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Ella Balaert

Ella Balaert
Ella Balaert est l'autrice d'une quinzaine de romans et d'une quarantaine de nouvelles en revues. Elle est également critique littéraire. Ancienne élève de l'ENS, agrégée de lettres, elle a exercé différents métiers avant de se consacrer à l'écriture. Les romans Placement libre et Prenez soin d'e... Voir plus
Ella Balaert est l'autrice d'une quinzaine de romans et d'une quarantaine de nouvelles en revues. Elle est également critique littéraire. Ancienne élève de l'ENS, agrégée de lettres, elle a exercé différents métiers avant de se consacrer à l'écriture. Les romans Placement libre et Prenez soin d'elle ont été publiés aux éditions des femmes-Antoinette Fouque en 2016 et 2018. Son dernier livre, Petit bouton de nacre, a été récompensé en 2019 par le prix du roman ADAN et le prix Soroptimist.

Avis sur cet auteur (12)

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    Couverture du livre « Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces » de Ella Balaert aux éditions Des Femmes

    T O sur Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert

    On commence par le plaisir de tenir le livre et sa belle couverture entre les mains. Son aspect très "soft" s'oppose au mot "féroces" du titre : que va t'on y découvrir. Quand on ouvre son livre, l'auteur vous emmène en un tourbillon dans un mode fantastique où est fait le parallèle entre les...
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    On commence par le plaisir de tenir le livre et sa belle couverture entre les mains. Son aspect très "soft" s'oppose au mot "féroces" du titre : que va t'on y découvrir. Quand on ouvre son livre, l'auteur vous emmène en un tourbillon dans un mode fantastique où est fait le parallèle entre les caractéristiques d'un animal et les travers de la Société, la noirceur de l'Homme, sa violence, Comme dans les fables, on attend la morale, ici on est impatient de connaitre la chute. Rares sont les nouvelles dont la fin m'a déçu. Comme chaque nouvelle est servie par une belle utilisation des richesses de la langue française, c'est un double plaisir de lecture. Ca a été une belle occasion d'entrer dans le monde d'Ella Balaert que je retrouverai surement avec plaisir.

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    Couverture du livre « Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces » de Ella Balaert aux éditions Des Femmes

    Yv Pol sur Poissons rouges et autres bêtes aussi féroces de Ella Balaert

    Recueil de nouvelles, en forme de bestiaire fantastique, surnaturel. L'onirisme flirte avec l'irrationnel, le rire -noir- avec la profondeur et la peur, le crime avec l'amour, à la manière de ou en hommage à ou en simple admiration d'Edgar Allan Poe maître du genre.

    Dix-sept nouvelles qui...
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    Recueil de nouvelles, en forme de bestiaire fantastique, surnaturel. L'onirisme flirte avec l'irrationnel, le rire -noir- avec la profondeur et la peur, le crime avec l'amour, à la manière de ou en hommage à ou en simple admiration d'Edgar Allan Poe maître du genre.

    Dix-sept nouvelles qui nous font pénétrer une autre dimension. Une dimension dans laquelle tout serait possible, les plus belles histoires comme les pires. La naissance, la vie, l'amour, la mort. Les relations homme-animal, l'hybridation... Une pirouette ou un changement d'axe de perception peut faire varier les plaisirs et surtout amène une fin inattendue.

    L'ouvrage est homogène, aucune nouvelle ne prend l'ascendance sur l'autre, elles sont toutes excellentes avec néanmoins des petites, toutes petites, préférences pour :

    - Le faucon, troublante

    - Les inséparables, un poil flippante

    - Le cygne, vous n'irez plus jamais au musée Grévin sans y penser

    - Le matou, où l'accueil de l'autre malgré ses différences et ses difficultés indispose les bien-pensants

    - Le chien, lorsque l'animal sert de passeur intergénérationnel

    Ella Balaert -dont j'aime beaucoup le travail, j'ai chroniqué pas mal de ses livres- a la bonne idée et le talent pour ne point se répéter et changer de style à chaque histoire. C'est tantôt un dialogue, tantôt un questionnement intérieur, tantôt des descriptions. Elle change aussi de registre de langue, du langage courant au style châtié qui use de pas mal de mots rares qui, contrairement à d'autres écrivains, ne font pas pédants. Ils servent le texte et l'histoire, ajoutent au fantastique et à la complexité des personnages. On peut chercher leurs sens ou s'en passer en comprenant.

