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Gaelle Belem

Gaelle Belem

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Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius » de Gaelle Belem aux éditions Gallimard

    GWEN L.S sur Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius de Gaelle Belem

    Coup de cœur pour ce roman de Gaelle Belem. Une plume unique qui rend hommage à Edmond, jeune esclave et ti pourri gâté de son maître Ferréol, botaniste fortuné, qui jour après jour lui enseignera les plantes jusqu'à que l'enfant, à force de persévérance, découvre comment feconder l'orchidée...
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    Coup de cœur pour ce roman de Gaelle Belem. Une plume unique qui rend hommage à Edmond, jeune esclave et ti pourri gâté de son maître Ferréol, botaniste fortuné, qui jour après jour lui enseignera les plantes jusqu'à que l'enfant, à force de persévérance, découvre comment feconder l'orchidée afin qu'elle donne naissance à une gousse de vanille. A son affranchissement, il deviendra Edmond Albius qui malgré la reconnaissance de sa découverte restera dans la misère tandis que les producteurs de vanille s'enrichiront sur sa découverte.

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    Couverture du livre « Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius » de Gaelle Belem aux éditions Gallimard

    sylvie adam sur Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius de Gaelle Belem

    19 ème siècle à la Réunion, au temps de l'esclavagisme. Ferréol est propriétaire terrien et comme tous les autres, fait travailler des esclaves. C'est aussi un botaniste passionné qui cherche l'orchidée la plus rare. Quand sa femme décède, il déprime et sa soeur lui offre un bébé noir, Edmond,...
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    19 ème siècle à la Réunion, au temps de l'esclavagisme. Ferréol est propriétaire terrien et comme tous les autres, fait travailler des esclaves. C'est aussi un botaniste passionné qui cherche l'orchidée la plus rare. Quand sa femme décède, il déprime et sa soeur lui offre un bébé noir, Edmond, orphelin. Celui-ci détourne de ses pensées macabres. Il ne lui apprend pas à lire (c'est quand même un esclave) mais il lui enseigne tout son savoir en matière de plantes. Edmond s'intéresse, c'est un enfant intelligent et sa vie n'est finalement pas celle d'un esclave. A 12 ans, il fait une fabuleuse découverte : comment féconder le fruit le plus rare qui sera quelques années plus tard cultivé par tous à la Réunion et arrivera dans tous les plats sucrés d'Europe. Sera-t-il reconnu un jour à sa juste valeur ou restera-t'il l'esclave noir ? L'heure de liberté arrive pour ces esclaves. Cela changera-t'il quelque chose pour Edmond ? C'est avec ces questions que l'autrice réussit à nous entraîner.
    Un magnifique roman, poétique, très bien écrit, émouvant et qui méritait bien son prix littéraire.

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    Couverture du livre « Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius » de Gaelle Belem aux éditions Gallimard

    Regine Zephirine sur Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius de Gaelle Belem

    La gousse de vanille, tout le monde connait son goût et sa douceur. Quant aux mystères de sa pollinisation, c’est plus complexe
    La fleur de vanille, originaire du Mexique, est pollinisée par une petite abeille endémique du pays, l’abeille Mélipona. Sans fécondation, de la fleur de Vanille, pas...
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    La gousse de vanille, tout le monde connait son goût et sa douceur. Quant aux mystères de sa pollinisation, c’est plus complexe
    La fleur de vanille, originaire du Mexique, est pollinisée par une petite abeille endémique du pays, l’abeille Mélipona. Sans fécondation, de la fleur de Vanille, pas de fruit.
    Lorsque la fleur de Vanille arrive sur l’île Bourbon, on la cultive comme une orchidée qui ne donne pas de fruit car personne n’a encore percé le mystère de sa pollinisation manuelle.

    C’est cette histoire incroyable et rocambolesque que nous raconte Gaëlle Bélem, originaire de cette île de la Réunion
    Nous sommes au XIXe siècle et l’esclavage n’a pas encore été aboli. Edmond Albius, orphelin dès sa naissance, est élevé par son maître Ferréol Bellier Beaumont, un botaniste et scientifique passionné d’orchidées. Mieux traité que les autres esclaves, Edmond suit son maitre partout dans le jardin et les serres et, très vite, se passionne pour la botanique, et, ne sachant ni lire ni écrire, il retient tout.
    « Edmond a selon son maître, ce qui vaut mieux que la science, l’expérience. Les connaissances passent de la bouche de l’un à la tête de l’autre qui, s’il ne connaitra jamais les quatre opérations arithmétiques, n’en a pas moins une mémoire d’éléphant. »
    Il a à peine douze ans lorsqu’il découvre comment polliniser manuellement la fleur de vanille en mettant en contact l’organe mâle et l’organe femelle. Jusque-là, toutes les tentatives avaient échoué.
    Edmond se rêve botaniste comme son « ti père » Ferréol. Hélas ! Il est noir, orphelin et esclave, son destin est d’être jardinier.
    Grâce à sa découverte, l’île Bourbon se lance dans a commercialisation de la gousse de vanille qui va s’imposer sur toutes les tables du monde.
    « Pour le moment, Edmond n’est qu’un inventeur sans brevet grâce à qui l’île Bourbon devient le premier producteur du fruit le plus rare du monde entier. »
    Cette culture va s’intensifier d’années en années jusqu’à rapporter autant que le sucre de canne. Mais Edmond dans tout ça ? Il est affranchi en 1848 et choisi de s’appeler Edmond Albius. Mais la reconnaissance qu’il espère pour sa découverte tarde à venir.

