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Alain Damasio

Alain Damasio
Né à Lyon en 1969, Alain Damasio caracole sur les cimes de l'imaginaire depuis la parution en 2004 de son deuxième roman, La Horde du contrevent (La Volte), Grand Prix de l'Imaginaire. Il explique sa prédilection pour les récits polyphoniques, et pour le travail physique, physiologique de la lang... Voir plus
Né à Lyon en 1969, Alain Damasio caracole sur les cimes de l'imaginaire depuis la parution en 2004 de son deuxième roman, La Horde du contrevent (La Volte), Grand Prix de l'Imaginaire. Il explique sa prédilection pour les récits polyphoniques, et pour le travail physique, physiologique de la langue, par un besoin vital d'habiter plusieurs corps, et de se laisser lui-même habiter. Après la réédition par la Volte en 2007 de La Zone du Dehors (Cylibris, 2001), récit d'anticipation inspiré par Michel Foucault, il s'est lancé dans la création d'un ambitieux jeu vidéo et prépare actuellement son troisième roman. Amplement salué par la critique, dévoré par le public, Alain damasio construit une ?uvre rare, sans équivalent dans les littératures de l'imaginaire. Bienvenue au c?ur d'un cyclone ! La Horde du Contrevent a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire 2006 et le prix Imaginales des Lycéens 2006. La Zone du Dehors a reçu le Prix Européen Utopiales 2007.

Avis sur cet auteur (31)

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    Couverture du livre « La horde du contrevent » de Alain Damasio aux éditions Gallimard

    LALIE.01 sur La horde du contrevent de Alain Damasio

    "La Horde du Contrevent"

    Voyons de quoi il s'agit : Au départ, ils sont vingt-trois, c'est la trente-quatrième Horde du Contrevent – nés sur une terre inhospitalière (une lande entourée de glaces et balayée par des vents violents, des tempêtes, et ceci à longueur d'année). Ils sont tous...
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    "La Horde du Contrevent"

    Voyons de quoi il s'agit : Au départ, ils sont vingt-trois, c'est la trente-quatrième Horde du Contrevent – nés sur une terre inhospitalière (une lande entourée de glaces et balayée par des vents violents, des tempêtes, et ceci à longueur d'année). Ils sont tous uniques, seuls mais ensemble contre ces éléments déchaînés mais aussi leur destin. Avant eux, trente-trois Hordes étaient passées. Pour celle-ci, on dit qu'elle est incomparable – qu'elle percera les secrets des trois formes de vent encore inconnues – elle est la meilleure, l'ultime, qui atteindra enfin l'Extrême-Amont.

    A sa tête, Golgoth, le traceur : il suit la Trace et doit guider la Horde – il a aussi pouvoir de vie et de mort sur ses Hordiers . Je voulais en citer les noms et puis j'ai renoncé. Il y a aussi les Cros…
    Cet ouvrage est un récit choral à 23 voix. Chaque Hordier prend la parole pour raconter ce voyage semé d'événements et il le fait à sa façon. A remarquer que, au début de chaque paragraphe figure un symbole indiquant le membre de la Horde qui parle.

    Il y est question de « vifs » - de « survifs » - Il y a aussi la Tour d'Ær - il faut être en mouvement – être liés aux autres – les membres de cette Horde donnent un sens à leurs vies, que ce soit d'Ouest en Est ou d'Aval en Amont.
    A signaler que la pagination part de la fin (l'Aval) pour arriver au début (la source).

    Et mon ressenti dans tout cela ? Je me suis laissée entraîner par « » La Horde du Contrevent » - je l'ai suivie – ce fut difficile mais j'y suis arrivée. Un voyage superbe que Alain Damasio a écrit de façon excellente et passionnante : pour de l'imaginaire, c'est gagné !

