Chanson douce

Couverture du livre « Chanson douce » de Leila Slimani aux éditions Gallimard

4.067567567

74 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070196678
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 226
  • Collection : Blanche
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et... Lire la suite

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

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Les derniers avis

  • 0.2

    Pas de mystère, on sait dès les premières lignes que la nounou a tué les enfants. Reste à découvrir, au long des 180 pages comment et pourquoi le drame se met en place.

    Un coup moderne parisien : monsieur n’a pas d’horaire et madame, qui recommence à travailler, privilégie sa carrière.

    Et puis la nounou est efficace : elle récure tout du sol au plafond, mitonne des petits plats, et les enfants l’adorent.

    Mais petit à petit, la nounou installe son emprise sur l’appartement. Le couple s’en rend compte, mais leur tranquillité d’esprit et leur confort de vie ont raison de leur méfiance.

    Et puis, au fil des chapitres, on découvre le passé de la nounou, à peine brossé, mais très révélateur.

    Le style est sec et sans fioritures, et la psychologie à peine esquissée. Je ne peux donc pas dire que ce Prix Goncourt me restera en mémoire pour sa langue et son histoire.

    Néanmoins, j’ai passé un bon moment de lecture.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des chaussures de la nounou, qu’elle astique consciencieusement.

    http://alexmotamots.fr/chanson-douce-leila-slimani/

  • 0.15

    Oui elle est douce la chanson de cette vie de famille, Louise la nounou parfaite prend tout en charge : l'éducation des enfants, l'entretien de la maison... et tout cela ronronne.

    On aurait pu sentir le drame monter peu à peu dans le roman, une tension qui s'installe en douce malheureusement nous savons qu'un drame va éclater dès les premières pages, ça a un peu gâché mon plaisir.

    Alors oui Louise est mystérieuse, parfaite mais pas franche, le couple privilégie sa carrière et ne voit rien venir, les enfants s'épanouissent en apparence. Progressivement chacun s'agace et nous aussi parce qu'il ne passe rien de bien différent que dans nos vies de tous les jours : différence de niveau sociale, rapport employeur / employé, la routine de quotidien, et des non dits, des silences, des suppositions qui ne trouveront aucune réponse.

    L'écriture est belle et fluide, agréable mais je suis restée en surface parce que je connaissais la fin dès le début, les personnages ne m'ont pas touchée, pas émue, je suis restée indifférente à leur choix, à leur parcours qui m'ont semblé trop superficiel.

  • 0.2

    http://lechatquilit.e-monsite.com/pages/mes-lectures-2017/chanson-douce.html

  • 0.25

    Comme il ouvre un immense champ de réflexions et d'interrogations, ce roman de Leila Slimani ! Et comme son écriture sait accompagner toutes les émotions qu'elle fait naître !

    En dévoilant d'emblée, dès les premières lignes, l'épouvantable dénouement de son histoire, l'auteur permet au lecteur de se débarrasser immédiatement de tout suspense quant à l'issue des évènements et, donc, de se concentrer uniquement sur les personnages, sur leur vie, sur leurs relations et de chercher dans les moindres failles des uns et des autres ce qui a pu conduire à la mort des deux enfants. La lecture en devient plus affûtée et permet de construire tout un système de réponses qui, finalement, restent insatisfaisantes. Car, si l'on peut trouver de possibles causes au geste meurtrier de Louise, on ne peut jamais en déterminer la ou les raisons. Isolement, incommunicabilité, écarts de culture, de classes sociales et de langue, folie, poids d'une histoire individuelle... Leila Slimani ouvre de nombreuses pistes et laisse la possibilité au lecteur d'en choisir une, plusieurs... ou aucune.

    L'écriture aiguisée ne laisse aucun répit dans le passage progressif de la lumière aux ténèbres. Aussi précise et affûtée qu'un scalpel, elle décortique sans démonstration les rapports humains et sociaux qui s'instaurent peu à peu entre Myriam, Paul, Louise et les deux enfants, ainsi que la manière dont ils évoluent. Ce-faisant elle met au jour tout ce qui reste habituellement dans l'ombre, tout ce qui ressort de filaments de pensées inavouables, entre un jeune couple bourgeois, moderne, et leur employée de maison. Substitut rétribué de la mère, la nourrice devient l'incarnation d'un sentiment de culpabilité latent : est-il condamnable de confier ses enfants à une personne extérieure à la sphère intime ? Que signifie au fond cet abandon des prérogatives maternelles ? Et si la préférence des enfants allait vers leur nounou ? L'autorité conférée par l'argent et le statut social est alors un levier pour que chacun reste dans le rôle que la société lui attribue. Et le roman de Leila Slimani met en évidence la violence effroyable de ces rapports sociaux, une violence d'autant plus insoutenable qu'elle est enrobée d'un vernis où se mêle pitié, condescendance, cordialité, bienveillance...

