui me tient depuis deux ans, depuis le premier tome Romance et macchabées.

  • Couverture du livre « Infinity 8 T.6 ; connaissance ultime » de Lewis Trondheim et Emmanuel Guibert et Franck Biancarelli aux éditions Rue De Sevres

    Yves Mabon sur Infinity 8 T.6 ; connaissance ultime de Lewis Trondheim - Emmanuel Guibert - Franck Biancarelli

    Sixième reboot au sein du vaisseau YSS, toujours bloqué par la nécropole. Cette fois-ci c'est l'agente Leïla Sherad qui s'y colle avec l'aide d'un alien érudit pas vraiment taillé pour l'aventure, mais sait-on jamais ?

    Un sixième tome qui cette fois parle d'art et de vie universelle et...
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    Sixième reboot au sein du vaisseau YSS, toujours bloqué par la nécropole. Cette fois-ci c'est l'agente Leïla Sherad qui s'y colle avec l'aide d'un alien érudit pas vraiment taillé pour l'aventure, mais sait-on jamais ?

    Un sixième tome qui cette fois parle d'art et de vie universelle et éternelle. J'ai avancé sans vraiment tout comprendre dans les premières pages, renouant parfois avec une certaine incompréhension de la science fiction à mon égard -ou peut-être est-ce l'inverse ?-, ce que je n'avais pas ressenti sur les tomes précédents. Mais j'ai persisté, d'abord parce que j'aime bien la série et ensuite parce que j'aime bien le trait de Franck Biancarelli et ses couleurs. Bien m'en a pris, parce que évidemment ce qui était un poil opaque -encore que je ne sache pas que l'on parle de l'opacité des poils- s'éclaircit. Encore une fois l'héroïne, forte en caractère et rebelle, aura fort à faire avec son binôme et avec l'autorité, et un peu aussi avec la drague lourde du lieutenant du vaisseau, mais bon c'est bon enfant, il est loin d'Harvey Weinstein.

    Elle est très bien cette série qui tourne dans la maison à peine déposée sur la table. On ne s'étripe pas pour savoir qui la lira en premier, ben non, forcément c'est moi, puisque je suis le chef de famille ! Mais pour les places suivantes c'est une dure lutte (pas de grossièreté svp). J'en arrive au moment où je crie : "A qui le tour ?" et les prétendants d'arriver au triple galop.

  • Couverture du livre « Coquelicots d'Irak » de Lewis Trondheim et Brigitte Findakly aux éditions L'association

    Célia Glosable sur Coquelicots d'Irak de Lewis Trondheim - Brigitte Findakly

    Une très jolie BD autobiographique qui nous plonge par le biais de courtes scènes dans les souvenirs d'enfance irakienne de Brigitte Findakly, petit personnage aux longs cheveux noirs, à la robe blanche et au sourire franc.
    C'est simple et délicat.

    Une très jolie BD autobiographique qui nous plonge par le biais de courtes scènes dans les souvenirs d'enfance irakienne de Brigitte Findakly, petit personnage aux longs cheveux noirs, à la robe blanche et au sourire franc.
    C'est simple et délicat.

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