    L’auteure a su nous plonger dans la culture et la vie quotidienne des habitants de l’île Bourbon en ce début du XIXe siècle. D’une plume alerte et pleine de malice, elle nous conte le destin incroyable et méconnu de ce jeune esclave devenu libre mais qui n’a pas eu la célébrité attendue. Bien documentée en s’appuyant sur des lettres et des ouvrages de botanique, cette biographie laisse aussi la part belle à l’imaginaire de l’auteure pour reconstituer ce qu’a pu être la vie d’Edmond.

    Je remercie Les éditions Gallimard et Lecteur.com pour cette passionnante découverte.

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    Couverture du livre « Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius » de Gaelle Belem aux éditions Gallimard

    Ghislaine Degache sur Le fruit le plus rare ou la vie d'Edmond Albius de Gaelle Belem

    Alors qu’un cyclone vient de passer sur l’île Bourbon, ancien nom de l’île de La Réunion, Elvire, dans une énième tentative pour lui rendre le sourire, remet à son frère, Ferréol Bellier Beaumont, veuf inconsolable, passionné de botanique et grand propriétaire terrien à Sainte-Suzanne, un...
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    Alors qu’un cyclone vient de passer sur l’île Bourbon, ancien nom de l’île de La Réunion, Elvire, dans une énième tentative pour lui rendre le sourire, remet à son frère, Ferréol Bellier Beaumont, veuf inconsolable, passionné de botanique et grand propriétaire terrien à Sainte-Suzanne, un orphelin noir âgé de quelques semaines. Il s’appelle Edmond, est né en 1829 sans que l’on sache la date exacte de sa naissance, de parents esclaves. Mélise, sa mère, propriété de Mademoiselle Elvire, est morte lors de l’accouchement. Il aura un patronyme bien plus tard, après l’abolition de l’esclavage, en 1848 : Albius, qu’il a choisi lui-même.
    Si Ferréol hésite en voyant ça, sous-entendu ce bois d’ébène, paquet vivant de tracasseries manifestes, il a le pressentiment d’un possible pansement sur ses plaies mal cicatrisées, une sensation de seconde chance, et le garde.
    Ferréol, ce botaniste amoureux d’orchidées, promène le petit enfant dans une brouette, dans son jardin et dans sa vaste pépinière. « C’est une immense kermesse de parfums et de couleurs, bruissante d’abeilles, qui bat son plein autour de la brouette qui transporte Edmond. »
    C’est ainsi que l’enfant découvre la botanique et la genèse des plantes. Bien qu’analphabète, il désigne bientôt les plantes dans le jargon scientifique des Linné et Jussieu comme le dira plus tard Volcy-Focard.
    Et c’est en 1841, âgé de douze ans, après avoir fait maints essais, qu’Edmond découvre le geste de pollinisation de la fleur du vanillier qui permet la production de gousses. Il vient de faire une découverte révolutionnaire : un nouveau fruit, un nouvel arôme !
    Dans Le fruit le plus rare, Gaëlle Bélem retrace la vie d’Edmond Albius, un esclave pas comme les autres, tout en brossant un tableau humain et social du XIXe siècle sur l’île Bourbon avec au cœur du récit, ce lourd passé colonial et l’esclavage qui ne sera aboli que le 20 décembre 1848.
    Elle décrit avec un tel talent le sublime jardin de Ferréol, qu’il entretient avec tant d’amour et de passion, qu’il est impossible de ne pas être envoûté et enivré par les parfums et les couleurs de cette flore luxuriante, tout comme elle sait, ensuite, nous faire saliver avec les fameux cannelés ou encore les succulents pasteis de nata.
    Il est intéressant de voir que d’une dizaine de kilos de vanille exportés en 1848, l’île Bourbon est passée, dès la fin du XIXe siècle, à deux cents tonnes !
    Avec une recherche bien documentée, elle parvient à redonner vie à ce personnage oublié, que pour ma part, je ne connaissais pas. Un autre personnage est indissociable d’Edmond, il s’agit de Ferréol, souvent difficile à cerner, mais en quête d’amour lui aussi.
    J’ai suivi avec curiosité et grand intérêt cet enfant passionné de botanique, épris d’amour pour sa mère morte, qui se prend à rêver de faire donner des fruits au vanillier jusqu’à ce que, à force d’essais et d’obstination, il y parvienne.
    Le récit est émaillé d’expressions créoles, le rendant très vivant.
    Malheureusement, cette histoire vraie, envoûtante, délicieuse à certains moments laisse un goût amer.
    Si certains grands propriétaires se sont enrichis, Edmond, lui, bien qu’affranchi à l’âge de dix-neuf ans, va vivoter, trouvera quelque temps l’amour auprès de Marie-Pauline, avant de s’éteindre dans la misère le 9 août 1880, à l’âge de 51 ans.
    Avec ce deuxième roman, Le fruit le plus rare, Gaëlle Bélem réhabilite en quelque sorte Edmond Albius, cet ancien esclave devenu un botaniste exceptionnel en découvrant le processus de fécondation manuelle de la vanille Bourbon, resté dans l’ombre trop longtemps et on ne peut que l’en remercier !
    (À noter que ce n’est qu’en 1981, que la municipalité de Sainte-Suzanne a érigé une stèle sur le lieu de naissance d’Edmond Albius à Bellevue et qu’une statue en bronze de celui-ci se dresse depuis 2004 au cœur d’un mémorial sur l’esclavage, reconnu comme crime contre l’humanité.)

    Chronique illustrée à retrouver ici : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2024/02/gaelle-belem-le-fruit-le-plus-rare.html

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