    "Chanson douce", au titre si ironique, est un roman aux multiples facettes qu'une seule lecture, qu'un seul lecteur ne suffisent pas à scruter. Regard aigu posé sur notre époque et ses contradictions, il raconte l'histoire de personnages qui, tous, par certains de leurs traits, nous ressemblent ou ressemblent à ce que nous avons été ou aurions pu être, sans aller jusqu'au paroxysme de leurs réactions. Ce glissement de l'individuel au collectif, de l'intimité d'une famille à l'universalité d'une société, agit comme un trouble persistant qui me restera longtemps en mémoire. Il me faudrait plusieurs pages pour continuer à en parler !

  • 0.2

    Chanson douce, chanson lancinante, chanson violente pour aller vers l’abîme.

    Pour Louise, la vie n’a été qu’humiliation. Aussi, quand elle devient la nourrice appréciée et bien vite indispensable d’Adam et Mila, une petite étincelle de fierté s’allume dans son cœur et deviendra brasier incandescent.
    Pour Myriam et Paul, parents trentenaires, les carrières professionnelles à construire épuisent l’énergie du quotidien. Alors très vite ils deviennent dépendants de l’efficacité attentionnée de Louise. Et un rapport de dépendances matérielle et affective s’installe entre le couple et la nourrice. Mais quand les différences sociales et culturelles s’en mêlent, les sentiments s’emmêlent, entre jalousie et défiance.

    Leïla Slimani réussit à nous tenir sous tension durant tout le roman, et pourtant la fin inéluctable est connue dès les premières pages du livre.

    Chanson douce, chronique sociale violente où l’enfermement de caste mène à la destruction de l’autre.
    Ou comment l’amour ne sauve pas mais condamne. A cause de la vie, à cause des autres, à cause de soi…

  • 0.25

    J'ai adoré le style fluide et clair de Leila Slimani que je découvre pour la première fois. L'histoire est horrible mais captivante. On rentre dans la vie des personnages et on les suit, les uns et les autres dans leur transformation. Le livre est comme une boucle sans fin, le début donne déjà tous les éléments de la chute et à la fin, on a envie de relire le début pour comprendre intensément ce qui a mené au drame de la mort de ces deux petits enfants.
    A lire absolument.

  • 0.1

    Leila Slimani nous raconte dans ce roman l’horrible histoire d’un double meurtre d’enfants, dont on connait la responsable dès les premières pages. Le but du récit n’est donc pas de découvrir qui a tué, mais ce qui a mené au meurtre. Elle va donc nous faire entrer dans la tête et la vie des protagonistes: les parents, la nounou, mais aussi les personnes tierces, par petites touches qui viennent interrompre le fil par leurs témoignages.
    J’ai beaucoup apprécié l’écriture et le style, précis, fluides, qui rendent la lecture très agréable. Les personnages sont eux aussi bien décrits et expressifs, on a aucun mal à les imaginer, voire à se les représenter physiquement, circulant dans cet appartement, échangeant entre eux, jouant avec les enfants. Et pourtant, malgré tout cela, il m’a manqué quelque chose, sans que je sache clairement définir quoi.
    Peut-être ai-je trouvé ces mêmes personnages un brin stéréotypés : le père avec ses contradictions entre son côté « gauche bohème », sa vision du salarié modèle et du couple modèle dont la femme doit quand même un peu rester à sa place ; la mère qui du jour au lendemain repasse de mère au foyer qui se laisse aller (cheveux sales et vêtements informes, hum !) à working girl qui aligne les heures et les dossiers comme tout bon avocat qui se respecte, mais qui en même temps s’en veut de si peu voir ses enfants (ah l’eternel dilemme des mamans …) ; la nounou silencieuse, modeste, invisible et parfaite, véritable Mary Poppins moderne, mais dont la magie va se révéler bien noire.
    Peut-être n’ai-je pas compris ce qui a été finalement l’acte déclencheur, qu’il n’y a pas à mon sens pas eu de vraie progression dans la psyché de Louise, en tout cas pas quelque chose de suffisamment expliqué. La tension se crée, selon moi, parce que dès le début on connait la fin de l’histoire, et que voyant que l’on approche des dernières pages, on sait que le pire va se produire. Ce n’est pas le récit en lui-même qui génère cette tension, c’est le choix de structure que l’auteure nous propose, un choix affirmé et intéressant, mais qu’elle aurait pu accentuer plus encore en nous proposant une vraie évolution de Louise vers l’horreur.
    Surtout, je ne me suis pas sentie embarquée, j’ai lu cette histoire de façon très détachée, sans être émue, touchée, dérangée. Et ça je suis dans l’impossibilité de dire précisément pourquoi, mais c’est un constat que je fais : malgré ses qualités, je n’ai rien ressenti de particulier avec cette Chanson douce, et je ne vous la recommanderai donc pas ! Mais bien sûr ce n’est que mon humble avis !