    C'est un recueil que l'on peut lire d'une traite ou bien y piocher de temps en temps. Je l'ai lu d'une traite et je reviendrai y piocher de temps en temps, pourquoi se priver d'un tel plaisir ? En outre, je trouve le titre bath.

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    Couverture du livre « Petit bouton de nacre » de Ella Balaert aux éditions Cours Toujours

    annie-france belaval sur Petit bouton de nacre de Ella Balaert

    La vie rêvée des choses est une précieuse collection; le petit bouton de nacre est le 3e sur les six déjà parus.
    Ella Balaert écrit avec sensibilité et justesse l'histoire de trois femmes malmenées par la vie, de deux espaces: les îles du Pacifique où on pêche les huîtres et de Méru dans l'Oise...
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    La vie rêvée des choses est une précieuse collection; le petit bouton de nacre est le 3e sur les six déjà parus.
    Ella Balaert écrit avec sensibilité et justesse l'histoire de trois femmes malmenées par la vie, de deux espaces: les îles du Pacifique où on pêche les huîtres et de Méru dans l'Oise où on les travaille pour en faire de jolis petits boutons de nacre( en voie de disparition). Un moment de passion d'où naît une bâtarde qui ne parviendra pas à se faire reconnaître par son père biologique, vie cruelle qui ne lui permettra pas d'élever sa fille plus de cinq ans.
    Pourquoi Poéma ne tire-t-elle pas sur Lilas et pourquoi en avait-elle le projet?

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    Couverture du livre « Placement libre » de Ella Balaert aux éditions Des Femmes

    Sophie Gauthier sur Placement libre de Ella Balaert

    Comment une action aussi banale que réserver deux places au théâtre où se produit un acteur admiré, peut-elle creuser tout à coup un gouffre dans le déroulement des jours ? Incompréhensible pour ceux qui, habitués à occuper une place, sociale, familiale, amoureuse, n'imaginent pas que d'autres...
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    Comment une action aussi banale que réserver deux places au théâtre où se produit un acteur admiré, peut-elle creuser tout à coup un gouffre dans le déroulement des jours ? Incompréhensible pour ceux qui, habitués à occuper une place, sociale, familiale, amoureuse, n'imaginent pas que d'autres n'en ont ou ne s'en donnent pas le droit. Le personnage du roman d'Ella Balaert fait partie de ceux-là qui n'oseraient pas revendiquer leur âme si quelqu'un venait la leur contester. Pour cette femme, les deux jours qui précèdent la représentation s'apparentent à un incessant combat car les deux mots figurant sur le billet "Placement libre" font jaillir son angoisse de n'avoir justement aucune place légitime.

    Cette double lutte entre soi et soi, entre soi et les autres, est construite comme un dialogue intérieur entre deux volontés opposées : s'imposer ou s'effacer. L'intrigue peut sembler ténue mais ce qui s'y joue est pourtant vital et l'on suit avec le coeur serré les différentes impressions du personnage et les poignantes stratégies qu'elle met en place pour prendre une décision a-priori de peu d'importance. Des associations d'idées, un raisonnement désespéré mènent de la réservation d'une place au théâtre à la conviction de n'exister nulle part et à la tentation de l'anéantissement
    Ce décalage entre le fait (aller au théâtre) et les enjeux fondamentaux qui s'y cachent donne une sensation de déchirement, que la narration à la deuxième personne amplifie encore.

    L'écriture fine et précise se teinte d'humour pour injecter la vie dans ces fluctuations de la pensée qui jettent les bases d'une réflexion sur le paradoxe d'un espace de liberté aux contours apparemment ouverts et pourtant étroitement bornés par toutes sortes d'injonctions.