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Montmorency-Luxembourg et son temps ; fondateur du grand Orient de France

Couverture du livre « Montmorency-Luxembourg et son temps ; fondateur du grand Orient de France » de Robert Kalbach aux éditions Dervy
  • Date de parution :
  • Editeur : Dervy
  • EAN : 9782844545695
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

C'est entre 1770 et 1790, au cours d'une des périodes les plus brillantes et les plus angoissantes de l'histoire de notre pays que la grande figure d'Anne, Charles, Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) va donner toute la mesure de son personnage, à vrai dire hors du commun.
Duc de... Voir plus

C'est entre 1770 et 1790, au cours d'une des périodes les plus brillantes et les plus angoissantes de l'histoire de notre pays que la grande figure d'Anne, Charles, Sigismond de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) va donner toute la mesure de son personnage, à vrai dire hors du commun.
Duc de Luxembourg-Piney, pair, " premier baron chrétien de France ", député de la noblesse aux états généraux de 1789, il va s'avérer l'un des plus éminents novateurs de son temps mais aussi l'un des champions les plus traditionalistes d'un Ancien Régime condamné par l'histoire. En rassemblant les courants dispersés de l'Ordre maçonnique au sein du Grand Orient de France, il participera grandement à l'avènement d'une société plus juste, plus démocratique et réglée par la raison.
Toutefois, si Montmorency-Luxembourg est un indéniable réformiste, ce n'est pas un révolutionnaire. Et les méthodes détournées, conspiratives, moralement condamnables et démagogiques qu'utiliseront les partisans de Philippe Égalité, qu'il a - ironie de l'histoire - puissamment contribué à faire élire Grand Maître, susciteront chez lui révolte, indignation et une opposition farouche. Il mobilisera, dès lors, toutes ses énergies pour préserver d'une fin qu'il devine inéluctable, la monarchie et le souverain auquel il doit son allégeance.
Mais l'inertie de Louis XVI, l'aveuglement incroyable des élites sociales du temps et la démagogie coupable et inconsciente du duc d'Orléans l'inciteront à s'exiler, le 15 juillet 1789, au lendemain de la prise de la Bastille. Il ne reverra jamais la France, et mourra à Lisbonne, en 1803.

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