  • 0.15

    Rien d’impérissable dans cette lecture pourtant prenante et saisissante qui se savoure sans déplaisir. Certaines réflexions ont le mérite d’être percutantes et ont su parler à la demoiselle entourée de jeunes mères que je suis… Enfin, si stylistiquement ce roman ne répond pas vraiment à l’image que je me fais d’un Goncourt, je ne regrette pas d’avoir découvert la plume de la lumineuse et solaire Leïla Slimani qui a le mérite de savoir captiver son lecteur et que je suivrai au-delà de sa surmédiatisation du moment.

    Chronique complète: https://aumilieudeslivres.wordpress.com/2016/11/10/chanson-douce-leila-slimani-prix-goncourt/

  • 0.25

    « Une chanson douce que me chantait ma maman… »

    C’est de manière poétique et presque en chantonnant que Leïla Slimani titre son dernier roman Chanson douce qui lui vaut d’être le Prix Goncourt 2016.

    Une famille parisienne classique avec deux enfants en bas âge, une mère déprimée qui décide de reprendre le travail et une nourrice parfaite qui débarque dans leur vie… Tout semble parfaitement rangé et ordonné jusqu’à la dépendance maladive de Louise (la nourrice) envers cette nouvelle famille qu’elle adopte, qu’elle choie et qu’elle tient entre ses bras.

    À travers ce roman, édité dans la célèbre collection blanche de Gallimard, l’histoire et l’écriture de Slimani dérange et envoûte à la fois. Elle débute le roman par la fin, indiquant de suite ce qui va arriver à son lecteur. Une démarche risquée qui peut rebuter ou donner envie au point de dévorer le livre pour comprendre comment cela s’est produit. Ainsi, après la lecture du premier chapitre, nous sommes en droit de nous demander « Pourquoi ? » et les pages défilent afin de répondre.

    S’enchaîne donc une écriture brillante, agréable et moderne. Leïla Slimani surprend son lecteur par un ton à la fois doux et tranché et nous tient avec un suspense subtile jusqu’aux dernières lignes. Emportée dans le quotidien de Paul, Myriam, les enfants et Louise, on découvre un travail surprenant sur la psychologie des personnages mais aussi sur les émotions et sentiments de chacun révélant diversités sociales et culturelles dominées essentiellement par le pouvoir et l’argent.

    Une histoire renversante avec une dernière question : Après la lecture de Chanson douce, allez vous engager une nourrice ?

    « Paul et Myriam sont séduits par Louise, par ses traits lisses, son sourire franc, ses lèvres qui ne tremblent pas. Elle semble imperturbable. Elle a le regard d'une femme qui peut tout entendre et tout pardonner. Son visage est comme une mer paisible, dont personne ne pourrait soupçonner les abysses. »

  • 0.25

    Dévorer un roman. C'est ce qui ressort de ces pages, de cette histoire, de ce drame. La mise en évidence du problème des parents : à qui et pourquoi faire confiance quand on ne connait pas la vie privée des nounous.
    L'écriture de Leïla Slimani est tellement fluide qu'elle nous entraine facilement !
    Prévoir du temps pour ne pas se sentir frustrer à vouloir connaitre la suite .....

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