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    Couverture du livre « Les furtifs » de Alain Damasio aux éditions La Volte

    unlivrepourmeconsoler.fr sur Les furtifs de Alain Damasio

    Une livre très original, très étonnant, très fort. Traite de l'absence, de l'éternité, du rythme, de la transformation, et surtout, à mon sens, de la parentalité et du deuil.

    http://unlivrepourmeconsoler.fr/pour-toi-dont-lenfant-est-parti-les-furtifs-dalain-damasio/

    Une livre très original, très étonnant, très fort. Traite de l'absence, de l'éternité, du rythme, de la transformation, et surtout, à mon sens, de la parentalité et du deuil.

    http://unlivrepourmeconsoler.fr/pour-toi-dont-lenfant-est-parti-les-furtifs-dalain-damasio/

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    Couverture du livre « Scarlett et Novak » de Alain Damasio aux éditions Rageot

    Nathalie Sibué sur Scarlett et Novak de Alain Damasio

    Le brightphone : objet de convoitise qui conduit aux actions les plus criminelles pour l'obtenir.
    Le brightphone : cet autre moi, celui qui contient toute ma vie, mes informations les plus intimes.
    le brightphone, mon meilleur ami, mon amant, cet autre qui conseille, aide, protège, rassure,...
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    Le brightphone : objet de convoitise qui conduit aux actions les plus criminelles pour l'obtenir.
    Le brightphone : cet autre moi, celui qui contient toute ma vie, mes informations les plus intimes.
    le brightphone, mon meilleur ami, mon amant, cet autre qui conseille, aide, protège, rassure, plaisante, rit... une présence devenue indispensable.
    Alors qu'advient-il lorsqu'on me violente pour me dérober mon brightphone ? Sentiment de "viol" envers moi, de "meurtre" envers mon téléphone... une chute aux enfers.
    Mais peut-être aussi le début d'une "renaissance"... Se faire voler son téléphone, une bénédiction ?

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    Couverture du livre « Scarlett et Novak » de Alain Damasio aux éditions Rageot

    voyages au fil des pages sur Scarlett et Novak de Alain Damasio

    "J'ai toute ma vie dans mon téléphone", c'est le constat qu'on fait quand parfois nous effleure l'idée que nous pourrions perdre notre smartphone, ou l'idée qu'il soit volé ou détruit, et qu'on pense alors à tous les contacts, mails, photos,... qui y sont en mémoire.

    De là à dire que "mon...
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    "J'ai toute ma vie dans mon téléphone", c'est le constat qu'on fait quand parfois nous effleure l'idée que nous pourrions perdre notre smartphone, ou l'idée qu'il soit volé ou détruit, et qu'on pense alors à tous les contacts, mails, photos,... qui y sont en mémoire.

    De là à dire que "mon téléphone est ma vie", que "je ne suis rien sans mon téléphone", il y a un pas qu'Alain Damasio franchit dans cette nouvelle classée littérature jeunesse.

    Novak, un jeune homme perpétuellement connecté à son "brightphone", est pourchassé par deux assaillants, qui s'emparent de son portable et de Scarlett, son assistante vocale, son intelligence artificielle, sans laquelle Novak n'est plus rien. Incapable de s'orienter pour rentrer chez lui, de se payer un café dans un bar, d'expliquer ses déboires à sa concierge croate avec laquelle il n'a jamais parlé que par l'intermédiaire d'un logiciel de traduction, voilà l'homme démuni et isolé sans sa machine. Il finira par en retirer quelques leçons.

    Alain Damasio pousse ici à l'extrême l'addiction aux smartphones, de plus en plus intelligents, et qui rendent leur possesseurs de plus en plus dépendants (la question est ouverte de savoir si les humains deviennent à mesure de moins en moins intelligents, ou s'ils développent en compensation d'autres formes d'intelligence ou de compétences). La réalité rejoindra-t-elle un jour cette fiction désespérante ? Peut-être, possible, pas improbable, sans doute ne serait-ce pas surprenant vu les "progrès" technologiques incessants des applications et logiciels divers, toujours plus performants et invasifs.

    Cette nouvelle courte et efficace, qui se lit très vite (parce que destinée à la génération zapping?) est un avertissement face aux risques qu'on court à faire confiance à la technologie davantage qu'à l'humain (et à soi-même), à lui aliéner nos capacités et notre esprit critique, et au final à y perdre notre liberté.

    Ma vie n'est pas (que) dans mon téléphone.

    "(...) Tout ce que tu touches n'a pas de poils, n'a pas de peau. (...) Une vie passée à caresser une vitre (...) Au fond, tu vis dans dix centimètres par cinq (...)".